Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Est-ce que le fait d’ajouter du poids sur un driver améliore sa performance?

Est-ce que le fait d’ajouter du poids sur un driver améliore sa performance?

L’idée d’origine de cet article est venue après le test du driver Callaway Fusion qui nous avait paru bien léger. Léger en tête, et léger au niveau du shaft…Sans revenir sur les résultats de ce test, et sur le concept du « plus c’est léger, et plus cela va favoriser la vitesse de swing » ce qui ne se vérifie pas toujours, nous avons poussé notre réflexion jusqu’à ajouter du plomb sur une tête de driver, et répéter des tests au trackman, pour en mesurer les incidences sur les trajectoires de balles, et la distance…

Découvrez nos formules d'abonnements

Comment s’est déroulé ce test

Avec le concours du pro, Xavier Bretin, nous lui avons demandé de taper un driver dans sa configuration d’origine, puis avons ajouté un gramme, trois grammes, cinq grammes et enfin sept grammes au poids d’origine de la tête de ce même driver.

Pour les besoins du test, nous avons utilisé un driver Titleist 917 D2 dans sa configuration la plus standard. Nous n’avons pas modifié la cartouche centrale, ni le shaft, ni aucun autre paramètre lié à ce club.

Xavier a piloté le test, et choisi de placer des lamelles de plomb autour du hosel, se basant sur le fait que de nombreux clubfitters ajoutent justement du poids ou en enlèvent en creusant le hosel d’un driver.

De l’avis de notre consultant matériel, Clément Morelle, et en toute transparence avec vous, ce principe est contestable.

Ajouter du poids au niveau du hosel…alourdit effectivement la tête, mais ce n’est pas la partie du club qui mériterait d’être alourdie, pour par exemple influer sur l’angle de lancement ou le spin.

Effectivement, dans le discours des marques, la répartition du poids se fait soit d’avant en arrière ou l’inverse, soit de bas en haut ou l’inverse.

L’objectif étant de modifier le centre de gravité de la tête par une répartition des masses différentes.

En ajoutant du poids au niveau du hosel pour le besoin de notre test, nous avons en théorie déplacé le centre de gravité de quelques millimètres vers le talon.

Ceci étant, cela reste à prouver, et cela dépasse notre champ de compétences techniques.

Notre objectif est plus modeste. Quel impact sur la trajectoire de balle avec du poids en plus ?

Pour aller plus loin, il aurait fallu placer des lamelles de plomb sous la semelle, ce qui aurait eu en plus d’alourdir le club, un effet de modification du centre de gravité, à en croire le discours des marques. Cela pourra toujours être l’objet d’un prochain test.

Dans le cas présent, Xavier a suivi le mode de fonctionnement d’un grand nombre de clubfitters. A savoir, ajouter ou enlever du poids au niveau du hosel.

Cette précision sur le processus du test pour désamorcer d’éventuels débats sur la position du poids.

Le point de vue de Clément Morelle, responsable magasin US Golf à Lyon est logique. Cependant, ajouter du plomb sous formes de lamelles sous la semelle, et c’était prendre le risque d’arracher le plomb au contact avec le sol.

Si vous le voulez bien, cette expérience va donc se borner à rajouter du poids sur le hosel.

Les résultats du test

Nous avons donc ajouté de la feuille de plomb adhésive utilisée par les amateurs de tennis pour « plomber » leurs raquettes.

Pour information, nous avons acheté une bobine de plomb sur Amazon au prix de 5,35 euros, allant jusqu’à 23 grammes au maximum de sa longueur.

Xavier a d’abord tapé le driver en standard sans modification de poids, puis nous avons ajouté du poids au fur et à mesure, en comparant chaque grammage.

Dernière précision : Le choix du driver est anecdotique. Il ne s’agit pas de démontrer quoi que ce soit spécifiquement vis-à-vis du driver Titleist. Pas plus qu’il ne s’agit de démontrer le système SUREFIT CG.


Ci-dessus, la vue de haut des points d’arrivées des balles selon les différentes configurations de poids.

Ci-dessus, la vue de haut et de côté des trajectoires complètes des balles selon les différentes configurations de poids.


Et enfin, ci-dessus les données brutes synthétisées du test pour chaque configuration.

L’analyse des résultats du test

En moyenne, avec la version standard du driver, Xavier a drivé autour de 239,7 mètres avec un smash factor de 1,47 (idéal à 1,51) pour une vitesse de swing proche de sa moyenne habituelle (98 mph), et une vitesse de balle de 140 mph.

Honnêtement, le fait d’ajouter 1 gramme ne nous a pas semblé concluant.

Les résultats sont à prendre avec des pincettes.

Xavier a swingué moins vite, et à la lecture de tous les tests, il faut considérer que 1 ou 7 grammes n’influent pas tant que cela sur la vitesse de swing puisqu’avec le maximum de poids ajouté, il a swingué à la même vitesse que sans aucun poids additionnel.

Au cours du test, Xavier Bretin a admis que plus on ajoutait du poids, et plus cela pouvait se ressentir dans le déplacement du club.

7 grammes, ce n’est pas beaucoup en soi. Sauf que quand vous déplacez 7 grammes de plus à 100 mph, vous les sentez dans la tête du club. On pourrait considérer que jouer avec un club plus lourd pourrait se ressentir en termes de fatigue au bout d’une séance de practice plus ou moins longue.

Si la vitesse de swing n’a pas été franchement impactée, il n’en a pas été de même de la vitesse de balle produite par l’impact et la vitesse de swing générée par le testeur.

Si nous pouvons arriver à une conclusion de cet essai, c’est qu’avec 3 grammes, Xavier a propulsé la balle à 146 mph, mais qu’ensuite, pour chaque gramme ajouté, cette vitesse n’a cessé de décliner, comme si le principe ne faisait que perdre en efficacité.

Avec 3 grammes, le testeur a effectivement gagné près de 9 mètres (248,6 m) par rapport à sa moyenne de distance sans ajout de poids (239,7 m).

Avec 5 grammes, le bénéfice est devenu nul, et avec 7 grammes, le résultat a été contre-productif, puisqu’avec la même vitesse de swing, Xavier a perdu 9 mètres par rapport à sa moyenne.

Concrètement, ce n’est pas réellement le taux de spin qui explique ce phénomène.

Dans la plupart des tests, le taux de spin est resté entre 2100 et 2300 tours par minute si on isole le test avec +1 gramme.

En réalité, le poids ajouté au niveau du hosel a bien eu un autre impact sur le swing de Xavier.

Si pendant tout le test, et c’est l’avantage d’avoir recours à un pro-testeur, son swing a été constant, notamment au niveau du plan de swing (toujours autour de 52,5 degrés).

Le fait d’ajouter du poids sur le hosel (côté talon de la tête) a poussé Xavier a lancé son club plus à droite qu’à la normale. Son « swing direction » est passé de 4° à 8° (à droite) alors que dans le même temps le chemin de club est passé de 2,5° à 5° (à droite).

A l’extrême, avec +7 grammes, son angle d’attaque de la balle a commencé à sérieusement augmenter, le loft dynamique a baissé, et la hauteur de balle a dans le même temps franchement baissé passant de 24 à 16 mètres, ce qui a contribué à enlever beaucoup de distance.

Ce qu’il faut retenir

Les clubs de golf ne sont pas conçus au hasard. Un club de golf est avant-tout une question d’équilibre.

Le paradoxe, c’est d’essayer de vendre à tous les golfeurs le même club alors qu’il n’y aucune morphologie qui se ressemble, pas plus qu’un swing n’est communément partagé.

Ce test démontre qu’il n’y a pas d’intérêt balistique à trop alourdir le poids déjà mis en place sur un driver standard.

En revanche, pour un golfeur donné, un « fine tuning » de ces équilibres (le poids joue sur le swing weight) peut donner plus ou moins de bons résultats.

Vous n’avez sans doute pas des heures à passer sur chaque club pour vérifier chaque équilibre, et cela peut même être très relatif dans votre performance quand vous jouez de 18 à 50 d’index.

Simplement, sachez qu’il est possible de modifier les équilibres de votre club, et de trouver à la marge (+ ou – 10 mètres) de meilleures options, et sans changer votre matériel actuel, mais en comprenant quel équilibre est fait pour vous…

Et là, pas de miracle, il faut tester chaque configuration…

En ce sens, nous reconnaissons que cet article, et ce type de tests s’adressent à des passionnés de matériel, qui auraient envie de creuser la question…à l’image des amateurs de tennis qui ajoutent du plomb sur leurs raquettes, pour augmenter théoriquement la vitesse de balle en sortie de face de raquette…

Revers de la médaille, il faut des bras plus costauds, et cela tape plus dans le physique…

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir