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Les fers Oversized peuvent-ils rendre le jeu de golf plus fun?

En pleine phase de préparation et de rédaction de nos tests de fin d’année en matière de clubs, et notamment de fers, une tendance a particulièrement retenu notre attention : le développement des clubs oversized, à savoir ces têtes aux semelles élargies, et aux lofts plus fermés. Pas encore majoritaires dans les ventes de clubs en Europe Continentale, ces clubs pourraient bien coïncider avec un virage à prendre pour rendre le golf plus accessible, et plus facile à jouer…

Au golf, la distance est souvent le premier problème à résoudre.

Des boules jaunes, pour un homme, un parcours tel que l’Albatros, théâtre de l’Open de France mesure 5700 mètres.

Ailleurs, le golf de Frégatte mesure 6210 mètres. Le golf de Wimereux mesure 5514 mètres. Le parcours de La Jalle (Bordeaux Lac) mesure 6601 mètres…Bref, sans aller plus loin dans le détail, le golf est un sport de distance, et peut-être plus particulièrement pour les amateurs par rapport aux pro.

Pour schématiser, en France, 75% des golfeurs sont classés au-dessus de 19 d’index.

Sachant que l’index est le reflet de la meilleure performance d’un joueur sur un parcours en compétition plus que sa moyenne réelle de jeu sur 18 trous tout au long de l’année.

Au-delà de 90 sur un par 72, la préoccupation majeure d’un golfeur amateur est plutôt de toucher régulièrement des greens plutôt que de chercher à donner du spin à la balle pour l’arrêter à un mètre du drapeau ! Pardon de la caricature !

Autrement dit, le jeu de golf du tee au green est bien crucial pour une majorité d’amateur, qui en plus d’un bon coup de départ, ont surtout besoin d’un bon deuxième coup, voire d’un bon troisième coup pour justement arriver sur le green en régulation, par 4 et par 5 compris.

Gagner de la distance est donc une obsession légitime, surtout qu’une majorité de golfeurs amateurs n’ont pas, en plus des quatre heures nécessaires pour jouer le parcours, le temps de faire de la préparation athlétique, et peaufiner la technique pendant des heures, et des heures.

Dans un monde idéal, effectivement, il serait plus pertinent de travailler sa base physique, puis la technique, et seulement en dernier, faire du fitting pour optimiser le matériel.

La réalité est toute autre.

Les marques de matériel se sont adaptées à cette réalité. Pendant des années, elles ont œuvré dans un but mercantile mais aussi logique pour augmenter la taille des clubs, optimiser les faces, augmenter les angles de lancement ou réduire le spin…

Jusqu’à très récemment, le driver était le symbole de cette rencontre entre l’offre et la demande.

Cependant, quand vous avez amené un driver de 200 à 460 cc, soit la limite autorisée. Quand vous avez poussé la capacité de flexion d’une face proche du maximum autorisé, et que vous avez déplacé le centre de gravité pour la énième fois en arrière, et en profondeur. Les options commencent à se limiter, sauf à trouver une nouvelle révolution technologique. (Cf article sur les drivers du futurs…)

Ceci étant, si vous sortez le driver plus de 13 ou 14 fois sur le parcours par tour, vous êtes un joueur offensif !

Sur un score de 92 ou plus, cette douzaine de drives tapés n’est pas vraiment majoritaire dans votre performance globale, à ceci près, que parfois, ces coups de drives vous coûtent des balles perdues et des pénalités en plus.

A l’opposé, beaucoup d’enseignants, de clubfitters, et de vendeurs en magasins vous incitent à travailler davantage le petit-jeu, considérant qu’avec le putting, c’est au moins 65% des coups !

Effectivement, c’est une bonne vision rationnelle de la carte de score. Toutefois, entre le driving et le petit jeu, il y a quand même la question du jeu de fers.

En préambule de ce sujet, nous définissions le golf comme un sport de distance, omettant l’autre grande dominante de ce sport ou de ce jeu, selon votre philosophie : la précision !

Notre argument : Avant de songer à mettre la balle à 5 mètres du drapeau, le premier problème d’un amateur consiste à porter la balle avec un fer 7 à plus de 120, 130 et même 140 mètres.

Pour un amateur, travailler le petit-jeu est tout de même quelque chose d’assez peu concret.

Sur le practice range, vous identifiez assez facilement des cibles à 50, 100 ou 150 mètres.

Autour du green, il y a tellement de situations possibles que pour un amateur, et sans l’aide d’un coach, ou éventuellement d’articles sur comment mieux s’entraîner (cf certains de nos articles), vous pouvez être rapidement un peu perdu sur quoi faire, et comment s’auto-évaluer.

La plupart du temps, pour un amateur de golf « Monsieur Tout le Monde », le travail du petit jeu consiste à faire quelques chips en bord de greens, quelques sorties de bunkers quand c’est possible, et faire des putts sur le putting-green.

Devenir un expert du sauvetage de par via approche-putt n’est pas franchement plus abordable que le fait d’améliorer son swing de golf pour gagner distance et précision.

Il est plus réaliste de considérer qu’un amateur progresse le plus souvent à la même vitesse dans un peu tous les domaines, ou alors stagne ou régresse de la même façon dans un peu tous les domaines.

Les amateurs qui viennent sur un golf pour travailler 2 heures par semaine toujours le même compartiment de jeu sont tout de mêmes minoritaires.

Partant de tous ces constats, et ajoutant que l’index moyen des golfeurs (et golfeuses) en France n’a pas franchement beaucoup évolué depuis 20 ans, la question des clubs plus tolérants qui ajoutent de la distance sans trop faire perdre en dispersion reste plus que très pertinente, en particulier dans l’optique de rendre le jeu plus amusant.

Cependant, cette logique se heurte toujours à une forme de conservatisme, et même une teinte de machisme concernant les clubs !

Dans l’univers du golf, vous êtes très vite influencé par une certaine idée de ce que doit être un club de golf.

Comme pendant des années, pour ne pas dire des décennies, un fer était principalement une lame très fine avec une semelle fine, de nos jours, beaucoup de golfeurs n’imaginent pas possible qu’un fer moins conventionnel puisse néanmoins avoir un intérêt.

Cette tendance va peut-être bientôt changée.

A notre niveau, nous constatons que les marques nous adressent à une fréquence plus importante et plus soutenue que par le passé, des fers oversized.

Ce qui était du domaine de l’anecdotique encore 3 ans en arrière est en train de réellement évoluer.

En 2014, Mark King encore pd-g de TaylorMade initiait un ambitieux projet voué à développer la pratique du golf, lever les freins et rendre ce jeu plus fun.

Beaucoup d’idées farfelues, et de fausses solutions ont émergé. Pourtant, une idée tout simple, pratique et pertinente est sortie du lot : Augmenter la taille des semelles des fers, et fermer les lofts des faces !

En somme, rien d’interdit par les législateurs, rien de bien complexe à faire d’un point technologique, mais un défi, expliquer ou plutôt démontrer aux golfeurs que des clubs moins beaux, et plus « pelles à tarte » pouvaient avoir un réel sens au moment d’aller sur le parcours.

La problématique pour ce changement était donc plus esthétique et psychologique qu’autre chose.

Caricaturons ! Des tests que nous réalisons toute l’année sur jeudegolf.org, nous commençons à distinguer de plus en plus d’offres dans cette catégorie des fers dit Oversized.

D’ailleurs, les marques n’hésitent pas à ajouter la mention OS, comme par exemple Callaway avec le fer Big Bertha OS !

Pour forcer le trait, disons qu’un club OS va au moins 10 à 15 mètres plus loin qu’un club classique, surtout si ce dernier est classique en termes de loft, et de taille de semelle.

L’écart peut encore monter de 10 mètres supplémentaires si vous comparez avec une lame ultra-traditionnelle.

Pire, si vous comparez un fer OS monté sur un shaft graphite regular contre une lame montée sur un shaft acier stiff !

Eureka ? En matière de clubs de golf, il n’y a jamais de solutions miracles, et au contraire, toujours une contrepartie.

Nos tests illustrent que si ces clubs atteignent des distances très supérieures, cela se fait au détriment de deux paramètres : le spin et la capacité à contrôler la roule de la balle après le point d’impact.

Autrement dit, avec un fer 7 OS, n’espérez pas porter la balle à 130 mètres au lieu de 110, et pouvoir toujours parfaitement contrôler le point d’arrêt de la balle.

Admettons qu’avec un fer 7, votre balle roulait 6 à 7 mètres après la portée au carry, avec le même fer 7, mais cette fois en version OS, votre balle va plutôt rouler 12 à 14 mètres pour la même vitesse de swing !

Pour un amateur classé moins de 20 d’index, cela peut devenir un vrai problème ! Dans cette logique, vous ne verrez jamais un seul golfeur professionnel jouer avec de tels clubs.

En revanche, pour les 80% de golfeurs qui luttent avec la vitesse de swing pour gagner quelques mètres, ou qui n’ont pas un swing régulier et athlétique, cette option OS mérite d’être prise en considération, surtout si vous passez la question de l’esthétique.

Le gain de distance avec une lame OS vaut aussi bien pour un swing rapide qu’un swing lent.

Au cours d’une de nos dernières séances de test, où notre testeur senior avait à tester des fers de plusieurs marques (Callaway, Srixon, Mizuno et Ping), nous avons vraiment été frappés par le gain à tout point de vue pour ce profil.

Gains en distance ! Gains en feeling ! Gains en plaisir et donc potentiellement en fun sur le parcours !

Finalement, quand vous faites taper un golfeur amateur sur un simulateur avec un radar, quelle est la donnée qui va l’intéresser en premier ? La distance !

Et quand un golfeur qui swingue à une moyenne de 65 mph au fer 6 peine à dépasser les 105 mètres, quand sans changer ces paramètres intrinsèques, vous lui mettez dans les mains un club qui lui permet d’aller tutoyer les 125/130 mètres, l’effet waouh est garanti, et sans même parler de fitting, ce qui est encore une autre histoire.

Pour nous, la tendance a démarré l’an passé avec le Ping Gmax suivi par le Callaway XR OS, le Cobra Max, le Srixon Z155, le Mizuno JPX-EZ 16, et désormais le Callaway Big Bertha OS et demain le nouveau Cobra King.

En un an, nous avons mesuré des évolutions significatives de la part des marques avec ces clubs.

L’offre s’est densifiée chez tous les fabricants allant jusqu’à impacter des clubs pas nécessairement oversized comme par exemple le dernier TaylorMade M2, la meilleure vente de fers cette année en France !

En gros, les marques ferment les lofts, et augmentent les semelles.

Dans le cas du dernier Callaway Big Bertha OS, c’est impressionnant puisque jamais auparavant nous n’avions testé un fer 6 OS en loft 26 degrés avec une semelle aussi tolérante.

Comparativement, à l’été 2015, le Ping Gmax affichait encore un loft de 30 degrés. Le Mizuno JPX-EZ 16, sorti plus récemment descendait lui à 28 degrés, quand le Srixon Z155 affichait déjà 27 degrés.

Sur un fer classique, fermer la face permet effectivement d’augmenter le smash factor, réduire le spin, mais en contrepartie, cela réduit l’angle de lancement, et la maniabilité.

Pour éviter ces deux écueils, les marques ont travaillé sur le fait de changer la répartition des masses, pour que malgré la fermeture des lofts, l’amateur puisse toujours lever la balle !

C’est d’ailleurs le premier problème d’un amateur qui manque de vitesse de swing.

Au travers de cet article, l’idée consistait à vous alerter sur cette tendance, sans encenser, ni enfoncer les marques, pour peut-être imaginé un véritable bénéfice pour le jeu futur des golfeurs : prendre plus de plaisir avec le jeu de fers, qui compose une partie importante d’une partie, et surtout du plaisir d’une bonne partie de golf.

Si vous avez l’occasion de tester ces clubs, et que vous vous reconnaissez dans cette problématique rencontrée par 80% des joueurs et joueuses, essayez et faites-vous votre religion entre gagner de la distance et perdre en capacité à arrêter vite la balle.

Notre étude

Ci-dessus, les résultats cumulés de tests de fers 6 sur shaft graphite réalisés par un de nos testeurs au cours de ces deux dernières années.

Ce tableau illustre des moyennes, et donc des tendances. Ce qui implique que certains clubs parmi les OS (Oversized) produisent des résultats encore bien supérieurs.

Les chiffres illustrent bien que par rapport à un fer « improvment » classique ou par rapport à un club « player » type lame cavity back, les lofts sont de plus en plus fermés, et ce, à fer équivalent.

Un élément est assez stable entre les trois types de têtes : la tolérance ! Cela implique que ce n’est pas le critère le plus discriminant.

En revanche, et c’est une grande partie de notre argumentaire, à mesure que vous fermez le loft sans néanmoins altérer la tolérance (smash factor), vous augmentez notablement le degré d’efficacité, soit le rapport entre la vitesse de swing, et la distance au carry générée.

En contrepartie, le taux de spin se réduit nettement (près de 1000 tours entre un club CB et un OS), ce qui fait que la roule augmente de 30% entre ces mêmes clubs.

L’augmentation de la roule peut être un élément favorable pour un golfeur qui manque de distance, en revanche, pour un golfeur qui cherche le contrôle du point d’arrêt sur le green, cela devient un argument contre-productif.

En conclusion, comme il s’agit de moyenne, vous pouvez distinguer des tendances. De notre expérience, et nos prochains tests vont démontrer que certains clubs OS créent des écarts encore plus importants.

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