Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Pourquoi le gear effect est si particulier sur un bois 3 ?

Suite de notre sujet consacré au Gear Effect évoqué dans la première vidéo MyGolfLab animée par Xavier Bretin et Guillaume Sauzet. Il s’agit ici d’évoquer le cas particulier du bois de parcours numéro 3, un club souvent considéré comme l’un des plus difficiles à jouer sur le fairway sans tee avec un angle d’attaque descendant. Qu’est-ce qui se passe concrètement à l’impact avec un bois 3, et si distinct des autres clubs, notamment s’agissant du spin…

J’ai déjà eu l’occasion de consacrer un sujet sur le bois de parcours numéro 3, et notamment pour faire état de mes propres difficultés avec ce club.

En me basant sur un entretien avec Glenn Malher, lors de mon passage au Titleist Performance Institute, je vous ai relaté l’importance de l’angle d’attaque négatif sur la balle, pour optimiser le contact, et déclencher un vol de balle cohérent.

C’est évidemment plus simple sur un tee puisque la balle est légèrement surélevée par rapport à un contact sur le fairway.

Un autre entretien avec cette fois Tom Olsavsky chez Cobra m’a permis de lui faire dire qu’en-dessous de 23 degrés de loft pour un fer, le contrôle de la balle par un amateur devient franchement plus délicat.

Pourtant, sur le parcours, il nous arrive d’avoir des coups de 200 mètres et plus à jouer, notamment sur des longs par-5 ou après un coup de départ manqué sur un par-4, là aussi relativement long.

On peut ne pas apprécier le bois 3 ou les longs clubs pour privilégier le driver et les hybrides. Pourtant, il y a quelques moments sur le parcours où maîtriser un bois de parcours est en fait indispensable.

Dans un ancien sujet d’un de nos consultants, on avait d’ailleurs déjà vu que le choix entre driver et bois 3 au départ d’un trou n’était pas si souvent pertinent d’un point de vue « assurance tous risques ».

Les drivers avec des dimensions de 460 cc d’aujourd’hui sont pratiquement plus tolérants que les bois 3.

Justement pourquoi ? Pour la simple raison de la dimension ? Quel rôle joue le gear effect sur le bois 3 ?

Pour ma part, encore dans une récente partie de golf, j’ai eu besoin de recourir au bois 3 à plusieurs reprises, sur le tee ou sur le fairway.

En théorie, et en moyenne au practice, bien tapé, je peux envisager une distance de 180 à 210 mètres, selon la qualité de la balle, la qualité du centrage et la vitesse de swing déployée.

Sur le parcours, je ne retrouve pas toujours cette distance, et pire, je constate plus qu’avec le driver, des balles qui partent à gauche dans un effet de hook vraiment beaucoup plus exagéré qu’avec n’importe quel autre club du sac.

J’ai d’abord pensé que cela provenait d’un shaft trop souple pour ma vitesse de swing. Alors que j’utilise un stiff pour le driver, le regular est certainement une ineptie pour le bois 3…

En m’intéressant au sujet sur le Gear Effect, et à des études menées aux Etats-Unis, j’ai découvert que ce n’était pas la seule explication…

Avec les bois de parcours modernes, quand vous tapez une bonne balle… soit une balle longue et droite, vous pouvez être pleinement satisfait, et mesurer un gain par rapport à des bois de parcours d’une dizaine d’années.

En revanche, et c’est plus fréquent qu’on ne le souhaiterait… une mauvaise balle est aussi franchement plus inconsistante !

Sur le parcours, une balle tapée à 140 mètres devant vous, et 60 mètres à gauche, c’est franchement pénalisant. (Image arccos 360)

Au point que sur ma dernière partie, j’ai perdu plus de coups de recentrages, voire de pénalités, que profiter réellement de cet avantage de distance promis par le club.

Quand le coup est mauvais (dans mon cas, tapé trop souvent en pointe) la distance est moins bonne qu’avec un hybride ou un long fer, et la dispersion énorme…

A tel point qu’à l’image de beaucoup de golfeurs, je suis à la limite de le sortir du sac pour le remplacer par un sandwedge.

Souvent les marques nous vantent ce qu’un club peut faire de bien pour nous… on parle beaucoup moins souvent de ce qu’il peut faire de mal…

Premier problème que l’on peut observer avec un bois 3 : Un taux de spin parfois excessif selon le profil du joueur et de son swing…

Quel bois de parcours peut donner trop de spin ?

Les marques ont scindé le marché des golfeurs acheteurs de clubs en plusieurs segments.

Je vous ai déjà parlé de la grande rupture (Player/improvment).

A l’intérieur de ces deux familles, il y a encore deux autres catégories pour les fers avec Muscleback et CavityBack d’un côté, ou standard et Oversized de l’autre.

Les bois de parcours suivent quelque part cette même logique entre player et improvment.

Pour un golfeur qui a une vitesse de swing élevé, taper un bois de parcours « improvment » ne consiste pas à simplement dire : « Je joue un club plus facile pour moi, ce n’est pas grave, au contraire… »

Un bois 3 considéré comme très tolérant va présenter un centre de gravité plus haut dans la face !

Pour un golfeur qui manque de vitesse de swing, et dont le point de contact n’est pas assez régulier, cela peut l’aider à lever la balle plus facilement.

Inversement, ce même club dans les mains d’un pro va donner « trop de spin ».

Pour aller plus loin, permettez-moi de me servir de mes données trackman collectées sur les deux dernières années avec des bois de parcours montés sur manches regular et stiff.

Ainsi, je vais vous illustrer des cas sévères d’inadéquations.

Pour appuyer mon raisonnement, je vais commencer par illustrer un seul critère de jugement : Le spin donné par angle de lancement (la colonne orange).

Sachant que tous ces bois 3 ont été testés dans les mêmes conditions (balles identiques…)

Dans la catégorie des clubs présentés et assumés comme « très faciles à jouer », en 2016, nous avions eu le Mizuno JPX-EZ16.

Un club pour lequel, notre testeur senior, Jean avait eu d’ailleurs d’excellents résultats.

Pour ma part, les chiffres illustrent une inadéquation complète !

Alors qu’en moyenne sur 2 ans, je donne un taux de spin de 221 tours pour un degré de lancement, avec le JPX-EZ 16, ce même ratio est monté à plus de 246 !

Soit un écart de 11% avec la moyenne. Gap qui grimpe jusqu’à 15% par rapport au meilleur club pour moi !

Résultat, le taux de spin observé avec ce club dépassait les 4000 tours par minute !

Alors que la vitesse de balle en sortie de face ne se distinguait pas franchement des autres clubs, la perte de distance pouvait être supérieure à 5 mètres en moyenne et plus de 10 mètres avec les clubs les plus adaptés.

Un autre club jugé très tolérant me revient à l’esprit : le Callaway Big Bertha Fusion jugé par beaucoup de seniors comme très tolérant. Même verdict dans des proportions amoindries… Le spin était trop élevé pour moi.

L’inverse se vérifie aussi. A savoir un club qui ne génère pas assez de spin. Ce fut le cas du dernier TaylorMade M1 2017 ! Un club à mettre dans les mains de Dustin Johnson plutôt que « Dustin Jean-Pierre »…

Sur un manche stiff assez raide, je montais beaucoup trop la balle (plus de 17 degrés de lancement contre 15 en moyenne) couplé à un taux de spin de plus de 4000 tours.

Dans ce cas, le spin n’était pas le plus gros problème. C’était la vitesse de balle qui manquait cruellement, parce que ce club « top player » ne me pardonnait aucun coup décentré.

Au lieu d’obtenir un smash factor de 1.45 en moyenne, il était tombé très bas à seulement 1.33.

Ainsi, le spin n’est jamais vraiment trop bas.

En revanche, quand un club est trop délicat à jouer, c’est le centrage de la balle dans la face qui s’en ressent, et la vitesse de balle qui chute en même temps que la distance.

Est-ce qu’une tête de bois de parcours M1 est si différente d’une tête JPX-EZ ?

Rentre en ligne de compte la question du « gear effect »…

Dans le paragraphe précédent, je ne l’ai pas évoqué, mais le fait de monter le spin est aussi régulièrement corrélé avec le sidespin.

Ce qui revient à dire qu’un club inadapté ne vous coûte pas seulement de la distance… Il produit aussi des trajectoires horribles avec une plus grande dispersion.

Effectivement, comme nous l’avons vu dans l’article sur la définition du Gear Effect, quand on décentre beaucoup la balle dans la face du club, le centre de gravité de la tête interagit avec la balle de sorte que cela augmente le sidespin.

Quand vous tapez une balle au talon, cela va donner du sidespin de gauche à droite à la balle, et inversement de la droite vers la gauche quand tapé avec la pointe.

C’est d’ailleurs illustré par Guillaume et Xavier dans la vidéo avec ce fameux avion qui plonge du côté droit au moment du slice.

Pour ma part, ma tendance est inverse. Je tape plutôt en pointe ! Je suis donc concerné par la dispersion à gauche (draw ou hook).

Un club qui spinne trop va être une catastrophe sur un parcours avec beaucoup d’obstacles latéraux (forêt, eau…)

En tapant en pointe, je vais déjà donner plus de spin, mais avec un club dont le centre de gravité est inadapté, cela va être pire !

Alors si on utilise un bois de parcours qui est considéré comme peu spinnant, est-ce que l’on résout le problème pour autant ?

Logiquement, la réponse devrait être oui…

Et bien, ce n’est pas tout à fait une garantie. C’est pourquoi le bois de parcours numéro 3 est un club un peu curieux.

Entre un club qui donne trop de spin et un club plus adapté, oui, vous allez réduire la dispersion, et les pertes de distances. Cela ne veut pas dire que ce sera toujours spectaculaire, car cela dépend aussi du degré d’erreur de votre propre swing.

On ne peut malheureusement pas espérer qu’un bois de parcours systématiquement tapé en pointe va tout de même aller droit et au maximum de distance !

En fait, vos meilleurs coups seront légèrement améliorés, et vos mauvais coups seront légèrement moins mauvais.

Le gain au trackman peut paraître marginal, mais sur le parcours, entre une balle trop à gauche de 7 ou 4 mètres, c’est parfois la différence entre le bout du fairway gauche et l’obstacle !

En termes de coups, c’est la différence entre une balle jouable et une pénalité avec un coup à rejouer… Ce n’est pas si marginal.

Par rapport à un driver, la face d’un bois de parcours est plus petite.

L’exigence de précision sur le centrage de balle est donc plus fort. Pourtant, quand on est amateur, c’est justement le point faible le plus récurrent.

On peut éventuellement jouer avec un driver inadapté. Avec un bois de parcours inadapté, les conséquences sont pires…

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements

US Golf présente la nouvelle collection Jack Nicklaus