Quel grind choisir pour ses wedges au golf ? Et quelle importance pour son jeu ?

En matière de clubs d’approches, et en particulier des wedges, on parle souvent de lofts, éventuellement de lies, beaucoup de bounces, et un peu plus abstrait pour beaucoup d’entre nous, de « grind ». Qu’est-ce que le grind ? Est-ce vraiment important pour un golfeur amateur ? Peut-il sentir des différences, et un intérêt pour son jeu ?

Grind ? Quezako ?

Le mot « grind », comme beaucoup d’autres termes anglo-saxons liés au golf, n’a pas réellement de traduction dans le langage golfique français.

Le verbe « To grind » peut signifier polir, affûter, aiguiser mais aussi moudre ou broyer…

C’est le charme de la langue de Shakespeare de nous proposer un seul verbe, pour beaucoup d’actions que nous, en français, pourrions qualifier à minima, de relativement très différentes.

S’agissant des clubs de golf, les plus passionnés constatent qu’il existe en fait des catégories, pour ne pas dire des castes assez différentes.

Il y a ceux qui produisent ou fabriquent à la chaîne et « vulgairement » des clubs de golf, et beaucoup depuis des usines chinoises... et d’autres qui se définissent comme des artisans, des esthètes du club de golf.

Ils s’auto-proclament souvent clubmakers ou mieux des « craftmen » artisans du club.

Ces amoureux du matériel n’hésitent donc pas à aller jusqu’à polir des clubs, et pas seulement dans le but de les rendre beaux, mais aussi pour leur ajouter des propriétés en relation avec un organe vivant et multiple : Le parcours de golf.

C’est cela qui peut être le plus confusant pour nous, les simples amateurs de golf.

Nous avons à peu près compris que nous devions emmener, un, deux ou parfois mêmes trois wedges dans nos sacs.

Nous avons à peu près compris que les wedges se distinguent par les lofts et les bounces, mais en plus, il faudrait prendre en compte le grind.

Un simple club de golf censé lever la balle devient une sorte de couteau suisse pour s’adapter à de multiples situations…

La confusion étant qu’en réalité, ce n’est pas un couteau suisse, et que chaque type de grind s’adapterait mieux à telle ou telle situation différente sur le parcours.

Le « couteau » doit donc se choisir selon des paramètres non seulement variables, et que nous ne connaissons pas toujours en amont d’une future partie.

Un parcours de golf est par essence un organe vivant, sensible aux conditions météorologiques.

Combien nous faudrait-il de wedges ? Des wedges pour l’été ? Des wedges pour l’hiver ? Et aussi pour le printemps et l’automne ? Pour jouer par 35 degrés ou sous la pluie ?

Une seule question se pose : N’en fait-on pas trop avec ces questions de bounces, et de grinds ?

Si espacer les lofts, de 4, 5 ou 6 degrés est facilement compréhensible pour un golfeur amateur, et dans le but de gérer des écarts de distances, combien d’amateurs ont le niveau de jeu réel pour sélectionner un grind selon une typologie de terrain ?

Il est temps que je donne la définition du Grind.

Le fait de meuler la semelle d’un wedge, et pour partie en pointe, en talon, et aussi le bord de fuite (trailing edge) est à mettre en perspective avec l’interaction désirée entre le club, la nature du sol, ou le coup de golf à jouer.

Pour être encore plus précis, je vous propose en complément la définition exacte formulée par une référence en la matière, Peter Jacobsen, un multiple vainqueur sur le PGA Tour, connu pour son toucher de balle, et aussi pour être un chroniqueur TV pour GolfChannel.

Il a écrit la préface du livre « The Wedge » publié par Cleveland Golf, une référence en la matière.

Grind : « Tout matériau retiré de la semelle d’une manière uniforme ou asymétrique pour faire qu’elle réagisse d’une manière désirée. »

Hum hum…. Effectivement, c’est plus clair…

Retirer de la matière, jusque-là, j’ai saisi.

« Pour qu’elle réagisse d’une manière désirée… » cela commence à se corser.

Qui s’intéresse vraiment au grind d’un wedge ?

Ici, on ne s’adresse plus aux besoins d’un golfeur amateur ou même jusqu’à 24 d’index.

La question du grind peut éventuellement devenir un véritable sujet pour un golfeur qui joue moins de 10 d’index, et qui pousse sa passion dans la recherche des détails qui pourront lui faire gagner des coups décisifs…

Cependant, cela peut aussi concerner Monsieur Tout le monde quand il y a une véritable inadéquation entre le club, et le coup à jouer.

Il faut surtout être capable de comprendre les liens de causes à effets entre un coup de golf, un club, et une situation donnée sur le parcours (lie, type de rough, type de sable…)

Finalement, on s’émerveille des coups en bords de greens réalisés par les professionnels.

Au-delà de leur talent, clubs en mains, ils utilisent peut-être justement pour chaque tournoi, et chaque terrain, un club bien plus spécifique qu’un simple wedge !

Les grinds sont donc distingués principalement selon des formes imaginées par nos artisans pour améliorer le contact, et l’interaction avec le sol, ou encore même, pour accentuer ou limiter des manières d’utiliser le bounce des wedges.

A la page 47 du manuel « The Wedge », livre que j’ai ramené d’un précédent déplacement aux USA, et intégralement en langue anglaise, Peter Jacobsen explique toujours au sujet du grind :

« La matière est souvent retirée depuis des zones spécifiques du club et pour agir sur la performance. Cela peut aussi bien se produire pendant la phase de conception du club ou bien plus tard, au moment de la finition. Une zone où de la matière a été enlevée s’appelle un « relief » ou « reste ». La plupart des wedges présentent des degrés de « relief » au niveau de la pointe, et du talon. Mais d’autres en ont aussi sur toute la partie dite du trailing edge. »

Le trailing edge est donc le bord de fuite d’un club de golf, à savoir par opposition au « leading edge », le bord d’attaque.

Le bord de fuite, c’est en fait l’arrête formée par la semelle et le dos du club sur sa partie arrière, soit la dernière partie en contact avec le sol après un coup de golf.

A l’inverse, normalement, le leading edge est la première partie du club en contact avec le sol, au moment de l’impact.

« Plus vous enlevez de la matière, et créez du relief, et plus le « leading edge » se rapproche du sol, quand vous ouvrez la face du club. »

Important, Peter Jacobsen nous explique que… plus vous enlevez de la matière depuis le bord de fuite ou trailing edge, et plus vous diminuez la largeur effective de la semelle… et par conséquent le bounce réel du club.

Si je m’en réfère à une vieille citation du clubmaker français, Loïc Monchalin, « le bounce est généralement le meilleur ami du golfeur amateur ».

Retirer de la matière, et réduire le bounce effectif d’un wedge n’est peut-être pas nécessairement la meilleure idée pour un golfeur à la recherche de facilité.

Ou alors, il faut avoir conscience qu’un wedge avec un bounce (rebond) réduit va être plus adapté sur un sol ferme, et un sable lui-aussi assez ferme.

Pourquoi ?

Parce que cela donnerait au golfeur plus d’habileté pour faire glisser le « leading edge » de manière plus propre sous le point le plus bas de la balle, et ce, dans l’optique d’un contact de balle plus solide.

A l’inverse, utiliser un wedge avec un bounce effectif plus important risque de provoquer un contact de la balle, non pas sur son point bas, mais sur son point médian, toujours sur un sol plutôt très ferme.

Un coup tapé au point médian de la balle risque d’être hors de contrôle, tapé bas, et avec peu de spin. C’est la même chose sur un sable plutôt difficile.

Trop de bounce peut causer un plus grand « rebond » de la tête de club…

Le bounce effectif élevé d’un club de golf est plus recommandé quand le terrain est souple et le gazon luxuriant. Le wedge va plus facilement glisser à l’entrée et à la sortie.

Dans un sable plus fin, la tête de club va pouvoir s’échapper plus facilement au lieu de s’enfoncer.

Guide de choix synthétique

Toujours en préparant cet article à partir du livre « The Wedge » de Peter Jacobsen, j’ai traduit son tableau ci-dessous, et qui doit nous aider à faire notre choix.

Il répartit les solutions selon l’état du terrain, mais aussi selon le profil des golfeurs, entre joueur à un chiffre (single), très exigeant sur l’adaptabilité du club, et le golfeur en progression qui a besoin de plus de facilité.

Comme écrit plus haut, l’immense majorité d’entre nous a plutôt besoin de matière sous la semelle de son wedge.

La semelle pourra être large, et le « sole radius » ou rayon de la semelle pourra être plat.

Pour un golfeur entre deux eaux, à savoir pas encore « single index player » joueur à un chiffe, mais qui aspire à le devenir, le cas le plus épineux… on pourrait considérer des choix « hybrides ».

A savoir, orienter le choix des wedges selon l’état du terrain, et basculer d’un type de club à un autre, entre hiver et été.

Si comme moi, vous jouez en ce moment en France, de Paris à Marseille, avec une température qui avoisine les 34/36 degrés, vous devez constater des sols bien fermes, et pour les moins bien lotis dont je fais partie, le sable des bunkers est le plus souvent trop ferme.

Dans ce cas, l’option d’un wedge avec moins de bounce, et moins de relief peut éventuellement se tenter.

Cela veut dire qu’il faudrait songer à des wedges pour jouer deux mois de l’année dans des conditions nettement plus fermes que le reste du temps.

Cela dit, je constate qu’effectivement, ce n’est pas seulement un concept… le mauvais choix de wedges peut dans ce cas précis, être assez pénalisant pour le score.

Dans un bunker avec un sable trop ferme, il m’arrive de perdre 2 à 3 coups pour sortir, alors qu’en temps normal, un coup suffit !

J’ai trop tendance dans ce cas à remettre en cause ma technique, et je ne pense pas assez au club…

A méditer… Je vois beaucoup de golfeurs autour de moi qui jouent le dernier driver à la mode, et relativement peu, pour ne pas dire aucun, qui pense à cette question des wedges, et selon la saison.

Comment s’y retrouver parmi tous les grinds possibles ?

Les différents grinds qui existent affectent la performance du club, et sa façon de réagir avec le sol, sur différents lies, et selon que l’on ouvre la face du club vers le ciel, ou au contraire.

Commençons par comprendre le principe du grind à travers une des formes les plus connues, celle où on a enlevé de la matière en pointe et en talon.

Il s’agit d’un grind dit C, car il ressemble à la lettre C…

Pourquoi enlever spécifiquement de la matière en pointe, et en talon ?

Dans ce cas, c’est pour favoriser le fait de maintenir le bord d’attaque (leading edge) plus près du sol, et plus longtemps pendant le coup, et surtout, quand vous ouvrez la face du club vers le ciel, pour utiliser plus de bounce.

Je vous rappelle notre préoccupation majeure sur un coup de golf d’approche avec un wedge : Toucher la balle sous son point le plus bas, et surtout pas sur son point le plus médian !

Au golf, on devrait toujours se poser deux questions avant chaque coup, et dans le bon ordre : Quoi faire ? Et Comment faire ? dixit Stéphane Bachoz.

Avec un wedge dont la matière a été grindé en pointe et en talon, quand vous ouvrez la face du club, vous avez plus de chances de chercher le point bas vers la balle.

Autre intérêt d’enlever de la matière en pointe…. Cela permet de se prémunir d’un coup qui gratterait le sol en pointe ou qui accrocherait trop de rough par la pointe dans des herbes plus hautes, avec pour conséquence de fermer la face encore plus à l’impact.

Il existe deux types de grinds C (normal et renversé).

Le C renversé conviendrait mieux à des golfeurs en progression, qui au contraire, évitent d’ouvrir la face du club vers le ciel à l’adresse.

A la différence du C-Grind, un C-Grind renversé laisse justement de la matière en talon et en pointe…

En revanche, la largeur de la semelle en son centre est plus étroite, ce qui aura pour effet de stabiliser le wedge dans le sable ou le rough, et quand la face de club est square.

La mauvaise nouvelle !

Il n’existe pas une seule « grind » qui convienne à tous les coups de golf ! Il faut forcément choisir.

En revanche, selon Peter Jacobsen, d’expérience, il existe des grinds qui conviennent mieux à certains profils de golfeurs, et certaines familles de swings.

La troisième grande famille de Grind : le S-Grind

C’est une sorte de combinaison entre le C-Grind, et le C-Grind renversé !

Le nom vient de la forme en S de la semelle, avec plus de matière enlevée en pointe vers le leading edge, et moins en talon vers le trailing edge.

Ce grind de la semelle a été imaginé pour les golfeurs qui veulent jouer des coups avec la face square à la balle, et qui présentent un angle d’attaque assez vertical sur les pleins coups. Ce grind est aussi plus conseillé sur les terrains souples.

Plus récemment, une nouvelle grind a vue le jour, en forme de V.

Ce grind se voit sur des wedges avec des bounces très importants.

Ce type de grind favorise le fait de placer plus de bounce près de la leading edge (bord d’attaque), ce qui peut aider un golfeur en progression sur un plein coup, alors que la partie « grindée » à l’arrière de la semelle peut au contraire aider l’adaptabilité du club, quand on souhaite ouvrir la face du club…

C’est finalement un grind très passe-partout qui peut permettre une grande variété de coups.

Les autres grinds

C, C-renversé (ou D chez certaines marques), S et V, vous avez là, les principales Grinds pour un wedge.

Depuis quelques années, Callaway, Titleist et Cleveland notamment ont encore « compliqué » la donne, ou « étoffé » l’offre avec de nouvelles lettres (F, M, D ou K chez Titleist).

On peut se demander si ce n’est pas une technique marketing pour proposer aux golfeurs plus de choix (plus de risque de se tromper ou plus d’envie d’essayer des choses différentes ?)

Chez Titleist, la semelle F (F sans doute pour Full) semble correspondre à des clubs joués principalement sur des pleins coups, où le golfeur cherche essentiellement à placer la face square à l’impact.

La marque américaine présente essentiellement ses grinds sur les lofts de 46 à 52 degrés.

Toujours chez Titleist, Bob Vokey aime particulièrement la M-Grind pour des golfeurs qui aiment manipuler la face très rapidement.

Par définition, c’est donc une Grind à réserver à de très bons joueurs, ou qui savent pourquoi ils veulent faire de tels coups.

A l’inverse, la K-Grind est celle qui autorise le plus de bounce dans la gamme Titleist.

C’est sans doute le grind le plus tolérant de la gamme, et donc le plus adapté à une majorité de golfeurs inquiets de sortir des bunkers avec un sable très fin.

De son côté, Cleveland a eu le mérite de simplifier votre choix sur la question des grinds, fortement associée aux bounces.

Sur sa dernière série de Wedges RTX ZipCore, Cleveland ne propose plus que 3 grinds qui correspondent à 3 bounces.

Un angle de bounce réduit sera associé à une Grind dite low. Un angle de bounce élevé sera associé à une grind dite Full, tandis qu’un bounce intermédiaire sera associé à un grind… intermédiaire.

On s’y perd un peu. Qu’est-ce qu’un grind intermédiaire, full ou low alors qu’on a défini les grinds selon des formes ou des lettres ?

Concernant les wedges CBX (pour golfeur en progression), la présentation de Cleveland a le mérité d’être plus compréhensible.

Les wedges CBX sont tous présentés avec une forme de Grind en C.

Les bounces qu’on ne voit jamais en magasin, et seulement à la télévision…

On va vous parler de B, T, H, K, et pourquoi pas Y… On peut faire toutes les lettres de l’alphabet. Ces grinds sont très rarement présentés en magasin.

Un H-Grind correspond à un wedge dont on aurait enlevé de la matière seulement près du talon (heel) dans le but d’ouvrir plus facilement la tête de club pour faire des lob shots, et sans risquer de toper la balle. Ce n’est pas vraiment le coup le plus fréquent sur un parcours.

A l’inverse, un T-Grind pour (toe ou pointe) conviendrait mieux à un sol très ferme, et pour poser un club à plat square à l’adresse, avec moins de chances de gratter.

Ne tombez pas dans le piège des lettres trop compliquées…

Après avoir défini les lofts de vos wedges, effectivement, vous devriez penser votre choix en tenant compte en même temps du bounce, et du grind de la semelle.

Je vous donne une petite astuce simple (pour réaliser cet article, j’ai mis à côté de moi un sac rempli d’une vingtaine de wedges différents).

Posez le club au sol à l’adresse, et essayez d’ouvrir la face du club le plus à l’horizontal possible face au ciel.

Avec un wedge Cleveland CBX en V-GRIND, vous verrez que le club ne tient pas tout seul sur le dos, et cherche à revenir systématiquement dans sa position initiale, face fermée.

Ce n’est pas du tout un club pour tenter des coups lobés !

A l’inverse, si vous prenez un 588 RTX de faible bounce en C-grind, vous verrez que dans le même exercice, le club tient très facilement sur son dos, face très ouverte !

Même exercice avec un Mizuno T20, le club ne tient pas face ouverte au sol, il cherche très vite à se refermer.

La forme du Grind ressemble pourtant à un C inversé. Cependant, le rebond est très prononcé !

S’ajoute à cela un autre paramètre qui complique la compréhension d’un wedge : Le placement du centre de gravité !

L’organisation du poids du club est un paramètre qui joue…

Prenez par exemple le Callaway PM Grind. Ce club présente une pointe allongée. Le centre de gravité est déplacé vers le haut de la face. Le club tient facilement face ouverte !

C’est normal. Il a été conçu pour faire des lob shots.

Je vous propose, en synthèse, mon interprétation de seulement 3 grinds qui me paraissent vraiment pertinentes : C, C-renversé et V.

La question à se poser : Voulez-vous ouvrir la face du club à l’adresse pour ajouter du spin ? En fonction de la réponse, vous tenez votre choix de grind.

Si en revanche, vous voulez choisir votre grind selon les conditions du terrain (logique Titleist), ci-après un autre tableau propre à cette marque.

De la théorie à la pratique : Est-ce que l’on sent vraiment des différences ?

Il y a la théorie, et la pratique, et vous verrez que le plus souvent, tous ceux qui vous parlent de grind, vous parlent en réalité de théorie…

Toujours dans le but de construire ce sujet, j’ai donc pris une trentaine de wedges que nous avons accumulé au studio, et au fil des années, pour me rendre sur un terrain d’entraînement pour varier des chips, des pitchs, et des sorties de bunkers.

Mon objectif était de tenter de distinguer des différences selon les « grinds » des wedges, et notamment sur un sol ferme, avec un lie « ras », et dans des bunkers avec un sable très ferme, et même humide.

Pour aller droit au but, je doute qu’un golfeur ou une golfeuse à un niveau amateur puisse réellement et objectivement sentir de notables différences s’agissant des grinds !

En revanche, le principal enseignement de ce test provient des bounces. Je commence à me faire une philosophie sur ce sujet : Bounces et Grinds sont intimement liés.

Pour des amateurs, il est plus important de se focaliser sur le choix du bounce, et seulement dans une situation flagrante : La sortie de bunker avec un sable ferme et/ou mouillé.

J’ai tapé des dizaines de chips en bords de greens avec des wedges de différents grinds (sur un lie ras), et je n’ai pas noté de gêne ou d’avantage particulier.

En revanche, dans le bunker sur sable ferme, oui, un bounce effectif réduit fait UNE très grande différence par rapport à un wedge avec un bounce effectif très important.

Pour cela, j’ai comparé un Cleveland 588 RTX one dot (faible bounce ou low bounce) versus le même club trois dots (high bounce) en 58 degrés, et dans cette situation particulière, le premier club présente un avantage de contrôle significatif.

Sur sable ferme et lourd (humide), le premier club traverse le sable et permet de contrôler la distance de la sortie de bunker, tandis que le second « rebondit » sur le sable ou se freine dedans, et engendre un top hors de contrôle…

Je comprends mieux mes soudaines difficultés actuelles avec mes clubs standards (deux dots ou bounce standard) dans un sable très ferme.

Cependant, s’agissant des grinds, franchement, attention de ne pas tomber dans le « too much ».

J’ai fait des chips avec des semelles arrondis ou plates : Aucune différence notable.

On peut faire un lob shot avec un grind en V, en C ou en C-Inversé. Le Grind n’empêche pas un type de coup.

En revanche, il y a un cas intéressant : Celui du PM Grind de Callaway (avec une pointe high toe), ou effectivement, le club a été « grindé » pour parfaitement poser au sol, face ouverte, et dans ce cas, faire un lob shot est relativement un jeu d’enfant.

Cependant, à part amuser la galerie… combien de fois avons-nous besoin de ce coup ? Pour ma part, j’ai testé, je suis plus précis dans le contrôle des distances avec un chip versus un lob shot, et sans doute, parce que je m’entraîne moins souvent au lob shot.

A retenir de cet article

Définition du Grind : Le fait de meuler la semelle d’un wedge, et pour partie en pointe, en talon, et aussi le bord de fuite (trailing edge) est à mettre en perspective avec l’interaction désirée entre le club, la nature du sol, ou le coup de golf à jouer.

Objectif majeur sur un coup d’approche : Toucher la balle sous son point le plus bas, et surtout pas sur son point le plus médian !

Attention de ne pas trop en faire avec la question des grinds ! C’est sans doute pertinent pour moins d’1% des golfeurs dans le monde… à la différence des bounces ou des lofts…

3 grinds se détachent des autres, et sont plus fréquents dans les rayons de magasins : C-Grind, C-Grind renversé, V-Grind

Grinds et bounces me paraissent intimement liés. (Voir l’exemple des derniers Cleveland RTX ZipCore.

Il n’existe pas une seule « grind » qui convienne à tous les coups de golf !

A l’inverse et par conséquent, on peut aussi dire qu’il n’y a pas un grind qui n’est pas recommandé pour tous les coups de golf !

Dans le bunker, la question des bounces est bien plus importante à prendre en considération.

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