Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Driving: Faut-il privilégier un shaft plus long ou plus court?


A l’occasion de la sortie du dernier driver Callaway Big Bertha Fusion, la marque américaine a mis sur le devant de la scène un débat fort intéressant sur le fait d’opter pour un manche standard ou un manche raccourci. En soi, le concept n’est pas novateur. Pourtant, c’est une question qui méritait un test. Le résultat a été éloquent !

Préambule : Pourquoi un test comparatif entre un shaft court et un shaft long ?

En moyenne sur l’année 2016, la plupart des drivers mis sur le marché en standard ont affiché une longueur de shaft en graphite regular de l’ordre de 45 inches.

Certaines marques comme Cobra ou Ping ont tendance à proposer des manches plus courts en 44,5 ou même 44 inches à la demande de certains clients.

Plus court, cela implique nécessairement moins de vitesse de swing, et logiquement moins de distance…

Ce dernier point mérite d’être éclaircie…

A l’inverse, Callaway qui est à la bagarre avec TaylorMade pour la place de numéro un des ventes de driver a eu tendance à beaucoup miser sur la vitesse de swing, et donc des shafts rallongés.

Ce fut le cas dans un passé récent avec l’Optiforce monté sur un shaft de 46 inches.

Si réduire la longueur d’un shaft engendre automatiquement une baisse de votre vitesse de swing, l’inverse est donc aussi vrai, mais la conséquence négative la plus fréquente est généralement l’accroissement de la dispersion.

Avec le nouveau Callaway Big Bertha Fusion, un club censé donner beaucoup de MOI, plus de tolérance, mais pas nécessairement un immense smash factor, et une grosse vitesse de balle, Callaway a voulu vous laisser le choix. Et cela devrait même préfigurer l’orientation stratégique future de la marque !

Pour cette occasion, Clément Morelle, responsable du magasin US Golf de Lyon, et consultant sur Jeudegolf.org, nous a suggéré de réaliser un test de la même tête Big Bertha Fusion monté sur les deux shafts proposés par Callaway, le 44,5 et le 45,5 !

Son hypothèse étant que beaucoup de golfeurs, surtout ceux qui dispersent un peu trop pourraient vraiment bénéficier d’un shaft plus court. Certes, ils vont potentiellement perdre en distance sur la balle la plus longue, mais qu’en sera-t-il à la moyenne ?

En effet, sur un parcours de 18 trous, souhaitez-vous taper un meilleur drive ou une moyenne de drive mieux maîtrisée ?

Résultats du test

Ci-dessous, le résultat d’un test mené avec un Callaway Big Bertha Fusion 12,5 degrés sur un shaft graphite regular de 44,5 inches (blanc), et le test avec un shaft graphite regular de 45,5 inches (jaune).

Nous avons utilisé un testeur avec une vitesse de swing moyenne de 95 mph (plutôt rapide) qui a tapé 5 balles Srixon Z-Star avec chaque configuration.

Nous n’avons pas cherché à isoler des bons ou des mauvais coups. Le résultat ci-dessus est le reflet de la réalité.

Premier constat qui saute aux yeux, effectivement, la dispersion est franchement amoindrie avec le driver le plus court ! La dimension du cercle blanc par rapport au cercle jaune ne laisse pas de place au doute.

Deuxième constat, en moyenne, si 3 balles « jaunes » sont plus longues que la meilleure balle « blanche », ce n’est pas si flagrant, et ramené à une éventuelle partie sur le parcours, le bénéfice d’une faible dispersion par rapport à un faible gain de distance pour plus de risque appel à un diagnostic sans appel en faveur du manche le plus court.

Ceci étant, cette réflexion s’applique vraiment au cas des golfeurs qui sont un peu dispersant au drive.

Un joueur capable de régulièrement centrer la balle dans la face ne devrait pas avoir ce débat, et au contraire, privilégier le shaft le plus long.

Intéressons-nous maintenant aux chiffres liés aux vols de balles dans le détail...

Effectivement, avec le shaft le plus long, ce golfeur est plus près de sa vitesse moyenne de swing au driver, soit 95/96 mph.

Toutefois, n’ayant pu tester qu’une tête en 12,5 degrés par rapport à une tête en 10,5 degrés, il n’a pas parfaitement optimisé sa performance.

Peu importe, ce n’était pas l’objet du test. En revanche, entre les deux shafts, l’écart de vitesse de swing est net ! Avec un manche plus court, il perd 2 mph de vitesse de swing !

En revanche, première surprise, à la moyenne des 5 frappes, la vitesse de balle est plus élevée avec le manche le plus court !

En enlevant un inch de longueur, les chiffres du trackman confirment la maniabilité accrue du club, et en fait, la capacité du golfeur à ramener la tête plus régulièrement square à l’impact.

Résultat, bien qu’en théorie, il devrait générer plus de vitesse de balle avec le manche le plus long, comme il n’est pas naturellement assez performant pour le faire, c’est l’inverse qui se produit : Le joueur perd en performance avec un shaft trop long !

Quel indicateur nous confirme et nous explique ce phénomène de manière irréfutable ?

Le plan de swing beaucoup plus à droite avec le manche plus long par rapport au manche plus court, soit la toute dernière valeur du tableau présenté ci-dessus (club path) qui est 16 degrés ouvert avec un manche de 45,5 inches contre seulement 13,8 degrés avec un manche de 44,5 inches.

Un inch de différence suffit à limiter la tendance de notre testeur a déplacé son club trop à droite dans le plan, et donc à favoriser le fait de ramener la tête plus square à l’impact !

Deuxième paramètre imparable pour expliquer ce phénomène en lien avec le chemin du club, l’angle de la face (face angle) qui au lieu d’être très ouverte à 6,1 degrés n’est plus ouverte qu’à 4,8 degrés avec le manche le plus court, et toujours pour la même raison.

Notez qu’idéalement, l’angle de la face devrait être à 0, et le chemin moins décalé sur la droite. Il appartient au testeur de corriger cet aspect de son swing.

Toutefois, le fait de raccourcir son manche l’aide à corriger cette faute naturelle, alors qu’au contraire, pour une illusion de taper plus loin, un manche plus long, lui rend la tâche plus ardue.

Dernier constat frappant entre les deux shafts, le manche le plus court favorise les trajectoires les plus tendues et donc les moins hautes.

En hauteur maximum de balle, le manche 44,5 permet d’atteindre 26,9 mètres alors que le manche 45,5 inches permet d’atteindre 30,5 mètres.

Angle de lancement et angle d’atterrissage sont plus prononcés avec le manche le plus long, ce qui favorise la portée de balle, mais défavorise la roule, ce qui explique pourquoi le manche le plus long est 1 mètre plus long au carry, et finalement 1 mètre plus court à la longueur totale après la roule !

En complément, un élément est inchangé entre les deux shafts : le spin qui est quasi-identique, et d’ailleurs dans les deux cas, trop élevés en corrélations avec le loft de la tête à 12,5 degrés.

Conclusion

Moins de dispersion, une distance moyenne légèrement plus longue, tout milite pour raccourcir le manche du driver, surtout dans le cas d’un golfeur qui même avec une vitesse de swing rapide a du mal à ramener la face de club square très régulièrement.

A l’inverse, si vous n’avez pas ce problème, ne raccourcissez surtout pas votre manche, au contraire, testez jusqu’à quel point, vous pouvez l’allonger sans commencer à disperser vos balles.

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements