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Comment préserver au mieux la durabilité de son chariot de golf électrique ?

La vente de chariots électriques est un vrai business dans le domaine des équipements pour le golf. Les prix peuvent osciller entre 500 et plus de 3000 euros, et la réparation de ces mêmes chariots, en particulier la maintenance des batteries peut être relativement fréquente. Ce métier est loin d’être simple, et certains revendeurs se refusent même à vendre ce type de chariots, de craintes d’avoir à gérer trop de SAV. Pour un golfeur ou une golfeuse, plus que le choix du chariot, il faut bien choisir son revendeur, pour avoir l’assurance d’un bon service après-vente. Toutefois, il est possible d’anticiper l’usure, et s’épargner un peu de temps d’immobilisation pour réparation…

Bien choisir son chariot de golf électrique justement en prévision du SAV

Quand vous avez une variation de prix entre parfois 500 euros, et plus de 3000 euros, vous devriez avoir la puce à l’oreille.

500 euros un chariot électrique… quand le milieu de marché se situe légèrement au-dessus de 1000 euros, il convient de s’interroger sur le rapport qualité/prix ou durabilité/prix.

Il y a trois grands éléments à prendre en considération au moment de choisir un chariot électrique : L’encombrement, la batterie, et les caractéristiques additionnelles (gadgets).

Sur l’encombrement, la valorisation du chariot peut se faire sur la façon de le plier, qui dans certains cas peut supposer un travail d’ingénierie plus poussée, afin de limiter la place occupée par le chariot, surtout replié. Mais ce n’est pas encore là, l’élément le plus discriminant.

Attention, il y a l’encombrement dans le coffre de la voiture, mais aussi chez soi. Le poids du chariot est à prendre en considération, surtout pour le manipuler fréquemment.

S’agissant de la batterie, en lithium, elle présente l’avantage d’être légère, de charger plus rapidement, et de présenter un cycle de vie (de rechargement) plus long.

Il faut au moins ajouter 150 à 200 euros de coût supplémentaire au chariot pour ce type de batterie. Ceci dit, la plupart des chariots « sérieux » en sont munis par rapport aux batteries au plomb, bien moins performantes.

Si vous fréquentez souvent un magasin de golf comme j’ai pu le faire pendant quelques années, et si vous prenez le temps de rester une heure ou deux, vous serez surpris de voir que près d’un client sur deux qui franchit la porte de l’échoppe, vient pour un problème de batterie ou pour son chariot électrique ! Je parle bien entendu d’un magasin qui vend, et assure l’interface avec le SAV du fabricant.

Le SAV du fabricant élimine forcément la vente de produits directement importés de Chine sans intermédiaire, et par le biais de site Internet.

Là, c’est clair, il faut oublier, et considérer que son chariot est un produit jetable ou alors trouver par soi-même les pièces de rechanges.

Dernier élément de choix, et pas des moindres, les caractéristiques des chariots sont de plus en plus poussées pour apporter un véritable plus à l’utilisateur.

Par exemple, vous pouvez retrouver un GPS directement installé sur le chariot (attention, toutes les fonctions supplémentaires consomment en plus sur la batterie).

Vous devez vous demander si vous cherchez un chariot pour tracter votre sac ou pour faire autre chose ?

Il y a pléthore de choix en matière de chariots électriques.

Le principal argument de vente étant de réduire vos douleurs au dos ou aux genoux, et de vous permettre de terminer 18 trous moins fatigué.

Le bon entretien d’un chariot de golf électrique

Motocaddy, Powacaddy, Trolem, Jucad, Big Max, GolfStream… l’offre est donc très importante.

Cependant, s’agissant de la maintenance, aucune marque ne peut y échapper, et cela dépend tout de même beaucoup de l’utilisateur.

Le prix d’un chariot électrique Jucad en carbone se situe allègrement autour de 3000 euros. Un Trolem comme le T4 Fold se situe autour de 1000 euros. Les Motocaddy comme le S1, le M1 ou le S5 se situent entre 900 et 1200 euros.

Un chariot de golf électrique est donc un investissement significatif qu’il convient de rentabiliser sur au moins 4 à 5 ans minimum, avec une utilisation d’environ 20 à 30 parcours par an.

En gros, comptez 1200 euros divisé par 120 utilisations, pour un prix consommé du matériel, sans parler de la recharge en énergie, de 10 euros le parcours.

Calcul qu’il faut impérativement faire pour valider le bien-fondé de l’achat.

Pour être rentable, il faut beaucoup jouer, ce qui par conséquent, suppose une certaine usure, et donc du SAV.

Pour avoir interrogé un vendeur en magasin, expert en chariots, la durée de vie moyenne peut être de 6 à 7 ans, utilisé dans de bonnes conditions, et bien entretenu.

Les chariots JUCAD qui coûtent beaucoup plus cher sont justement réputés pour avoir une durée plus longue (près de 8 à 9 ans), et notamment du fait du cadre en titane.

De manière évidente vue la nature du produit, il y a beaucoup d’éléments sur un chariot qui peuvent faire l’objet de réparations.

Cela va de l’interrupteur rotatif aux roulements dans les roues, en passant par les pneus, les blocs d’essieu, les attaches des sacs, l’embrayage, et certaines parties du moteur, toutes des pièces qui peuvent être sensibles, surtout dans un usage en extérieur, et par tous les temps.

il y a des signes qui ne trompent pas sur l’usure d’un chariot.

L’utilisateur peut entendre un bruit anormal en provenance de la batterie. Derrière, il y aura fort à parier qu’il faudra la changer.

Vous pourriez penser que c’est la qualité de la batterie qui fait défaut… Pourtant, dans plus de 50% des cas, c’est la qualité du chariot en lui-même qu’il faudrait remettre en question !

Alors comment préserver au mieux la durabilité de son chariot ?

C’est finalement un peu de bon sens, et du temps.

Si vous avez un jardin et donc une tondeuse à gazon, vous ne pensez peut-être pas à l’entretenir.

Si vous la sortez 20 fois par an, ce sera peut-être le bout du monde. Selon la taille du jardin, et la fréquence de tonte, une tondeuse à gazon peut parcourir environ et en moyenne une quinzaine de kilomètres par an.

Pour un chariot électrique, le fait de jouer une fois par semaine pendant la période printemps-été-automne, équivaut environ à 300 kilomètres par an !

Et dieu sait qu’au fil des ans, sans entretien, une tondeuse à gazon subit l’usure…

S’agissant d’un chariot, la pression d’usure est multipliée par 20 !

Première observation de l’expert, les clients qui n’utilisent pas leurs chariots en hiver, surtout dans le nord de la France, expérimentent généralement une durée de vie du produit plus longue, car il faut admettre que certains de nos parcours en hivers sont dans la « bouillasse » ce qui ne manque pas de venir incruster de la boue dans les joints du moteur…

Autre fait qu’il constate concernant l’entretien… Trop souvent, nous nettoyons le chariot à grandes eaux sans trop bien le sécher, puis en le rangeant rapidement dans un placard sans aération !

Les bons conseils consistent en fait à vérifier les essieux et les embrayages pour s’assurer qu’il n’y a pas d’éléments qui se déposent dessus, ce qui pourrait à la longue faire « forcer » le moteur.

Il faut aussi vérifier l’étanchéité des joints, et l’état des pneus.

Il ne faut pas hésiter à changer des pièces comme le cadre ou des blocs d’essieu, afin d’allonger la durée de vie d’ensemble du chariot et de la batterie.

S’agissant de cette dernière, on peut vérifier les connexions, et s’assurer qu’il n’y a pas de dommage ou de corrosion.

Alors que Decathlon propose un forfait bon marché pour la révision de son vélo, je suis un peu surpris qu’aucun magasin de golf en France ne propose un petit service de révision du chariot de golf électrique !

Une marque comme Jucad a beau argumenter sur le fait qu’une révision régulière n’est pas nécessaire, du fait d’un entretien adapté et une utilisation optimale !

Nous n’avons pas tous le temps, ni le sens du bricoleur minutieux.

Certes, le cadre et les roues d’un chariot peuvent être nettoyés avec de la pression d’air, ce qui est beaucoup plus recommandé que le nettoyeur haute pression !

Pour les pièces amovibles, et les connexions des axes, un produit comme le WD40 peut s’avérer intéressant. En tout cas, il est recommandé de préférence, une huile incolore et sans silicone…

S’agissant de pièces à changer, c’est bien du SAV.

Plutôt que d’attendre la panne, surtout si elle a lieu sur le parcours, un petit entretien annuel avec un tarif très raisonnable pourrait être la bonne solution pour détecter ou prévenir des pièces à changer.

Pour le vendeur, l’idée de la révision n’a pourtant pas vraiment de sens. « Le chariot marche ou ne marche pas. Ce n’est pas comme un moteur de voiture. On ne peut pas ouvrir le capot. »

Le SAV est le plus souvent assuré par le fabricant, et jamais par le distributeur. Il n’y aurait donc pas la compétence en magasin.

Le cas spécifique de la batterie

Concernant la batterie, il faut faire la distinction entre le fait de la remplacer ou remplacer carrément le chariot !

Il n’est pas inutile de tester la charge d’une batterie.

En cas de changement de batterie, il faut aussi vérifier le chargeur de batterie… Pour cela, il faudra plutôt se tourner vers son revendeur.

Bien entendu, quelle que soit la marque de la batterie, elle va forcément s’user dans le temps, et c’est principalement dû à la réaction chimique qui génère l’énergie.

Les raisons de pannes précoces peuvent être un chargement inadapté en laissant la batterie sur le chargeur trop longtemps ou pas assez, et de manière répétée.

Cela peut venir du chargeur en lui-même, qui au bout de 5 ans utilisé de manière régulière (une fois par semaine) va devoir être changé.

Une demande d’énergie excessive du moteur lié par un chargement trop important des axes et ne tournant pas assez librement peut réduire la durée de vie de la batterie. C’est pourquoi, il faut vraiment nettoyer son chariot.

Bien entendu, le fait de faire tomber une batterie violemment sur le sol peut l’endommager.

Le fait de ne pas l’utiliser pendant longtemps, sans la charger ou la laisser déchargée peut l’altérer.

Les bons conseils consistent aussi à garder sa batterie au sec, et dans un lieu propre, de toujours la charger, et le plus rapidement possible après l’emploi.

Comme évoqué plus haut, il faut s’assurer que les connexions sont propres, et pas attaquées par la corrosion.

Finalement, on peut faire soi-même sa propre révision en contrôlant quelques points rapides, mais je n’en démords pas, une petite offre de révision dans un magasin de golf pourrait nous rassurer, surtout sur des points de contrôles comme la batterie, les connexions, le chargeur ou quelques pièces détachées. A méditer…

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