Comment se repérer dans l’offre des séries de fers de golf 2020 et par marques ? (2/3)

Suite de notre sujet consacré au choix d’une série de fers de golf, avec cette fois, la revue exhaustive, et critique, des produits mis sur le marché, par les plus grandes marques, de Callaway à TaylorMade, en passant par Cobra ou Titleist, et ce dans le but de mieux définir les propriétés des gammes. Dans le premier sujet, il s’agissait de vous donner des clés de lectures, dans ce second sujet, vous allez pouvoir non seulement vous faire une opinion sur la clarté et la lisibilité des marques, bien au-delà des questions de marketing/communication, et surtout, identifier dans chaque marque, la tête de club qui pourrait le mieux vous convenir, et avant de faire un fitting.

Sommaire des marques traitées dans ce guide sur les séries de fers 2020

Callaway, Cleveland, Cobra, Mizuno, Ping, Srixon, TaylorMade, Titleist, Wilson, PXG, Honma, et XXIO

Callaway

La marque Californienne se classe régulièrement dans le top-3 des marques qui vendent le plus de séries neuves en France, et même numéro un dans le monde.

Cela s’explique en partie par son positionnement assumé sur le cœur du marché, et notamment les séries « Improvment » pour des golfeurs à la recherche de plus de distance.

Le tableau ci-dessous reprend les différentes séries actuellement présentées sur le site du fabricant.

Toutes les données collectées dans ce tableau sont issues des informations fournies par le fabricant, et sur son site Internet grand public.

Coexistent des séries lancées en 2018, 2019 et 2020, sachant que tous les produits ne sont pas revus chaque année, sauf justement, le cœur de son offre, à savoir les clubs Improvments.

En 2020, Callaway a donc mis sur le marché la nouvelle série Mavrik, déclinée selon trois versions standard, Pro et Max.

Grille de lecture applicable ensuite pour toutes les marques décrites

Le tableau classe les séries par degrés de lofts du fer 7, du plus ouvert au plus fermé, avec en équivalence, la longueur du manche monté en standard, le lie standard sans ajustement, et tout aussi important le degré d’offset.

En complément, dans chaque tableau, est ajouté l’existence d’une version « lady ». Vous noterez que tous les clubs ne sont toujours pas déclinés pour les femmes.

De ce tableau, il y a donc 3 principales informations à retenir : Le loft, la longueur du manche, et l’offset.

Il s’agit ici de choisir une tête, et pas encore une série complète, avec un manche et un grip.

L’information sur la longueur du manche nous indique surtout que toutes les séries ne se valent pas sur la question de la vitesse de swing exprimée dans le précédent sujet, et un des quatre critères de choix.

A titre d’exemple, une série MB pour MuscleBack est souvent montée sur un manche d’une longueur standard, et par exemple 37 inches pour un fer 7.

A contrario, un fer 7 Epic Forged Star est d’emblée monté sur un manche de 37,625 inches, un écart de 0,625 inches qui peut potentiellement influer sur la vitesse de swing, et donc sur la distance.

Plus le loft est ouvert (34 degrés pour la version MB), et plus le club sera susceptible d’apporter du contrôle, notamment par rapport à la profondeur entre carry et roule.

Plus le loft est ouvert, et moins le smash factor à l’impact sera élevé.

Je vous laisse vous référer au tableau de classement fourni dans le premier article, et retranscrit ci-dessus.

S’agissant de l’offset, c’est l’autre donnée capitale à prendre en compte au moment du choix de votre future série, puisque cela va agir sur votre chemin de club, et donc sur les trajectoires de balles.

Plus l’offset est important (décalage entre la lame et le hosel), et plus cela vient corriger un effet de slice dans le cas d’un chemin extérieur-intérieur, et au contraire, aggraver un hook pour un chemin inversement intérieur-extérieur.

Les points forts de l’offre Callaway

Avec 9 propositions, Callaway peut prétendre contenter tous les golfeurs. Si en plus, on ajoute 3 versions Lady, cela porte le total à 12.

Si la marque assume un embouteillage de son offre sur le segment Improvment, elle couvre à peu près toutes les catégories de produits, de la lame MB jusqu’à la tête MAX avec la tête Big Bertha, qui pour le coup porte bien son nom.

La lame Callaway Apex MB a le mérite d’être la lame la plus classique, et aussi celle qui propose le moins d’offset du marché.

Les points faibles de l’offre Callaway

A bien lire son offre, il y a une certaine confusion des genres, avec des produits qui ne sont pas assez crantés entre eux, et pour certains qui se marchent sur les pieds, ou alors ne correspondent pas finalement à une segmentation facilement lisible.

Le fer 7 Mavrik Standard présente un loft de 27 degrés pour un offset de 6.3 degrés, tandis que la version MAX présente un loft de 30 degrés pour un offset quasiment identique.

L’écartement du loft est très fort, pas celui de l’offset, et en plus, la version MAX ne devrait elle pas être justement plus fermée par rapport à la version standard ?

Ce point nécessite plus de clarification de la part de la marque.

Autre exemple, entre tête Mavrik Pro et Apex 19, les différences de caractéristiques sont quasi inexistantes, au point de se demander l’intérêt d’une série par rapport à l’autre.

Sur ce segment, une offre pourrait paraître suffisante.

Curiosité à relever encore, la série Epic Forged présente des lofts extrêmement abaissés pour répondre à la demande d’une clientèle plus senior, mais paradoxalement, l’offset est très raisonnable, et correspond plutôt au besoin de joueurs qui veulent donner plus d’effets à la balle…

 

Cleveland

La marque basée à Huntington Beach, près de Los Angeles, est revenue par la petite porte sur les séries de fers complètes, et finalement avec seulement deux offres.

Dans ce cas, il faut prendre en compte la complémentarité avec les marques « sœurs » Srixon et XXIO.

Toutefois, la limite de ce partage du marché donne l’impression que Cleveland présente une offre relativement courte, et même trop courte.

La réelle segmentation de l’offre Cleveland entre séries HB Turbo ou UHX se situe sur la taille de la semelle de la gamme HB Turbo, clairement une série Oversized.

Les points forts de l’offre Cleveland

Des produits clairement typés pour les débutants ou les golfeurs en mal de distance, notamment avec la série HB Turbo qui ne plaira pas à tout le monde, visuellement parlant.

Cleveland ne s’est pas « pour l’instant » lancé dans une surenchère concernant les lofts.

La série UHX est celle qui pourrait avoir le plus de chances de correspondre au « mass market ». Son positionnement technique la situe entre une série Mavrik et une série Mavrik Max chez Callaway.

Les points faibles de l’offre Cleveland

L’offre Cleveland prise isolément paraît vraiment très/trop courte. Il manque au moins une version clairement identifiée pour les golfeuses.

Curieusement, l’offset de la version UHX est nettement plus prononcé par rapport à la version HB Launcher. On aurait pu imaginer le contraire.

Sur ce point, la marque m'a adressé à posteriori, une réponse pour justifier ce choix :

"Si la série HB a moins d’offset que la série UHX c’est tout simplement parce que la HB est sur la base d’une conception hybrid. Son moment d'inertie est naturellement très élevé, et donc pas d’intérêt à ajouter de l’offset."

Pour pleinement revenir sur le marché, Cleveland gagnerait à étoffer son offre, qui pour le coup, est très lisible, à défaut d’être large.


Cobra Golf

Basée à Carlsbad comme Callaway, TaylorMade et encore Titleist, Cobra prend chaque année de plus en plus de parts de marché, et en volume, pour se positionner en premier challenger de l’habituel trio Callaway, Ping, et TaylorMade.

Sa stratégie est assez comparable aux membres du « big-3 », et par conséquent, elle prend aussi certains mauvais côtés, notamment au niveau de la lisibilité de l’offre sur le cœur du marché.

En revanche, la marque a développé deux axes forts de différenciations : Le premier avec les séries à longueur unique, et le second avec la fourniture en option de clubs connectés.

Ces deux options trahissent une volonté de toucher un public plus jeune, et moins expérimenté.

A la lecture de l’offre Callaway, TaylorMade, et donc Cobra, on comprend qu’en 2020, les marques se sont passées le mot pour ajouter un léger écran de brouillard sur l’offre de fers.

Alors que les principales marques ont depuis des années adoptées un système à deux ou trois étages pour leur offre principale, à savoir par exemple M5 et M6, ou SIM et SIM Max pour TaylorMade, ou Mavrik, Mavrik Pro, et Mavrik Max pour Callaway, les offres ne sont pas si facilement comparables et compréhensibles.

En fait, c’est le résultat d’une guerre commerciale qui ne dit pas son nom.

Cette guerre commerciale est aussi technique, et elle se matérialise par l’abaissement des lofts chaque année.

Quand une marque descend son fer 7 à 29 degrés, l’autre lui emboîte le pas, de sorte que l’année suivante, les lofts descendent encore d’un cran, dans une promesse de toujours plus de distance.

A la limite pourquoi pas, tant que le consommateur repère les causes, et les conséquences…

Là où le jeu se trouble et devient confusant, c’est quand les offres dites MAX ne présentent plus les lofts les plus fermés, et les offres qui étaient standard hier, deviennent MAX sans pour autant en prendre le nom !

Cobra est confronté au problème ou y participe avec sa dernière offre Speedzone.

Le King Speedzone ne correspond pas à l’offre improvment standard, mais bien à l’offre Max, avec un loft du fer 7 descendu à seulement 27,5 degrés !

Au fil des années, nous ne sommes plus sur des fers 7 à 34 degrés de moyenne, mais près de 6.5 degrés plus bas ! Bien que les semelles se soient élargies, les fers 7 se transforment en fers 5.

Retenez donc qu’un produit MAX chez un fabricant n’est pas nécessairement un produit MAX chez un autre, et c’est cela qui peut créer une grande confusion, et va vous obliger à rentrer dans les détails pour bien comprendre ce que vous achetez.

Les points forts de l’offre Cobra

One Length et Connect sont des offres différenciatrices comme évoquées plus haut, et alimentent l’ADN de la marque.

Au-delà de ces deux offres, Cobra ne tombe pas dans le piège de l’allongement excessif des manches montés en standard sur ses têtes.

La marque référence au moins trois offres pour les golfeuses.

Cobra sait aussi être un marque assez opportuniste dans le bon sens du terme, pour proposer une série F-Max quand elle perçoit qu’une partie du marché se déplace vers des produits plus légers, ou quand il faut proposer une série Oversized type Cleveland HB Launcher Turbo, et répond avec son T-Rail. La marque finit par couvrir 100% des besoins.

Possibilité de faire des « combos », en combinant des fers de différentes séries.

Les points faibles de l’offre Cobra

Comme Callaway, il y a un problème de lisibilité de l’offre.

Aujourd’hui, l’offre qui devrait être centrale et raisonnable au sein du catalogue, devrait être la série SpeedZone.

C’est pourtant la série avec les lofts les plus fermés.

De mon point de vue, c’est l’enfermer dans un coin, et la priver d’une catégorie de clients qui auraient pu être plus raisonnables, d’autant que l’offset, lui, n’est pas extrême.

Il y a encore deux autres difficultés de compréhension avec les séries King Forged Tec et F-Max Airspeed.

Comment expliquer aux consommateurs qu’une série Improvment (F-Max) présente des lofts plus ouverts qu’une série Player (King Forged Tec) ?

Pour ma part, je dois avouer que je ne comprends pas les caractéristiques de cette série, au demeurant au look très réussi. Les lofts me paraissent trop fermés en comparaison des offsets plus habituels pour une série Player Cavity Back ou Large Back.

Cobra a toutes les solutions pour tous les besoins…mais comme Callaway, attention, on finit par s’y perdre, surtout que d’une année sur l’autre, les choix techniques sont parfois étonnants.

Mizuno

La marque Japonaise basée à Tokyo a fini par arrêter de lutter, et accepter son positionnement de clubs pour des golfeurs particulièrement sensibles au grain de son acier, et notamment ses lames.

Les séries de fers MP manqueraient à l’industrie si elles venaient à ne plus exister.

Après avoir vainement tentée d’exister sur le segment Improvment, Mizuno, bien au contraire, conforte sa position quasi exclusive sur les lames, au point parfois, de créer des sous-segmentations un peu excessives.

Si des marques comme Callaway ou Cobra ont fait du cœur du business, le cœur de leur offre, à l’inverse, Mizuno a multiplié les offres sur les golfeurs élites, et afin de se positionner comme une marque spécialisée, et idéale pour le fitting.

Au total, dans le tableau ci-dessus, on retrouve 7 têtes ciblées pour des bons joueurs avec des lofts qui ne descendent pas en-dessous de 30 degrés, et des offsets compris entre 2,2 et 4,5 mm pour un fer 7.

Les séries MP et JPX se chevauchent.

Dans la famille MP, la nouvelle tête HMB pour High Muscle Back n’est pas tout à fait une série Large Back, sans pour autant être une pure lame Muscle Back.

Pour l’avoir testé, comme beaucoup de produits testés dans ce guide, je ne lui ai pas trouvé une utilité extraordinaire.

Autre sujet, était-il indispensable à Mizuno de proposer deux produits très proches, comme la lame Mizuno MP-20 et la lame JPX-919 Tour ?

Les points forts de l’offre Mizuno

Clairement, le souci du détail puisque qu’avec 7 têtes dans un périmètre assez restreint, Mizuno permet un fine-tuning assez extrême dans le choix de la tête.

Cette offre s’adresse clairement à des golfeurs qui savent choisir des têtes, et savent mesurer la différence d’offset entre chaque solution.

D’un point de vue des caractéristiques, on pourra aussi souligner le fait que Mizuno ne cherche pas à « tricher » sur les longueurs de manches, ou sur les lofts assez conventionnels.

Possibilité de faire des « combos », en combinant des fers de différentes séries.

Les points faibles de l’offre Mizuno

Revers de la médaille, Mizuno est de fait absente du gros du marché, même si deux têtes pourraient éventuellement s’en rapprocher (HOT Metal et HOT Metal Pro), deux têtes qui présentent des caractéristiques peu différentes, sauf au niveau de l’offset.

Si le marché se tourne massivement, et comme c’est à prévoir sur les clubs « Improvment » avec des lofts de fers 7 à 27 degrés, Mizuno risque encore de taper à côté.

PING

La marque basée à Phoenix, en Arizona, a réalisé une excellente année 2019, d’un point de vue des ventes de clubs de golf, et soufflé au nez et à la barbe de TaylorMade, et Callaway, la première place de ventes de séries de fers, pendant plusieurs mois.

Je n’ai pas toujours été très tendre avec PING, et à juste titre, quand la marque voulait faire croire qu’elle ne faisait pas de marketing de son offre, versus ses deux autres rivaux naturels, Callaway et TaylorMade, argumentaire que je réfute.

En revanche, à la lecture du tableau ci-dessus, reflet de l’offre PING, il m’est impossible de ne pas reconnaître qu’elle est lisible, et organisée de manière intelligible.

C’est peut-être un des éléments qui a contribué aux bonnes performances de la marque, en plus d’un positionnement prix, par moment plus raisonnable.

Les points forts de l’offre PING

PING est présente sur tous les segments du marché, et propose même une série Lady qui n’est pas une adaptation d’une série masculine.

La série GLe2 est une véritable série féminine à part entière. Cela manque cruellement dans les autres marques.

PING affiche des caractéristiques produits qui ne cèdent pas à la tentation de baisser outre-mesure les lofts, bien qu’elle propose en option des « strong lofts ». Ici, je n’ai affiché que les lofts dit « standard ».

La longueur des manches proposés sur ces têtes est aussi dans le domaine du grand standard.

La composition de l’offre est donc particulièrement bien segmentée avec trois offres plutôt typées pour les bons joueurs, et trois offres typées pour les golfeurs en progressions.

Le mérite de cette organisation, c’est qu’un golfeur peut faire évoluer son swing, et rester chez PING tout en changeant de matériel. Il pourra évoluer par « petites touches ».

Les points faibles de l’offre PING

Dommage ! Ping n’affiche pas la mesure des offsets en mm, comme la très grande majorité des acteurs du marché.

Cette « différence » nuit à la lisibilité et à la comparaison par les golfeurs et les golfeuses.

Mis à part ce détail, je ne vois pas beaucoup de points négatifs à rapporter… sauf peut-être le fait que PING a signé avec Arccos pour connecter ses clubs, et cela n’apparaît pas distinctement dans son catalogue, et sur son site Internet.

Ce sera un point de clarification à améliorer.

Srixon

Peut-être l’une des plus anciennes sociétés à fabriquer des produits pour le golf, et notamment des balles (Dunlop a lancé sa première fabrication de balles de golf en 1930), la société Japonaise Srixon cohabite avec Cleveland Golf, et XXIO.

Comme pour Cleveland, la gamme de fers est volontairement limitée aujourd’hui, et par rapport à ce qui avait pu être proposé dans un passé récent.

Fonctionnant sur un calendrier de deux ans, et plutôt en septembre, il faut s’attendre à ce que l’offre Srixon change dans quelques mois.

En attendant, le positionnement de la marque reste orienté sur les joueurs désireux de jouer du forgé.

La gamme est très courte, et ne bénéficie pas forcément de la même notoriété que d’autres marques américaines.

Les points forts de l’offre Srixon

Le crantage des trois séries fonctionne bien, et c’est une continuité depuis le retour de Srixon sur le marché Européen avec les premières séries Z45.

Quelque part, Srixon a imposé avec succès la version Large Back pour venir compléter le duo Muscle Back / Cavity Back, et ouvrir le marché des lames à une nouvelle catégorie de golfeurs qui n’auraient pas complètement osé franchir le pas.

Pas de fioritures, la marque fait dans le sobre, et ne joue pas sur les longueurs de manches. Les lofts sont très classiques, sauf peut-être la Z-Forged qui présente des lofts un tout petit peu plus fermés versus les autres marques.

Sur ce positionnement, la gamme ne nécessiterait pas en l’état d’être étoffée, à une remarque près… comme pour Cleveland, pas de gamme spécifiquement pensée pour les femmes, ce qui coupe la marque de plus de 25% du marché.

Possibilité de faire des « combos », en combinant des fers de différentes séries.

Les points faibles de l’offre Srixon

En lien avec sa politique de complémentarité avec Cleveland et XXIO, la gamme Srixon est forcément très limitée.

Comme PING, la marque exprime l’offset de ses fers en degrés ou en inches, alors que Cleveland l’exprime en millimètre, et comme la majorité du marché.

Cela rend difficile la lecture et la comparaison par rapport aux concurrents. C’est dommage.

TaylorMade

La marque basée à Carlsbad a un peu perdu de sa superbe, et ne domine plus autant le marché qu’au milieu des années 2010, où elle pouvait culminer à plus de 25% de parts de marché pour les fers.

Cependant, elle reste très largement dans le top-3 des meilleures vendeuses de fers en France, et jusqu’en 2018, elle obtenait tous les ans, la première place des ventes sur le segment des fers Improvment, en grande partie en raison de son accord de distribution avec Decathlon.

L’offre TaylorMade n’est pas loin d’être assez bien organisée avec des têtes pour tous les besoins ou presque.

On pourrait regretter la fin de la série P730 remplacée par la P7TW imaginée pour le seul Tiger Woods…

TaylorMade est de ce fait l’une des dernières marques à proposer une série avec des lofts aussi ouverts (35 degrés pour le fer 7). Même les japonais ne suivent pas dans ce registre.

En comparaison avec la série Callaway Apex MB, il doit y avoir un très beau match en perspective sur ce segment des lames Muscle Back, et donc avec cette fameuse série P7TW, les deux proposant le minimum d’offsets possibles.

Par conséquent, pour les golfeurs qui veulent jouer des lames sans aller jusqu’à utiliser des Muscle Back, la P760 trouve un espace plus important, car je crains que la P7TW ne soit vraiment réservé qu’à une élite, à l’intérieur de l’élite.

En revanche, TaylorMade semble avoir pris un risque important en 2020, en n’occupant pas vraiment le segment stratégique des clubs « improvment standard », et en basculant directement sur une gamme « improvment max ».

Certes, la P790 est une offre « à cheval » entre les deux univers « player » et « improvment », pourtant, il manque peut-être une série SIM « standard » et non pas « Max » avec un loft de fer 7 à 29,5 degrés de loft, ce qui était, il y a encore peu le cœur du marché.

La marque imagine-t-elle que le marché se déplace vers des séries MAX de lofts encore plus fermées ?

Comparativement à Callaway, son grand rival, TaylorMade semble avoir opéré un léger recentrage, proposé moins de têtes.

Les points forts de l’offre TaylorMade

La segmentation de l’offre est plutôt homogène, même si TaylorMade semble toujours trop se chercher sur le naming des produits, n’arrivant pas à l’image de Mizuno, Srixon, Cobra ou Callaway a assuré une forme de continuité de ses produits.

Avec MP pour Mizuno ou Z85 pour Srixon, ou encore Apex pour Callaway ou King pour Cobra, TaylorMade change trop souvent et radicalement le nom de ses produits, ce qui n’aide pas la lisibilité de son offre.

Elle était pourtant bien partie avec M1, M2, M3, M4, M5, et M6…, d’autant que techniquement, la gamme SIM ne marque pas une si franche rupture avec la famille M d’un point de vue des caractéristiques.

Pour une marque qui a l’habitude de trop souvent pousser le bouchon un peu loin sur les caractéristiques produits, cette année, TaylorMade semble finalement assez raisonnable sur les lofts, et les longueurs de manches, et comme si, elle était gagnée par une forme de sobriété.

Les points faibles de l’offre TaylorMade

La série P790 Ti me pose un problème.

Je ne sais pas la classer à l’image de la série Cobra Forged Tec qui se voudrait une série pour bons joueurs, mais avec des lofts très fermés.

Je n’arrive pas à identifier quel golfeur pourrait apprécier ce type de « set-up ».

Je ne suis pas convaincu que ce type de série trouve son public et perdure.

Les Séries SIM MAX et SIM MAX OS sont-elles assez différenciées ? Je n’en suis pas sûr.

Titleist

La marque dispose d’usines en Californie (Clubs et putters) et dans le Massachussetts (balles). Elle a récemment et profondément revue sa gamme de produits, au point de fortement l’élargir.

Titleist a même fait sa révolution, prenant le risque d’abandonner la mythique série AP2.

A l’image de Mizuno qui a réussi à imposer ses MP dans le paysage golfique, les fers Titleist avaient jusqu’à présent une signature forte.

Sans faire de mystère, je suis très loin d’être fan de la nouvelle nomenclature Titleist.

Jusqu’à 2020, Titleist était une « marque repère » avec une classification claire, efficace, et logique de ses séries.

Cette année, la qualité des produits est sans doute toujours au rendez-vous. Ce point ne se discute pas.

En revanche, la lisibilité de l’offre s’est complexifiée, avec par exemple une lame MB qui présente des lofts identiques à une lame CB…

Les gammes AP ont été supprimées au profit d’une nouvelle appellation T, qui a ouvert une augmentation de l’offre, tout en marquant pas une réelle séparation entre gammes « player » et « improvment ».

Les séries T mélangent les deux types d’offres, sans que l’on comprenne l’utilité de la série T100 par rapport à la série 620 CB, deux séries qui semblent être des Cavity Back.

Difficile aussi de comprendre et de classer la nouvelle série T100-S, mis à part qu’à l’image de Cobra (King Forged Tec) et de TaylorMade (P790 Ti), se développerait une nouvelle segmentation de clubs pour bons joueurs, mais avec des lofts fermés ?

Avec la série T400, Titleist a succombé à la tentation de la guerre des lofts, et s’est engouffrée tout entière dedans.

Les points forts de l’offre Titleist

La gamme 620 MB devrait rester une valeur sûre dans cet océan de changements chez Titleist.

La marque ne joue pas sur les longueurs de manches recommandées pour ses têtes.

Tous les lofts sont dans la nature… Titleist a une réponse pour tous les goûts.

L’esthétique des séries reste sobre, et à l’image de la marque, son ADN.

Les points faibles de l’offre Titleist

Sur son site Internet, Titleist ne communique pas sur les offsets de ses clubs, et c’est bien dommage.

Cela ne facilite pas la lisibilité et la compréhension de son offre.

Sans doute préoccupée d’être assimilé à une marque qui ronronnait, avec des clubs, qui d’année en année, changeaient à la marge, Titleist a tout changé, au risque de déstabiliser les suiveurs de la marque.

Comme sur le parcours, attention à la pondération entre risque et récompense.

Wilson

Dans ce cas, je ne vais pas mâcher mes mots. 

Le site Wilson Golf ne démontre aucune volonté réelle de promouvoir et expliquer les produits.

Avant de parler de lisibilité de l’offre, il faut convenir de la non-lisibilité du site.

Au fait que la marque reste sourde à toutes demandes d’échantillons pour tests, s’ajoute la volonté de ne rien expliquer ou présenter des caractéristiques de ses produits.

De toute l’industrie, le site est le plus mal fait, et le moins informatif.

C’est sans doute à raccrocher avec les très faibles parts de marché de la marque en France.

C’est dommage, les produits mériteraient une meilleure représentation, et pourraient légitimement concourir.

PXG et HONMA

Dans les deux cas, là, c’est moi qui n’aie pas assez développé d’expériences autour de ces deux marques, et ce, pour réaliser une présentation suffisamment objective des produits.

Avant le confinement, il était prévu que je découvre l’ensemble des produits des deux marques, pour pouvoir en parler plus précisément.

Cela n’a pas pu être fait, malgré la bonne volonté des équipes commerciales France, des deux entités.

En l’état actuel, et vue la complexité des offres, je préfère m’abstenir, et attendre d’avoir plus d’informations de la part des deux marques, pour me prononcer.

XXIO

Troisième marque du groupe SRI avec Cleveland et Srixon, XXIO, marque japonaise, entend moderniser et « muscler » son image en 2020. La marque imagine mieux pénétrer encore les marchés américains, et européens, forte de sa domination très forte au Japon.

Les points forts de l’offre XXIO

La marque met fortement en avant l’argument de la légèreté de ses clubs pour une cible senior, en mal de distance. Le mélange loft fermé et manche léger donne des résultats évidents sur la distance supplémentaire.

XXIO propose une série Lady.

Les points faibles de l’offre XXIO

Revers de la médaille de la distance, ce ne sont pas les clubs qui donneront le plus de spin, et de contrôle de profondeur, avec des trajectoires forcément plus tendues.

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