Pourquoi faire le choix fou de jouer des lames pour un amateur ?

Cet article m’a été inspiré par un lecteur assidu depuis de nombreuses années, Ludovic C., qui m’a appelé au sujet de mon choix de rejouer des lames, Srixon Z-Forged, venant d’une précédente série Z545. Il possède d’ailleurs cette même série depuis quelques années, et il s’interroge lui-aussi sur le fait de changer pour les mêmes lames, et ce, dans le but de progresser. A travers cette expérience, je souhaite vous illustrer les bénéfices/inconvénients entre une série de lames, et une série de clubs plus tolérants, tout en tordant le cou à certaines idées contrefaites sur les lames... si effrayantes.

Pourquoi jouer des lames ?

En 2015, après 10 ans à avoir joué des lames Nike Forged, et m’être un peu pris pour un autre, je décide de reprendre mon jeu en main.

A ce moment, je me jure « Au Grand dieu, je ne rejouerai plus jamais des lames, j’ai perdu 10 ans de mon golf, à essayer d’assouvir un mauvais objectif. »

Clément Morelle, alors responsable d’un magasin de golf, me fait essayer les Srixon Z545.

Je les trouve puissant, et sans commune mesure plus tolérant par rapport aux clubs que je jouais jusque-là, d’une conception vieille de 15 ans.

De 2015 à fin 2019, j’ai donc joué cette série Z545 sans discontinuer, et ne pensant pas vraiment un jour avoir besoin de changer à nouveau.

Dans plusieurs articles, j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer qu’il y a deux grandes familles de golfeurs : Les Intérieur-extérieur, et les extérieur-intérieur.

Je catégorise ainsi les golfeurs, selon leur chemin de swing naturel, et surtout ceux qui n’en ont pas conscience, et ne jouent pas avec cette caractéristique.

Au plus haut niveau, un golfeur professionnel est facilement capable de modifier ce paramètre, et dessiner les trajectoires de son choix.

Faute de radar, un golfeur amateur a plus difficilement accès à cette information.

Au bout de quelques temps à jouer cette série Z545, je m’attendais à progresser franchement.

Je l’ai fait. J’ai notamment gagné en distance, et en confiance.

Pourtant, assez rapidement, j’ai constaté qu’il m’arrivait de taper des balles hors de contrôle en hook, faisant moi-même partie de la famille des golfeurs qui swinguent la plupart du temps intérieur-extérieur.

Il m’a fallu des années à tester des clubs pour comprendre l’importance de l’offset d’un club de golf.

Modeste, j’ai longtemps cru que mon swing était la cause principale de ces coups perdus à gauche, et souvent hors limite.

En réalité, l’offset a une importance, et malheureusement rarement expliquée.

Au détour d’un test de clubs pour JeudeGolf, le test des Srixon Z-Forged, je découvre le pot au rose.

J’avais déjà eu un doute légitime au moment de tester les Callaway APEX MB.

J’avais été surpris de constater que ces clubs n’étaient pas tout bonnement injouables, y compris pour un amateur.

En réalité, en près de 20 ans, il s’est passé trois phénomènes importants concernant les lames de golf, les fameuses Muscle Back.

Premièrement, les manches ont suivi la même tendance que pour le reste de l’équipement : Allongement.

Deuxièmement, les lofts ont suivi la même tendance que pour les reste de l’équipement : Fermeture.

Troisièmement, les semelles ont suivi la même tendance que pour le reste de l’équipement : Epaississement.

Entre ma lame du début des années 2000, et une lame d’aujourd’hui, la différence ne saute peut-être pas aux yeux, mais ce ne sont plus tout à fait les mêmes clubs.

Malgré cela, au désespoir des marques, les ventes ne cessent de s’effondrer.

Plus personne n’achète vraiment les lames MB !

A tellement décrire le sac des professionnels dans les revues de golf, en montrant que Sergio Garcia, Tiger Woods ou Rory McIlroy jouent systématiquement de tels clubs, les amateurs ont commencé à entendre une petite musique : « Ce n’est pas pour moi ».

C’est pourtant oublié basiquement les règles de l’offre et de la demande.

Une lame MB est une offre qui correspond à une demande qui n’a rien à voir avec l’index ou rien à voir avec le niveau de jeu, mais au contraire, un choix qui correspond à des caractéristiques de swings.

La lame MB est par définition dans l’offre d’un fabricant, le club qui présente le moins d’offset, et permet donc à un golfeur, la plus grande variété de trajectoires, et en particulier, pour les golfeurs intérieur-extérieur, le moins de correction nocive du type anti-slice.

Oui, pour la famille des golfeurs extérieur-intérieur, surtout quand c’est prononcé, ce n’est pas le premier choix à faire, surtout si en plus, vous ouvrez beaucoup la face à l’impact…

Après avoir juré ne plus y revenir, j’ai pourtant fait le chemin inverse, et sans pour autant jouer régulièrement moins de dix d’index !

Choix prétentieux ?

Absolument pas, et à la différence, de ma première tentative mal réfléchie, cette fois, j’ai réellement composé ma série sur des critères seulement objectifs, entre compromis sur la tolérance, la puissance, et la précision.

Avec un maître mot ou concept clé, une fois sur le parcours, je veux avoir confiance dans mes clubs, et ne pas douter du moment, où je vais lancer un gros hook éliminatoire.

Combien de fois, ces dernières années, je me suis mis en position de scorer, et perdu toute chance avec un coup de fer en pull ?

De tous les arguments que je vais vous présenter ci-après, le plus important, c’est la confiance.

Si Ludovic ne m’avait pas relancé sur la question du test de la série Z-Forged, je n’aurai certainement pas pensé à produire cet article.

Devant la question de ce test, je me suis demandé comment je pourrais en faire un article utile pour tous, et c’est là que l’idée m’est venue, d’aller jusqu’au bout de l’expérience, et de comparer les deux séries, l’ancienne, et la nouvelle.

Ce faisant, en jouant le jeu, j’ai découvert des choses que je n’aurai pas imaginé sur mes propres clubs.

Avant de taper la moindre balle, et d’aller au résultat, je vous propose une première synthèse, un premier état des lieux.

De quels clubs parlons-nous vraiment ?

Comme je n’ai pas prémédité cet article, ce n’est pas tout à fait une comparaison entre des clubs standards. Sur chacune des séries, j’ai apporté des modifications.

Ci-dessus, ce tableau que j’ai réalisé au studio JeudeGolf permet de comparer les grandes données des deux séries : Lofts, lies, swing weight, poids total, longueurs, et offsets.

Mis à part les lofts, les lies, et les offsets, j’ai tout remesuré avec mes outils au studio. 

C’est là que j’ai découvert que suite au montage de grips ALIGN MCC 4+ sur la nouvelle série Z-Forged, je n’ai pas assez bien tenu compte de l’équilibrage.

En effet, dans le tableau, vous pourrez constater que je joue depuis octobre avec des clubs équilibrés en C9 (sauf le fer 9… mystère).

La pose des nouveaux grips (Midsize) par rapport aux standards a engendré plus de poids en bout du manche, et ont donc modifié l’équilibre. Je n’ai pas senti de gêne particulière.

J’aurai l’occasion de développer ce point dans un autre article, car depuis que j’ai fait ces mesures, j’ai rajouté du plomb sur toutes les têtes, afin de revenir à l’équilibre en D1. J’ai donc alourdi les têtes de 5 grammes par rapport à ce tableau.

Bref, les Z-Forged sont des têtes plus fines que les Z545, et cela se retrouve dans le poids total du club, un soupçon plus léger.

5 grammes, c’est anodin, mais cela joue tout de même sur le calcul du smash factor, puisque la vitesse de club couplée à la masse du club va jouer sur la transmission d’énergie.

Intrinsèquement, le Z545 est forcément un club plus puissant.

De ce tableau, il faut retenir que les lofts sont plus ouverts de 2 degrés en moyenne (seulement) pour les lames.

C’est ce premier argument qui m’avait fait les choisir.

Pour des lames, le fer 7 à 33 degrés est autrement plus abordable qu’une lame type TaylorMade ou Titleist à 35 degrés, pourtant elles-aussi des MB.

Ces 2 petits degrés d’écarts sont en fait un monde en termes de tolérance.

La série Srixon a pour elle cet avantage d’être beaucoup plus abordable pour un amateur tel que moi.

Ce n’est pas sans poser une contrepartie… Ce que je vais gagner en smash factor, je vais le perdre en contrôle de la profondeur de mes trajectoires, et versus les deux lames citées, TaylorMade ou Titleist.

Les lies des deux séries Srixon sont identiques. Dans mon cas, je les ai rectifiés toutes deux pour correspondre à un swing plus flat.

La longueur des manches diffère tout simplement parce qu’au bout des lames, j’ai ajouté mes capteurs Arrcos qui mesure 0,5 inches de long. C’est la seule véritable différence, mais elle n’est pas anodine… Elle m’ajoute de la vitesse de swing avec les lames.

Enfin, comme évoqué plus haut, la donnée primordiale, et qui a justifié mon choix est l’offset, nettement moins prononcé sur la Z-Forged.

Pour illustrer mon article, j’ai donc retapé mes deux séries du fer 9 au fer 4 avec la même balle, sous l’œil avisé du Trackman 4, pour au final, vous présenter mes arguments seulement objectifs.

Test comparatif du fer 9 Z-Forged versus Z545

Avec ce premier exemple, je vais illustrer le bénéfice de précision d’une lame.

Ci-dessus, 20 frappes avec le fer 9 Z545, sans chercher à garder les meilleures balles, le chemin de club naturel avec ce club est de 3,2 degrés, alors que la face est ouverte en moyenne à 1.2 degrés.

Le rapport entre le chemin et la face est alors de -2 degrés.

Quand tout va bien, je tape des balles dans l’axe. Quand le chemin se dégrade trop intérieur-extérieur, et que la face se ferme, la balle peut potentiellement filer à plus de 10 mètres à gauche, et inversement, un coup tapé en push peut filer plus de 15 mètres à droite.

Sur 20 balles, cela se produit au moins à 5 reprises, soit 25% de chances.

Deuxième cas de figure, avec la lame Z-Forged dans la même situation, le chemin de club naturel, et du fait de l’offset réduit, et pas d’un hypothétique changement de swing, n’est plus que de 1.8 degrés en moyenne (versus 3.2 degrés avec le Z545).

Pas de changement technique, pas de solution difficile à mettre en œuvre, impact immédiat, je réduis de moitié un des deux problèmes qui préside au contrôle de la trajectoire d’une balle de golf.

Sachant que pour la face, le second volet du problème, c’est beaucoup plus difficile de trouver une solution simple, et pour un amateur.

Conséquence flagrante entre les deux fers 9, j’ai réduit l’aire de dispersion de mes 20 balles.

Et pour cela, sur un fer 9, je n’ai réellement perdu que 2 mètres de distance !

Le smash factor est effectivement franchement moins bon (1.24 versus 1.28), mais le résultat qui compte, c’est la chance de proximité au drapeau… et la confiance qui en découle.

Ce n’est même pas tant la question du spin ou de la hauteur de trajectoire, qui cumulé, avec une lame, devraient me donner un meilleur contrôle de la profondeur… en l’espèce, la lame me permet de réduire la roule d’un mètre.

Le choix de la lame ou son bénéfice, c’est la réduction de la dispersion, visible à l’aide des deux graphiques.

Pour un professionnel, le résultat serait sans doute encore plus spectaculaire.

L’incidence du loft sur les trajectoires

Vous êtes amateur comme Ludovic et vous vous demandez quelle va être l’influence des lofts sur vos trajectoires ?

Ci-dessus, la comparaison entre le Z545 et le Z-Forged… Comme je ne suis pas un excellent golfeur ou même professionnel, il peut y avoir de petites incohérences.

Par exemple, avec la lame, au cours de ce test, je n’ai pas créé un angle d’atterrissage nettement supérieur entre mon fer 9 et mon fer 8.

Plus un loft est élevé, et plus le loft dynamique aura des chances d’être réellement plus élevé, et plus l’angle de décollage pourrait être élevé, et idem pour l’angle d’atterrissage. A l’extrême, un fer 9 produit une balle en cloche, et un fer 4, une balle tendue.

Entre les deux séries, le simple changement du loft agit bien sur la hauteur des trajectoires. Ce n’est pas spectaculaire. Vous ne le verrez pas à l’œil nu, mais cela existe.

L’incidence de l’offset sur le chemin de club, et le différentiel face/chemin

Si comme moi ou Ludovic vous vous demandez comment améliorer votre jeu, et mieux contrôler vos trajectoires, vous devez vous interroger sur l’offsets de vos clubs.

Dans mon cas, j’ai choisi les Z-Forged pour cet argument majeur.

Le tableau ci-dessus illustre la relation de cause à effet entre offset et rapport face sur chemin.

En dehors du point d’impact de la balle dans la face, qui dans les deux exemples est assez constant, le chemin de club (intérieur-extérieur) ou (extérieur-intérieur), et la position de la face du club à l’impact sont prédominants pour prédire la direction.

J’ai du mal au niveau amateur à agir sur la face. Par contre, je peux plus facilement agir sur mon chemin, avec des exercices simples, ou même avec des clubs avec peu d’offsets, notamment dans mon cas, dans la famille des golfeurs intérieur-extérieur. (Le club rentre vers la balle par l’intérieur de la trajectoire en relation avec la cible droite devant nous, et sort vers l’extérieur à la cible).

Plus l’offset sera prononcé, et plus mon chemin de club va augmenter, ce qui en conséquence, risque d’augmenter la relation entre le chemin, et la face.

Si vous placez le chemin à 0 degré par rapport à la cible, et la face à 0 degré, la balle part droite dans l’axe… à 0 degré.

Si vous placez le chemin 3 degrés intérieur-extérieur à la cible, et la face à 0 degrés, la balle subit la distorsion de relation entre le chemin et la face, soit -3 degrés.

Elle part dans l’axe à cause de la face, mais elle termine fortement à gauche de la cible, en hook, à cause de cette relation chemin/face « distendue ».

Pour seulement 3 degrés de chemin, ce qui n’est pas beaucoup, la balle peut potentiellement s’échapper de 15 mètres à gauche, sur un coup de fer 7 tapé à 140 mètres carry, et avec une face fermée de -2 degrés.

Dans le tableau plus haut, on voit qu’avec la Z545, toutes mes frappes avec tous les numéros présentent systématiquement un rapport face/chemin négatif (hook), entre -0,7 et -3,2 degrés.

J’ai systématiquement une chance élevée de faire terminer la course de mes balles à gauche de mes cibles.

Cela ne vient pas que de mon swing !

Le club est une grande partie de l’explication.

A en juger par la position moyenne de ma face à l’impact, ce n’est pas ma face le principal problème !

Ce qui a fait mon choix pour la lame, et sans être 0 ou 5 d’index, c’est le fait de réduire l’offset, et de réduire le chemin de club !

Avec la lame, au lieu de réaliser un chemin de club en moyenne de 3 degrés, il se rapproche de 0, et même sur les longs fers, il s’inverse légèrement, passant extérieur-intérieur.

Le rapport face/chemin n’est quasiment jamais négatif.

Mon risque est plus de faire un push à droite sur mon plus mauvais coup, et à cause d’une face trop ouverte, ce qui n’est pas le cas le plus fréquent pour moi.

En substance, j’ai compris qu’elles étaient mes fautes les plus fréquentes (faces parfois fermées sur chemin de club très intérieur-extérieur). En prenant une série de lame, j’ai résolu un problème sur deux : Le chemin.

Pas parce que c’est une lame… à cause de l’offset.

Comment compenser les effets négatifs d’une lame : La perte de distance

Comme je n’avais pas prémédité cet article, très rapidement après l’achat de mes lames, j’avais finalement changé les grips (pas pour l’usure) ayant découvert le bénéfice de mettre des grips « Midsize » par rapport aux standards.

Avec des grips plus gros, j’avais été surpris de constater que j’attaquais la balle selon un angle d’attaque plus prononcé, un loft dynamique plus bas, avec un effet positif sur le smash factor, et la vitesse de balle.

J’ai gagné en distance, mais en contrepartie, tendu les trajectoires, et atténué le point fort d’une lame : Le pouvoir stoppant résultant du cumul du spin élevé et l’angle d’atterrissage plus prononcé.

Autre élément, j’ai ajouté les capteurs Arccos qui ont l’avantage et l’inconvénient d’allonger la longueur des manches d’un quart de inch.

Comme depuis toujours je grippe le club au bout, cela me fait gagner légèrement en vitesse de swing.

Ces deux ajustements ont contribué à réduire ma perte de distance due à un moindre smash factor, bien que le gain de vitesse de swing, avec des manches plus long, soit très relatif.

Ce tableau recense le loft, le poids total du club et la longueur des manches, et en face, la vitesse de swing, la vitesse balle générée, le smash factor (ratio entre vitesse de swing et vitesse de balle), la distance au carry (m), la distance totale (m), et l’écart entre les deux (la roule ou réalité du pouvoir stoppant du club).

Je constate que je n’ai pas été suffisamment vigilant après avoir changé les grips.

Le poids total de mes clubs n’est pas assez cohérent, et cela a des conséquences sur l’équilibrage.

A ce stade, je ne sais pas dire si cela a une influence sur le résultat, et si un meilleur équilibrage pourrait produire de meilleurs résultats. Cela fera l’objet d’un prochain article.

Pour une moyenne de loft supérieur de 2 degrés par clubs avec la série de lames, pour une série de clubs plus long d’un quart de inch, ma vitesse de swing est finalement à peine supérieure avec la série de lames (+0.5 mph en moyenne), en revanche, ma vitesse de balle baisse bien en moyenne de 3 mph.

C’est le coût réel d’une série de lame sur le jeu d’un golfeur amateur tel que moi.

Le Smash Factor, et donc les sensations à l’impact, baisse notablement de 0,05 points par club.

Concrètement, je perds 5 mètres de moyenne en distance au carry.

Le choix que j’ai fait… c’est perdre 5 mètres pour réduire la chance réelle et systématique de dispersion que j’avais obtenu avec la série Z545.

Comme j’ai limité le phénomène à seulement 5 mètres par le choix du grip, j’ai aussi diminué ou sacrifié un peu du point fort de cette série, le pouvoir stoppant.

Piste : Est-ce que le fait d’utiliser une balle qui génère plus de spin ou plus de hauteur de trajectoire pourrait m’aider ? (dans l’exemple, c’est une Srixon Z-Star).

J’ai vérifié. La réponse est non.

La seule solution à mon niveau consiste à m’organiser pour taper des coups en fade, ce qui réduit encore drastiquement ma distance (environ 10 mètres), mais me permet de faire monter le taux de spin de plus de 1000 tours, et d’augmenter l’angle d’atterrissage de 3 à 4 degrés, pour diviser la roule par 2.

Est-ce que cette lame finalement très abordable n’est qu’une étape dans mon projet de jeu ?

Ne devrais-je pas à terme, pour ma vitesse de swing, accepter encore une perte de distance, et basculer vers une série encore plus « ouverte » ?

Pour l’instant, je ne fais pas ce choix, car là, pour le coup, je ne suis pas encore certain du ratio bénéfice/inconvénient, et si possible favorable.

Conclusion

Pour ce test, je ne démontre pas que j’ai le niveau d’un excellent golfeur.

En revanche, j’illustre que le fait de réduire l’offset de mes clubs rend le résultat des mes frappes plus prédictibles.

J’ai réduit les pertes de contrôle et le hook, tout en acceptant une baisse de distance de 5 mètres en moyenne.

J’ai atténué la difficulté de jouer des lames en modifiant les grips.

J’ai aussi choisi des lames qui étaient plus abordables par opposition à des lames vraiment traditionnelles, et notamment celles avec un fer 7 de loft 35 degrés, ce qui représente encore une autre étape.

Pour Ludovic, pour qui cet article a été imaginé, la bascule entre Z545 et Z-Forged est un choix qui implique forcément un compromis : Perte de distance, et gain de précision.

Pour atteindre votre objectif qui consiste à jouer moins de 10 au-dessus du par, il faudra en passer par là, et même si votre vitesse de swing est inférieure à celle que j’ai illustré.

La préparation physique est LA bonne solution pour augmenter la vitesse de swing.

Pour limiter les effets de la perte de distance, pensez à la taille des grips, à allonger les manches, et à « plomber » les têtes.

Grace à vous et à ce sujet, j’ai uniformisé le swing weight de tous mes fers en D1 au lieu de C9, et ce, en ajoutant 5 grammes de plomb au dos de mes fers.

Même si un club de golf est un objet relativement fixe, vous avez quelques latitudes pour ajuster certains paramètres en votre faveur.

Enfin, pour tout golfeur qui se pose la question des lames ou qui les diabolise… l’offre correspond à la demande… pas à un hypothétique index, qui d’ailleurs ne résume pas votre jeu avec des fers.

Ne sélectionnez pas vos clubs sous prétexte que vous êtes 5,10, 15, 20, 25 ou plus d’index, mais quelles sont les caractéristiques qui correspondent à votre besoin.

Ps : Dans cet article, je n’ai pas parlé des manches (dans les deux cas, des manches en acier et stiff), Project X 6.0 pour le Z545 et NS Pro Modus 3 Tour 105 pour le Z-Forged.

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