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Guide de choix 2021 des séries de fers dites « Player » et « Cavity Back »

Quelle Cavity Back choisir ? Comme exprimé dans le précédent sujet, le marché des fers se décomposent en huit catégories, la catégorie Muscle Back étant la catégorie reine pour les joueurs à la recherche d’un maximum de contrôle, et à l’opposé, la catégorie Improvment Oversized qui caractérisent des gros clubs surdimensionnés avec des lofts très fermés. La catégorie Cavity Back s’adresse toujours à des joueurs plus sensibles à la question du contrôle par rapport à la distance, mais avec un loft permettant un peu plus de puissance, avec en même temps une cavité pour déplacer le centre de gravité de la tête de club.

Le profil pour jouer des Cavity Back

Entre lame MuscleBack ou lame Cavity Back, il peut y avoir un véritable débat, et difficile à trancher.

Un degré d’écart pour le loft d’un fer, ce n’est pas un écart énorme à combler, et souvent, c’est très faible comme niveau d’incidence sur les données mesurées avec un radar.

Le choix est d’ailleurs complexifié à mesure que de plus en plus de marques proposent des lames MuscleBack avec en standard, des lofts à 3 degrés pour le fer 7, ce qui jusqu’à récemment était la marque de fabrique d’une lame Cavity Back.

Le loft n’est donc plus nécessairement le seul critère discriminant. En réalité, c’est bien la cavité qui est au centre du débat.

Et pour autant, à nouveau, la conception moderne des lames Muscleback a contribué à réduire l’écart de difficulté perçue par rapport à la Cavity Back.

Pour ou contre ?

L’avantage d’une lame MuscleBack, c’est le fait de pouvoir travailler la balle comme on le désire, et de permettre de voir plus facilement les erreurs de swings ou de centrages de balles dans la face.

Une Muscleback donne plus d’informations sur la nature des coups manqués, et permet de mieux gérer les effets (fade ou draw).

Le gros inconvénient de ce type de club, c’est que dans un sport qui demande de la régularité, une lame exige de votre part cette grande régularité…

A L’inverse, les lames Cavity Back ont été imaginées pour contrer cette faiblesse, en apportant plus de facilité dans la frappe. Le dessin permet un placement du poids différent. La partie basse de la tête est plus large, ce qui donne plus de rebond au club.

En théorie, on doit pouvoir taper des coups plus longs, plus hauts, et plus droits… A l’inverse, une CB (Cavity Back) permet moins de donner des effets à la balle, mais là encore, la technologie a progressé, et c’est moins vrai aujourd’hui.

Fonctionnellement, nous voyons souvent d’anciens joueurs de lames Muscleback qui en vieillissant basculent sur des Cavity Back.

Difficile de donner une vitesse de swing minimum pour commencer à jouer des CB, comme pour le précédent Guide sur les MB, là-encore, ce qui compte, c’est la capacité à se rapprocher d’un smash Factor de 1.32 ou idéalement 1.33 avec le fer 7, et d’obtenir un angle d’atterrissage de vos balles entre 45 et 50 degrés pour optimiser le contrôle de la profondeur.

Si vous n’obtenez pas ces valeurs, mieux vaut choisir un club avec une semelle plus large encore, et c’est d’ailleurs pour cela que les marques ont créé une troisième catégorie de clubs forgés, ce que nous appelons les « Large Cavity Back » ou « Forgé tolérant ».

Coup d’œil dans le rétroviseur

Avant de parler de 2021, qu’en-était-il de l’offre 2020 pour ces clubs ?

Le fonctionnement du tableau : Présentation par marque du club correspondant à la catégorie, mention si le produit est « connecté ou pas » avec un système type Arccos, et de quatre caractéristiques imputables à un fer 7 (loft, lie, longueur du manche, et offset), et enfin, mention si le club est décliné pour les femmes.

Sur les 13 marques que nous allons vous présenter au travers des différents articles de cette série de guides, toutes ne proposent pas des lames CB, tant le marché s’est en fait contracté au fil des années.

En 2020, le segment des lames CB n’était donc pas le plus prolifique. Toutes les marques n’en proposent pas nécessairement.

Le loft moyen du fer 7 pour ces séries était de 33 degrés, tandis que le niveau d’offset ou de décalage entre la face du club et le hosel pouvait être mesuré entre 2.3 et 3 millimètres.  En la matière, cela signifie que selon les marques, les différences sont minimes.

Votre choix se fera surtout selon votre goût pour une marque, le look d’un produit, ou le prix.

Idem, le lie de la tête ou la longueur du manche proposé en standard ne varient pas beaucoup…toutefois ne perdons pas de vue qu’il s’agit de clubs forgés, et donc adaptables au moment d’un fitting.

C’est l’un des gros points forts des têtes forgées, vous pourrez justement changer le lie et le loft pour optimiser vos frappes de balles.

En 2021

La comparaison 2020-2021 permet d’illustrer le fait que d’une année sur l’autre, les changements au sein des gammes de produits sont très limités.

Toutefois, nous essayons d’augmenter la taille de notre panel, et cette année, nous illustrons en plus Honma qui a fait l’effort de nous présenter sa gamme, ou encore la marque de club de clubfitter Wishon.

Les faits les plus notables

Ping et Titleist, conformément à leur stratégie raisonnable de ne pas bouleverser leur offre produit tous les ans, n’ont donc pas de nouveautés à présenter dans l’immédiat. D’une certaine manière, les excellents i210 et 620 CB n’ont pas pris une ride…

Hormis ces deux marques, les autres, elles en ont profité pour changer leurs clubs, à commencer par Callaway, qui à l’image de Titleist propose désormais deux produits sur ce seul segment.

Quand TaylorMade met le paquet sur les lames MuscleBack avec trois offres, ce n’est pas le cas ici avec la seule et très jolie P7MC. Callaway est donc plus présent avec l’Apex Pro 21 et l’Apex TCB, deux produits au style radicalement différent.

Entre Apex Pro et Apex TCB, au-delà du discours marketing, on distingue des différences au niveau du loft et surtout du hosel, même si infimes.

Cobra a aussi revu son offre avec un produit qui se veut franchement original, le KING Tour avec MIM (Metal Injection Molding).  Pour le coup, le procédé de fabrication se veut franchement différent de ce qui se fait usuellement, à savoir forgé ou moulé…

Dans ce cas, il s’agit d’injecter du métal dans un moulage…

Honma, depuis son changement d’actionnaire et de stratégie commerciale propose une offre particulièrement lisible, avec un fer dans chaque catégorie, et non pas deux ou trois… Le TR20 V vient donc compléter le TR20 B de la catégorie Muscle Back.

S’agissant de Mizuno, la gamme JPX-921 Tour vient compléter la série MP-20, et justement sur le segment des cavités.

En revanche, comparativement à la précédente génération, mis à part le look, rien ne change, et certainement pas les caractéristiques de têtes qui sont strictement identiques.

On notera toutefois un bel effort avec la mise sur le marché d’une série seulement et spécialement pensée pour les gauchers, la version SEL.

Toujours en provenance d’Asie, Srixon a remis à jour sa ligne de produits, et exit la Z785 remplacée par la ZX7. Là encore, le nom du produit change en même temps que le design, mais pas de modifications des caractéristiques essentielles (loft, lie, offset…)

A l’inverse, TaylorMade nous propose avec la P7MC des différences sensibles avec la précédente P760, notamment le loft plus ouvert, et un offset légèrement moindre, pour un club, du coup plus pointu…

Enfin, Wilson a aussi revu son offre pour la simplifier à l’extrême, signe que les ventes ne sont toujours pas au rendez-vous…. Sur le segment confondu MB et CB, plus qu’une seule offre avec la nouvelle Staff Model CB, qui a le mérite d’être l’offre la moins onéreuse du marché.

Le prix : Un véritable critère de choix ?

Parmi les grandes marques, aucune ne dépasse les 200 euros l’unité, et finalement les prix sont très serrés entre les différents produits, mis à part Wilson qui se distingue en descendant à 150 euros l’unité, au même niveau que PING avec le modèle i210 qui commence à dater.

Finalement, sur ce segment, on peut se risquer à dire qu’au contraire, le prix n’est pas nécessairement suffisamment différencié pour être le principal élément de réflexion.

Le look prend donc importance capitale, et c’est pourquoi Callaway avec l’Apex Pro 21 ou TaylorMade avec la P7MC tentent des coups plus marqués, et pour être plus remarqués.

Le choix du shaft est la clé

Comme pour une lame Muscleback, le choix d’un shaft pour lever la balle semble être intuitif.

Evoqué largement dans le précédent sujet consacré aux lames MB, choisir une série de clubs est bien plus une affaire de shafts que de têtes.

Parmi tous les clubs présentés ci-dessus, les différences au niveau des têtes sont faibles, alors que le fait de choisir la bonne combinaison tête-shaft-grip est le véritable défi.

En standard, sur la P7MC, TaylorMade propose l’excellent KBS Tour 120 S en stiff ou 130 X en extra stiff, toutefois ces manches sont censés proposés des trajectoires « mid » ou intermédiaires.

Un golfeur qui lève trop la balle pourra y trouver un bénéfice alors qu’inversement un golfeur qui cherche le contrôle aurait plus intérêt à opter pour un manche qui lance haut.

Même constat chez Callaway qui pour l’Apex PRO propose par exemple le True Temper Elevate ETS 115 de regular à extra-stiff, et pour autant ce manche est censé favoriser des trajectoires basses ou mid…

Dans le même registre, Cobra propose en standard un KBS S Taper de regular à extra-stiff, là encore jugé pour des trajectoires de low à mid…

Même constat chez Srixon avec le ZX7 monté sur NS Pro Modus 3 Tour 120, encore un excellent shaft, mais toujours un shaft pour des trajectoires low-mid…

Sans pousser l’analyse plus loin, dommage que les marques ne prennent pas le risque de proposer des manches high, et se positionnent quasiment toutes sur du low-mid, alors que pourtant un manche « high trajectory » serait très intéressant pour améliorer encore le contrôle avec une tête Cavity Back, et même plus intuitif.

L’avis qui n’engage que Laurent

Si la qualité des têtes proposées par les grandes marques ne se discute pas, je suis très surpris par le côté « copié-collé » des manches qui proposent tous les mêmes types de trajectoires, à savoir low ou mid, mais jamais high.

Pourtant, spontanément, sur ces clubs, on aurait envie de tester du high launch pour maximiser le spin, et la hauteur de balle.

Vouloir acheter une telle série, et ne pas aller au bout de la démarche pour lancer plus haut me paraît un peu surprenant, et peut-être même contreproductif, autant acheter une série avec des lofts plus fermés, et une semelle plus tolérante si l’objectif final, c’est de gagner des mètres à la roule…

Article à suivre concernant les forgés tolérants ou Large Cavity Back

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