Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Guide de choix – Meilleurs drivers pour le golf en 2019

En 2019, sur le marché français des équipements de golf, vous pourrez trouver au moins 10 marques, et 17 drivers différents, avec tous en commun une promesse, être le meilleur pour vous. La cuvée 2019 a particulièrement mis l’accent sur l’augmentation de la vitesse : Face Flash, Speed Injection, Speedback… La vitesse a été conjuguée à tous les temps, à la fois par TaylorMade, Callaway, Cobra, Srixon, XXIO, Mizuno, PXG, Wilson, PING ou encore Titleist. Pour vous apporter une aide dans votre choix, je vous propose un tableau comparatif des principales caractéristiques des drives, en même temps que les prix. A l’aide du Trackman 4, de notre studio d’essai, j’ai pu tester et surtout retester la majorité des clubs, dans toutes les configurations. Jamais auparavant je n’avais tapé autant de balles pour produire un tel comparatif, et mes conclusions seront comme toujours sans complaisances, et en toute indépendance.

Découvrez nos formules d'abonnements

Comment trouver le bon driver ?

Avant de vous livrer le résultat de tests que j’ai mené de septembre à mars, soit sur près de 6 mois, et plusieurs milliers de balles tapées, je me suis forgé quelques convictions au fil des années que je voudrais vous partager sur le choix du meilleur driver possible.

Dans toutes les grandes marques, de TaylorMade à Callaway, en passant par PING, Srixon/XXIO, Cobra, Titleist, Mizuno ou encore PXG, vous trouverez certainement une tête excellente, et en fait un driver qui pourra vous être parfait.

La difficulté, ce n’est pas de choisir une tête, et une marque, puisque ces dernières fabriquent souvent seulement cet élément pour sous-traiter la fabrication du manche, et du grip.

Le choix du bon driver est donc essentiellement un savant mélange de bons composants, un bon assemblage.

Le fitting s’impose de plus en plus comme la norme pour acheter son driver, et c’est tant mieux.

La question qui est importante, c’est jusqu’où vous êtes prêt à aller dans ce processus d’ajustement de votre club. Combien de temps êtes vous prêt à y consacrer, et surtout pour quel niveau de détails ?

Souvent, les écarts de performance se mesurent sur moins d’une dizaine de mètres. Optimiser parfaitement son driver ne rapporte parfois pas plus de 5 mètres en moyenne par rapport à d’autres, soit 2%, 3% ou 5% de mieux en distance totale.

Ci-après, vous verrez que j’ai testé des dizaines de configurations, et finalement trois se sont dégagées.

Tête ? Manche ? Grip ? Le meilleur driver en rendement, c’est le meilleur équilibre entre la tête et les autres composants.

Le swing weight réel du club est l’élément capital du choix d’un driver, et cet équilibre ne se vaut pas d’un club à un autre.

A cet équilibre, j’ajouterais le point de flexion réel du manche, et son adéquation avec votre vitesse et forme de swing.

Si nous avons chacun un swing différent, alors nous n’aurons pas tous les mêmes résultats pour un manche donné.

Cela va bien plus loin que regular, stiff ou extra-stiff, des notions qui aujourd’hui ne veulent plus dire grand-chose, ou au mieux ne sont pas suffisantes.

Choisir un bon driver, c’est choisir un bon équilibre, et un bon point de flexion plus que choisir une marque, un concept marketing ou une face.

Vous constaterez qu’en 2019, les marques insistent souvent sur les faces, et sur la vitesse. Ce n’est pourtant pas l’élément le plus déterminant, surtout quand elles sont toutes à des niveaux très équivalent.

L’équilibre d’un club, si vous êtes suffisamment sensible ou expérimenté à ce que vous avez dans les mains, vous pourrez le sentir, et le confirmer dans des résultats avec un radar.

Pour relativiser, je dirais aussi que vous êtes capable de bien jouer une grande majorité de drivers, même ceux qui ne vous sont pas forcément adaptés. Ce commentaire pour relativiser l’importance du choix.

Si vous arrivez à comprendre ce que vous avez dans les mains, vous arriverez à en tirer parti.

Entre un driver XXIO Prime dont le manche ne pèse que 36 grammes ou un driver TaylorMade M5 avec un manche allongé à 45,75 inches, ou un driver avec un hosel qui avance le manche par rapport à la tête comme le PING G410 SFT, si vous avez conscience de ces caractéristiques, vous pouvez toujours VOUS adapter au club, et en tirer quelque chose.

Bien entendu, le but, c’est d’adapter le club à soi, mais l’inverse est aussi possible.

Enfin, le choix d’un driver n’obéit pas qu’à des questions de performances. Le prix, le design, l’attachement à la marque, et le plaisir rentrent en ligne de compte. Ils ne sont pas moins importants.

Sur la question du prix, un driver moins cher n’est pas nécessairement moins bon.

De tous les clubs de golf, le choix du driver est à la fois le plus complexe, et le plus passionnant pour un golfeur ou une golfeuse.

Sur le circuit professionnel, par contrat, les joueurs sont souvent obligés de changer les têtes, mais ils ne changent quasiment jamais les manches. Cependant, en changeant la tête, ils prennent tout de même le risque de changer l’équilibre global du club…

Les drivers 2019

On peut classer les nouveaux drivers 2019 selon au moins 3 catégories légèrement distinctes.

A l’origine, il n’y avait pas de segmentation dans cette catégorie de produits, et elle s’est faussement répartie entre driver ajustable et driver non-ajustable.

Cette segmentation a aujourd’hui volé en éclat. Quel driver n’est pas ajustable ? De quel ajustement parle-t-on ?

Sur les 17 clubs que j’ai répertoriés ci-dessus, seulement 2 n’ont pas un loft ajustable.

En revanche, 9 sur 17 présentent bien des ajustements sous la semelle pour modifier le centre de gravité, et donc les trajectoires.

La véritable segmentation des drivers repose sur d’une part, les têtes qui favorisent un moment d’inertie plus élevé avec un placement du centre de gravité d’emblée reculé, contre les drivers qui favorisent un spin plus bas et moins de moment d’inertie avec un centre de gravité avancé.

Schématiquement, on parle de clubs « improvments » pour joueurs en progression ou « player » pour les bons joueurs.

Ce n’est pas encore l’idéal, car vous verrez qu’un très bon joueur pourrait avoir intérêt à choisir une tête « improvment » avec un manche plus rigide, et obtenir ainsi la meilleure combinaison possible.

Troisième cas de figure qui depuis quelques années émerge, les clubs ultralégers, et notamment le XXIO Prime.

Ces clubs s’adressent principalement aux joueurs avec une vitesse de swing très modérée.

Comme illustré ci-dessus, les clubs improvments (l’offre) sont majoritaires par rapport aux golfeurs amateurs susceptibles d’acheter des drivers (la demande réelle).

Les clubs du PGA Tour ne correspondent en rien à la réalité des golfeurs de tous les jours.

La tableau ci-dessus vous résume donc en un coup d’œil les principaux éléments à retenir par driver : marque, modèle, testé sur JeudeGolf.org, loft ajustable, trajectoire ajustable, version disponible en draw-type contre le slice, swing weight, lie standard, prix, principale innovation en 2019, catégorie et segment, longueur du manche standard, et si le club dispose d’un outil de tracking intégré.

Selon l’importance des critères pour vous, vous avez déjà ici un premier élément pour orienter votre choix.

Sur la question spécifique du prix de vente, vous verrez qu’il existe une grande disparité, allant de 329 à 1299 euros pour un même objet.

Le prix moyen du marché du neuf en 2019 monte à 523 euros, confirmant la tendance des années passées à une augmentation, à la fois résultat des variations du dollar, de l’augmentation du coût de la main d’œuvre en Chine, d’une reprise du marché américain, et il faut le dire, une tendance à discriminer les produits par le prix de vente, à la hausse.

Toutefois, en France, il y a une élasticité au prix de vente, et je ne serai pas surpris que cette hausse entraîne possiblement une baisse des ventes en volume, ou un report plus grand sur le marché de l’occasion, et d’Internet.

Autre tendance que j’observe, l’allongement de la longueur des manches, ce que je considère comme une hérésie.

De 45,5 inches, un standard déjà long, trop long, certaines marques tentent d’imposer le 45,75 inches.

Non seulement, cela ne produit pas nécessairement une augmentation de la vitesse de swing, non seulement, cela continue à augmenter la dispersion latérale, mais en plus cela peut dégrader le smash factor, le centrage de la balle dans la face, et donc défavoriser la vitesse de balle.

La mère des caractéristiques pour évaluer la performance d’un driver, c’est pourtant la vitesse de balle (la finalité), et certainement pas la vitesse de swing (un moyen).

Driver à par exemple 100 mp/h de vitesse de swing, si la balle part à 140 mp/h ne sert à rien si driver à 95 mp/h produit le même résultat, ou pire permet de lancer la balle à 142 mp/h.

En 2019, les marques veulent pratiquement toutes vous parler de vitesse… Ce n’est pourtant pas nécessairement le meilleur argument ou surtout le résultat seulement de la face ou du manche.

L’équilibre ! L’équilibre entre tous les composants, c’est la clé !

S’agissant des gains et des performances, considérant que le marché des drivers est très réglementé, et notamment la face limitée à un coefficient de restitution de 0.83, il parait bien optimiste de la part des marques de laisser penser que les drivers 2019 pourraient surpasser ceux de 2018, ou même ceux de 2017.

De tous les tests que j’ai menés, au contraire, j’ai souvent plafonné en distance comparativement aux années précédentes.

Un driver EST toujours une affaire de compromis avec des profits et des contreparties.

En revanche, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas un driver 2019 à acheter. Si les produits intrinsèquement plafonnent, de nouvelles configurations permettent d’obtenir des performances ET du plaisir.

Des 17 clubs que j’ai testés, j’ai trouvé 3 clubs qui correspondaient à ce double constat.

PS : Tous les tests ont été réalisés dans les mêmes conditions, dans le studio d'essai près de Lyon, et avec la même balle (Type Srixon Z-Star) qui sert à tous les tests depuis 2012.

TaylorMade M5 et M6 : Une histoire de Speed Injection

Déjà détaillés et testés sur JeudeGolf.org, notamment à l’occasion d’un déplacement au siège de la marque en Californie, les nouveaux drivers TaylorMade misent sur une plus grande régularité de production, et donc un nouveau process de fabrication pour garantir une plus grande vitesse de balle après impact avec la face.

J’ai testé M5 et M6 sur manches regular et stiff, et en modifiant les lofts ou encore les poids ajustables sous la semelle du M5.

M5 et M6 ne permettent pourtant pas de gains supplémentaires par rapport au M3 et M4 de 2018.

Le M3 sur manche stiff et avec un loft de 9,5 degrés donne même une distance moyenne supérieure à celle du M5 et du M6.

Les + des produits

Le système d’ajustement Y-Track développée cette année sur le M5 est sans doute, et à l’heure actuelle le meilleur système d’ajustement des trajectoires du marché, parce que déjà dans un premier temps, et à l’inverse de beaucoup de concurrents, il produit un effet réel sur le vol de balle.

Les – des produits

Le choix des manches réalisé par TaylorMade, et notamment en standard, fourni par le fabricant pour ce test, en particulier le Fujikura Atmos 5R n’est pas satisfaisant.

Trop long (45,75) et mal équilibré avec la tête, les sensations et les résultats sont décevants.

Esthétiquement, j’avoue une préférence pour les modèles de l’an passé, M3 et M4 versus M5 et M6.

Les tests complets déjà publiés sur jeudegolf.org pour approfondir :

Lire l'article test sur le driver M5

Lire l'article test sur le driver M6

Bilan

Grand gagnant du classement l’an passé, TaylorMade est inversement moins en vue en 2019.

Ce n’est pas la qualité des têtes qui est en cause, mais les manches proposés pour cet essai qui n’ont pas permis d’optimiser performances et sensations.

Aux USA, j’avais pu tester, sans le trackman, un M6 sur un manche Project EvenFlow qui m’avait donné d’excellents résultats.

Le M3 reste selon moi, l’un des meilleurs drivers du marché pour ces 2 dernières années.

Si je ne doute pas de la qualité des têtes M5 et M6, je ne recommande pas les manches Fujikura Atmos, et je vous invite à passer du temps sur le choix d’un manche qui s’équilibre mieux avec ces nouvelles têtes.

A ce stade, je n’arrive pas à démontrer la supériorité de la Speed Injection, même si TaylorMade, à travers un fitting pourra vous proposer la bonne tête avec le bon manche.

Titleist TS2 et TS3 : Une histoire de Speed châssis

Lancé à la rentrée de septembre 2018, j’avais pu tester les deux drivers Titleist au studio à Lyon pour rapidement orienter mon choix sur le TS2 par rapport au TS3. Pour 2018-2019, Titleist donnait le ton qui allait suivre en janvier 2019 avec la plupart des autres fabricants : La vitesse.

Cependant, cette fois, il s’agissait du châssis qui était mis en avant comme générateur d’une meilleure aérodynamique quand les autres marques allaient misé principalement sur la face.

En abandonnant la codification 915, 917 ou 919, Titleist voulait imprimer une nouvelle dynamique.

C’est peut-être la plus grosse surprise de l’année. Le driver Titleist TS2 fait partie des 3 meilleurs drivers testés, et il présente un gain notable par rapport au 917 D2, son prédécesseur.

A relativiser toutefois, le manche est 0.5 inches plus long, ce qui explique principalement le gain de vitesse de swing.

Cependant, le gros point fort de ce driver se situe au niveau de sa tête plus lourde qui donne avec beaucoup de régularité un smash factor élevé, et donc une bonne vitesse de balle.

Les + des produits

La « forme de tête » du TS2 et donc son châssis réussi qui favorise une grande régularité de la vitesse de balle.

A noter, la tête du TS2 est lourde, ce qui ralentit la vitesse de swing, mais en contrepartie, augmente l’effet marteau, accroît la vitesse de balle, et augmente le smash factor.

Les – des produits

Les bagues d’ajustements qui restent un peu compliqués ou plutôt peu intuitives à comprendre sans le mode d’emploi fournit sur le site Internet de Titleist, mais c’est bien là pour l’instant le seul reproche possible à faire !

Les tests complets déjà publiés sur jeudegolf.org pour approfondir :

Lire l'article test sur le driver TS2

Bilan

Longtemps le Titleist TS2 s’est retrouvé seul en tête de mon classement personnel des meilleurs drivers pour 2019.

Excellent driver, il ne fait qu’égaler les performances du TaylorMade M3 de 2018, signe qui pouvait déjà me laisser penser que globalement, l’industrie est au maximum de performance possible, sans gains supplémentaires réellement possibles.

En revanche, l’expérience d’un fitting avec un expert démontre que l’on peut arriver à des gains substantiels. Entre le 917 D2 et le TS2, je ne suis pas certain que seul le produit soit supérieur, c’est bien le fitting, et l’équilibrage du bon manche avec la bonne tête qui produit le meilleur résultat.

En conclusion, oui, Titleist a certainement une bonne solution à vous proposer.

PING G410 Plus et G410 SFT : Une histoire de poids déplaçables

Début 2019, PING vous propose d’ajuster les trajectoires de votre driver à travers un poids situé à l’arrière de la couronne, et pouvant se déplacer sur au moins 3 positions.

Ce n’est pas réellement une innovation, mais une première chez PING, qui cherche à améliorer par petites touches son principe de driver G à base de technologie Dragonfly, et d’ailettes sur la couronne.

L’aérodynamisme de la tête, et donc la vitesse de swing reste la priorité du fabricant.

Vitesse de swing ou vitesse de balle ?

Le PING G410 Plus est clairement le driver inverse du Titleist TS2.

La vitesse de swing est facilement plus élevée avec le PING, par contre, le smash factor bien moins bon, et finalement je vais 10 mètres moins loin avec le G410 Plus versus le TS2.

Les + des produits

Les sensations à la frappe proposées par le PING G410 Plus sont excellentes, et devraient séduire de nombreux amateurs de la marque. On a vraiment l’impression d’exploser la balle dans la face. La vitesse de swing est nettement accrue par la légèreté de la tête (seulement 206 grammes).

Les – des produits

Le système d’ajustement des poids à l’arrière de la tête ne produit pas réellement d’effets notables sur la position de la face à l’impact, et en conclusion sur la trajectoire de balle. Le poids ne paraît tout simplement pas assez lourd pour pouvoir y parvenir. C’est plus cosmétique qu’efficace.

Autre remarque, PING a cédé à la tentation d’imiter TaylorMade pour allonger la longueur de ses manches jusqu’à 45,75 inches. Cela joue marginalement sur l’augmentation de la vitesse.

Les tests complets déjà publiés sur jeudegolf.org pour approfondir :

Lire l'article test sur le driver G410 Plus

Bilan

La marque reste égale à elle-même. Elle propose un driver avec un moment d’inertie plutôt élevé, mais une tête relativement légère pour peu d’effet marteau, et donc un smash factor plutôt bas associé à un niveau de spin élevé.

Dans ces conditions, le PING G410 Plus pourra difficilement battre des records de distances.

Pour PING, le but n’est peut-être pas là.

Il s’agit plutôt de proposer un driver avec de bonnes sensations, et une certaine « facilité » pour une population de golfeurs plus « seniors ».

La vitesse est donc essentiellement générée par la légèreté de la tête. Le PING G410 Plus permet de battre son record de vitesse de swing personnel, mais pas forcément celui de la vitesse de balle.

Néanmoins, pour l’augmentation de la longueur du manche, j’ai effectivement trouvé un gain marginal de 2 mètres versus le précédent G400.

Comme les marques précédentes, PING a certainement le bon manche, et la bonne tête pour vous, surtout si vous avez une vitesse de swing modérée.

Callaway Epic Flash, Epic Flash Subzero et XR Speed : Une histoire de face

Qu’elle soit Flash Face ou X VFT, Callaway fait partie des marques qui argumente principalement sur la face du driver pour proposer… plus de vitesse.

Le XR Speed sorti à l’été 2018 est toujours d’actualité. Sans doute l’un des plus beaux drivers du marché, moins ajustable, il permet surtout à Callaway de proposer une offre prix attractive alors qu’à l’inverse les modèles EPIC Flash sont parmi les plus chers du moment.

En 2019, Callaway confirme sa capacité à faire du beau. Après le modèle XR Speed, les drivers de janvier, EPIC Flash et subzero sont aussi parmi les plus beaux, si ce n’est les plus beaux, à la fois pour la couronne, et la semelle.

Comparativement aux modèles EPIC Flash, le XR Speed lève la balle plus haut avec un manche plus souple, et donne un niveau de spin très raisonnable. Ce n’est pourtant pas le driver le plus « speed » de l’offre Callaway, et heureusement pour Epic.

Comparativement à ROGUE que je n’avais pas trouvé très beau, ni transcendant l’an passé, le modèle EPIC Flash est meilleur.

Sur un manche regular comparable, j’ai un trouvé un léger gain de distance, surtout parce que l’équilibre du produit testé a été meilleur cette année.

Les + des produits

Pour le XR Speed, son prix et son look sont ses gros atouts. C’est un driver qui peut être facile à manipuler pour un résultat acceptable.

Epic Flash présente un châssis comparable à celui du TS2, c’est donc ce qui fait son gros point fort.

Callaway n’est pas tombée dans la surenchère des longueurs de manches, et propose des manches aftermarkets de bonne qualité. J’ai été agréablement surpris par les performances du Epic Flash sur manche regular comme stiff.

Les – des produits

Pour Epic, le système d’ajustement à l’arrière de la semelle ne donne pas de changements significatifs sur les trajectoires de balles. C’est peut-être son seul défaut.

Envie d'approfondir ? Les tests déjà publiés sur JeudeGolf.org

Lire l'article test sur le driver XR Speed

Lire l'article test sur le driver Epic Flash Subzero

Bilan

Le XR Speed souffre de la comparaison avec Epic Flash.

Autant l’an passé, TaylorMade m’avait paru dominer Callaway, autant cette année, sur la base des produits que j’ai eu à tester, les rôles se sont inversés. J’ai obtenu de meilleurs résultats avec le Subzero versus le M5, et l’Epic Flash versus le M6.

Est-ce que la face flash y est pour quelque chose ? Je ne sais pas le déterminer. Par contre, les clubs envoyés (têtes, manches, et grips) par Callaway étaient meilleurs, notamment assemblés.

Le fitting est donc toujours la clé, sans doute plus que la qualité intrinsèque des produits, et notamment des têtes.

A ce stade, pour 2019, le Callaway Epic Flash rejoint le TS2 au sommet de mon classement personnel. A la moyenne, le TS2 donne 2 mètres de mieux, mais pour la meilleure balle absolue, avec Epic Flash, j’ai obtenu 252 mètres contre 249 mètres pour le TS2.

En fait, en fonction de la forme du moment, je considère que les deux clubs sont très proches.

Cobra F-MAX Superlite et KING F9 : Une histoire de Speedback

Cobra propose ici deux produits radicalement différents. Le Cobra F-Max Superlite vient astucieusement concurrencer le marché nouvellement créé depuis quelques saisons par XXIO sur le thème de la super-légèreté. Cobra entend revenir à son marché d’origine, les seniors. Avec la communication autour de Rickie Fowler, on a eu tendance à l’oublier.

Avec le KING F9, Cobra mise sur la continuité après KING F6, F7 et F8, et toujours dans lebut de rivaliser avec TaylorMade ou Callaway sur le thème de la vitesse.

S’agissant de la catégorie des drivers ultralégers, Cobra a semble-t-il encore réduit le poids de son manche, et propose avec le F-Max Superlite l’un des rares drivers du marché équilibré en D0.

Le manche que j’ai pu tester était seulement long de 45 inches contre 45,5 inches avec le précédent modèle. Il ne faut donc pas s’étonner d’une légère baisse de vitesse, surtout pour un profil un peu plus athlétique que la cible visée par Cobra.

Les résultats sont moins bons dans mon cas, mais devraient être inversement meilleurs pour un golfeur senior.

La caractéristique de la gamme F-Max est vraiment de lancer plus haut qu’un driver plus conventionnel.

S’agissant du KING F9 et la technologie Speedback censée générer plus de vitesse à travers un nouvel aérodynamisme de la tête, je trouve d’abord une constante dans la famille KING F, le smash factor élevé.

Les dimensions du club aux limites du maximum autorisé peuvent jouer contre la vitesse de club, mais en revanche, favoriser la vitesse de balle. C’est un parti pris par Cobra depuis de nombreuses années.

J’ai eu cette année plus de temps pour tester le F9 que l’an passé avec le F8, et plus de manches et de têtes. Je suis arrivé à un meilleur résultat du F9, notamment en distance. Il se classe dans mon top-3 des meilleurs drivers de l’année avec le Titleist TS2 et le Callaway Epic Flash.

Les + des produits

Pour le KING F9, entre la tête 9 degrés et la tête 10,5 degrés, Cobra a eu l’astuce de proposer deux placements différents du manche par rapport à la couronne.

La version 10,5 degrés s’adresse à une majorité de joueurs avec un placement qui favorise des mains plus en avant.

En revanche, la tête 9 degrés propose un placement plus neutre que je vais personnellement préférer.

Cela fait partie des détails que vous devez surveiller au moment de l’achat d’un driver, car cela a un effet direct sur le chemin du club pendant votre swing, et donc un impact sur la dispersion.

Pour le Cobra F-Max Superlite, le positionnement prix très attractif est à prendre en considération.

Les – des produits

Pour le KING F9, l’ajustement sous la semelle entre réglage high ou low spin ne donne pas de résultats vraiment significatifs.

Envie d'approfondir ? Les tests déjà publiés sur JeudeGolf.org

Lire l'article test sur le driver KING F9

Lire l'article test sur le driver F-MAX Superlite

Bilan

Comme Callaway, Cobra reste stable sur la question des longueurs de manches, et n’a pas essayé de gagner de la vitesse sur ce seul argument.

Si le KING F9 présente de bonnes performances, je suis obligé de noter que comme les autres marques, par le passé, j’ai déjà fait aussi bien en distance, et notamment avec l’excellent Cobra KING LTD, sans l’un des meilleurs drivers jamais réalisés ces dernières années.

En comparaison, du KING F8, oui, le KING F9 semble faire mieux.

Autre point notable avec le système Cobra Connect, et un prix raisonnable, le KING F9 présente un des meilleurs rapport qualité/prix du marché.

Le fait d’intégrer un système de tracking des distances est une véritable plus-value, et une piste à développer pour l’ensemble de l’industrie, surtout dans un contexte où le coefficient de restitution reste pour l’instant bridé par le législateur.

Srixon Z785 : Une histoire de profil préféré par les bons joueurs

Srixon est bien l’une des rares marques du marché à ne pas présenter son nouveau driver sur l’argument de l’augmentation de la vitesse, et en tout cas, sur sa page Internet.

Au contraire, Srixon mise modestement sur un profil de club censé promouvoir moins de spin, et des trajectoires plus pénétrantes.

Visuellement, je n’étais vraiment pas fan du précédent Z765. Selon moi, Srixon c’était éloigné de la bonne trajectoire prise avec les précédents drivers.

Le Z785 marque un juste retour à une ligne plus contemporaine, et qui inspire plus de confiance.

A l’inverse, des autres marques, Srixon aurait même tendance à réduire la longueur de son manche standard pour redescendre à 45,25 inches, effectivement, une demande des meilleurs joueurs pour plus de contrôle et moins de dispersion.

Les + des produits

Un look produit beaucoup plus dans la tendance du moment. Un niveau de smash factor parmi les plus élevés du marché.

La capacité de proposer avec l’international flex code une plus grande transparence sur la réalité de la rigidité de ses manches, un gros atout pour le fitting, et la compréhension du produit par le consommateur.

Le rapport qualité/prix du driver Srixon Z785 est aussi à prendre en considération.

Les – des produits

Un niveau de spin un soupçon trop élevé qui pénalise la roule et la distance totale, alors qu’au carry, c’est très comparable aux autres produits du marché. Le fitting sera encore et toujours la solution pour ajuster ces chiffres.

Envie d'approfondir ? Les tests déjà publiés sur JeudeGolf.org

Lire l'article test sur le driver Z785

Bilan

Un driver qui donne plutôt de bonnes sensations à l’impact, et cela se traduit par le smash factor élevé.

Srixon mise toujours sur une forme de sobriété dans sa communication.

Si on admet que les têtes sont dans des niveaux de performances très proches entre toutes les marques, la différence doit se faire sur les manches. Sur ce point, Srixon possède un avantage avec son international flex code qui va plus loin que simplement décrire ses manches comme regular, stiff ou extra-stiff.

Avec l’information de rigidité sur toute la longueur du manche, du butt au stiff, vous pouvez choisir plus finement, et plus rapidement, le bon shaft pour vous.

XXIO Prime Royal : Une histoire de super-légèreté

Le tout dernier driver arrivé au studio et testé avant la parution de ce guide, le XXIO Prime Royal confirme la tradition de XXIO pour réaliser des objets de luxes. Ce nouveau driver confirme aussi le savoir-faire de la firme japonaise pour des clubs de plus en plus légers.

Au moment du test, j’aurai pu taper des balles pendant des heures sans efforts.

Le point fort de XXIO, c’est donc le poids, et l’économie d’énergie, des arguments tournés vers les golfeurs seniors.

Le nouveau driver XXIO Prime affiche un poids de manche encore abaissé à seulement 36 grammes. En contrepartie, je ne me souviens pas avoir jamais testé un manche aussi long : 46,5 inches, soit encore plus long que TaylorMade ou PING.

Comparativement au XXIO10, l’effet sur la vitesse de swing est indéniable. Bien que je ne sois pas du tout le profil de jouer adapté pour ce club, j’ai obtenu une vitesse de swing 6 mp/h supérieure.

En revanche, la vitesse de balle n’a progressé que de 4 mp/h, ce qui explique une baisse du smash factor.

Moins d’effet marteau mais plus de vitesse de swing, et plus de spin, il y a un léger gain de distance avec le XXIO Prime, mais aussi légèrement moins de précision entre la balle la moins longue, et la plus longue de la série…

Les + des produits

A vérifier mais le XXIO Prime Royal est peut-être le driver le plus léger au monde. Dans les mains, vous avez l’impression de tenir une flèche. Vous pouvez taper des balles à répétitions sans efforts.

Les – des produits

Je ne suis pas très fan du placement du manche très en avant par rapport à la tête pour contrer des effets de slices, comme par exemple pour le PING G410 SFT.

Bilan

Un produit très haut de gamme (référence au prix) avec un design luxe mais facile à jouer. Un produit surtout imaginé pour les seniors (70 ans et plus) qui recherchent de la facilité, et une véritable économie d’énergie.

Malgré ce commentaire, cela n’empêche pas de taper assez fort avec ce driver. Ma meilleure balle a parcouru 239 mètres, pas très loin des performances des plus longs drivers. C’est en fait surtout le spin donné à la balle (près de 3000 tours) qui va limiter la moyenne pour un long-frappeur.

Mizuno ST190 et ST190 G : Une histoire en attente

En raison d’une mauvaise communication du siège anglais de Mizuno Europe, le test des produits 2019 a été retardé. Après intervention auprès des équipes en charge de la distribution des produits Mizuno en France, le test aura lieu dans le courant de la semaine prochaine.

Cette page sera donc mise à jour.

Lire le précédent article consacré aux drivers Mizuno

PXG 0811 X GEN2 : Une nouvelle histoire aussi en attente

Dans le cas de PXG, les choses sont un peu différentes. Le contact a été établi avec les équipes France de la marque seulement récemment. Jusqu’à présent, PXG n’avait jamais été intégré dans les précédents Guides de choix. Cela pourrait changer dès 2019.

A la charge de PXG de nous envoyer 2 têtes (9,5 et 10,5 degrés), et deux manches regular et stiff pour les intégrer dans le panel, et dans le tournage des prochains tests par les abonnés, le 25 mars prochain.

Cette page devrait être mise à jour dans les prochaines semaines, en comptant sur la réactivité de PXG France, effectivement, pas encore au fait des usages sur JeudeGolf.org

Lire le précédent article consacré aux drivers PXG

Wilson Cortex : Une histoire que l’on attend plus

Après des années à tenter de faire le lien avec le distributeur en France (Amer Sports) de la marque Wilson Golf, et malgré l’accord de Wilson Golf aux USA, toujours pas de tests en vue pour les clubs Wilson, et à priori le bien noté Wilson Cortex.

Pour avoir parcouru quelques magasins de golf à la recherche de ce driver, j’ai pu constater que je n’étais pas le seul à ne l’avoir jamais vu de près. Pas étonnant qu’en faisant fi de la presse, et de la distribution, les ventes de Wilson Golf en France se rapprochent de 0.

Lire le précédent article sur le driver Wilson Cortex

Mon classement personnel à valeur purement relative et indicative

Considérant que l’équilibre d’un driver est certainement la caractéristique la plus importante. Considérant que cet équilibre ne correspond pas à tous les swings, le classement ci-dessous n’a qu’une valeur indicative, et modeste sur les performances des drivers 2019.

L’intérêt de ce classement réside seulement dans le fait d’avoir appliqué les mêmes conditions de tests à des produits différents.

Globalement, comme indiqué plus haut, je n’ai pas réellement surpassé les performances de 2018. Je crains que le TaylorMade M3 de 2018 reste un de mes meilleurs résultats.

Trois drivers se dégagent néanmoins régulièrement selon les manches et les lofts testés pour 2019 : Callaway Epic Flash, Titleist TS2 et Cobra KING F9.

Avec un manche regular et un loft 10,5 degrés entre 2018 et 2019

Avec un manche stiff et un loft 9,5 degrés entre 2018 et 2019

Avec un manche stiff et un loft 10,5 degrés entre 2018 et 2019

Et si on mélange tous les tests dans une seule moyenne…

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.