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Comme Adam Scott, on peut mettre des années à trouver le bon putter

Il y a deux façons de prendre cette assertion. D’une part, cela peut paraître très long, et d’autre part, le chemin parcouru peut être aussi intéressant que le but ultime recherché. Trouver le bon putter est peut-être à la fois le processus le plus complexe ou le plus intuitif s’agissant du jeu de golf, et de la relation entre le golfeur et son matériel. Un célèbre sportif américain a dit un jour « Ne changez jamais un compartiment de jeu qui fonctionne, mais n’hésitez jamais à changer un compartiment qui pose problème. A travers le cheminement d’Adam Scott pour choisir son putter, nous allons retracer les éléments importants pour faire un bon choix de putter.

Adam Scott, l’éternel insatisfait au putting ?

Pour illustrer le fait que trouver le bon putter peut être un véritable parcours en tant que tel, nous allons prendre l’exemple d’un des meilleurs golfeurs professionnels de ces 20 dernières années, Adam Scott.

L’australien est considéré comme l’un des meilleurs frappeurs de balle de sa génération.

A 37 ans, actuellement numéro 20 mondial, il a connu le bonheur d’une victoire au Masters d’Augusta en 2013, et même occupé le fauteuil de numéro un mondial, pendant quelques semaines en 2014.

Adam Scott est dans le top-100 mondial depuis 2001, et n’en est jamais sorti depuis !

De prodige du golf à 20 ans, il est aujourd’hui une des références de notre sport. Le temps ne semble d’ailleurs pas avoir de prise sur lui.

Il est actuellement 14eme sur le PGA Tour pour la distance au drive à plus de 307 yards de moyenne.

Très franchement, à la vue de son talent clubs en mains, celui qui était souvent comparé à Tiger Woods, pour la qualité de son swing de golf, aurait peut-être dû connaître une carrière encore plus prolifique.

Il compte à ce jour 13 victoires sur le PGA Tour dont 2 championnats du monde, un TOUR Championship, et un PLAYER’S. Soit un très beau palmarès… Pourtant, à la vue de sa frappe de balle, nombreux sont ceux qui auraient pensé qu’il irait encore plus loin.

Ceci dit, sa carrière est loin d’être terminée, et un paramètre est à la fois le problème, et la solution : Son putting !

Actuellement, quand on s’intéresse à ses coups gagnés sur le parcours, on peut constater qu’Adam Scott est dans le top-20 des meilleurs golfeurs pour les coups joués du tee au green.

Son classement mondial est d’ailleurs le reflet de cette statistique.

En revanche, ce qui le freine dans sa progression, et toujours son talon d’Achille depuis le début de sa carrière demeure le putting, domaine dans lequel, il n’est classé que 91eme sur le PGA Tour en 2017.

Ce chiffre est intéressant, car il illustre d’une part un grand décalage avec le reste de son jeu, et d’autre part, il n’est pas si négatif quand on l’observe dans le temps.

En réalité, Scott progresse !

En 2016, il n’était que 129eme pour cette même statistique, soit très au fond du classement des joueurs sur le PGA Tour.

Pire, en 2015, il était 157eme.

C’est à la fois une problématique récurrente chez Scott, mais pas une fatalité !

En 2014, année où il a occupé le fauteuil de numéro un mondial pendant plus d’une dizaine de semaines, Scott faisait partie des 60 meilleurs putters sur le tour américain.

Entre toutes ces années, Scott a changé à maintes reprises de putters, et de façons de putter.

De 2010 à 2017, il a plus souvent occupé le fond du classement que le début.

L’année 2014 a été l’éclaircie qui lui a justement permis de révéler pleinement son talent sur le tee, sur le fairway, et sur le green.

Avec seulement la 54eme place au putting, il a pu enfin tirer parti de tout le reste de son jeu.

Malheureusement pour lui, cette performance a coïncidé avec l’emploi d’un belly-putter et d’une méthode de putting aujourd’hui proscrite (l’ancrage). Alors qu’il pensait enfin avoir trouvé la solution, Scott a dû tout recommencer de zéro.

Figure emblématique des marques Titleist et Scotty Cameron, Adam Scott est à la fois une bonne publicité, et une moins bonne.

Bonne, parce qu’il passe son temps à mettre en jeu de nouveaux putters, et moins bonne, parce qu’il n’est finalement jamais fidèle ou satisfait durablement par un modèle.

Adam Scott est l’archétype du golfeur qui pense que le putting se résout par le bon putter.

Toutefois, il est aussi capable de tester de nouvelles manières de lire les pentes, ayant été aussi l’un des premiers à embrasser la technique Aim Point popularisé par Mark Sweeney.

Les putters d'Adam Scott

En substance, Scott cherche à changer jusqu’à trouver la bonne solution. Et cette solution n’est parfois que momentanée.

Et en la matière, Scott passe pour un golfeur qui veut avoir le maximum d’informations sur ce qu’il teste.

Tout au long de sa carrière, il a presque tout essayé, têtes, grips et shafts compris.

Au début des années 2000, il jouait alternativement des putters lames et maillets.

A partir du WGC Accenture Match-Play de 2011, il s’est essayé au belly-putter ancré au niveau du sternum. Il a conservé ce principe jusqu’à son interdiction en 2016.

Comme vu plus haut, ce n’est pas pour cela que ses résultats ont été meilleurs, mis à part la saison 2014 qui fait office d’exception.

Alors qu’on aurait pu croire qu’il serait plus en difficulté après l’interdiction de l’ancrage des putters, il a même légèrement et progressivement amélioré ses statistiques.

Depuis quelques temps, il marque sa préférence pour des putters maillets high-MOI avec un grip « pencil » ultra-fin tout en tenant le club de manière très traditionnelle (avec la main gauche au-dessus), le grip entre son index et son pouce de la main droite.

La semaine avant le DELL Technologies à Boston, il s’est arrêté au studio de Scotty Cameron à San Marcos en Californie.

Il a fait monter un shaft centré sur une tête finition dark Futura 6M Prototype.

« Désormais, concernant le choix d’un putter, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Avant, je ne me fiais qu’à ma croyance, ce qui impliquait des mauvaises interprétations, des mauvaises façons de concevoir l’utilisation d’un putter, et finalement une mauvaise information. Maintenant, je ne me fie qu’aux chiffres. »

Pour un golfeur tel qu’Adam Scott, cela va jusqu’à utiliser des données issues d’une caméra haute vitesse dans le studio Scotty Cameron.

« Quand vous voyez le fonctionnement du putter en vidéo, vous ne pouvez pas remettre en question le fonctionnement du stroke. Oui, j’utilise un putter center-shafted (centre au milieu de la tête) et face balanced (équilibré au centre entre le talon et la pointe), de sorte qu’il n’y ait pas de rotation de la face excessive à l’impact. Ainsi, le stroke suit un arc de cercle naturel. »

Que faut-il retenir de cette anecdote au sujet d’Adam Scott quand on est amateur ?

Pour le coach Richard Hurvitz, s’agissant d’un amateur, il est très intéressant, si ce n’est indispensable que d’évaluer la qualité du takeaway, et l’ensemble de la mécanique du putt, pour être certain que rien n’entrave la performance du coup.

Ce qui est clé dans la recherche du bon putter, c’est qu’il corresponde parfaitement à votre coup naturel, qu’il soit straight, légèrement arqué ou fortement arqué.

Rien n’est bon ou mauvais tant que les balles tombent dans le trou. Toutefois, vous avez plus de chances de succès, quand votre putter et votre coup se complètent parfaitement.

Nous avons interrogé à ce sujet des clubfitters comme Alexandre d’Incau et Loïc Monchalin, pour vous proposer ci-dessous une synthèse des conseils à retenir pour choisir un putter.

Première question : Votre putt est-il straight ou arqué ?

Des entretiens que nous avons menés avec des clubfitters comme Alexandre d’Incau ou Loïc Monchalin, il ressort qu’il est important de déterminer le chemin naturel du stroke chez le joueur.

Pour le vérifier, il vous suffit de déplacer votre club au-dessus de deux baguettes d’alignements pour constater comment se déplace la tête de club par rapport à des lignes droites. Le club reste-t-il dans la trace ou sort-il ?

Autre petite astuce, il peut être intéressant de noter sur quels types de greens vous jouez.

Si la plupart du temps, ils sont rapides… il peut être utile de jouer avec une tête de putter plus légère, et à l’inverse, sur des greens plus lents, d’utiliser un putter avec une tête un peu plus lourde pour adapter la vitesse de balle, sans nécessairement changer votre coup naturel.

Deuxième question : Quel type de putters ?

Connaissant votre coup naturel, il vous faut désormais établir le type de putter le plus adapté.

Les putters dit face-balanced sont les plus adaptés aux joueurs avec un putting stroke straight (droit) ou peu d’arc de swing.

Ces putters présentent une répartition du poids plutôt au centre de la face.

C’est ce type de putter qu’utilise actuellement Adam Scott.

Ainsi, l’objectif est de conserver plus facilement le club square pendant toute la durée du geste. Ce type de club facilite ce principe.

Il y a ensuite les putters avec un peu plus de poids près de la pointe (du coup, non face balanced) qui sont plus adaptés aux joueurs avec un léger arc de swing.

Les putters types ANSER correspondent parfaitement à cette définition. Comme il y a du poids au talon et à la pointe, cela fournit un sweet spot légèrement plus large par rapport à une lame classique.

Enfin, vous avez les putters avec un MOI élevé qui sont un « entre deux » avec les putters cités plus hauts. Quel que soit le type de stroke, ce type de putter polyvalent peut aider le geste naturel.

Ils sont souvent face-balanced ou au moins mid-balanced (légèrement en pointe) pour aider le putter à réduire les effets de rotations non désirées, et une roule irrégulière sur les coups tapés décentrés dans la face.

Troisième question : Ne pas oublier la longueur du manche, le lie et le loft !

Tout le monde sera d’accord pour dire qu’il est difficile d’être un bon putter, si on ne contacte pas la balle de manière consistante sur la face du putter.

Dans ce cas, c’est la résultante d’une mauvaise mécanique. Mais cela peut aussi être le fruit d’une mauvaise adéquation entre le joueur et le putter utilisé.

Si vous tapez régulièrement en-dehors du centre de la face, c’est qu’il y a un problème au niveau de la longueur du manche, du lie ou du loft de la tête.

Pour vous en assurer, vous pouvez utiliser un adhésif à fixer sur la face, pour que vos impacts marquent dessus. Si vos impacts se situent un peu partout sur la face… vous comprenez que vous êtes confronté à un problème d’inconsistance au putting.

Si les marques (c’est plus souvent le cas) sont proches, mais pas toutes au centre de la face, il y a un paramètre à changer.

Alexandre d’Incau va pour sa part jusqu’à tester l’œil directeur de ses clients pour déterminer la forme du shaft, et sa position sur la tête.

Avec le putter, vous cherchez une visée de précision. Vos yeux sont vos principaux outils pour bien viser. Autant connaître leur mode de fonctionnement, et adapter le putter à vos yeux.

La longueur du manche va influer sur la position de vos bras devant vous. Et enfin, le loft à l’impact va agir directement sur le roulement de la balle.

En conclusion, certains golfeurs ne changent jamais de putters pendant toute une vie de golf, alors que d’autres, comme Adam Scott, changent le plus souvent possible. Ce qu’il faut retenir de ce sujet, c’est que le choix du putter n’est pas qu’une question de hasard ou de feeling.

Au contraire, comme l’illustre l’australien, c’est de plus en plus un processus très pointu.

Crédit photo : Mark Newcombe

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