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Guide de choix: Les meilleures balles de golf 2019 pour le petit-jeu

En 2018, vous aviez été nombreux à plébisciter notre guide de choix des meilleures balles pour le golf, résultat d’heures de tests au Trackman. En 2019, avec encore plus d’expériences, j’ai décidé de repartir de zéro, et de tout recommencer, en ajoutant les nouvelles balles 2019 pour Callaway, TaylorMade, Srixon et Titleist, et aussi deux marques supplémentaires (Honma et Vice). Du fait du volume de balles à tester et de données à traiter, j’ai d’abord porté mon attention sur le petit-jeu, avant de préparer dans un second temps le driving. Nouveau : J’ai élaboré un indice de fiabilité du test pour vous aider à interpréter les résultats.

En complément de cet article, je vous propose le nouveau sujet « C’est quoi une bonne balle de golf pour le petit-jeu ? » où je détaille ma philosophie concernant un test de balles de golf, et les six principaux critères que j’ai fini par établir au fil des ans.

Par rapport à l’an passé, j’ai tardé à produire ce guide.  J’ai voulu repartir entièrement de zéro, retester toutes les balles en même temps, et strictement dans les mêmes conditions.

J’ai surtout voulu aller plus loin dans la compréhension de l'exercice, pour délivrer un résultat le plus fiable possible à mon modeste niveau de journaliste, et non pas joueur professionnel.

Ce guide s’adresse bien entendu en premier aux amateurs.

Après avoir tapé plus de 500 coups sur une journée entière, le résultat du test me satisfaisait assez pour le publier, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Entre le premier guide de cette nature en 2018, et depuis, j’ai reçu et testé des balles au fur et à mesure.

Dans ce laps de temps, ma façon de compresser la balle a sensiblement évolué, ce qui justement m’a forcé à tout de reprendre depuis le début pour comparer des choses comparables, et essayer ainsi de limiter mon impact sur la qualité du test.

Comme l’an passé, j’ai utilisé notre Trackman 4 (seul média français qui a fait l’investissement) pour mesurer le rendement des balles.

Comme l’an passé, j’ai utilisé un test en studio (seul média français qui a fait l’investissement) avec une température constante, notamment pour les balles.

C’est justement le point qui me posait problème avec mes tests de balles, au fur et à mesure qu’elles arrivaient, selon le calendrier de sortie des marques.

J’ai tapé un total de 48 balles de golf différentes pour 13 marques.

Pour chaque test, j’ai gardé 8 balles comme échantillon représentatif, ce qui signifie que pour chaque balle, j’en ai au moins tapé entre 12 et 14, éliminant les imprécisions du radar quand il y en avait (calcul du spin), ou mes propres erreurs flagrantes.

Pendant la journée de test, j’ai adopté un swing unique, et le plus possible répétitif (entre quart et demi swing) avec un sandwedge 52 degrés Callaway MackDaddy4 déjà utilisé l’an passé.

Mon objectif était de produire le plus possible une vitesse de swing entre 51 et 53 mp/h pour viser une cible à 55 mètres.

Dans ces conditions, j’estime que je peux récolter assez d’informations sur le comportement d’une balle de golf (vitesse de balle, hauteur de trajectoire, efficacité, roule, spin, temps de vol…).

Au total, je suis en mesure d’enregistrer une vingtaine de données par balle, pour n’en conserver que 15 que je vais vous présenter ci-après, dont un nouvel indice de fiabilité de mon test.

C’est évidemment la partie contestable de tout test : La fiabilité du testeur.

Sur une telle journée, je ne peux pas demander raisonnablement à un professionnel ou à des amateurs de taper plus de 500 coups dans une journée. C’est bien entendu la difficulté pour produire ce type de test avec ce niveau d’exigence.

Ci-dessus, les 48 balles testées classées par marques (ordre alphabétique).

Les colonnes représentent les critères discriminants, à savoir la vitesse de club moyenne que j’ai produite, la vitesse de balle moyenne (exprimée en mp/h), le ratio entre les deux vitesses, soit le smash factor que vous pouvez aussi assimiler au toucher.

La consistance (régularité) du smash factor sert ici d’indice de fiabilité de mon test.

Quand la valeur est proche de 0.01 ou 0.02, cela signifie que sur chaque balle, j’ai été extrêmement constant dans la qualité de ma frappe.

A contrario, à 0.04, je l’ai été un peu moins.

Dans tous les cas, j’espère que vous constaterez que c’est tout de même des valeurs très resserrées, même si elles n’ont pas la perfection d’un test robot.

Pour continuer l’explication des colonnes du tableau de gauche à droite, la hauteur en mètres exprime le pic maximal atteint par la balle.

Le carry en mètres est la distance parcourue entre le point de départ, et le point de chute, avant que la balle ne se mette à rouler.

De cette distance, je calcule le ratio d’efficacité par rapport à la vitesse de swing.

Comme vous le constatez, c’est impossible pour un être humain de taper toutes les balles strictement à la même vitesse.

En prenant ce ratio comme référence, j’annule cette contrainte.

Je m’intéresse plus à ce ratio que la distance exacte.

La distance totale en mètres est le résultat du carry plus la roule. Cette distance permet surtout de calculer la roule, et le pourcentage de roule sur la distance totale.

Le pourcentage de roule sert à indiquer si la balle a plus ou moins de pouvoir stoppant.

La précision de distance est en quelque sorte un autre indice de fiabilité du test, et de la balle.

Il s’agit d’une mesure d’écart-type entre toutes les balles testées.

Quand l’écart-type est réduit, cela signifie que j’ai été plutôt précis pour envoyer toutes les balles dans la même zone.

A l’inverse, quand l’écart-type augmente, et moins j’ai été précis. En moyenne, c’est écart-type est de 3,4 mètres.

Une bonne balle pour le petit-jeu présente logiquement un écart-type réduit.

Le taux de spin est LA valeur d’un test de balle.

Elle ne trompe jamais sur la nature d’une balle bien qu’elle ne soit finalement pas suffisante.

Le taux de spin est bien le nombre de rotations que la balle effectue sur elle-même pendant son vol. Il est exprimé ici en tours par minute, mais ce n’est pas le taux réel de la balle puisqu'une balle ne vole pas une minute.

Pour obtenir le taux réel, il faut diviser la valeur par 60 secondes, et remultiplier par le temps de vol réel, ici en moyenne, 3,17 secondes sur un coup à 55 mètres.

Plus le taux de spin est élevé, et plus la balle génère du pouvoir stoppant.

Pour aller plus loin dans l’analyse par rapport aux précédents tests, j’ai pris en compte la consistance ou régularité du spin.

C’est encore un calcul en forme d’écart-type qui permet de détecter, si une balle est elle-même régulière ou pas.

Dans ce test, en moyenne, l’écart-type par série est de 450 tours.

Un type de balle mesuré en-dessous de cette valeur indique une très bonne régularité.

A contrario, une valeur élevée pose question.

Ce critère peut aussi souffrir de mon manque de régularité…Dans mon classement, je le pondère moins que le spin ou le smash factor.

Le temps de vol est bien le temps réel pour que la balle parcoure la distance totale.

Du coup, je peux calculer le ratio du spin exact sur le temps de vol, pour classer les balles selon ce critère.

Ci-après, la synthèse de ce test classé de la meilleure balle à la moins bonne pour le petit-jeu avec en plus le prix à la douzaine et unitaire, la note par critère déterminant, et l’expression finale en lettre classée de A à E, de Excellent à pas terrible.

Le résultat du test des balles pour le petit-jeu en 2019

Si la moyenne des notes par balle est susceptible d’être critiquable par rapport à la difficulté d’éliminer des variables dans un test aussi difficile, la lettre (comme l’an passé) donne une indication fiable de la qualité de la balle.

Pour expliquer le tableau, à travers la balle sortie en premier du classement, la Callaway Chrome Soft, qui déjà en 2018 était l’une des meilleures balles pour le petit-jeu, on peut voir que pour 49 euros la douzaine (prix unitaire 4.08 €), l’indice de fiabilité de mon test est de 0.03.

Avec 1.08 de smash factor, c’est l’un des meilleurs ratios du panel testé.

En moyenne, j’ai produit 1.04. Au moins performant, j’ai obtenu seulement 1.01 fois la vitesse de swing.

On peut en déduire que la Chrome Soft est une balle très facile à compresser.

Pour les six critères déterminants, j’attribue des notes pouvant aller de 5 à parfois 0.

Quatre critères sont plus importants (smash factor, efficacité, roule, et spin sur le temps de vol) et peuvent apporter jusqu’à 5 points.

Deux critères sont secondaires (hauteur de trajectoire, et consistance du spin) et n’apportent qu’un maximum de 3 points.

La Chrome Soft a été mesurée à 10,5 mètres de pic maximum. Elle prends 2 points sur 3.

Pour l’efficacité, alors qu’en moyenne, je produis 0,96 mètres par mp/h de vitesse de swing, la Chrome Soft atteint 1.02, ce qui est l’un des meilleurs ratios du panel.

A l’opposé, la Mizuno JPX ou la Volvik Crystal n’obtiennent que 0.91.

Elément déterminant, le taux de roule est de seulement 10% pour la Chrome Soft. A titre de comparaison, la TP5 de TaylorMade fait encore mieux avec seulement 9%.

A l’opposé, les moins bonnes balles pour le petit-jeu donnent 14% de taux de roule.

S’agissant de la consistance du taux de spin, la Chrome Soft fait le plein de points avec un niveau d’écart-type très bas.

Par opposition, une Callaway Magna délivre un résultat trop élevé pour être considérée comme une bonne balle pour le petit-jeu.

Sa taille plus importante qui favorise pourtant la compression et le smash factor est peut-être une piste d’explication.

Dernier critère, le spin ramené au temps de vol n’est pas le point le plus fort pour la Chrome Soft.

Les modèles Honma Future XX, Vice Pro, Titleist Tour Soft ou encore Srixon Z-Star XV font mieux.

Au global, j’ai calculé une moyenne pour le total des 6 critères tenant compte de la pondération. Le tableau ci-dessus est bien classé dans l’ordre de la meilleure à la moins bonne balle.

J’ai décidé de ne pas afficher les moyennes pour ne donner que la lettre de classement ou note finale, allant de A à E.

En privilégiant des paquets de balles A, B, C, D et E, plutôt que de vous orienter sur des notes moyennes par balles, je minimise encore la part d’erreur de ma méthode.

Avec ce tableau, vous pourrez évaluer le rapport qualité/prix de chaque balle pour le petit-jeu.

Pour la suite...

Précaution d’usage : Ce classement ne vaut que pour le petit-jeu. Il me reste à répéter l’exercice pour le driving pour établir une combinaison wedging-driving.

Attention, une balle très bien classée dans le domaine du petit-jeu peut inversement se retrouver moins bien positionnée pour le grand jeu. L’an passé, cela avait été le cas pour la Callaway Chrome Soft.

Le choix de la bonne balle de golf pour vous est certainement un croisement entre le prix, la confiance, et la performance dans ces différents compartiments.

L’idéal serait de trouver une balle qui navigue entre A et C dans chaque compartiment, et d’éviter les balles entre D et E.

Merci à Callaway, TaylorMade, Srixon, XXIO, Titleist, Mizuno et Honma, pour avoir fourni gracieusement des échantillons de leurs dernières balles. 

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