Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Quel progrès réel entre un driver de 2016 et un driver de 2012 ?

A force de tester tous les clubs dans toutes les marques et ce pratiquement toute l’année, une question revient souvent : Trouve-t-on réellement de la performance à chaque sortie de nouveaux produits ? La réponse n’est pas toujours évidente. Pour prendre un peu de recul, nous avons réalisé un test comparatif entre deux produits similaires, mais avec quatre ans d’écarts au niveau de la conception, soit deux générations en termes de cycles de développements produits, et constaté, si sur un espace de temps un peu plus important, l’écart pouvait être quantifié.

Marques et clubmakers s’opposent sur la question de la performance réelle des drivers

En matière d’équipements pour le golf, et en particulier pour les drivers, vous avez deux écoles de pensées.

D’un côté, les marques (pas toutes) qui ont enchaîné des rythmes de sorties produits très soutenues, et parfois sur un délai de moins de six mois en affirmant que tel ou tel nouveau driver pouvait générer un gain de distance ou de tolérance supérieur par rapport à la version précédente.

Pour ce faire, elles mettaient souvent en avant la question du centre de gravité de la tête, l’augmentation de l’angle de lancement, et la réduction du taux de spin.

En gros, comment optimiser les conditions de lancement de la balle ?

D’un autre côté, vous avez certains clubmakers qui affirment qu’étant donné la législation sur les clubs, depuis plus de dix ans, il est en soi impossible de proposer un gain quelconque.

Entre ces deux positions, il y a certainement un juste milieu.

D’une part, effectivement, la marque a un intérêt commercial pour vendre de nouveaux clubs chaque année, et d’autre part, il y a un intérêt commercial du clubmaker pour vous expliquer qu’il ne faut pas acheter de clubs standards, mais des clubs sur-mesure dans des marques exotiques.

En fait, tout le monde dit un peu sa vérité avec des arguments qui peuvent se défendre.

La vérité n’est certainement pas dans l’extrême, l’exagération ou la caricature

De plus, nous n’oublions pas que la performance n’est pas seul critère d’achat.

Pour en avoir discuter avec des représentants terrains dans différentes marques, l’esthétique et la notoriété de la marque comptent beaucoup plus, même si les golfeurs sont de plus en plus avertis sur le matériel.

Nous avions quelque part déjà traité ce sujet de la progression réelle du matériel en reprenant l’évolution des données de notre panel de test sur cinq ans.

Nous avions alors constaté une progression générale, même si raisonnable et pas aussi spectaculaire que certains auraient aimé nous le faire croire ou rêver.

Avec ce nouveau sujet, il s’agit de prendre la question sous un nouvel angle, et de comparer deux drivers en même temps avec le même testeur, la même balle, et dans les mêmes conditions.

Dans notre précédent sujet, une variable n’était pas aussi identique : le temps.

Nous avions comparé des tests effectués en 2012 et en 2015.

Dans ce cas, le test a été réalisé le même jour.

Bien que dans nos essais, nous utilisons toujours le même type ou marque de balle, une Srixon Z-Star.

Le cas présent, pour les deux drivers testés et comparés, il s’est aussi agi de la même balle dans le même laps de temps.

Au final, nous avons mis en place les conditions d’un test à iso-conditions.

A savoir des paramètres variables, et des paramètres fixes comparables pour obtenir un résultat lisible ou interprétable.

Restait à choisir les clubs à comparer !

Nous avons opté pour la marque PING qui a la réputation d’être assez raisonnable dans son approche commerciale.

D’une génération à une autre, un driver PING est plus une évolution qu’une révolution.

D’autre part, il y a une certaine continuité dans l’approche de Ping. En 2012, le produit star était le G20…En 2016, ce produit s’appelle encore G !

Vous l’aurez compris…nous avons comparé un G de 2016 à un G20 de 2012, des produits qui appartiennent tous deux à la catégorie improvment.

La difficulté la plus importante pour nous étant de trouver un club de 2012 qui corresponde à nos critères.

Pour cet essai, nous avons aussi voulu limiter la marge d’erreur, et opté pour un testeur classé 5 d’index avec une vitesse de swing au drive approchant les 110 mph !

A titre indicatif, un golfeur amateur swingue en moyenne autour de 93 mph (données trackman) et un pro sur le PGA Tour swingue en moyenne à 113 mph. Les meilleurs allant jusqu’à 120 mph !

Considérons qu’à 110 mph, nous avons une bonne vitesse pour un test comparatif.

Comme déjà écrit dans un précédent sujet, au drive, les innovations profitent surtout aux longs frappeurs.

Quelque part, un golfeur qui centre une balle sur dix aura du mal à trouver de la distance additionnelle !

En revanche, et les marques l’ont bien compris, il s’agit de lui proposer un club qui sera plus performant sur les 9 balles sur 10 décentrées, mais c’est un autre sujet.

Disons que nous avons sélectionné un bon joueur pour pousser les deux clubs dans leurs retranchements.

Pour être plus précis, et donc coller à la nature de notre testeur, nous avons opté pour un PING G en shaft stiff, et pour pousser le raisonnement, nous avons monté une tête G LS Tec, soit la version la moins spinnante, et normalement la plus optimisée possible.

Ceci étant dit, entre une tête de PING G, et une tête de PING G LS tec, nous vous mettons au défi de trouver énormément de différences.

Dernier point à vous soumettre avant d’aborder les résultats : le shaft !

Et en l’occurrence, l’idéal aurait sans doute été de comparer deux têtes montées sur le même shaft, mais ce serait oublier un point essentiel de l’évolution des drivers de ces dernières années : les sleeves !

Impossible de monter un shaft de 2016 sur une tête de 2012 !

En quatre ans, beaucoup de choses ont évolué d’un point de vue technique. A commencer par les ajustements de lofts sur les têtes de clubs.

Pour y avoir réfléchi, quelle était notre question de départ ? Trouve-t-on de la performance entre un driver de 2012 et un driver de 2016, et ajoutons, surtout quand on se met dans la peau d’un golfeur amateur.

L’exercice ne consiste pas à inventer des conditions de comparaisons, mais bien de se mettre dans la configuration réelle.

Entre le G20 et le G, il y a bien des différences.

Il y en a même beaucoup, et toute la question consiste à justement les évaluer. En fin de compte, peu importe ce que les marques mettent en avant ou inventent, la seule question qui vaille, c’est « est-ce que finalement, je trouve de la performance ? »

En l’état, nous avons comparé deux têtes 460 cc montées sur des shafts stiff adaptés.

Pour le G20, il s’agissait d’un shaft Ping TFC 707 D d’une longueur mesurée de 45 inches pour un poids de 62 grammes.

Admettons que ce shaft faisait partie des produits les plus adaptés par Ping pour faire de la performance avec une tête de G20.

Et c’est aussi une des raisons qui nous a poussé à choisir PING pour cet essai. Etant donné que c’est la seule marque qui assemble des têtes et des shafts « maisons », nous savions que nous pourrions trouver là-aussi, une certaine constance.

Pour le G LS TEC, nous avons testé un shaft Ping Alta 55, à peine plus long et de 45.5 inches pour un poids de 59 grammes.

Les deux shafts ne sont pas rigoureusement identiques. N’empêche qu’ils sont dans les deux cas, les deux produits proposés pour optimiser la performance selon Ping.

Au niveau du poids, l’écart de 3 grammes est marginal, et ne peut pas influer fortement sur le résultat.

Le demi-inch de plus de longueur du manche peut avoir un effet sur la vitesse de swing, mais à contrario, il peut aussi pénaliser la dispersion.

Cela peut donc être une addition à somme nulle.

Match G20 vs G…match entre 2012 et 2016 ?

Notez que la vitesse de swing entre les deux clubs est très similaire ! Nous aurions voulu le faire exprès que nous n’y serions peut-être pas parvenu !

Est-elle imputable au club ?

Nous allons plutôt répondre positivement. Le G LS Tec est légèrement plus long au niveau du shaft que le G20. D’autre part, c’est peut-être la légitimation du discours de la marque sur le travail aérodynamique, et les turbulettes. Soit un gain de 0.5 mph entre un driver de 2016 versus 2012 !

Cela peut paraître faible. En revanche, ce qui est très intéressant, c’est bien l’écart de vitesse de balle qui est le fruit de la face de chaque club.

Et là, l’écart qui à l’origine de la vitesse de club est faible, prend tout son sens !

Soit 5.3 mph d’écart en faveur du club 2016 ! Cet argument suffit à expliquer le gain entre les deux clubs. Nous pourrions nous arrêter à ce constat et déjà statuer en faveur du G.

Quelle partie du club est en cause ?

Essentiellement la face, et c’est aussi le résultat du travail sur l’amélioration de la tolérance sur l’ensemble de la surface de la face plutôt que l’amélioration particulière du sweet spot, point de frappe idéale.

Pour argumenter dans ce sens, il nous a suffi de regarder balle par balle.

Avec le G20, notre testeur a bien produit une balle avec une vitesse de 159 mph.

Sauf qu’avec le G, il a produit plus constamment une vitesse autour de cette valeur, et même atteint 160 mph.

En réalité, c’est donc le smash factor moyen du G LS Tec qui est supérieur au G20.

Indubitablement, le G est plus tolérant que le G20 avec respectivement un smash factor de 1.45 versus 1.40. Rappelons que l’idéal est à 1.50.

Ainsi, la marge avec la perfection commence à sérieusement se réduire. Nous ne voudrions pas être ingénieur à cet instant pour trouver des produits qui vont être encore plus performant dans les années à venir.

C’est un des autres arguments que nous voulions illustrer avec cet essai. Nous avons le sentiment que l’on commence à toucher aux limites de la balistique golfique.

Le G n’est pas seulement plus tolérant. Il est aussi plus puissant, et plus optimisé pour la distance.

Notez l’écart d’angle de lancement, et comment le même testeur produit en fait des trajectoires plus tendues avec le dernier driver de 2016.

Conséquence, il produit aussi un angle d’atterrissage moins prononcé, et donc…plus de roule.

Ajoutez à cela, un taux de spin réduit de 200 tours par minute, et vous obtenez un gain de distance brut de 11 mètres à vitesse de swing quasi équivalente.

C’est la conclusion de cet essai. En quatre ans, entre le G20, le G25, le G30 et maintenant le G, le gain de performance peut être résumé à 11 mètres en plus en moyenne.

Mais c’est à la moyenne !

Quand nous avons regardé les balles les plus longues dans les deux camps. C’est strictement identique !

La balle la plus longue avec le G20 a été tapée à 268,2 mètres. La balle la plus longue avec le G a été tapée à 268 mètres.

Comprenez que l’écart ne se fait pas sur une balle mais sur plusieurs, ce qui colle avec le discours des parties opposées.

Pour un clubmaker, effectivement, un driver de 2016 par rapport à 2012 ne pourra pas surclasser un club sans autres artifices. En revanche, et c’est l’argument de la marque qui est le plus pertinent.

Sur le parcours, vous sortez le driver à 14 reprises en moyenne. Ce qui vous intéresse, ce n’est pas de sortir une flèche sur 14, mais bien d’optimiser un maximum de drive au plus proche de votre meilleure performance possible.

Résultat du match : Victoire du driver de 2016…à lire entre les lignes

Sur tous les aspects de la performance, victoire sans appel du G par rapport au G20.

Victoire du driver de 2016 sur celui de 2012 qui doit aussi rappeler que pour gagner 11 mètres, il a fallu quatre ans.

Ramenez ce chiffre à un gain annuel, et vous obtenez un gain annualisé de seulement 2.8 mètres par an. Soit ce que nous voulions aussi illustrer avec ce test. D’une année sur l’autre, le gain est relativement marginal.

Après la question est de savoir où vous placez le curseur en termes d'attentes. Et là, nous n'irons pas jusqu'à ériger un dogme. Pour certains, gagner près de 3 mètres par an peut se justifier, et pour d'autres, non.

Sachant qu'en réalité, la performance n'intervient pas comme seul critère de choix dans l'achat d'un nouveau driver.

Et c’est sans doute pourquoi les marques qui ont accéléré le rythme de sortie des drivers sont aujourd’hui en difficulté par rapport à celles qui sont restées sur un rythme bi-annuel…Vous aviez détecté la faille dans l’équation.

Globalement, toutes les marques reviennent progressivement à un rythme de sortie produit de 18 à 24 mois.

En-dessous d'un rythme de 12 mois, il est difficile de proposer un gain autre que marginal.

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements