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Un driver peut-il réellement être un « slice killer » et générer du draw?

Depuis plusieurs saisons, les marques proposent de nouveaux drivers ajustables, et par exemple des réglettes sous la semelle, pour paramétrer des effets comme le draw ou le fade. Est-ce qu’un club de golf peut réellement donner de l’effet à une balle ? Et est-ce réellement une solution anti-slice ?

Et sans faire de mystère ou faire durer le suspense, la réponse est oui! Les drivers peuvent générer ou contrer des effets latéraux. Cependant, les études démontrent que les golfeurs n’utilisent pas encore assez cet avantage.

Sommaire de ce dossier consacré aux solutions anti-slices

  1. Qu’est-ce qui fait qu’un driver peut faciliter les effets de draw ?
  2. Les marques jouent sur le centre de gravité du club
  3. Un angle de lie plus upright ?
  4. Quel est le principe de fonctionnement du lie ?
  5. Fermer la face
  6. Le poids (quantité et déplacement)
  7. Est-ce que le fait d’utiliser un driver pour faire du draw est une bonne idée pour vous ?

Qu’est-ce qui fait qu’un driver peut faciliter les effets de draw ?

Si vous êtes droitier, un effet dit de draw est en fait une balle qui part à droite de sa ligne de trajectoire pour finir par revenir à gauche de la cible, et inversement, pour un gaucher.

Dans les autres mythes qui entourent les drivers, il n’est pas vrai qu’une fois que vous aurez régler votre driver pour qu’il produise plus facilement un draw, vous ne pourrez plus taper un fade !

C’est en fait toujours possible de faire les deux, draw et fade, et ce n’est pas plus difficile parce que le driver est ajusté pour faire plus souvent du draw.

Par contre, il faut bien assumer la vérité qu’un driver ajusté en draw ne vas complètement gommer le slice.

Au mieux, cela peut vous aider à atteindre le bord droit du fairway quand auparavant, vous balanciez vos balles carrément dans les arbres à droite.

Les drivers qui permettent d’ajuster les trajectoires sont souvent des clubs qui combinent plusieurs procédés pour générer des balles allant de droite à gauche.

Et pour être totalement transparent, de nos jours, les marques pourraient tout à fait proposer des clubs qui vous garantiraient de toujours taper des draw, et donc de bannir le slice de votre jeu de golf.

Mais voilà, ces clubs ne seraient pas conformes aux règles édictées par l’USGA et le Royal & Ancient, les garants du jeu de golf qui veillent à ce que notre sport en reste un.

Contraint par la réglementation, les fabricants doivent donc rester dans une certaine limite, et parfois s’auto-censurer.

Les marques jouent sur le centre de gravité du club

Un centre de gravité reculé dans la tête d’un driver favorise un angle de fermeture plus rapide.

Et si le club se referme plus vite au downswing, il y a de grandes chances que cela limite un effet de slice indésirable, et qu’au contraire, bien malgré lui, le golfeur sliceur ramène la tête du club plus square à l’impact.

Enfin, quand on ajoute de l’offset, cela repousse encore un peu plus le centre de gravité vers l’arrière, et donc renforce l’angle de fermeture.

N’oublions pas que la propriété de l’offset est aussi d’augmenter le loft dynamique, et donc de favoriser un angle de décollage plus important.

Du coup les golfeurs qui font du slice et ont du mal à lever la balle, trouvent dans ce changement, un double avantage.

Un angle de lie plus upright ?

Du fait du loft d’un club de golf, quand vous élevez le bord extérieur (la toe), vous changez la direction vers laquelle pointe la face, et du coup, plus à gauche.

Il faut avoir bien conscience que si la face du club pointe à gauche, la balle démarrera son chemin à gauche.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un clubfitter prépare très souvent les lies de chaque fer d’une série.

Par exemple, pour des golfeurs qui ont une forte tendance à pousser les balles vers la droite, tordre les fers upright peut sensiblement améliorer la ligne de départ de la balle. C’est aussi vérifié pour les bois de parcours.

Quel est le principe de fonctionnement du lie ?

Faire démarrer la balle à gauche de la cible est une solution pour vous éviter d’aller trop loin…à droite !

Un lie upright a aussi pour conséquence de favoriser un axe de rotation de la balle sur sa gauche, ce qui contribue au final, à ce que l’on appelle, l’effet de draw, puisqu’en tournant sur sa gauche, la balle dévie petit à petit de sa trajectoire pour tourner…à gauche.

Un angle de lie upright influe sur le point de départ de la balle depuis la tête, mais en fonction de la sévérité du slice à corriger, cela ne veut pas dire que vous ferez systématiquement du draw.

Fermer la face

L’angle d’ouverture ou de fermeture de la face influe directement sur la ligne de départ de la balle.

Comme déjà écrit plus haut, la balle va démarrer sa course dans la direction où pointe la face.

Si vous fermez la face, la tête de club va pointer à gaucher, et la balle va effectivement partir à gauche.

Si vous combinez cela avec un angle de lie upright, le fait de fermer la face peut aussi altérer la relation de la face au chemin du club, qui détermine la création de draw ou qui limite le slice.

Le graphique ci-dessous rappelle les différents schémas de trajectoires de balles.

Il est difficile de trouver un meilleur moyen d’illustrer comment la face et le chemin du club interagissent pour déterminer le vol de balle.

Notez que toutes ces trajectoires concernent à minima des balles tapées au centre de la face.

En noir, la direction de la face du club, et en rouge, le chemin du club.

Le poids (quantité et déplacement)

En termes simples, le poids situé dans la partie gauche de la tête de club (heel) favorise le draw, tandis que le poids dans la partie droite (toe) favorise le fade, ou alors neutralise le draw.

Il y a au moins trois choses que les fabricants peuvent réaliser à travers la gestion du poids :

  • Accélerer l’angle de fermeture de la face
  • Réduire le gear effect du heel ou augmenter le gear effect de la toe.
  • Déplacer le sweetspot sur la gauche de la face.

Pour accélerer l’angle de fermeture de la face, il convient de déplacer plus de poids sur la partie gauche du driver. Ainsi, vous aurez une tête de club qui voudra tourner davantage autour de l’axe du shaft.

C’est d’ailleurs un des traits caractéristiques du fonctionnement du PING G30 Sf tec.

Le dessin de la tête est légèrement différent de celui du G30 classique.

La répartition du poids de la structure est plus portée sur la gauche pour accentuer l’effet de fermeture de la face à l’impact.

Qu’est-ce que le gear effect ? Sachez que tout ce qui est frappé entre la toe et le centre de gravité du club va engendrer du draw, tandis que tous ce qui sera frappé entre le heel et le centre de gravité va engendrer du fade.

En modifiant le centre de gravité de la tête du driver, et en le rapprochant de la heel, vous augmentez la surface de la zone de frappe qui peut générer du draw.

Déplacer le sweet spot vers le heel est possible puisqu’en déplaçant du poids vers cette zone de la face, vous déplacez le centre de gravité.

C’est d’ailleurs une des raisons qui explique pourquoi le sweetspot n’est pas toujours au centre de la face !

Bien entendu, il faut relativiser ce concept, car nous parlons de quelques millimètres.

Le fait de déplacer du poids dans cette zone n’a pas que pour seul effet de réduire le slice. Cela crée en plus les conditions d’une augmentation de la distance générée sur les coups légèrement manqués ou décentrés vers le heel.

Si vous êtes un golfeur qui prenez régulièrement la balle à gauche de la face, sans pour autant être un slicer, le fait d’utiliser un driver réglé pour faire du draw peut vous fournir un gain de distance assez conséquent pour cette simple raison.

Combiné avec d’autres effets liés au centre de gravité du club, le fait de déplacer du poids contribue à modifier la trajectoire d’une balle de golf….Bien entendu, en fonction, de la quantité déplacée, et de la distance de déplacement par rapport au centre.

Si vous prenez l’exemple du driver TaylorMade SLDR qui propose sous sa semelle, une réglette allant de draw à fade. Ce dernier permet en fait un changement du centre de gravité du club pour un maximum de 6 mm.

Bien que cela ne soit pas tout à fait un club qui permette de répartir à 50/50 le poids entre la toe et le heel, vous pouvez à minima penser que vous pouvez déplacer le centre de gravité de 3 mm à droite, et 3 mm à gauche.

En réalité, ce n’est pas un déplacement colossal, mais cela joue déjà un grand effet.

Est-ce que le fait d’utiliser un driver pour faire du draw est une bonne idée pour vous ?

Cette question touche en fait le véritable objectif de cet article. Quel driver choisir ? De quoi a-t-on réellement besoin pour son propre jeu ?

Nous ne sommes pas tous égaux face au slice.

Et de ce fait, les fabricants proposent différentes solutions à condition de savoir lire entre les lignes.

Dans certains cas, ils n’utilisent qu’une technique, et dans d’autres, pour créer un driver « slice killer », ils combinent plusieurs procédés.

Tous ces clubs obéissent à la logique de « game improvment », à savoir utile pour vous faire progresser, sachant que pour les marques, l’enjeu majeur du développement du golf, est bien de rendre ce jeu plus abordable qu’il ne l’est réellement, et dans la limite autorisée par les instances, qui elles, au contraire, veillent à respecter les lois originelles du jeu.

La plupart des golfeurs amateurs devraient tirer profit d’un club permettant de générer facilement du draw.

Tout est question de savoir de quoi vous avez réellement besoin.

Soit d’une petite aide pour amener la face square à l’impact, et dans ce cas, le fait de déplacer le centre de gravité vers l’arrière peut suffire, ou soit une grande aide, car vous slicez beaucoup, et dans ce cas, une approche plus agressive sera nécessaire.

En fait, il est très important de faire attention aux détails, et en particulier, de vérifier ce qui se passe à l’impact.

A quel endroit de la face tapez-vous le plus fréquemment ?

Dans quelle direction, la balle commence son trajet ?

Où termine-t-elle sa course ?

Quand vous aurez répondu à ces trois questions, vous pourrez commencer à prendre en considération les différentes possibilités de réglages qui vous conviendront le mieux, et ainsi choisir le bon driver.

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