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Guide de choix meilleurs drivers pour le golf 2017

Pour la quatrième année consécutive, et traditionnellement début mars, nous publions notre guide de choix annuel des meilleurs drivers pour la saison à venir, en se basant sur l’offre des principaux fabricants que nous évaluons tout au long de l’année, et les clubs que nous avons pu tester entre septembre 2016 et mars 2017.

Etat du marché du matériel de golf en mars 2017

La communication est souvent la clé du succès. En 2016, TaylorMade a réussi une très belle campagne publicitaire au sujet de sa famille de produits M. Cette année 2017, Callaway met le paquet sur son driver EPIC.

Il y a la publicité. Il y a les ventes. Il y a la performance intrinsèque d’un driver. Entre ces trois paramètres, le lien n’est pas toujours aussi évident. Le driver le plus vendu n’est pas systématiquement le plus performant.

Il y un autre paramètre de plus en plus déterminant s’agissant de la performance : le fitting.

L’évolution du marché des drivers suit justement, et depuis plusieurs années, une tendance vers plus de produits ajustables.

Entre un produit de base, tête, shaft, et grip, assemblé en standard, que vous pourriez acheter en rayon d’un magasin de golf ou sur internet, et un produit vraiment ajusté pour vous, vous seriez surpris de constater un écart de rendement considérable.

Le rendement d’un driver, c’est bien entendu la distance maximum au carry et à la roule qu’il procure.

C’est aussi sa tolérance, son taux réduit de spin, son angle de lancement optimisé, son MOI (moment d’inertie) et en fait, son efficacité !

Des éléments que nous « trackons » tout au long de l’année avec les marques que nous suivons en France.

Jusqu’en juillet dernier, elles étaient encore dix marques à vendre régulièrement des drivers sur le marché continental.

Nike a rendu les armes à l’été.

Pourtant, son offre 2016 était peut-être la plus performante depuis plusieurs années, et elle enregistrait enfin un minimum de résultats commerciaux après une longue traversée du désert.

Avant de parler des drivers 2017, il faut évoquer la contraction du marché.

Non seulement, les ventes ont baissé (sans doute de plus de 5% en 2016), mais les fabricants commencent aussi à se réduire.

Certes, TaylorMade et Callaway donnent l’illusion d’un marché toujours aussi dynamique avec une fréquence de mise à jour toujours aussi soutenue, et une mise en stock de près de 50% de l’offre globale.

La mise en stock correspond à la présence des clubs en points de ventes.

50%, cela veut dire que même si vous pouvez acheter une autre marque, vous avez au minimum une chance sur deux de vous retrouver en face d’un driver d’une de ses deux marques.

De dix au total en 2016, le nombre s’est donc réduit à huit, et ce n’est peut-être pas fini…

Exit Nike, mais aussi Cleveland, au moins pour un temps, remplacé par Srixon pour le groupe SRI, qui agglomère les marques Cleveland, Srixon mais aussi la tonitruante XXIO, la marque Premium qui progresse le plus dans l’hexagone.

Mizuno donne des signes inquiétants.

La marque japonaise a mis fin à sa présence directe sur le marché français, et délégué sa relation commerciale à la société Pigguy Sport, chargé de reprendre le flambeau.

Marque de qualité incontestable, y compris pour le driver, Mizuno reste pourtant, et surement, la marque la plus largement sous-cotée par le marché.

C’est l’histoire de la communication, des ventes, et de la performance. Il n’y parfois aucun lien évident entre les trois.

Reste donc TaylorMade, Callaway et Ping, la bande des trois, qui ensemble pèsent la plupart du temps 65% du marché français en matière de ventes de drivers.

Sur dix ans, TaylorMade est le plus souvent premier dans cette catégorie de produits.

En 2017, il n’est pas impossible que Callaway lui ai « chippé », au moins pour un temps, la première place, à la suite de son intense campagne de communication en faveur du EPIC.

En 2015, Ping avait réussi son coup avec le G30 et les turbulettes.

Le rythme de sortie des clubs est un élément très important dans la performance commerciale.

Si TaylorMade et Callaway sortent des clubs en début d’année, et un peu tout le temps, Ping, comme Titleist, fonctionne sur un calendrier de 18 mois. Sans être devin, l’offre 2017 ne devrait voir le jour qu’en…juillet 2017.

Sur ce marché, le denier qui parle à souvent raison.

En ce début d’année, Ping subi un peu la situation, mais cet été, la marque peut très bien reprendre la main sur ses deux principaux rivaux.

Après ce triumvirat classique, on retrouve la marque surprise de 2016 : Cobra, qui avec près de 10% de part de marché, présente le rapport qualité/prix le plus offensif du marché.

Le positionnement prix est volontairement inférieur à celui des leaders, mais la qualité ne l’est pas, parfois, c’est même l’inverse.

L’an passé, nous élisions le Cobra King Ltd « meilleur driver player » du marché, pourtant, les ventes n’ont pas réellement suivi ou à la hauteur des espérances.

Comme Mizuno, parfois, les golfeurs n’imaginent pas que le niveau des concurrents est très resserré, ou ne testent pas assez de produits ou de marque variés.

Srixon et Titleist, les champions des balles font aussi des bons drivers, mais ils focalisent plus souvent leurs moyens sur leurs points forts : Les balles.

Enfin, Wilson et Mizuno ferment la marche.

Pour Wilson, c’est logique tant la marque ne fait pas beaucoup d’efforts pour être présente en France.

Encore cette année, la marque ne sera pas testée sur jeudegolf.org.

Carton rouge à la société AMER Sports qui distribue Wilson en France, et ne fait pas le minimum de travail pour défendre sa marque auprès de nous, de vous, ce que les marques leaders ne se privent pas de faire avec beaucoup de passion, et de professionnalisme.

Ceci dit, comprenez les marques, être testé sur jeudegolf.org n’est pas toujours une partie de plaisir !

Ici, pas d’étoiles ou de médailles en chocolat qui dans le moins bon des cas est de 4,5 sur 5 !

Du coup, chaque année, c’est un peu la guerre avec les marques pour avoir les échantillons, et les bons modèles.

Premier classement à produire : Celui de la participation des marques !

Callaway (envoie systématiquement tous les échantillons en temps et en heures)

Srixon/XXIO (envoie systématiquement tous les échantillons)

Mizuno (envoie tous les échantillons sauf le dernier driver JPX-900)

Cobra (envoie tous les échantillons mais souvent en retard)

Ping (envoie les échantillons mais plus depuis quelques mois)

TaylorMade (les envoyait mais ne le fais plus, mais va le refaire…)

Titleist (n’envoie jamais les échantillons par principe)

Wilson (n’a jamais envoyé un seul échantillon et répondu à la moindre sollicitation)

Présentation de l’offre de driver 2017 par marque, et par ordre de participation

Autre intérêt de ce guide, il nous permet de prendre du recul par rapport aux tests déjà réalisés par rapport aux plus récents.

Ci-après, on vous présente les clubs par marques, et par catégories, le plus souvent entre clubs improvments ou players, non ajustable ou ajustable, tolérant ou distance.

Callaway

Honneur « au premier de la classe » pour l’envoi des clubs à tester, Callaway, qui présente cette année deux offres déclinées sous la marque Great Big Bertha : le FUSION et l’EPIC.

Au catalogue du fabricant, vous trouvez toujours le XR 16 de l’an passé, et en plus, un produit un peu à part, le Subzero, dont l’intérêt est plutôt anecdotique pour la majorité des amateurs.

Driver Callaway GBB Fusion

Bilan du test : lien

Selon les profils, les résultats sont très différents, ce qui tend à démontrer qu’un fitting pourra facilement contredire une conclusion trop marquée de notre part.

Cependant, quelques points reviennent avec récurrence, comme la tendance à lever plus la balle, et un taux de spin cohérent pour un club à grand moment d’inertie.

Le fabricant mise sur des sensations plus que sur la recherche d’un gain absolu de distance.

La bonne idée consiste à proposer justement deux longueurs de shafts (44,5 et 45,5 inches), ce qui devrait provoquer des résultats très différents selon les profils.

Par rapport aux enjeux proposés en introduction, le Fusion est assez radicalement différent du précédent Big Bertha Double Diamond 816, plus tolérant, mais toutefois moins efficace d’un strict point de vue de la distance.

La tolérance est le véritable maître-mot de ce driver.

Comparativement aux autres drivers 2016-2017, le Big Bertha Fusion se situe dans la bonne moyenne sans toutefois se situer au-dessus du panier.

Avec du recul :

Après avoir comparé les deux drivers Callaway, et réalisé le test de l’EPIC, le Fusion est clairement le driver à fort taux de MOI de la marque. Le niveau de tolérance est plutôt bon, mais c’est surtout les sensations qui feront la différence. Si vous cherchez un driver plus « athlétique », l’EPIC apportera une meilleure réponse dans les mains.

Driver Callaway GBB Epic

Bilan du test : lien

Si d’un point de vue sensation, c’est le jour et la nuit entre l’EPIC et le FUSION, d’un point de vue performance, c’est beaucoup plus difficile à distinguer sans passer par la case fitting.

Au-delà de ce test qui ne démontre pas une révolution de performance, si vous envisagez d’acheter ce driver, plus que d’habitude, ne le faites pas sans passer par un réglage minutieux du loft et du shaft.

Entre le produit de base, et le même réglé, vous pouvez gagner 10 à 12 mètres en distance, et faire monter le smash factor de 1.44 à 1.50.

EPIC, M2, 917 D2… La performance du produit fitté ne suffira pas toujours à faire votre choix.

D’autres critères, comme votre attachement à la marque, le prix, la couleur ou le design pourront être pris en considération.

Pour notre consultant, Xavier Bretin, le test du EPIC illustre encore que le driver Callaway pourrait mieux faire en matière de spin, un élément qui avantage toujours légèrement TaylorMade.

Si le ratio spin/angle de lancement paraît meilleur vis-à-vis du FUSION, c'est que pour ce dernier, il n'était pas très optimal. Pour un driver "athlétique", l'EPIC doit être fitté pour justement faire baisser le spin.

Avec du recul :

L’offre Callaway 2017 pour le driver est très marquée. D’un côté, le FUSION s’adresse aux joueurs à la recherche d’un très fort taux de MOI, et d’un maximum de tolérance. De l’autre côté, l’EPIC présente des caractéristiques plus « athlétiques » sans trop sacrifier à la tolérance.

Bien qu’on puisse toujours pousser la logique, et la recherche de performance au maximum vis-à-vis de nos attentes, l’EPIC est à ce jour, et au moins depuis 4 ans, le meilleur driver proposé sur le marché par Callaway. Attention, plus que jamais, ce produit pointu doit être fitté pour obtenir le meilleur résultat possible, sinon, le taux de spin risque de rester trop élevé.

Srixon

La marque japonaise alterne le renouvellement de son offre d’une année sur l’autre. Srixon propose toujours au catalogue son excellent Z 355 déjà testé fin 2015, et plutôt typé tolérance. Cependant, la nouveauté pour 2016-2017 est le Z 565 qui propose de nombreuses innovations comme le Ripple effect ou la Power Wave Sole.

Driver Srixon Z565

Bilan du test : lien

Pas de suspense, tout au long du test, nous avons constaté les mêmes effets.

Contrairement au Z545 qui avait été l’une des grosses surprises de l’année précédente, le Z565 ne donne pas sa pleine mesure.

Si le niveau de spin rendu est excellent, une certaine tendance à ne pas assez lever la balle, en particulier pour le senior, et une vitesse de balle un peu en-dedans à l’impact pénalise l’efficacité.

Concernant le smash factor, le Ripple Effect ne nous a pas convaincu.

Un fitting personnalisé concernant ce produit paraît indispensable, notamment pour trouver un shaft qui favorise un meilleur rendement, et un réglage du loft plus élevé.

Avec du recul :

Parmi les premiers clubs 2017 à être testés, ce qui n’est pas toujours un avantage, le fond de l’analyse précédente ne change pas nettement.

La vitesse de balle à l’impact est un peu en-dedans d’où un smash factor assez moyen, par contre, le niveau de spin généré est dans la bonne moyenne. Les meilleures balles sont au niveau des autres bons drivers du marché. Un fitting devrait avoir pour objectif d’améliorer les moins bonnes balles pour maximiser le rendement de ce driver, qui d’un point de vue esthétique est très différent du reste du marché.

XXIO Prime

Bilan du test : lien

Tout est une question de compromis ! Le Prime veut que vous leviez la balle ! Avec un loft à 11,5 degrés, vous n’allez pas compresser la balle comme vous pourriez le faire avec un M2 ou un GBB EPIC. Si vous êtes capable de sentir la différence dans les mains, ce qui demande une grande vitesse de balle, le Prime ne sera pas le driver avec le plus de retour d’informations. Vous en aurez en fait beaucoup moins.

Cependant, lors de la séance d’essai, le testeur senior a levé la balle comme jamais ! Il gagne une distance de près de 10 mètres en moyenne, et produit donc un résultat d’une grande efficacité.

Si vous prenez un M2 ou un GBB EPIC pour les régler en 11,5 degrés, est-ce que vous pourriez réaliser les mêmes performances ? C’est possible, mais il ne faut pas oublier les caractéristiques du shaft Miyazaki de seulement 36 grammes…

Avec du recul :

Ce driver est l’antithèse du TaylorMade M2 ou Callaway EPIC, ce n’est clairement pas un driver pour joueur athlétique, capable de pousser le smash factor au maximum.

En revanche, c’est sans doute l’un des plus adaptés aux golfeurs à vitesse de swing lente.

Avec un loft certes plus élevé, ce qui pourrait être conseillé à beaucoup de seniors, il lève la balle beaucoup plus haut, et permet un véritable gain de distance.

En 2017, notre senior n’a pas envoyé plus loin avec un autre driver ! Il a lancé plus vite et plus haut, ce qui a largement compensé le spin élevé.

Désolé de le répéter sans cesse, plus que jamais le fitting d’un driver (ajustement du loft, et choix d’un shaft adapté) est la clé de la performance en 2017.

Mizuno

En 2015, le JPX-850 avait été une des sensations de la saison.

Mizuno n’a pas l’image d’une marque de drivers, comme TaylorMade ou Callaway, pourtant, la marque nippone est capable de se mettre au niveau d’un point de vue performance, tout en ayant un positionnement prix compétitif, et des produits très esthétiques.

En 2017, il semble difficile de succéder au très bon JPX-850, puisque pour la première fois en 4 ans, la marque n’a pas envoyé le driver pour le test dans les temps. Carton rouge, et avis forcément défavorable sur ce produit que nous ne pouvons donc pas recommander pour l’instant.

Notre seule expérience avec ce driver remonte au pré-test réalisé en amont du lancement en juillet 2016, sans avoir pu toutefois relever les données trackman.

JPX-900

Premier essai : lien

Ce driver JPX-900 est ajustable de 7,5 à 11,5 degrés de loft avec un écartement possible d’un degré.

En standard, le shaft monté est un Fujikura Speeder Evolution II, manche qui a la particularité d’être contre-balancé.

Un seul bémol ! Dommage que Mizuno n’ait pas gardé à l’identique le bleu de la couronne du JPX-850, une pure merveille. Sur ce nouveau modèle, il est plus foncé, et perd légèrement son côté brillant.

Avec du recul :

Malheureusement…rien à dire de plus ! Non testé, ce driver est pour l’instant hors de notre liste de recommandation.

Au mieux, comme d’autres drivers 2017 parfaitement ajustés, il est « peut-être » performant, au pire, il fait moins bien que le précédent et excellent JPX-850. Pour l’instant, cela reste une énigme.

Il devrait pourtant arriver chez nous dans les jours à venir…

JPX-EZ

Bilan du test : lien

Le driver « Easy » de Mizuno marque un pas en avant par rapport au précédent modèle de 2014. Encore plus tolérant, c’est surtout le golfeur d’index 20 à 29 qui va y trouver un plus grand bénéfice.

En revanche, un manque d’angle de lancement, et un peu trop de spin pénalise la distance pour un club qui aurait pu être « une machine » à driver.

On regrettera un peu cette couleur grise moins fantasmatique que le magnifique bleu diamant du JPX-850. Pour un golfeur qui recherche la distance, ce modèle reste d’ailleurs « plus nerveux » et plus optimisé.

Finalement, le crantage de la marque est plutôt évident : JPX-EZ pour les golfeurs classés de 18 à plus, et JPX-850 recommandé pour les golfeurs classés de 0 à 18.

Avec du recul :

Un peu comme le Callaway Fusion, il s’agit vraiment d’un driver typé M.O.I. La tolérance est plutôt bonne, en particulier, pour les golfeurs à vitesse de swing lente ou modérée.

Cependant, pour les golfeurs qui swinguent plus vite, cette tête ne donne pas un très bon ratio spin sur angle de lancement. Trop de spin et pas assez d’angle de décollage…

Cobra

Sur le marché, on parle beaucoup de TaylorMade et Callaway. Sans leur faire offense, on ne parle pas assez de Cobra, surtout en matière de drivers.

En l’espace de 5 ans, et sous l’influence de leurs nouveaux ingénieurs, José Miraflor et Tom Olsavsky, des ex-TaylorMade, à l’origine de quelques-uns des plus grands succès de ces dernières années comme le R1 ou le RocketballZ, Cobra a révolutionné son offre.

Déjà l’an passé, Cobra avec l’excellent King Ltd et les très bons F6 et F6+, avait été LA surprise de l’année s’agissant de la performance.

Cette année, l’effet de surprise ne pourra plus fonctionner.

En revanche, les premiers éléments de nos tests des drivers King F7 et F7+ laissent transpirer le fait que le smash factor est clairement toujours le point fort de Cobra !

Un élément qui a été argumenté par les ingénieurs au cours de notre passage en Californie.

King F7

Dans le cas des drivers Cobra, ils sont arrivés quelques heures seulement avant la date limite, tant et si bien que nous n’avons pas encore écrit les articles de tests détaillés.

En revanche, nous avons retardé la publication de ce guide pour réaliser un premier test en indoor, et avoir au moins une première impression, avant de lancer le processus complet d’essai avec plusieurs joueurs.

Comme en 2016, sans favoriser Cobra, sans changer les conditions de comparaisons de la procédure de test, encore une fois, les drivers King F7 etF7+ vont se classer en tête pour le smash factor pratiquement au maximum du rendement possible !

Dans l’instant :

Concernant le F7, étant le seul à avoir pu encore les tester, j’ai eu du mal à donner beaucoup de vitesse de swing.

Mon hypothèse est que cela vient de la tête du club très légère. Annoncé pour être équilibré en D2 alors que le shaft pèse 62 grammes en regular ou 63 grammes en stiff, la tête est forcément légère.

Pour une tête 460 cc, cette légèreté favorise visiblement le smash factor (1,50 en moyenne alors que je ne swingue pas comme un professionnel), mais à contrario, le manque de masse en tête enlève de la distance.

J’ai aussi noté un taux de spin très bas, le plus bas de tout ce que j’ai testé en 2016-2017, et aussi bien en stiff qu’en regular !

Certainement un driver les plus tolérants du marché et le moins spinnant, mais le test devra être mené jusqu’au bout pour confirmer cette première très bonne impression.

King F7+

Même problématique que le précédent club, la version King F7+ a été testé quelques heures avant l’écriture finale de ce guide. Cependant, comme le F7, le niveau de smash factor est lui-aussi très élevé.

Toujours équilibré en D2 et testé avec les mêmes shafts stiff et regular de 62 et 63 grammes, la tête a donné beaucoup plus de vitesse de swing. Soit 3 à 5 mph de plus, ce qui est un écart très conséquent ! La tête parait plus lourde par rapport au F7.

Toutefois, la tolérance étant aussi bonne, l’efficacité est encore meilleure. Autre caractéristique forte chez Cobra, le taux de spin est le plus bas du marché actuellement !

Dans l’instant :

Il semble bien que Cobra arrive à placer son centre de gravité au niveau le plus bas, tout en proposant des clubs très tolérants.

Comme en 2016, il me semble qu’encore cette année, Cobra propose la meilleure offre s’agissant de la performance, aussi bien en tolérance qu’en efficacité.

Attention au F7 dont la tête est trop légère pour faire exploser les compteurs, mais qui sera très adaptée à des joueurs à faible vitesse de swing.

Le F7+ est un tout petit peu plus pointu à jouer. Les sensations sont plus marquées avec le F7+, pourtant en distance, j’ai eu du mal à les distinguer…

Ping

Difficile de juger l’offre de Ping en ce début d’année, puisque la marque de Phoenix n’a pas encore sorti son modèle 2017 (à venir en juillet en toute logique). En attendant, nous illustrons le Ping G, testé début 2016, et toujours au catalogue du fabricant.

Attention avec Ping ! Quand le produit sort à l’été, comme par exemple le G30, la marque en profite pour reprendre un petit temps d’avance par rapport à ses concurrents. Avis aux plus patients…

G, LS TEC et SF Tec

Bilan du test : lien

Esthétiquement, la gamme de drivers PING G est très réussie. D’un point de vue sensations, de l’avis de nos testeurs, les clubs paraissent maniables. Pour le même prix, chacun pourra choisir la configuration qui lui plaira le plus entr G, LS Tec et SF TEC. De notre point de vue, le G devrait correspondre à 80% des golfeurs. La version SF Tec, dite anti-slice n’a d’intérêt réel que pour les golfeurs très en difficulté dans cet aspect du jeu.

C’est plus au joueur de travailler sa gestuelle que d’espérer un remède presque miracle venant du matériel. Oui, la face est plus refermée et logiquement devrait produire des coups qui partiront en théorie plus à gauche.

Ceci étant, un golfeur qui slice fort produira toujours plus ou moins de slice.

Si c’est bien vu de la part de PING, ce n’est pas forcément le choix que nous vous recommanderions.

Concernant la tête low spin, elle donne effectivement une trajectoire plus pénétrante, mais ce n’est pas flagrant chez tous les testeurs, sauf à changer des paramètres, comme par exemple la rigidité du manche.

En résumé, pour bénéficier pleinement du LS TEC, il faut être capable de centrer régulièrement la balle dans la face.

De notre point de vue, le LS TEC devrait se limiter aux golfeurs à un chiffre ou swinguant la balle au-delà de 100 mph.

En performance pure, nous avons eu du mal à trouver un écart substantiel entre le G30 et le G

TaylorMade

En 2016, vous avez plébiscité la famille M, et en particulier, le driver M2 qui a été le plus vendu en France avec près de 25% de parts de marché.

En 2017, la nouvelle famille M présente un design beaucoup plus réussi, pourtant, aux USA, certains reprochent à la marque de ne pas avoir créé assez d’écart avec sa précédente gamme, sortie seulement un an auparavant.

Pourtant, l’an dernier, les drivers TaylorMade ne nous avaient pas transcendé en comparaison des précédents R15 et Aeroburner.

Pour avoir testé les clubs 2017 en France, et aux Etats-Unis, l’avis est plus favorable cette année à une remarque près…la tête 440 cc.

M1

Bilan du test : lien

Avec le M1 440 cc, TaylorMade illustre à quel point la marque est capable de faire un très bon driver pour de très bons golfeurs.

C’est même étonnant que ce driver soit proposé à la vente tant il est pointu. Imaginez pouvoir aller au salon de l’auto, et repartir avec une concept car. Avec ce driver, c’est un peu la même chose.

Il ne s’agit pas ici de dénigrer ce club, mais bien d’illustrer à quel point TaylorMade sait fabriquer des drivers performants pour les joueurs les plus performants. Simplement, 99% d’entre nous ne sommes tout simplement pas concernés…

Les règles vous permettent de jouer aujourd’hui des têtes 460 cc, il ne faut pas renoncer à ce privilège tant que c’est possible.

D’ailleurs, même sur le tour, pas sûr qu’il y ait beaucoup de professionnels qui optent pour le 440 cc versus le 460 cc. Tout le monde cherche la tolérance.

Ceci étant, sans être trop contradictoire, merci à TaylorMade de nous illustrer jusqu’où on peut aller en matière de design pour un driver…

Avec du recul :

Depuis le test du 440 cc, nous avons pu mener un nouveau avec cette fois la tête 460 cc !

Quelle que soit la configuration, en changeant le shaft, en changeant les poids ajustables, en changeant le loft, le 460 cc ne s’est pas montré franchement plus à son avantage que le 440 cc.

Le niveau de smash factor pour un golfeur qui swingue entre 90 et 95 mph reste en berne.

Si les réglages des poids ajustables permet effectivement de modifier les trajectoires, ce driver reste globalement très peu tolérant, et donc problématique pour faire de la distance.

Il faut sans doute avoir la vitesse de swing de Dustin Johnson ou de Jon Rahm pour arriver à en tirer quelque chose… Grosse frustration avec ce driver !

M2

Bilan du test : lien

Le M2 fait assurément partie des bons drivers de l’année 2017. On sent le travail des ingénieurs pour améliorer conditions de lancement et taux de spin. Pour autant, cela ne veut pas dire que sur un shaft standard sans fitting, vous obtiendrez nécessairement le gain espéré.

Il arrive plus fréquemment qu’on ne le croit que le résumé regular ou stiff ne soit pas toujours cohérent avec la fréquence ou l’équilibrage d’un shaft. Il ne serait pas surprenant que dans les années à venir la notion de flex soit remise en cause, car insuffisante.

La tolérance du M2 est quant à elle globalement en progrès.

Si vous avez acheté un M2 en 2016, comme toujours, changer de driver tous les ans ne se justifie pas assez d’un seul point de vue de la performance. Les écarts sont ou trop infimes ou relatifs.

En revanche, par rapport à un R15 ou un Aeroburner de 2015, le nouveau M2 se justifie déjà plus sur les critères du smash factor, de l’efficacité et de la baisse du spin

Avec du recul :

Comme évoqué plus haut, TaylorMade n’a pas fourni tous les exemplaires de drivers à tester cette année. Cela devrait changer suite au déplacement effectué à Carlsbad. En attendant, le M1 en version 440 cc est trop difficile à jouer pour un simple amateur, comme illustré par un smash factor inférieur à 1.40.

A l’inverse, le M2 est l’un des meilleurs drivers de la saison à la faveur d’un excellent ratio spin sur angle de lancement, synonyme d’optimisation des conditions de lancements. Il figurera en bonne place dans le classement des meilleurs drivers 2017.

Titleist

Tout comme Ping, Titleist ne propose pas un driver tous les ans, mais à minima tous les 18 mois, au plus régulièrement tous les deux ans.

L’appellation des produits est d’une grande constance. 913, 915 et désormais 917, la marque ne varie pas de son mode de fonctionnement. Cette constance est d’ailleurs une de ses forces.

En 2015, la marque nous parlait d’Arc Recoil Channel… En 2017, le surefit CG est dans l’air du temps, et de la philosophie générale de la marque qui vous invite à privilégier le fitting.

Ce fitting est d’ailleurs devenu essentiel avec le driver 917 qu’il soit D2, D3 ou D4.

Comme pour les autres produits que nous n’obtenons pas directement des marques, c’est le magasin US Golf de Lyon qui nous a fourni des clubs de démo.

917 D2

Bilan du test : lien

Le 917 D2 est une légère amélioration des modèles Titleist précédents.

Comme pour beaucoup de drivers, c’est principalement le taux de spin qui a tendance à baisser. Si en plus, vous ajoutez un shaft légèrement plus long, vous obtenez un gain de distance.

Toutefois, si le 917 D2 propose moins de spins que ses devanciers, d'autres clubs sortis en 2016 ont donné moins de rotations.

A ce stade, sans s’arrêter sur les options d’ajustements, en version standard, le 917 D2 est en milieu de peloton s’agissant de la performance.

Ce club prend sans doute tout son intérêt dans un principe de fitting, en cherchant la bonne cartouche pour le bon placement du centre de gravité selon votre swing. Il faut donc bien ajuster le système SUREFIT CG pour optimiser ce driver.

Bien qu’il s’agisse de la version la plus large, la plus tolérante par rapport au D3 ou au D4, le D2 reste un club plus approprié pour les vitesses de swings rapides. Pour un senior à vitesse de swing modérée, le résultat n’a pas été franchement concluant.

Avec du recul :

Pour avoir testé plusieurs fois ce club, notamment aux Etats-Unis dans le cadre d’un fitting dédié au Titleist Performance Institute, le constat a été qu’avec des éléments sur-mesure, le niveau de performance de ce driver pouvait monter très haut, et très largement au niveau du TaylorMade M2 ou du Callaway GBB EPIC.

Le produit standard n’est pas transcendant, mais si vous trouvez la bonne configuration, performances et sensations garanties !

Wilson

La marque a défrayé la chronique aux USA en début d’année avec la vrai-fausse homologation du driver Triton.

Dans un premier temps déclaré non-conforme, ce driver conçu par le vainqueur d’un jeu télévisé a eu le mérite de se faire remarquer. Après quelques ajustements, il a finalement bien été homologué par l’USGA.

Certains murmurent que Wilson aurait peut-être fait exprès pour créer le buzz autour de la qualité, et la performance de son nouveau driver.

Jusque-là, c’était bien joué…Cependant, sommes-nous concernés en France ?

Avec le Triton, Wilson propose aussi un nouveau driver D300, mais dans les deux cas, la marque reste sourde à toute demande de test. C’est donc volontaire !

Comme Mizuno avec le JPX-900, carton rouge, n’ayant pas pu évaluer ces clubs, nous ne les recommandons pas.

Synthèse :

Au final, sur 18 drivers sur le marché en 2017 pour 8 marques, nous avons pu en tester 13 dans différentes configurations.

Le résultat de notre guide n’est donc pas complet à 100%, mais représente en contrepartie 92% des produits mis en rayon dans les magasins.

Cependant, une remarque paraît importante !

A l’heure des drivers de plus en plus ajustables, chaque tentative de classement peut être remise en cause par un bon fitting.

Ici, nous n’avons pas la prétention d’avoir le classement absolu ou la vérité divine.

Simplement, c’est le résultat de notre travail sur plusieurs centaines d’heures cumulées et réparties sur au moins 6 mois, avec certaines marques qui coopèrent et d’autres pas.

De plus, la multiplication des têtes carbones n’est pas sans nous poser des problèmes de mesures avec un trackman de deuxième génération.

C’est pourquoi au cours des derniers mois, nous avons fait évoluer la procédure avec l’arrivée dans l’équipe de Xavier Bretin, pro de golf et expert trackman, qui chapeaute les tests réalisés en outdoor avec un trackman troisième génération.

Ce qui nous permet de vous présenter ce guide avec la certitude de vous fournir des avis tranchés, objectifs et vérifiables.

Pour les mois à venir, nous continuerons à adopter une logique d’investissement pour perfectionner notre procédure, tout en faisant preuve d’humilité dans cet exercice difficile, quand il se veut honnête.

Mon propre classement

Le tableau ci-dessous recense l'ensemble des drivers que j'ai testé moi-même entre septembre 2016 et mars 2017.

Ce tableau se segmente entre shaft regular et stiff, et aussi par loft entre 9.5, 10, et 10.5.

Je vous invite à regarder particulièrement le smash factor, le degré d'efficacité, et le ratio spin/angle de lancement.

Idéalement, le smash factor doit être le plus proche de 1.52. Le degré d'efficacité doit être le plus proche de 2.50. Enfin, le spin sur angle de lancement doit être le plus proche de 100 pour un angle de lancement de 17 degrés, et 1700 tours par minute.

La catégorie reine des tests est celle concernant les drivers en 10,5 degrés de loft sur shaft regular standard, qui représentent la majeure partie des ventes non customisées.

Me concernant, le résultat le plus optimum concerne le driver TaylorMade M2 sur shaft regular avec un loft 10,5 degrés juste devant le Cobra King F7+.

En conclusion de ce guide, je plébiscite les drivers M2, 917 D2, King F7+, et GBB EPIC, en tenant compte de la possibilité d'adapter ces clubs.

Je suis influencé par mon expérience aux Etats-Unis, où pendant trois jours, j’ai été fitté dans trois produits différents, le TaylorMade M2, le Callaway EPIC et le Titleist 917 D2.

Bien que Callaway n’ait pas fournit les résultats du test au Ely Callaway Performance Center, j’ai le souvenir d’un niveau de performance assez similaire entre ces trois produits.

Par ailleurs, j’ai été très surpris par le driver Titleist, marque, qui comme TaylorMade, a fourni à posteriori les résultats du test effectué au TPI.

Concernant le Cobra King F7+, bien que testé très récemment, sans beaucoup de recul, je constate à nouveau, un taux de smash factor très supérieur à tout ce qui existe sur le marché, et cette fois sans fitting. Des tests complémentaires sont en cours d'organisation.

J’imagine qu’avec le même processus de fitting, ce club est peut-être le meilleur driver du marché en 2017. Ce n’est que mon avis, et mon retour d’expérience à ce jour….

Le classement du Pro Xavier Bretin

Le classement du testeur Senior

Ce guide est susceptible d'être mis à jour avec de nouveaux éléments testés, et de nouvelles analyses de notre part, en particulier pour les clubs arrivés en retard.

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laurent.gambirasio@libertysurf.fr
0 #1 Le fitting est primordiallaurent.gambirasio@libertysurf.fr 10-03-2017 20:47
je confirme le commantaire concernant le fitting titleist. Je viens de faire un fitting pour changer de driver. J'ai testé le m1 le m2, l'epic et le 917 D2.
après 2 heures et l'essai avec différents shaft et réglages, le titleist est ressorti largement devant pour moi. (Ce qui peut ne pas être vrai pour une autre personne).
Donc je prône vivement un fitting multimarques.
Laurent gambirasio
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