Comment choisir son driver de golf en 2020 ? Le meilleur ?

Peut-être songez-vous à changer de driver dans l’espoir de gagner en distance ou en précision. Quel pourrait être le meilleur choix de driver à faire en 2020, pour un débutant, un expert, une femme ou un senior ? Toutes les marques annoncent avoir réalisé le meilleur produit. Les magazines, blogueurs, youtubeurs, ou sites Internet, notamment américains, vous bombardent de palmarès. Rien de tout cela ne vous sera pourtant utile. Pour bien choisir, il faut revenir à l’essence de ce qu’est un driver, et ce qui le compose…

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Préambule sur le meilleur driver de golf 2020

Chaque année, son lot de nouveaux drivers dans la plupart des grandes marques, et chaque année dans les magazines de golf ou sur Internet, le service avant-vente avec les étoiles, les notes, et les recommandations d’achats, avec le renfort parfois de clubfitters, dans une sorte de ballet répétitif d’année en année.

Si le putting représente bien la moitié du jeu de golf, le putter devrait être logiquement le club le plus important du sac, cependant, le driver reste année après année, à la fois le club le plus acheté, et le club le plus difficile à maîtriser, pour une grande majorité de golfeurs et de golfeuses.

C’est donc le club qui suscite le plus de désir, et paradoxalement, le plus de frustration.

Si à l’inverse du putter, il n’est pas le plus utilisé du sac, il est le plus déterminant pour le score, car une balle perdue, ou hors limite depuis le tee, coûte beaucoup...

A ce propos, plus que les gains de distances, je vous invite à vérifier le ratio gains de distances sur pertes de précisions dans votre logique d'achat.

En France, en Belgique, en Suisse, de nombreux parcours, si ce n’est pas la majorité, sont étroits et techniques, de sorte que gagner quelques mètres n’a aucun intérêt d’un point de vue du score, et versus la précision, beaucoup plus déterminante.

Certes, pour les fabricants qui déclinent mondialement un marketing pensé souvent en Californie pour des joueurs qui vivent et jouent majoritairement en Floride… ou en Californie, sur des parcours autoroutes, le premier vecteur de vente est la vitesse… de balle, pourtant fortement réglementée par le législateur, pour ne pas dire bridée ou contrainte.

Choisir un bon driver de golf en 2020, c’est déjà apprendre à décoder les caractéristiques, savoir ce qu’est réellement un club de golf, et aussi connaître son swing et son besoin, parce que toutes les marques font de bons clubs, qui pourraient toutes gagner le prix de Meilleur driver de l’année 2020.

Pour autant, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est le meilleur driver pour vous, et il ne sera pas le même que celui de votre voisin de practice.

Quels sont les véritables bons critères de choix ?

Le besoin est identifié en premier lieu sur le parcours. Combien de fairways en régulations ? Combien de coups gagnés depuis le tee avec un driver ? Quelle distance réelle en moyenne ? Quelle dispersion à côté du fairway ?

L’achat d’un driver commence nécessairement par ce diagnostic, sachant qu’il n’existe pas un driver qui va vous faire passer de 10% de fairway en régulation à 90% ou de 100 mètres de moyenne à 250 !

En revanche, si un driver de golf fait rarement mieux jouer, il peut surtout vous faire mal jouer quand il est inadapté. Il y a souvent plus à perdre qu'à gagner...

Au-delà des statistiques sur le parcours, vous devez impérativement connaître les grandes lignes de votre swing.

Quel est le chemin moyen de votre club (son déplacement avant de frapper la balle) ? Plutôt sur une trajectoire intérieur-extérieur ? Plutôt l’inverse ?

Quelle est la position moyenne de votre face à l’impact (ouverte, square ou fermée) ?

Quel est le loft dynamique que vous développez à l’impact ?

Non pas le loft du club inscrit sur la tête de club, mais celui que vous créez quand vous le swinguez…

Votre vitesse de swing n’est pas le premier ou seul élément discriminant pour choisir un driver.

En revanche, le smash factor (ratio entre la vitesse de balle, et la vitesse de swing) vous renseigne de manière synthétique sur un bon nombre de paramètres.

Plus que la vitesse de swing, on choisit une tête de driver sur la vitesse de balle générée, les trajectoires produites, et justement, en tenant compte du loft dynamique.

A savoir, comment la tête de club arrive sur la balle ?

Si vous utilisez un driver avec un loft de 10,5 degrés, mais que votre loft dynamique est de 15 degrés par exemple, mécaniquement, au moment de l’impact, par votre gestuelle propre, cela veut dire que vous ajoutez 4,5 degrés de loft supplémentaire.

Votre tête de club est bien plus remontante.

A l’inverse, pour le même driver, exemple inverse, votre loft dynamique est seulement de 9.5 degrés, cela veut dire que votre geste a enlevé 1 degré de loft au moment de l’impact.

Le loft dynamique a une importance méconnue et sous-estimée sur la performance mécanique d’un driver, et votre capacité à optimiser la distance (la vitesse de balle et la trajectoire).

Je m’en suis plus particulièrement rendu compte cette année avec le test du dernier driver TaylorMade SIM qui m'a demandé des ajustements sur mon organisation, pour notamment faire baisser le loft dynamique, et obtenir un meilleur smash factor.

Le cas précis, avec une tête 10.5 degrés, dans mon cas, quand je créé un loft dynamique supérieur à 15 degrés, je perds considérablement en distance, avec des trajectoires trop hautes, et surtout moins de smash factor, et des sensations désagréables.

Dans le cas particulier de ce test, j’ai vraiment mieux compris et pris en compte les notions de hauteur de tee, d’organisations (set-up à l’adresse), et point de flexion trop bas d’un shaft.

En résumé, quand vous devez choisir un driver, vous devez non seulement surveiller les trajectoires, et le smash factor, mais aussi vérifier que le loft dynamique n’est pas trop haut ou trop bas, selon votre projet.

Pour mon cas, au-dessus de 15 degrés, c’est en fait rédhibitoire.

Un shaft trop souple en tip (base du shaft vers la tête), un tee trop haut, une organisation trop favorable à angle de lancement plus important (inclinaison des épaules de gauche à droite vers l’arrière), ou une tête de loft supérieur ou égal à 10,5 degrés sont autant de risques de ne pas optimiser mon choix de driver...

Et pour vous ?

Apprendre à relativiser le spin

Depuis des années, les marques insistent sur la vitesse, mais aussi le placement du centre de gravité, pour faire du taux de spin transmis à la balle, un facteur déterminant dans le choix du club, entre club avec moment d'inertie élevé (plus de stabilité dans la zone d'impact et plus de spin transmis à la balle) ou club avec moment d'inertie faible (peu de spin, moins de stabilité dans la zone d'impact).

C’est en fait pour 99% des amateurs, un facteur très secondaire, par rapport au choix d’un club qui correspond à votre chemin de club moyen, votre position de face moyenne, et votre loft dynamique moyen.

Sur une balle, qui pour les plus longs joueurs amateurs va voler légèrement plus de 7 secondes, 3000 tours de spin, signe d’une tête avec un moment d’inertie élevée, et donc traduit en français, plus de stabilité globale dans la zone d’impact, ou 2500 tours par minute, cela signifie concrètement que la première balle a réellement comptabilisé 350 tours et la seconde 291, pendant toute la durée du vol de balle réel, soit 7 secondes !

59 tours d’écarts en 7 secondes, ce qui bien entendu joue sur la distance global, doit être relativisé par rapport à d’autres critères bien plus importants.

A commencer par une observation que vous pourrez tous faire en jetant un œil à la composition des sacs de tous les joueurs sur le Tour.

Si par contrat, la plupart sont obligés de changer la tête, pour épouser la nouvelle mise sur le marché, afin que les marques puissent vous communiquer 2 chiffres : La vitesse dans le temps à laquelle les pros ont changé entre le modèle de l’an passé et le modèle de cette année, et le nombre de drivers en jeu pour la marque et pour chaque tournoi.

Deux informations qui ne vous servent pourtant pas à grand-chose dans votre vie quotidienne, et sur le parcours, mais qui alimentent le marketing, et parfois un peu le fantasme autour de la performance d'un produit par rapport à un autre.

En regardant cependant la composition des sacs des meilleurs joueurs payés à prix d’or pour vous inciter à acheter le même driver, vous noterez qu’ils ne changent jamais… le shaft et le grip, soit deux des trois composants majeurs d’un driver.

Les pros ne changent quasiment jamais le shaft et le grip, sauf usure. C’est cela qu’il faut retenir de la composition de leur sac de golf, et pourtant, nous passons à côté de cette information.

Un driver, ce n’est pas seulement la tête !

Choisir le bon driver en 2020, c’est choisir en réalité la meilleure composition grip + shaft + tête, et comme le démontre en vérité les professionnels, la tête est peut-être l’élément le moins déterminant des trois composants !

Or, à ce jour, quand vous cherchez un driver, poussé/influencé par le marketing, par le discours des magazines et les blogueurs, vous choisissez une tête !

Dans 99% des cas, pour les OEM (grandes marques), elles sont au maximum de qualité possible, ce qui veut dire qu’elles font très bien leur travail.

Cet article est d'ailleurs bien plus une invitation à savoir ce qu’est réellement un driver, et à connaître son swing, pour déterminer d’abord son besoin, avant de chercher l’offre qui correspond qu'une critique des marques.

Elles font leur travail : Proposer une exhaustivité de solutions. La question, c'est bien le choix.

L’offre est très développée, et justement au mérite des marques, pour assurément proposer la bonne solution pour chacun d’entre nous.

Dans tous les cas, si vous voulez faire le bon choix, et durablement, ne sous-traitez pas cette connaissance à autrui.

Une fois que vous aurez déterminé vos bons paramètres, vous ne changerez plus de driver pour changer de driver un peu au hasard.

Vous ferez des ajustements et des évolutions ou remplacerez des pièces d’usures…

Commencez par choisir votre grip

Au moment d’acheter un nouveau driver, vous devez commencer par déterminer quel grip pourrait vous convenir le mieux.

Pour ma part, à titre d’exemple, il m’a fallu 20 ans pour découvrir qu’il existait autre chose que le « standard » , et que l’histoire des une ou deux couches d’adhésifs sous le grip était en fait très relative par rapport à un grip midsize !

A l’extrême, les grips JumBoMax (taille énorme) peuvent même présenter un intérêt pour générer plus de vitesse de swing, mais en contrepartie, risquer de trop baisser le loft dynamique à l’impact.

Il faut donc commencer par faire des tests sur le grip qui vous conviendrait le plus, et au-delà de la couleur… on parle bien du poids, et de la taille.

Le poids d’un grip peut avoir un impact sur l’équilibrage d’un driver, et donc vos sensations.

C’est largement un élément à ne pas sous-estimer, d’autant qu’une fois que vous l’aurez trouvé, vous n’aurez plus de raison de changer, sauf usure.

Choisissez méticuleusement votre shaft

Le shaft est certainement l’élément le plus difficile à déterminer, et c’est pourquoi quand un golfeur professionnel l’a trouvé, il n’en change pratiquement plus.

Pour en avoir discuté avec Raphael Jacquelin, golfeur professionnel français, le choix d'un shaft est très long, et dans une saison, il a rarement le temps ou le loisir de remettre son choix en cause. La confiance dans son outil est prépondérante.

Il y a d’ailleurs plus de variantes de shafts que de têtes.

C’est la grande injustice du business des équipements actuels, tout est focalisé sur la tête, alors que sa réelle contribution à la performance est peut-être moindre. 

S’agissant du shaft, l’autre usurpation consiste à vous faire croire que le problème se résout par senior, regular, stiff ou extra-stiff, alors qu’un manche n’a jamais une rigidité unique sur toute sa longueur !

La rigidité d’un manche peut varier sur au moins quatre points, du butt jusqu’au tip (de part en part).

Sans la mention de l’International Flex Code sur le manche, vous ne serez jamais quelle sera la rigidité précise de votre manche, et notamment l’influence de chaque section sur votre précision ou votre capacité à créer plus de vitesse.

Un shaft senior n’est PAS la meilleure solution pour un golfeur senior.

A l’autre extrémité, pour avoir expérimenté des manches extra-stiffs versus stiffs, ce n’est pas si injouable.

La différence se mesure en fait sur la tolérance, et le plus grand nombre de coups manqués quand le golfeur n’a pas tout à fait la vitesse de swing adéquate.

La complexité du choix d’un driver, et en particulier d’un shaft vient du fait qu’il n’existe pas réellement une règle immuable pour tous, et ce, pour affirmer que tel point de flexion conviendrait mieux à tel profil. Heureusement ou malheureusement, tout se teste !

L’autre problématique moderne posée par les manches, c’est la longueur qui n’a cessé d’augmenter au fil des années pour s’établir à 45,5 inches de moyenne, et parfois 46 inches ou au-delà.

Si vous voulez gagner de la vitesse de swing, jouez sur le grip, plutôt que sur la longueur du manche, qui dans une majorité des cas va détériorer la qualité de votre contrôle, tout simplement en augmentant l’écart du chemin du club que vous déplacez avec l’axe vers lequel vous visez…

Si vous déplacez votre club selon un chemin extérieur-intérieur ou inversement, un manche plus long va tout simplement amplifier cet écart du chemin par rapport à la cible en ligne droite.

Il faudra compenser cet écart supplémentaire, en jouant sur la position de la face à l’impact.

Compenser ! C’est le verbe critique au golf !

Pour faire un résumé un peu osé, plus vous augmentez la longueur du manche, et plus vous augmentez la dispersion.

Sur des parcours européens étroits, c’est rarement une bonne idée pour scorer.

Bien qu’ils génèrent des vitesses de swings spectaculaires, les professionnels jouent rarement avec des manches qui excèdent 44,5 inches de longs.

Ils arrivent néanmoins à générer des vitesses de swings qui peuvent dépasser les 120 mp/h par d'autres moyens plus conventionnels !

La longueur du manche n’est pas le facteur le plus important pour créer de la vitesse.

Pour ma part, depuis que j’ai réduit la longueur de mon manche à 44,5 inches, j’ai découvert que le driver n’était pas nécessairement un club incontrôlable. 

Enfin, concernant votre désir pour des trajectoires hautes, basses ou intermédiaires, sachez que c’est un choix surtout cosmétique avec une incidence relative sur la distance pour 99% des golfeurs, et 90% des situations sur le parcours.

Pour faire réellement varier la hauteur de trajectoire, en dehors de raccourcir les mains sur le grip, il faut tester des manches vraiment très différents, et pas seulement des versions légèrement différentes d’un même modèle de manche.

La plupart du temps, entre le shaft version A1 et le shaft version A2 par exemple, les écarts de trajectoires sont minimes.

Pour mesurer un écart visible à l’œil, il faut plutôt tester le shaft version A1 et le shaft version A10, soit d’un extrême à un autre.

Il faut aussi déterminer le poids du shaft qui vous convient le mieux entre trop léger et trop lourd.

Dans les deux extrêmes, vous pouvez réellement perdre énormément de distances, et de contrôle.

Là encore, ce serait trop facile de formuler une règle immuable.

Chaque individu est différent, et notamment dans la façon de déplacer son club, et de créer de la vitesse.

Au cours de mes années de tests, j’ai pu observer que certains golfeurs seniors avec peu de vitesse de swing, produisaient des distances plus importantes avec des clubs plus lourds, et non pas plus légers.

Le driver léger procure surtout beaucoup de confort...y compris pour un golfeur plus athlétique.

Combinez le bon shaft avec la tête adéquate

La partie la plus difficile de l’exercice consiste à combiner shaft et tête ensemble.

Personnellement, il m’a fallu des années de tests pour déterminer que le loft idéal était 9.5 degrés avec une tête open face, et encore, cela a changé avec le fait que j’ai gagné en vitesse de swing.

Toujours à titre d’exemple, il m’est apparu évident de bannir les têtes dites « Draw bias » ou « Closed Face » pourtant majoritairement mises sur le marché par les fabricants. (cf les chiffres de notre étude plus bas)

Pendant longtemps, j’ai cru que cela venait de mon swing, alors que je jouais tout simplement des têtes inappropriées avec mon swing.

C’est le plus important !

Il vous faut connaître votre swing, pour déterminer quelle tête vous devez jouer.

Quand la face est fermée, avec le manche plus en avant par rapport à la tête (draw bias), cela accentue mécaniquement le chemin de club intérieur-extérieur, et vous fait tourner la balle à gauche du fairway !

A l’inverse, pour un golfeur qui produit le chemin inverse, cela empêche vraiment de pousser la trajectoire de balle à droite du fairway (pour un droitier).

La première chose à faire en magasin, avec un nouveau driver, c’est de le poser au sol à l’adresse, pour examiner le différentiel entre le position de la face, et la position du manche.

Closed, neutre ou Open, c’est capital au moment de choisir votre driver.

Le fait que ce soit une Callaway, une Titleist, une TaylorMade n’a pas d’intérêt autre que de prendre celle qui vous plait ou qui correspond à la marque que vous aimez.

Nous vivons une époque où nous avons justement le choix de ne pas tous jouer la même tête, et la même marque.

A iso-shaft, les performances des têtes diffèrent de manière marginales.

Faites-vous plaisir sans croire qu’une marque est meilleure qu’une autre !

Il est plus important de choisir la tête qui matchera le mieux avec votre shaft, que la marque ou le modèle.

La vitesse de balle générée, le loft dynamique le plus cohérent avec votre projet de jeu (tendre la trajectoire ou lever la balle) le chemin de club le plus neutre, et la position de la face la plus neutre sont les éléments qui vous mettront sur la piste de la meilleure combinaison.

Après avoir établi un tel cahier des charges, je suis forcément moins adepte des têtes collées qui ne permettent pas de faire tout ce cheminement pour trouver la bonne combinaison.

Les têtes ajustables ne sont pas nécessairement meilleures, mais elles sont justement ajustables !

Pour trouver un bon driver en 2020, il faut donc avoir l’âme d’un chercheur/testeur rigoureux pour éliminer les mauvaises solutions jusqu’à isoler la seule bonne et unique.

Ne changez pas de driver tous les ans ou tous les deux ans, pour passer d’un extrême à un autre… agissez par petites touches, par composants.

Vous finirez alors par ne plus vraiment changer de driver ou alors seulement pour remplacer des pièces usées.

Vous comprendrez surtout qu’il n’existe pas de palmarès des meilleurs drivers par marques, autrement que celui des ventes.

Un palmarès des meilleurs drivers par la performance est personnel, mais difficilement reproductible d’un pour tous, et même de centaine d’individus pour tous.

On ne choisit pas un driver selon son index ! C’est un concept basé sur aucun fondement réel, et qui nous détourne du bon choix.

Autre conseil, ne choisissez pas votre driver selon le swing weight déclaré, puisque que si vous optez pour le fait de d’abord choisir votre grip idéal, votre shaft idéal, et ensuite la tête…

Selon le résultat obtenu, vous swinguerez sans doute un driver dont vous n’auriez pas imaginé le swing weight au départ.

Pour ma part, le swing weight de mon driver est finalement en C9 !  99% des drivers pour hommes vendus sont situés entre D1 et D4 ! Si je devais tenir compte de la doctrine actuelle, je devrais jouer du D4.

Les têtes de drivers sur le marché en 2020 par marques

Callaway

Ce tableau vous recense les têtes 2020 mis sur le marché par la marque Callaway, régulièrement dans le top-5 des drivers les plus vendus en France.

3 modèles pour la gamme MAVRIK, à savoir standard, Max et Sub Zero. Le choix se fait essentiellement par le lie et le volume de la tête.

Avec l'intelligence artificielle, la technologie Jailbreak, la Cup Face, Callaway met en avant beaucoup d'arguments technologiques, alors que la richesse de son offre en termes de caractéristiques pourrait largement suffire à contenter tous les golfeurs, des plus athlétiques au plus débutant.

A noter, des manches plutôt longs en standard, à savoir 45.75 inches pour les hommes. La marque propose beaucoup de possibilités, y compris pour les gauchers.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver MAVRIK

Cleveland

Chez Cleveland, un seul driver, le Launcher HB Turbo qui se choisit principalement par le loft. 

C’est un driver tête collée. C’est donc moins un produit de fitting qu’un driver qui s’adresse plutôt à un golfeur qui voudrait un produit clé en main. 

Par nature, cette tête présente un léger effet de draw, encore plus marqué sur la version 10.5 Draw.

D’un point de vue performance, il n’a pas à rougir par rapport aux autres produits, et notamment dans le top-3 des marques les plus vendues.

Le revers de la médaille, c’est justement que les possibilités d’ajustements sont plus limitées.

A noter, pas de club en gaucher pour les dames…

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver HB Launcher Turbo

Cobra

Cobra mise sur l’ajustement loft et lie de ses drivers pour proposer un nombre limité de têtes, mais pas de solutions, bien au contraire…

A cela, il faut ajouter la possibilité de commander des clubs dont les grips sont déjà munis du système Arccos Connect.

Souvent, le point fort des drivers Cobra, c’est la tendance des ingénieurs à pousser les dimensions proches du maximum autorisé, pour générer un maximum de smash factor.

Depuis quelques saisons, Cobra a considérablement repris des parts de marché sur le segment spécifique des drivers et bois de parcours, pour être le principal challenger du big-3 habituel.

Le rapport qualité/prix, ainsi que le design y contribuent.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver Speedzone

Honma

Au moins trois drivers différents chez Honma, mais visiblement aucune tête en gaucher…

Honma prépare une année 2020 en trombe pour aller chercher ses concurrents sur tous les fronts, aussi bien sur le segment du club léger que du club pour joueur plus athlétique.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver TR20

Inesis

Decathlon entend prendre la filière golf à contre-pied, et s’adresser à une population de golfeurs et golfeuses débutants, mais aussi moins traditionnelle et moins attachée aux marques.

L’intérêt de son offre se situe dans sa distinction entre taille 1 et taille 2.

Une approche pragmatique du golfeur ou de la golfeuse pour trancher l’impression de complexité que pourrait donner un fitting dans un magasin traditionnel

Le distributeur fabricant a donc défini deux longueurs de clubs qui permettraient de répondre à 90 % des morphologies des golfeurs.

Les vendeurs-conseils adapteraient vos clubs à votre morphologie et pas l’inverse.

Leurs études auraient permis de définir ainsi deux longueurs de shafts : Taille 1 si votre distance sol/main est inférieure à 78,5cm, et taille 2 si au-dessus.

Sans tourner autour du pot, l’énorme point fort d’Inesis se situe du côté du prix, sachant que le driver 500 est affiché à seulement 190 euros !

Si le principe proposé ici par Decathlon est une entrée en matière très intéressante… ce n’est pas encore complètement le principe que j’ai défendu plus haut, notamment parce que l’offre est encore relativement peu étoffée. Cela pourrait peut-être évoluer à l’avenir ?

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à cette marque INESIS

Mizuno

Tout comme Cobra, mais avec encore moins de têtes, Mizuno propose un grand nombre de solutions, sans pour autant, clairement afficher sur son site, une offre Lady.

Toujours « prisonnière » de son image de marque pour bons joueurs, et qui plus est, pour ses lames, l’offre de drivers Mizuno peine chaque année à dépasser les 3 à 4% de part de marché, et ce malgré, la qualité des composants.

Avec une seule tête pour gaucher, on est encore loin d’une offre de fitting ultra-développée.

PING

Par rapport à quelques années en arrière, PING a opté pour des manches parmi les plus longs du marché, au même titre que Callaway ou TaylorMade.

Point fort de la marque, toutes les têtes sont déclinées en droitier et en gaucher.

En 2019, PING s’est longtemps classé à la première place des ventes de drivers avec le G410 Plus, résultat d’une forte présence terrain des équipes PING dans l'hexagone, d’un rapport qualité/prix perçu comme plus attractif par les consommateurs. PING n'a pas suivi la surenchère de Callaway et TaylorMade, et en a été récompensée, en plus de bénéficier d'un soutien/d'une poussée des distributeurs. Une question de marge ?

2020, année 2, risque d’être plus difficile alors que les principaux concurrents ont justement annoncé des nouveaux clubs. 

En matière de ventes de drivers, c’est très souvent le dernier qui a parlé, qui prend le maximum de ventes….

Mis à part la tête G LE pour Lady, PING ne pousse pas le volume de tête au maximum possible pour privilégier la vitesse de swing, ce qui va de concert avec les manches plus longs.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver PING G410 Plus

PXG

Avec une stratégie de distribution exclusive, d’autant qu’en France, le distributeur principal a changé en cours de route, difficile et même impossible de trouver des clubs PXG en magasin.

Pour s’équiper, il faudra participer impérativement à un fitting avec la marque.

C’est justement son point fort.

En plus de proposer de nombreuses têtes, la marque américaine vous permet d’ajuster directement le poids de votre tête, et de modifier les possibilités de trajectoires. C'est un point assez intéressant, et même distinctif par rapport aux autres marques.

Avec un positionnement prix revu à la baisse, et une longueur des manches standards très raisonnable, PXG semble bien présenter toutes les solutions pour trouver le bon driver, dans le cadre d’un processus de fitting long.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver PXG

Srixon

Pour la marque japonaise, l’offre est limitée ou plutôt complémentaire à celle de Cleveland et XXIO.

La tête 785 est ajustable à la différence de la tête Cleveland HB Launcher Turbo. Le driver n’a jamais été le premier cheval de bataille de la marque japonaise, qui comme Mizuno est plus réputée pour la qualité de ses fers.

Cependant, le driver Srixon donne toutefois des performances très convenables. La qualité des composants n'a rien à envier aux marques américaines, si ce n'est peut-être le marketing. Le positionnement prix est en conséquence sous la moyenne du marché, et donc attractif.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver Z785

TaylorMade

Comme Callaway et PING, TaylorMade propose des manches standards plutôt longs (45.75 inches). Serait-ce la simple recette pour intégrer le top-3 des meilleurs vendeurs de drivers en France ?

Avec SIM, SIM MAX et SIM MAX-D, trois têtes pour différents profils auxquels vous pouvez ajouter le fait de régler le lie et le loft, mais pas de manière dissociée.

Pour obtenir une face plus ouverte, il conviendra de baisser le loft…c'est peut-être ce qui contribue à faire de TaylorMade, une offre de drivers pour des profils plus athlétiques.

Depuis plusieurs années, TaylorMade met l'accent sur les nouvelles technologies, Twist face, speed injection et maintenant shape in motion... pourtant le véritable point fort de la marque se situe dans les caractéristiques de ses têtes. Un très bon joueur comme un débutant pourrait en fait trouver la tête adaptée à son jeu.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver SIM

Titleist

Titleist affiche de plus en plus son visage de marque de fitting !

Son offre de driver est parmi les plus développées, et toujours au même prix, quelle que soit la tête achetée.

Le driver TS3 affiche le plus de possibilités de réglages, alors que le TS1 se veut une réponse au développement du marché des drivers plus légers. Un peu comme Cobra, la marque mise plus sur des dimensions de têtes proches du maximum avec un moment d'inertie élevé (TS2) pour maximiser le smash factor.

Curieusement, Titleist ne bénéficie pas d'une image de marque à la hauteur de la qualité de ses composants.

Au cours de ces dernières années, il m'est arrivé d'entendre de la bouche de détaillants que la marque californienne n'était pas réputée pour les drivers.

C'est en fait totalement inexact. Dans la liste présentée ici, pratiquement toutes les marques sont à des niveaux de qualités très proches.

C'est plus le marketing du PGA Tour qui fait des différences sur les ventes.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver Titleist TS1 et TS4

Wilson Staff

Wilson se retrouve directement mis sous pression par l’offre Inesis, qui désormais est la mieux placée du marché, sur la question du prix, et pour les nouveaux golfeurs et nouvelles golfeuses.

Avec le Launch Pad, Wilson semble pourtant et encore se concentrer sur la catégorie des golfeurs débutants ou qui ont des problèmes de slices.

La marque américaine ne cherche visiblement plus à concurrencer le big-3 avec un club plus élaboré, comme pouvait l’être notamment le Cortex de l’an passé.

La part de marché de Wilson reste au global très faible en France. La victoire de Gary Woodland, lors du dernier US Open n'y a rien changé. L'offre manque cruellement de visibilité en magasin.

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver LAUNCH PAD

XXIO

XXIO segmente son offre 2020 en deux, avec d’une part des drivers toujours très légers (Eleven) pour les clients et clientes seniors, alors que d'autre part, le nouveau driver X EKS viserait une cible un peu plus jeune, mais toujours sur un créneau de club relativement léger.

2020, c’est surtout l’occasion de moderniser et d’occidentaliser l’offre pour toucher une clientèle plus large. 

Retrouvez notre précédent article déjà consacré à ce driver XXIO X EKS

Les principaux chiffres à retenir en 2020

Pour 13 marques recensées en France, on dénombre 101 nouvelles têtes de drivers différentes. Le prix moyen catalogue se situe autour de 524 euros.

En règle générale, le prix moyen réellement payé par les consommateurs en magasin est plus modéré, entre 350 et 400 euros, combinaison des ventes de drivers neufs remisés, mais aussi les modèles de l’an passé, qui sont bradés.

10.5 degrés est le loft le plus souvent présenté par les marques.

Sur 101 drivers, seulement 54 proposent des déclinaisons pour gaucher.

Très populaires au début des années 2010, les drivers ajustables ont aujourd'hui moins la cote.

Seulement 27 modèles proposent un ajustement sous la semelle.

Est-ce la fin d’un effet de mode ou une tendance à réserver les modèles les plus ajustables pour justifier les prix les plus élevés ?

90% des drivers présentent un volume dans la norme de 460 CC.

Le phénomène le plus notable, et qui se confirme en 2020, c’est l’allongement des manches avec déjà 50% des drivers proposés montés sur des manches de 45,75 inches !

Les manches de plus de 45,5 inches sont ultra majoritaires dans pratiquement 75% des cas. Callaway, TaylorMade, PING et XXIO contribuent à cet allongement.

Enfin, largement plus de 60% des drivers sont d’abord imaginés pour les golfeurs avec un chemin de club extérieur-intérieur, et donc anti-slice. Pour les golfeurs avec un chemin de club intérieur-extérieur, l'offre est plus limité, et le risque d'erreur plus important.

Le portrait-robot du driver 2020 ?

Loft 10.5 degrés

460 cc

Lie 58.5 degrés

Draw bias

Manche 45.75 inches

Non ajustable sous la semelle

Prix moyen 524 euros

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Commentaires   

impact-2000@wanadoo.fr
0 #1 Le lac des "signes" (cygnes)impact-2000@wanadoo.fr 26-03-2020 11:26
J'ai bien aimé la "sorte de balai répétitif" !
JT

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