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Guide de choix – Meilleures balles pour le golf en 2018

Le fait d’être propriétaire d’un radar Trackman 4, et d’un centre d’essai dédié au matériel de golf nous permet cette année de vous présenter le test le plus exhaustif jamais réalisé sur jeudegolf.org concernant les balles de golf. Sans tenir compte du marketing, du packaging ou toute autre chose en « ing », nous nous sommes attachés à comprendre ce qui fait l’ADN d’une balle : Sa performance. Comment différencier une balle par rapport à une autre ? Comment choisir ? En testant 34 balles différentes avec un driver, un fer 7 et un wedge, nous sommes arrivés à une classification inédite, claire, honnête, et distinctive des balles.

C’est quoi une bonne balle de golf en 2018 ?

Soft, mini soft, super soft, ultra soft, tutti quanti soft, mega soft super mega soft…. Bref, à lire les boîtes de balles de golf, il n’y a pas une balle qui ne soit pas soft, mais qu’est-ce que cela veut dire, et surtout comment choisir ?

Le choix peut rapidement être confusant, car malgré toutes les informations sur un packaging, il manque l’essentiel : Qu’est-ce qu’elle vaut ou qu’est-ce qu’elle peut faire ?

Il y a trois façons de voir les choses : Soit vous êtes sceptique, et vous vous dites qu’elles se valent toutes.

Soit, à l’inverse, vous achetez en fonction du prix. Ce n’est pas nécessairement le meilleur réflexe.

Soit, vous les testez dans les principales situations de jeux pour discerner enfin les véritables différences.

Jusqu’à présent, nous testions les balles au drive, ou avec un fer.

Désormais, nous pouvons tester au drive, avec un fer 7, et avec un sandwedge pour déterminer les trois grandes zones d’évaluations d’une balle, mis à part le putting.

A la différence des clubs, où c’est encore difficile d’acheter tous les clubs pour pouvoir mener une étude exhaustive, dans le cas des balles, nous en avons acheté une grande partie, notamment pour les marques qui ne collaborent pas (Wilson, Bridgestone, Volvik, Inesis, et Pinnacle) pour avoir en face des leaders du marché (Titleist, Srixon, Callaway, ou TaylorMade) qui nous fournissent des balles de tests, une offre la plus large possible à évaluer.

A ces marques, il faut ajouter Mizuno qui a aussi fourni les balles de tests, sans être un leader de ce marché, ou XXIO qui présente une offre, à priori plus coûteuse avec une production en moins grande quantité, et positionnée swing à vitesse modérée.

Le positionnement tarifaire XXIO a d’ailleurs été revu pour le début de cette nouvelle saison.

Soit 10 marques et un distributeur (Inesis par Décathlon) pour 34 produits qui représentent plus de 90% des ventes sur le marché français.

On aurait pu en tester plus, mais c’est aussi le reflet de ce que nous avons trouvé en stock, après avoir couru 3 magasins de golfs différents (US GOLF, Golf Leader et Décathlon) pour nous fournir.

Comment tester des balles de golf ?

Cette étude a été menée sur plusieurs jours de tests, et selon un programme de travail rigoureux.

Tester une balle de golf est un exercice vraiment complexe quand il n’est pas fait avec un robot.

Le robot est intéressant d’un point de vue scientifique, mais pas d’un point de vue de la réalité de tous les jours d’un golfeur ou d’une golfeuse en amateur.

Toutefois, en faisant taper un amateur, il faut se rapprocher de données exploitables pour distinguer la performance du produit par rapport à celle du testeur.

Pour vous présenter des échantillons de frappes de balles significatifs, il a fallu en taper parfois 10, 15 ou 20 par modèle.

Il a fallu éliminer les fautes de swings, adopter une plage de vitesse de swing bornée (mini-maxi), adopter un chemin de swing, et un angle de face le plus neutre possible, là-aussi avec des bornes mini-maxi.

Pour tester 34 balles différentes, imaginez que cela représente environ 1000 frappes de balles au driver, fer et wedge, sur plusieurs jours, et dans les conditions stables d’un centre d’essai fermé, sans variations de températures.

Malgré cela, ce n’est pas un test au robot et à valeur 100% scientifique.

Au départ, nous n’avions pas l’idée du résultat. Est-ce que cela allait être vain ? Les balles sont-elles finalement toutes équivalentes ?

Les principaux enseignements du test

Ci-après, pas de marketing, pas non plus de prix, pas de discours technique ou technologique, mais le fruit d’une étude qui a débouché sur la véritable existence de trois familles de balles distinctes, et de manière irréfutable : Low spin, Mid-Spin et High Spin.

C’est particulièrement avec un wedge tapé en demi-coup à 50 mètres, que l’on trouve les différences de rendements les plus notables entre les balles.

2,3, 4 et même 5 couches… Nous n’en avons pas tenu compte.

Matière, balles tour, balles X, balles soft… nous n’en avons pas tenu compte pour arriver à la seule chose qui compte : Qu’est-ce que cela donne concrètement avec un driver en termes distance, avec un fer, en termes de touché, distance, et contrôle, et enfin avec un wedge à 50 mètres en termes de pouvoir stoppant ?

Avant d’arriver aux conclusions de l’étude, rappelez vous qu’il n’y a priori pas de mauvaises ou de bonnes balles, mais une balle pour ce que vous voulez faire !

Et l’autre grande leçon de cet exercice : Vous ne devriez jamais changer de balles (types) en cours de partie ! Toutes les balles ne se valent pas, et ce n’est pas du marketing que de le dire…

Comportement des balles avec un wedge pour des coups à 50 mètres du green

C’est le cas le plus marquant, et celui qui sans doute préside au choix par les meilleurs joueurs.

Ils sont justement à la recherche de balles qui donneront un maximum de spin pour arrêter la balle le plus rapidement sur le green.

Pour cet essai, j’ai répété des coups sur le même tempo, la même organisation, le même chemin de club, sur les conseils de nos consultants Clément Morelle et Xavier Bretin.

Le test a été réalisé systématiquement avec le même wedge : Un Callaway Mack Daddy 3 de 52 degrés.

Dans le tableau synthétique ci-après, vous allez retrouver la vitesse de club (toujours comprise entre 51 et 54 mph), la vitesse de balle générée, le smash factor, l’efficacité (ratio distance sur vitesse de swing), la distance au carry, la distance totale avec la roule, l’écart entre les deux distances qui détermine justement la roule, le pourcentage de distance réalisé à la roule, la hauteur de balle à son point maximum, et le taux de spin.

Pour ce compartiment de jeu, le wedging, les données les plus importantes sont le taux de spin, la hauteur de balle, et surtout la roule la plus faible possible.

Vous verrez que l’on distingue nettement des balles low spin (entre seulement 2000 et 2500 tours), mid-spin (entre 2600 tours et 4900 tours), et enfin des balles high-spin (au-dessus de 5000 tours).

L’autre fait notable est la trajectoire de balle très différente même sur des coups tapés à seulement 50 mph (pour une distance de 50 mètres).

Les balles qui sont de meilleures qualités, et qui souvent sont aussi des balles high spin, du fait de la friction de la coque sur la face, présentent des trajectoires plus tendues, et moins hautes.

C’est pour cette raison que sur un parcours, ne passez pas d’une balle high spin à low spin, sans risque de perdre vos repères.

Entre une bonne et une mauvaise balle sur l’argument du spin autour du green, le comportement peut être divisé par 3,5 !

Dire que toutes les balles se valent est alors complètement faux.

Pour les 34 balles testées, la moyenne de distance a été de 51 mètres.

Prenons un exemple concret. Chez Titleist, la Pro V1 est effectivement une balle high spin, et plutôt une des meilleures dans ce registre (7200 tours).

Toujours chez Titleist, la nouvelle Velocity est une balle low spin (2200 tours). Cette balle est trois fois moins spinnante, et ce, sur seulement 50 mètres de vol.

Tapées à la même vitesse, les deux balles vont parcourir sensiblement la même distance au carry (45 mètres).

La Pro V1 va freiner en 6 mètres avant le point d’arrêt total.

La Velocity va avoir besoin de 10 mètres !

La Velocity est alors plus longue en distance totale, soit 55 mètres contre 51.

Le taux de roule de la balle la moins spinnante est de l’ordre de 17% de la trajectoire totale contre seulement 12% pour la Pro V1.

Clairement, le très bon joueur optera pour le contrôle de la Pro V1, car son problème n’est pas d’atteindre 50 mètres de distance, mais d’arrêter la balle à 50 mètres.

Il a pratiquement deux fois plus de chance d’y parvenir avec la Pro V1 par rapport à la Velocity.

Autre point important, la hauteur de balle de la Pro V1 ne sera que de 8 mètres alors que la Velocity sera envoyée à 11 mètres de haut.

Les 3 mètres d’écarts vont présenter un écart considérable au niveau visuel, quand vous regardez la balle partir devant vous.

Ci-dessous, le résultat des 34 balles tapées avec un wedge et classée de A (excellent) à E (faible) selon le rendement. L’ordre d’affichage retenu est le taux de spin du plus fort au plus faible.

La dernière colonne indique la catégorie de la balle : High, mid ou low spin.

A ce stade, vous pourriez vous dire qu’il faut choisir systématiquement la balle high spin…

Et bien non, car les autres situations de jeux sont aussi déterminantes pour le choix.

Au drive, une balle high spin peut poser un problème important et sous-estimé par 95% des golfeurs amateurs : Ils vont manquer de vitesse de swing, et donc de capacité à compresser la balle pour optimiser la vitesse de balle.

Dans quasiment 100% des cas, au drive, un golfeur qui swingue à moins de 100 mph (85 à 90% des amateurs) n’a pas assez de vitesse de swing pour compresser une balle high spin, et générer la distance maximum au drive, comme illustré ci-dessus, où selon Trackman, malgré une vitesse de balle de 143,4 mph, le résultat est sous la plage optimum comprise entre 144 et 146 mph pour 98 mph de vitesse de swing.

Alors que faire ?

Le choix d’une balle est bien un compromis entre wedging, jeu de fers, et driving.

La distance n’est pas le bon ou seul argument pour choisir ou distinguer une balle de golf.

NB : Nous avons ajouté une balle de practice dans le lot testé pour vous donner un point de repère.

Une balle de practice en bon état, ce qui n’est pas toujours commun, est souvent une balle qui prend énormément de spin, pour éviter que vous la propulsiez au-delà des limites du terrain d’entraînement, et qui n’a pas la technologie nécessaire pour être, très spinnante sur un coup de wedge, et beaucoup moins sur un drive.

C’est bien une balle basique. Mais c’est aussi l’une des balles les plus spinnantes qui existe !

Sa note est donnée à titre indicatif et ne tient pas compte du touché. C’est surtout pour que par la suite, vous puissiez la comparer.

Comportement des balles avec un fer 7 pour des coups à 135-145 mètres

Quand on joue des fers depuis le fairway, et dans l’optique d’attraper un green, plusieurs paramètres importants peuvent rentrer en ligne de compte s’agissant d’une balle : La distance (maximum comme pour un drive), le touché (capacité à compresser la balle), et le contrôle de la profondeur (comme pour un wedge).

Comme ces trois paramètres sont importants, pour attribuer une note appropriée à chaque balle, nous avons dû évaluer ces trois paramètres, selon respectivement le ratio d’efficacité (distance), le smash factor (compression), et la roule (contrôle de profondeur).

A l’inverse des coups de wedges, dans ce cas, le fer 7 a été swingué entre 81 et 85 mph de moyenne, soit sur un rythme de plein coup.

Comme pour les wedges, toutes les fautes grossières imputables au joueur ont été retirées de l’analyse.

Le test a été volontairement réalisé avec une lame CB Mizuno MP-18 SC d’un loft de 34 degrés pour rechercher un niveau de spin plus élevé par balles, et des trajectoires plus conventionnelles pour un fer 7.

Soit une distance moyenne de 138 mètres avec 8 mètres de roule pour une hauteur de trajectoire moyenne de l’ordre de 25 mètres.

Nous voulions éviter de prendre des clubs « super improvments » aux lofts fermés qui faussent ou diminuent les données de spins, et les trajectoires de balles.

La note attribuée à une balle est le résultat de trois notes concernant distance, contrôle et touché.

Par exemple, une balle comme la Mizuno JPX-S peut être très efficace d’un point de vue distance (ratio de 1.82), favoriser des trajectoires hautes (29 mètres), et au contraire, donner très/trop peu de spin (3838 tpm) pour contrôler la profondeur.

La note de distance sera élevée alors que la note de contrôle sera faible.

La qualité de la balle dépendra alors de la note de touché donné par le smash factor. Soit 1.26 dans ce cas, ce qui est plutôt bon avec une lame, et pour cette vitesse de swing, en comparaison des autres balles.

Vous devez toujours vous demander ce que vous voulez produire avec votre balle…

Il faut 11 mètres à la JPX-S pour s’arrêter contre 6 mètres pour une Chrome Soft X selon ce test, et cet exercice.

Comportement des balles avec un driver

Sur le tee de départ, l’objectif est simple : Distance maximum !

C’est même plus simple que pour un coup de fer qui doit à la fois, parcourir une distance importante, et générer un point d’arrêt rapide.

Dans ce cas, comme pour les wedges, et les fers, j’ai tapé des balles dans une vitesse de swing moyenne de 97 à 99 mph.

Nous avons enlevé les fautes de swings, et en fait, tous les smash factor inférieurs à 1.40, signifiant des balles trop décentrées dans la face.

Pour ce test, j’ai utilisé un driver TaylorMade M3 monté sur un manche regular avec une tête en loft 10,5 degrés pour une distance moyenne de 233 mètres avec un taux de spin moyen de 2672 tpm. (tpm = Tours par minute).

Si les balles de petit-jeu existent (high spin), à l’inverse, il existe aussi des balles plus propices au driving.

Il s’agit généralement de balles qui cumulent deux éléments : Se laisse plus facilement compresser, et le taux de spin est plus bas.

C’est par exemple le cas d’une Callaway Superhot, d’une Bridgestone E6 ou d’une Pinnacle Rush.

Vous pouvez aussi avoir des balles qui ne sont ni performantes dans le petit-jeu ou au driving, comme la balle Inesis Distance vendue 5 euros la boîte.

Enfin, la meilleure balle pour le petit-jeu, comme par exemple la Chrome Soft X, devrait être logiquement une des balles les plus difficiles à exploiter au jeu long.

C’est le déplacement du curseur sur les différentes échelles de valeurs qui peut faire le « ball fitting » et la qualité intrinsèque d’une balle !

La notation des balles par compartiments pour choisir

Tenant compte de chaque situation, j’ai attribué une note de performance allant de A à G selon les balles, et selon les trois compartiments de jeu.

Vous pourrez ainsi faire votre choix en tenant compte des points forts et points faibles de chaque balle.

Il n’existe pas vraiment de balle parfaite.

Pour un pro jusqu’à un joueur classé 9 d’index, le choix d’une balle A dans le domaine du wedging paraît difficilement contournable.

Pour un amateur classé de 10 à 18 d’index, le choix pourra être fonction du compartiment de jeu à améliorer pour gagner des coups sur le parcours (driving ou petit-jeu).

Ceci dit, pour progresser au golf, plus que la distance, il faut chercher le contrôle.

Attention, toutefois, une balle « high spin » demande un niveau de compression et de vitesse de swing digne d’un joueur sur le tour, pour être parfaitement compressée !

Pour un amateur qui manque de distance au drive, pourquoi ne pas choisir une balle « driving »…

Souvent sous-considérée par les amateurs, les balles polyvalentes sont très pourtant le meilleur choix possible, à condition de bien les identifier… d’où ce guide.

Sur le tour, n’oubliez pas que les joueurs gagnent de l’argent pour jouer des balles, et que le niveau d’écart est parfois très faible entre les balles « High Spin ».

Surtout, ils savent ce qu’ils jouent, et comment en tirer parti.

Pour rappel, ce classement est réalisé sur la base d’un seul testeur (c’est la limite de ce test).

Cependant, une balle qui prend 7000 tours de spin avec un wedge (high spin) à des chances de prendre un taux proche avec un autre golfeur. Peu de chances qu’une balle low spin soit une balle high spin d’un joueur à un autre.

A = Excellent

B = Très bon

C = Bon

D = Moyen

E = Faible

F = Très faible

G = Inadapté

Titleist

Pro V1 et Pro V1 X sont indiscutablement d’excellentes balles.

On peut simplement constater que l’écart de performances entre les deux balles est très limité, notamment avec un wedge où le taux de spin varie de seulement 200 Tours.

Chez Titleist, la Tour Soft ressort comme très intéressante pour son bon degré de polyvalence.

Un produit qui pourrait très rapidement progresser dans les ventes de la marque, et à condition, que les fans de la marque acceptent l’idée de ne pas jouer systématiquement de la Pro V1.

Srixon

Comme pour Titleist, les balles High Spin sont à un excellent niveau de performance.

Avec un wedge, entre Z-Star et Z-Star XV, l’écart de spin est aussi très faible (300 tours) pour deux balles qui ont le même pouvoir stoppant, et la même hauteur de trajectoire.

La XV est juste un soupçon plus difficile à compresser.

Au drive, les performances des deux balles sont identiques.

Comme déjà démontré dans de précédents tests, c’est l’AD333 Tour qui parait la plus en phase avec le marché amateur. C’est même la plus polyvalente du marché, selon cette étude.

Un peu moins spinnante qu’une balle Z-Star, l’AD 333 Tour ne serait pas jouée sur le circuit, mais pour 90% des amateurs, le taux de spin serait suffisant alors qu’elle est nettement plus facile à compresser au drive.

L’AD333 est aussi une bonne balle polyvalente, mais un ton en-dessous de la version tour.

Callaway

Le Chrome Soft X est une des bonnes surprises de ce classement 2018 avec un taux de spin très important au cours du test avec un wedge (plus de 7300 tours), et dans sa catégorie High Spin versus Titleist, Srixon ou Callaway.

Revers de la médaille, elle prend trop de spin au drive, et la vitesse de balle est difficile à générer (compression).

En comparaison, la Chrome Soft est plus facile à manier pour générer de la vitesse de balle, un peu moins de spin, et donc plus de distance. Il y a une véritable différence entre Chrome Soft et Chrome Soft X.

Avec un wedge, la Chrome Soft prend 400 tours de moins que sa version X, mais reste très bonne pour arrêter la balle.

La SuperHot porte bien son nom s’agissant du driving.

A l’inverse des balles « high spin », sa compression permettra à un amateur de gagner en efficacité alors que le taux de spin mesuré a été un des plus bas au drive.

Tout est réuni pour en faire une balle longue distance.

TaylorMade

Surpris de ne pas retrouver la TP5 à un meilleur niveau compte tenu des performances enregistrées par les pros sur le Tour.

En réalité, il semblerait bien que la TP5 soit une balle difficile à compresser pour un simple amateur, mais au contraire, excellente pour un pro avec un noyau qui favorise une très bonne vitesse de balle, et peu de spin au drive.

Pour le coup, c’est une balle « high spin » excellente pour la distance au drive… à condition de la compresser.

On trouve des vraies différences avec la TP5X, qui semble bien être une excellente balle pour le petit jeu, y compris pour un amateur, tout en proposant de bonnes performances au drive.

Mizuno

La MP-S est la balle « petit jeu » du groupe japonais.

Si son niveau de contrôle est excellent avec un wedge, elle est toutefois difficile à pleinement exploiter avec le driver, notamment d’un point de vue de la compression.

Très surpris par la JPX-S qui propose de sacrés « distances », mais au détriment du contrôle… Le curseur est très/trop marqué « distance » sur cette balle, et pas assez touché ou contrôle.

La JPX-S est même une des balles les moins spinnantes que j’ai mesuré au drive (seulement 2000 tours), tout en étant parmi les plus difficiles à compresser.

Wilson

Plutôt agréablement surpris par la Wilson DX2 Soft, une balle polyvalente tout à fait convenable, alors que l’Ultra 500, une balle très basique est surtout typée distance.

Cependant, la DX2 Soft porte assez mal son nom.

Son niveau de compression au driving est très difficile, signe d’une balle plutôt « strong ».

A l’inverse de la DX2, la DX3 n’a pas défrayé la chronique. Elle prend trop de spin au drive, et pas forcément assez avec un fer ou un wedge.

Inesis

La 920 Soft est une balle très surprenante.

Pour une balle « MDD », le contrôle avec un wedge est à un excellent niveau, digne d’une balle high spin. Par contre, le compte n’y est plus quand il s’agit de distance au drive.

On retrouve bien là une balle d’une technicité faible.

Beaucoup de spin avec un wedge reste beaucoup de spin au drive, alors qu’à l’inverse les balles High Spin dans les grandes marques peuvent monter haut en spin sur les approches, et descendre relativement bas au drive.

Pour la balle distance Inesis vendu à 5 euros la boîte, le constat n’est pas positif pour la performance.

Mis à part, la balle de practice, aucune autre balle n’a donné autant de spin au drive.

Le prix de la balle est très bas. L’intérêt et la qualité est au même niveau. Le nom « distance » paraît très mal choisi.

Pinnacle

La Pinnacle Rush est une balle facile à compresser qui donne relativement peu de spin.

Soit une bonne balle distance.

En revanche, le niveau de spin avec un wedge est très faible (balle low spin).

Pour la Soft, à l’inverse, le niveau de spin est déjà un peu plus intéressant (plus de 3000 tours), mais le niveau de compression au drive laisse à désirer pour une balle finalement trop moyenne pour être très intéressante, et donc pas assez soft dans le domaine du wedging.

Volvik

On peut comparer les modèles Crystal et Vivid à des balles High Spin ou Low Spin, aucun point fort ne se dégage, mis à part la couleur fluo ou l’aspect mat.

Pas de point fort, mais des points faibles, notamment pour le contrôle avec des wedges qui est très bas (seulement 2300 tours), alors que côté driving, le taux de spin est finalement un peu trop élevé pour générer de longues distances.

C’est le stéréotype des balles trop uniforme quelque soit la situation de jeu.

Gare à l’effet de mode marketing !

Bridgestone

Le modèle E6 est une vrai balle distance !

Excellente compression avec un taux de spin raisonnable, l’efficacité est au rendez-vous pour générer de longues distances.

La vitesse de balle est en particulier le point fort du modèle E6.

Cela se retrouve d’ailleurs avec un wedge où la vitesse de balle est là-aussi assez importante, mais le niveau de spin n’est pas assez élevé pour en faire une balle « contrôle ».

Au moins, le parti pris est assumé.

XXIO

Comme pour les clubs XXIO, on peut imaginer que les balles XXIO sont plutôt typées « seniors » ou joueurs à vitesse de swing modérée.

Le taux de spin est globalement bas au drive, et très bas avec un fer 7 pour favoriser la roule. Pour le wedge, le niveau de spin est acceptable.

Pour les trois modèles, il s’agit clairement de balles adaptées au drive pour des vitesses de swings modérées avec une plus grande facilité pour les compresser.

Avec un wedge, le niveau de spin n’est pas celui d’une balle « high spin » mais reste assez convenable (légèrement en-dessous de 3000 tours).

A noter, les balles XXIO Aerodrive et Prime sont parmi celles qui prennent le plus de hauteur de balles avec un fer 7. C’est un choix assumé par le fabricant, à nouveau pour favoriser les seniors. Du coup, cette typologie n’est pas forcément favorisée par la méthode de classement choisie pour cette étude.

En clair, des trajectoires hautes avec moyennement de spin conviendront surtout à des golfeurs seniors à la recherche de spin sur les fers.

Recommandations pour ceux qui veulent répéter la démarche

Si vous avez l’opportunité de tester des balles dans de bonnes conditions, vous pourrez faire votre propre évaluation.

Notez qu’une bonne balle pour le wedging doit proposer un roulement de balle au sol le plus faible possible avec un taux de spin élevé, et une trajectoire basse.

Pour un fer, le smash factor (compression) doit être le plus élevé possible, tenant compte du type de club que vous utilisez (lame ou super-improvment).

Le degré d’efficacité (distance sur vitesse de swing) devra aussi être le plus élevé possible, alors que le roulement sera impacté par l’angle d’atterrissage et le spin devra être contenue.

Pour un drive, le smash factor devra aussi être au maximum, tout comme l’efficacité avec un taux de spin le plus faible possible.

A la fin de ce processus, vous verrez qu’il vous faudra faire un compromis entre des balles High Spin, Mid-spin ou Low spin, et selon vos objectifs personnels de jeu.

Soit vous voudrez privilégier le wedging, soit le driving, selon votre capacité à compresser le noyau de la balle.

Il n’y a pas de mauvaises ou de bonnes balles… elles doivent correspondre à votre projet de jeu.

Remerciements : Clément Morelle (US GOLF) et Xavier Bretin (Golf de la Sorelle), consultants matériel pour Jeudegolf.org

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Commentaires   

Avec
 
pierre@saysset.fr
0 #1 AD333 Tourpierre@saysset.fr 22-03-2018 13:09
Merci de votre excellent article sur les balles. Concernant les AD333 tour il se trouve que ces balles sont millésimés et en fonction du millésime leur prix n'est pas le même . En conséquence, pouvez vous nous dire si la balle est techniquement la même quelques soient les millésimes ou dans le cas contraire quel est le millésime des balles que vous avez utilisé?
Bien à vous
 

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