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Choisir ses clubs de golf en 2017 : La révolution qui ne dit pas son nom !

Les marques de matériels pour le golf proposent de plus en plus de séries, et pas seulement du renouvellement de gamme. Depuis peu, elles ont décidé d’étoffer les séries de fers, en ajoutant de nouveaux lofts intermédiaires. Un fer 7 peut aujourd’hui présenter un loft de 28,5 degrés au plus fermé jusqu’à 35 degrés au plus ouvert ! Auparavant, on pouvait distinguer facilement quatre types de fers. Désormais, certaines marques poussent la segmentation jusqu’à six. En réalité, ce phénomène correspondrait à une nouvelle lecture qu’ont les marques concernant les golfeurs. On vous propose d’y voir plus claire, en développant une pyramide des index français par rapport aux séries proposées, et de vous cranter les offres des 9 marques qui représentent 97% des ventes en France. Ainsi, chacun pourra comparer les fers actuels par rapport à son index et sa marque préférentielle.

Une nouvelle lecture des index et des besoins des golfeurs

Septembre 2017, Titleist présente six nouvelles séries de fers, allant de la traditionnelle MB que toute marque doit avoir à son catalogue, tout en sachant qu’elle en vendra très peu, jusqu’à la série la plus tolérante possible de sa gamme, quand il s’agit de lever la balle.

La petite révolution qui n’est pas passé inaperçue concerne en fait l’arrivée d’une toute nouvelle série AP3.

Les fans de la marque connaissaient déjà très bien la célèbre série AP2, la plus jouée sur le PGA Tour, une série Player qui apporte la précision et le contrôle désirés sur le tour avec la tolérance d’une tête un peu plus large qu’une exigeante MB (Muscle Back), lame la plus fine possible.

En plus de l’AP2, la série AP1 a toujours été en parallèle une tentative de série jouable par les amateurs.

Tentative, car longtemps pour la marque, son cœur de clientèle était composé de « serious golfers » qui n’aimaient pas trop les clubs « pelles à tartes » que certains confrères n’hésitaient pas à mettre sur le marché, notamment pour aider les golfeurs désireux de faire de la distance, sans être des champions du centrage de balle dans la face, et donc des effets contrôlés.

Vous allez voir que chaque marque propose des clubs à « son » marché plutôt qu’à tout le marché.

En l’espace de dix ans, le marché du golf a largement changé. Il s’est réduit, et il a vieilli.

Aux Etats-Unis, le nombre de golfeurs est passé sous la barre des 25 millions de pratiquants au plus fort de la crise.

En France, la moyenne d’âge des pratiquants est repassée au-dessus de 52 ans en 2016 (+ 5 ans de moyenne en une décennie selon la FFG).

La crise des vocations ayant surtout touché les jeunes, on a vu se développer, notamment chez certaines marques japonaises comme XXIO, l’argument du « Vous alliez plus loin avant… avec nos nouveaux clubs, vous allez conserver votre distance. »

Chez TaylorMade, on a rangé au placard les communications du type « Gagnez 17 yards de plus ».

Le discours général a changé pour s’orienter sur le fait de conserver la distance plutôt que d’en gagner.

C’est dans ce contexte qu’une nouvelle offre a fait progressivement son apparition.

C’est d’ailleurs la victoire de ceux qui considèraient qu’entre 12 et 18 d’index, il y a bien qu’un simple écart de six coups.

Il faut à la fois pouvoir parler aux anciens joueurs de Cavity Back qui déclinent, mais ne veulent pas être rangés dans la catégorie des joueurs en progressions, et les joueurs justement en pleine phase ascendante, qui veulent goûter au plaisir du forgé, sans toutefois complètement être prêt à jouer des clubs très/trop exigeants.

D’où aujourd’hui, l’apparition d’une nouvelle lecture du classement des index, et progressivement l’émergence dans le catalogue des marques de nouvelles séries comme la Srixon Z565, la TaylorMade P790 ou encore la Callaway Epic Pro, faisant la jonction entre les « players » et les « improvments ».

A savoir, en gros, les golfeurs classés en-dessous de 10 d’index, et tous les autres.

Cette segmentation trop parcellaire a vécu.

Il est temps ici de présenter notre vision du marché actuel des fers, fruit de nos tests et d’observations sur l’offre du marché depuis 2012.

Dans ce travail, il y a une part de conviction mais aussi de risques, car il ne s’agit pas de la lecture officielle des marques. Cela dévoile pour partie leurs stratégies, et le cœur de leurs clientèles respectives.

Une classification des clubs et des golfeurs qui s’étoffe sans dire son nom

Précisons ici que nous n’enfermons pas les golfeurs dans une grille de lecture, en interdisant à un golfeur 15 d’index de jouer une lame MB ! Nous faisons bien une « proposition » de lecture.

La grille présentée ci-dessous se base sur le loft d’un fer 7.

Les pourcentages des licenciés sont le fruit d’une estimation sur des chiffres antérieurs à 2010.

La FFG veille à conserver jalousement ces chiffres, de sorte que plus personne n’a la possibilité d’accéder facilement à cette information.

Ci-après, on va vous dérouler tout notre argumentaire pour expliquer cette nouvelle façon de classer les fers. Auparavant, il n’existait que quatre niveaux : MB, CB, Improvment et Oversized.

Sur la base de nos observations, aujourd’hui, il existe au moins 6 niveaux distincts.

Les lames MB

Les lames dites MB pour bon joueur « player » trônent toujours au sommet de l’offre. Elles sont pures, élégantes, classiques et plus coûteuses, car produites en moins grande série.

Elles concernent les joueurs professionnels, et amateurs classés entre négatif et 5 d’index environ.

Des joueurs qui privilégient le contrôle de profondeur, le spin, et les effets au détriment de la tolérance et du smash factor.

Ils cherchent un angle d’atterrissage de leur fer 7 à au moins 45 degrés pour environ 7000 tours de spin, afin d’arrêter la balle sur 4 à 5 mètres maximum. Cette donnée arithmétique est théorique pour donner un ordre d'idée.

Tous les utilisateurs de lames MB ne donnent pas systématiquement 7000 tours de spin. C'est aussi fonction de l'angle d'attaque du club vers le sol, et du centrage de la balle dans la face.

Attention, le moindre coup décentré ne pardonne pas.

Tout golfeur peut en réalité taper avec un tel club. Le problème, c’est plus de taper 10 balles correctement.

Les lames MB ou Muscle Back sont en fait les premiers clubs de golf.

Depuis, l’évolution du matériel n’a eu de cesse de fermer les lofts et d’ajouter de la matière, pour abaisser et repousser le centre de gravité de la tête, à la recherche d’un plus grand moment d’inertie.

Comprenez plus de tolérance.

Les lames CB

Les lames dites CB toujours pour bon joueur suivent dans la pyramide de l’offre clubs.

CB pour cavity back, soit un club un soupçon plus tolérant avec un loft de fer 7 généralement un degré plus fermé, qui en contrepartie d’un petit boost de distance, laisse filer un peu de spin.

Peut-être 200 à 400 tours par minute par rapport à une MB.

La trajectoire de balle commence légèrement à se tendre. Toutefois, on reste très proche d’un angle d’atterrissage optimum pour arrêter la balle sur le green, couplé avec un taux de spin encore très élevé.

Un fer 7 qui passe de 34 degrés de loft à 33 avec un peu plus de poids vers l’arrière permet essentiellement de gagner en smash factor, et donc en vitesse de balle, mais sans compromettre vraiment le contrôle.

Contrairement aux idées reçues, il n’y pas tant de pros qui ne jurent que par les MB. De plus en plus de pros, optent pour des CB.

Pour des amateurs, schématiquement, on peut considérer qu’un index 5 à 9 pourrait privilégier ce type de clubs, en visant toujours un angle d’atterrissage proche de 45 degrés avec le fer 7, et seulement 6500 tours par minutes de spin.

Jusqu’à très récemment, après cette double segmentation des bons joueurs entre MB et CB, le reste du marché, parfois négligé par les marques, et les bons joueurs, se répartissaient dans une catégorie fourre-tout dite « Improvment » : Les golfeurs en progression pour diplomatiquement dire les golfeurs qui ne savaient pas jouer au sens le plus noble des golfeurs élitistes.

Cependant, le monde a changé, et cette vision passéiste a largement fait faillite.

Les golfeurs sont aujourd'hui majoritairement Improvment

L’index moyen en France et un peu partout dans le monde se situe autour de 28 !

Le golfeur à la sauce athlétique vision Nike, et type Rory McIlroy est extrêmement rare au point que Nike a fini par se retirer.

Il faut se rendre à l’évidence. Tous les golfeurs ont besoin d’un coup de main pour affronter le défi que le golf nous propose.

Si Tiger Woods a comme Jack Nicklaus avant lui relancé le débat de la balle de golf trop longue, c’est un problème qui ne concerne que les golfeurs professionnels… et Tiger parce que même à son meilleur niveau, il ne pourrait pas rivaliser avec la distance au drive actuelle de Justin Thomas ou Dustin Johnson, encore plus adeptes que lui de la préparation athlétique ajustée au besoin réel du golfeur.

Autrement dit, ils ne font pas du physique pour rivaliser avec les commandos de Marines. Ils font réellement des exercices compatibles avec la performance d’un golfeur, aussi bien en souplesse qu’en explosivité.

Pour les amateurs en progression, l’immense majorité du contingent de golfeurs dans le monde, le problème reste bien la distance, et malgré la performance de la balle, critiquée par Woods.

Dans ces conditions, les marques ont commencé par faire du « loft-jacking », à savoir tricher avec les lofts.

Le golf est un sport composé à 70/75% par des hommes.

La distance est souvent une question très masculine.

En proposant des fers 7 déguisés en fers 6, les marques ont contourné la question du « machisme » pour parler distance à des golfeurs en mal d’atteindre des greens en régulations.

Un loft de fer 7 s’est progressivement fermé de 34, à 33, puis 32 et enfin jusqu’à 28,5 degrés avec le dernier TaylorMade M2 2017, sans que les utilisateurs ne se rendent vraiment compte de ce que cela allait impliquer sur le vol de la balle.

Au golf, on ne peut pas tricher. Ce qui est pris quelque part, est forcément perdu ailleurs.

Jusque-là, la famille « Improvment » se séparait donc à nouveau en deux, avec les golfeurs qui avaient besoin d’aides, et ceux qui avaient encore plus besoin d’aides.

A l’extrême, les seniors, les femmes, et tous ceux qui manquent de vitesse de swing pour suffisamment lever la balle, se sont vu progressivement proposer des fers avec des lofts très fermés, mais en contrepartie des semelles très épaisses pour un centre de gravité encore plus reculé et abaissé, dans le but de lancer plus haut.

On a commencé à parler de fers « Oversized » ou surdimensionnés. On était très loin des fers d’origines, types lames.

Ces offres diverses de clubs improvment se sont tellement développées tout en rencontrant un tel succès que l’on a commencé à s’inquiéter de la possible disparition des lames.

Les ventes de lames ne représentent pas plus que 5% des ventes totales de clubs un peu partout dans le monde, et à quelques exceptions comme le Japon, où pour des raisons spécifiques et culturelles, les lames résistent un peu mieux au raz-de-marée.

Même Titleist a été contrainte de changer la définition du « Serious golfer » pour ne pas être emporté avec la vague.

Imaginez qu’un golfeur découvre qu’en changeant seulement de club de golf, il pouvait par enchantement gagner 10 mètres !

10 mètres sur un coup de fer 7, c’est la différence entre un green manqué, et un green en régulation. C’est un écart énorme sur la carte de score.

Aujourd’hui, et comme évoqué plus haute, cette catégorie improvment fourre-tout n’est à la fois plus assez explicite, et en développement important.

Si Titleist est souvent cité dans cet article pour avoir été le défenseur d’une certaine idée du golf, et du matériel, il faut aussi lui rendre hommage, car la marque a réussi une meilleure segmentation du marché avec sa gamme 718.

Son offre est plus claire et plus lisible, même si elle conserve une tendance à d’abord parler à son marché/ sa clientèle.

En lançant en même temps, des fers AP1, AP2, AP3, T-MB, CB et MB, Titleist a clairement ajusté son offre à l’évolution du golfeur, et mieux incorporé la place des golfeurs en progressions.

Une double évolution qui vise à la création d’un nouveau segment

Dans la catégorie improvment, on a parlé des golfeurs anciens joueurs de CB, qui en vieillissant ont besoin de maintenir la distance tout en gagnant en tolérance, et de l’autre côté, des golfeurs qui aimeraient jouer du forgé, ce qui caractérise une lame MB ou CB, sans être encore assez régulier pour réussir 8 à 9 coups sur 10.

Cette troisième catégorie est enfin identifiée : les golfeurs classés entre 9 et 15 d’index qui pourraient jouer des fers « forgés » tolérants.

Sans tomber dans un loft fermé à moins de 30 degrés, les marques proposent désormais un entre-deux entre le club ultra fermé (type AP1), et le club pour golfeur professionnel type CB ou MB.

Titleist est loin d’être la seule marque à avoir identifiée et développée une nouvelle catégorie de clubs pour cette « nouvelle catégorie » de golfeurs, qui a en fait toujours existé, sans être assez nombreuse pour influer sur la production de clubs.

Aujourd’hui, le contingent de golfeurs aux portes d’un index à un chiffre est assez intéressant pour lui proposer une solution qui mêle à la fois distance, et un minimum de feeling. Surtout, ces golfeurs restent assez ou trop longtemps dans cette étape, selon le point de vue que l’on adopte.

P790 chez TaylorMade, mais aussi EPIC Pro chez Callaway ou MP-18 MMC chez Mizuno, beaucoup de marques sentent le vent tourner, et intègrent de plus en plus une troisième offre destinée aux golfeurs, qui ne sont pas encore des « players » mais pourraient le devenir.

Il est vrai qu’entre un golfeur qui joue entre 10 et 15, il y a souvent un plus gros écart technique que comptable avec un golfeur qui joue entre 15 et 20.

Proposer un club spécifique à chacun de ces deux golfeurs est désormais pertinent techniquement, mais aussi commercialement.

Si on part du principe qu’un golfeur va acheter plusieurs séries dans sa vie de golfeur, pour suivre son évolution technique. Passant d’une série oversized, à une série improvment, pour aller jusqu’à une CB, voire une MB, le golfeur peut acheter 4 à 5 séries pour suivre son évolution technique.

Demain, il pourra ajouter une sixième étape. Cela correspond à une vente de plus, mais aussi à un palier qui peut être plus long à passer.

Au début de sa vie de golfeur, passer de 54 à 24 d’index peut aller relativement vite. A mesure que l’on descend son index, le temps pour atteindre le palier du dessus s’allonge.

Le temps pour passer de 15 à 9 d'index est significatif.

En tout cas suffisamment pour que les marques identifient une nouvelle opportunité de vente en face de cette population, qui un jour, sera tentée d’acheter du forgé, type de clubs qui coûte plus cher à produire.

Comme le string, plus un club est fin, et plus il coûte.

Les marques ont donc tout intérêt à éduquer de plus en plus de golfeurs aux joies des CB et MB, quitte à passer par une étape intermédiaire.

La nouvelle segmentation « Intermédiaire » ou « Forgé tolérant »

Si on reprend la classification des lofts, nous avons donc 34/35 pour une MB, 33 à 35 pour une CB, et donc 32 degrés pour cette nouvelle catégorie hybride player/improvment que l’on peut désigner comme « Intermédiaire » ou « Forgé tolérant ».

Pour être tout à fait juste, ce sont les japonais, Srixon et Mizuno en particulier, qui ont en premier identifié avec justesse cette catégorie de joueurs classés entre 9 et 15 d’index.

Srixon a proposé une série Z945, Z745, et Z545 dans cet état d’esprit : La lame MB, la lame CB et le club forgé pour Monsieur Tout le Monde. Ce dernier produit a rencontré un certain succès.

Ceci étant, Srixon a proposé un loft de 31 degrés alors qu’aujourd’hui, le club hybride player/improvment est plutôt en train de revenir vers 32 degrés (en fer 7).

Dans ce sujet, on va beaucoup se référer au loft d’un fer 7 pour expliquer le nouveau crantage des séries de fers.

A 31 degrés, on est plus proche du « vrai club improvment » qui tend tellement la trajectoire que l’on gagne effectivement en distance, et en smash factor, mais on commence à perdre en contrôle de profondeur, et en capacité à arrêter suffisamment la balle.

Entre 15 et 18 d’index, on ne se rend pas encore compte. Quand on veut jouer entre 10 et 15, ce petit loft d’écart commence à se faire sentir.

Mizuno, qui a tendance à suivre ce que fait Srixon au Japon, a cette fois pris les devants.

Le nouveau MP-18 MMC fait 32 degrés en fer 7, alors que le MP-18 en version SC (pour CB) fait 34 degrés, tout comme la MB.

En réalité, mis à part Titleist qui continue à proposer une MB à 35 degrés, la plupart des marques y ont renoncé. La différenciation entre MB et CB ne se fait plus seulement sur le seul loft, mais bien sur la forme du dos (back) du club.

34,33,32 degrés, trois lofts, trois catégories de golfeurs dont la troisième qui est à croisée des chemins entre bon joueur et joueur en progression.

L’angle d’atterrissage de la balle tapée avec un fer 7 peut se rapprocher de 43 à 44 degrés, et le taux de spin flirter entre 5500 et 6000 tours.

On gagne en smash factor, et en distance.

En contrepartie, on commence à perdre en contrôle de profondeur. La balle ne va plus s’arrêter en moins de 5 mètres comme avec une MB ou une CB. On peut ajouter un à deux mètres de plus.

C’est pour cette raison qu’aucun pro sur le tour n’aura intérêt à jouer ce type de club.

On rentre là dans un vrai choix entre distance et contrôle pour l’amateur.

Une quatrième et cinquième catégorie de golfeurs majoritaires en « improvment standard » et « improvment distance »

On retrouve bien ensuite le joueur en progression entre 15 et 19, qui pourra apprécier ce que l’on va appeler le club « improvment standard » ou normal, par opposition au club « super improvment » ou oversized.

Il s’agit jusqu’à aujourd’hui du plus gros marché en ventes de clubs.

Pourtant, vous allez voir que l’offre n’est pas complètement en phase avec la demande, puisque si toutes les marques proposent des lames pour les golfeurs classés moins de 5 d’index, elles ne proposent pas toutes suffisamment d’offres au-delà de 15 d’index !

C’est un héritage du passé et d’image dont elles ont du mal à se défaire.

Cette quatrième catégorie comporte tous les clubs dont les lofts de fers 7 sont regroupés entre 31 et 30 degrés de lofts avec des semelles de tailles encore raisonnables.

On retrouve la série de fers Callaway Epic, TaylorMade M1 ou encore la nouvelle Titleist 718 AP3.

Quelque part, PING est en retrait sur cette question de la classification.

PING semble avoir été pris de court par rapport à la nouvelle « triplette » de TaylorMade : M1, M2 et M CGB.

A vouloir absolument gagner le match de la distance avec le G30, suivi du G puis du G400, PING n’a pas nécessairement vu cette évolution du marché, de sorte que c’est la dernière marque du big-four à ne pas complètement remplir toutes les cases.

Car, on peut encore créer une autre segmentation avec les clubs de lofts compris entre 30 et 28,5 degrés !

Cette classification va potentiellement correspondre aux golfeurs d’index 19 à 24, et on peut l’appeler justement « Improvment distance » car les lofts poussent vraiment la distance au maximum du possible.

Le PING G400 est alors en bonne position dans cette catégorie face au TaylorMade M2 ou au Titleist 718 AP1, enfin lui-aussi bien repositionné depuis l’arrivée du 718 AP3 !

On a beaucoup évoqué Titleist avec son offre très segmentée sur le haut de la pyramide, mais justement, TaylorMade n’est pas en reste sur une autre partie de la pyramide des golfeurs, la base.

Le M2 est fermé à 28,5 degrés de loft pour le fer 7. Le M CGB est fermé à 29,5, et enfin, le M1 est à 30,5 degrés.

Chez TaylorMade, si avec le nouveau P790, on identifie bien le golfeur hybride entre player et improvment, on pousse le trait jusqu’à refaire une distinction entre le golfeur classé 15-19, 19-24 et 24 et plus.

C’est d’ailleurs presque trop, car le M2 n’est pas vraiment un club oversized. C’est surtout un fer avec un loft très fermé, et même le plus fermé du marché.

M2 et M CGB se marchent un peu sur les pieds alors qu’il aurait été plus utile de créer un véritable club ovsersized chez TaylorMade pour aller chercher le Callaway Big Bertha OS.

Ce sera détaillé dans le tableau synthétique en fin de cet article.

Fermer les lofts : Oui pour la distance ! Mais pour quelles conséquences?

Evoqué plus haut mais pas encore développé dans ce sujet, tous ces lofts très fermés présentent un gros revers de la médaille.

Entre un club à 28,5 et un club à 34 degrés, l’écart de distance peut monter à 20 mètres pour un même joueur.

Les deux clubs sont pourtant des fers 7.

Si vous gagnez 20 mètres avec un fer 7 entre les deux bornes maximales du loft, la trajectoire de balle ne sera pourtant pas la même.

Avec le M2 de TaylorMade, je peux taper à 155 mètres de moyenne alors qu’avec le 718 MB de Titleist, je vais plafonner à 135 mètres.

Cependant, avec le Titleist, je vais arrêter ma balle en moins 5 mètres sur le green, alors qu’avec le M2, qui me procure de supers sensations*, ce dernier va en contrepartie me demander 10 mètres pour arrêter la balle sur le green, soit le double !

*Le smash factor, relation entre la vitesse de swing, et la vitesse de balle, monte de 1.25 à 1.35, d’où un meilleur retour de sensations en mains.

Si je joue avec l’objectif de jouer birdie ou par avec deux putts, j’ai plus de chances d’être précis avec la 718 MB de Titleist ou l’équivalent TaylorMade (P730).

Le gros problème souvent ignoré par les utilisateurs de M2, la série la plus vendue en France, c’est que le gain de distance se fait au détriment du contrôle, tout simplement parce que le club ne donne plus assez de spin avec une trajectoire trop tendue.

L’angle d’atterrissage n’est plus de 45 degrés, ce qui permet d’arrêter la balle relativement vite.

Il peut descendre à 40 degrés cumulé avec un taux de spin qui passe sous la barre des 5000 tours par minute, d’où les 5 mètres de plus à la roule !

Ce fer 7 a plus à voir avec un fer 5 ! Le taux de spin de 5000 tours est celui attendu normalement avec un fer 5.

On peut éventuellement en limiter les effets, en ajustant sur ce type de tête un manche à trajectoire très haute, pour relever l’angle d’atterrissage. Encore faut-il avoir conscience du phénomène.

Les oversized, minoritaires en nombre alors qu’ils correspondent à la majorité du besoin réel, une fois qu’on enlève le marketing

Dernière catégorie, facile à reconnaître, les oversized poussent donc la logique du loft fermé au maximum avec une semelle super large.

Pour un golfeur au-delà de 24 qui a du mal à lever la balle, c’est vraiment un choix à considérer.

Là, on ne parle plus d’arrêter la balle en 5 ou 10 mètres, mais tout simplement de chercher à atteindre les 100, 120 ou 140 mètres avec un fer.

On peut y ranger les Cleveland HB Launcher, des fers qui ressemblent plus à des hybrides ou les PING G-Max, Cobra King OS et Callaway XR OS ou toutes les appellations OS.

Sur ces clubs, le gain de distance est maximal.

Pour un bon joueur, c’est à proscrire, car l’angle d’atterrissage est encore plus tendu et le spin trop faible.

Pour un profil senior, paradoxalement, cela va bien aider à lever la balle facilement. Si ce dernier a une bonne vitesse de swing, il pourrait être surpris par la distance.

En fin de compte

Finalement, toutes ces segmentations de clubs en 4,5 ou 6 catégories de séries différentes ont du sens.

On peut seulement reprocher aux marques de noyer le poisson, et de très mal l’expliquer.

Si l’offre de Titleist paraît mieux segmentée et plus explicite, elle présente encore des zones d’ombres.

Quid de l’AP2 et de la CB ? Quid de la T-MB ? Des offres qui sont toutes très proches, et ne correspondent pas à une lecture du marché global, mais à une lecture d’une sous-segmentation de la clientèle propre à Titleist.

A l’opposé, la segmentation de Callaway n’est pas très claire d’un point de vue nommage.

Les nouveaux EPIC et EPIC Pro apportent un peu de confusion par rapport aux appellations Apex, Steelhead ou Big Bertha. Les différences ne sont pas assez expliquées et repérées.

Il manque une grille de lecture, surtout si l’offre se complexifie dans le but d’apporter des solutions de plus en plus proches du besoin réel du consommateur.

Besoin qui est de plus en plus distinct selon les index, et les histoires personnelles des golfeurs.

Même la classification de TaylorMade n’est pas simple à appréhender.

Franchement, dans toutes les marques, c’est un gros bazar puisqu’elles se refusent à suivre une même grille de lecture.

Il serait temps d’adopter une règle de nommage commune à tous, sans tentations de faire bande à part, comme Mizuno, qui décide dans « son coin » de changer l’appellation CB en SC.

MB, CB, à la longue tout le monde comprend. Il suffirait d'étendre la règle à toute la pyramide.

Les marques gagneraient à étendre ce système de nommage, de sorte que tout le monde finisse par s’y reconnaître pour les gammes « Improvment ».

Vous pourrez alors choisir votre club en fonction de votre besoin réel, et comparer plus facilement les offres des marques.

Ci-dessous, on vous propose donc notre règle de nommage, qui ne se veut pas prétentieuse, mais au moins une tentative d’apporter un peu de clarté.

Ci-dessus, il reste trois cas particuliers : le Cobra King Forged Tec déclaré par la marque à un loft de 30 degrés, le Cobra King F-Max déclaré à 31,5 degrés, et le Wilson C-200 à 32 degrés.

Le King Forged Tec devrait être classé dans improvment standard, mais c’est bien un club forgé proche d’une CB dans son design. Bien que fermé à seulement 30 degrés, on a du mal à le classer comme Improvment standard d’autant qu’il obéit bien à cette notion de forgé tolérant.

Le Cobra King F-Max est fermé à 31,5 degrés, ce qui est finalement peu par rapport à son positionnement de club facile à jouer, et notamment pour un senior. La position de ce club dans le tableau n’est pas satisfaisante. Elle est seulement logique avec le loft. C’est un dilemme.

Le Wilson C-200 est fermé à 32 degrés, mais n’est pas un fer forgé tolérant.

Cette classification sera contestée par les marques et les fans absolus. Elle n’a que le mérite d’apporter un petit peu de clarté dans l’offre.

La lecture de la stratégie par marques

Si Callaway remplit toutes les cases. Sans doute qu’en l’état actuel, le consommateur ne l’a pas compris. TaylorMade semble aussi coller à cette stratégie, mais sa règle de nommage est obscure, et le M2 et le M CGB ne sont pas assez distincts.

Titleist a fait sa révolution en créant le 718 AP3, ce qui lui a permis de décaler astucieusement le AP1.

Cela devrait contribuer à un net redressement des ventes, si bien expliqué.

Toutefois, on constate que Titleist protège toujours son cœur-business avec trois offres dans le même segment, loft de 34 à 33 degrés.

Visiblement, Ping n’a pas senti le coup venir.

Un gros trou apparaît entre i200 et G400. Il y a de fortes chances que la marque bouge très vite dans les mois à venir pour rattraper cette tendance du marché.

Srixon et Cleveland se divisent à nouveau le marché. Les deux marques du groupe SRI reviennent en arrière.

A Srixon, l’offre pour les meilleurs joueurs, et notamment la publicité du tour.

A Cleveland, l’offre qui correspond à la majorité réelle du marché.

Le succès de cette démarche va dépendre de l’explication faite aux consommateurs : Vous n’êtes pas des « tours players ». Ne succombez pas au marketing !

Comme Callaway, Cobra réussit assez bien à remplir toutes les cases, aux remarques près concernant F-Max et King Forged Tec. Comme Callaway, il faut que le consommateur comprenne. La règle de nommage est encore perfectible.

Mizuno a clairement abandonné l’idée de convaincre le gros du marché de basculer sur son offre. Celle-ci se concentre sur son marché historique : les Players.

L’offre MP-18 MMC est un pari qui peut marcher et ramener de la progression sur un acteur qui a du mal à dépasser les 2% de part de marché en France.

Wilson est classé huitième sur neuf marques en valeur de ventes, mais cinquième en volume à la faveur de Decathlon !

Très mal représenté en France, la marque se contente de référencer le D-300 dans les rayons du géant du Multisport, et cela marche, surtout du fait du prix de vente de la série.

Le marché ayant globalement besoin d’une offre premier prix.

De là, à dire que le crantage de la marque a été bien pensé… Il ne faut pas pousser !

Même sur le site Internet de Wilson, ils ne sont pas capables de présenter les lofts de toutes leurs séries dans les rubriques spécifications techniques.

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