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Labo Golf: Changer le loft de son driver, quel intérêt ?

Nous voudrions vous faire part d’une expérience menée au trackman sur un driver ajustable, et ce afin de déterminer les écarts réels de trajectoires de balles entre les différentes plages de réglages du loft, allant de 7,5 à 11,5 degrés, soit cinq lofts possibles. Quel intérêt mais aussi quels impacts sur la portée de balle, la roule de la balle, la hauteur de trajectoire, et finalement la distance ? Est-ce qu’une tête de driver ajustable est indispensable au-dessus de 20 d’index ?

Pourquoi et comment mener ce test sur le loft d'un driver ?

L’idée de ce sujet est venue en croisant dans un magasin de golf, un golfeur senior plutôt débutant qui demandait à la vendeuse « A quoi sert le réglage du loft de mon driver ? »

En fait, c’est vrai… à quoi ça sert concrètement ?

C’est un sujet que nous avons déjà traité sur le site.

Seulement, cette fois, en complément de ce qui a déjà été écrit, l’idée consiste à pousser encore un peu plus loin la logique de test en prenant un driver, la même balle, le même jour, le même golfeur, et en fait les mêmes conditions pour évaluer toutes les données de performances imputables au loft d’un driver.

Le tout en prenant soin de faire appel à un golfeur capable de swinguer à la même vitesse pendant l’ensemble de la procédure de test.

Procédure qui consistait à taper dix balles avec cinq configurations distinctes pour un total de cinquante coups.

Au final, nous avons retenu huit balles par types de lofts pour éliminer quelques mauvaises balles, ou surtout des balles pouvant fausser le résultat comme des hooks ou des slices.

A l’aide du trackman, radar de mesure très précis, nous avons pu analyser plusieurs paramètres comme le loft dynamique réel, l’angle de lancement, le taux de spin, la vitesse de swing, la vitesse de balle, le smash factor, et la hauteur de balle.

Sachant qu’idéalement, pour un test optimal, il est nécessaire que la vitesse de swing soit régulière pour que les comparaisons soient pertinentes.

Les conditions du test posées, nous avons choisi un driver Mizuno JPX-850 en shaft regular Fujikura Orochi d’une longueur standard (45 inches) et d’un poids moyen (55 grammes).

Pour la balle, nous avons à nouveau opté pour une Srixon Z-Star identique sur chaque frappe.

Ce test ne cible pas une marque en particulier.

La plupart des marques proposent des clubs ajustables dans des amplitudes allant de 7.5 à parfois plus de 13 degrés.

Pourquoi changer le loft de son driver ?

Revenons à la théorie du changement de loft sur les drivers ajustables qui se bousculent dans nos sacs de golf depuis moins d’une petite dizaine d’années.

Changer le loft permet de modifier l’angle de lancement de la balle, la hauteur de trajectoire, la distance au carry, la roule, et dans une moindre mesure la distance totale.

En théorie, changer de loft permet surtout de « fabriquer » une trajectoire de balle sur-mesure par rapport aux caractéristiques de swing du joueur, et par rapport à un besoin spécifique du joueur.

Par exemple, faire rouler la balle en été à la faveur d’une trajectoire tendue, ou lever une balle en hiver, partant justement du principe qu’elle ne roulera pas beaucoup.

Résultats du test

En toute transparence, ci-dessus toutes les données collectées au cours du test.

Premier constat important, le testeur a bien joué le « jeu ».

Pour les cinq configurations testées, le niveau de vitesse de swing a été très comparable, et mesuré entre 100.8 mph et 102.2 mph (autour de 160 kmh).

De la même façon, l’ange d’attaque n’a que très peu varié. Il a été mesuré par le trackman entre 2.2 degrés, et 3.3 degrés.

Pour rappel, l’angle d’attaque désigne comment la tête du driver est arrivé sur la balle sous l’effet de la forme de swing du joueur, qui peut aussi être dessinée par le chemin de club (club path).

Un autre élément figurant dans le tableau ci-dessus, et fourni par le trackman.

Ce chemin de club a relativement peu varié (de 7 à 7.9 degrés).

Comprenez que nous avons fait en sorte de limiter les paramètres variables pour justement mieux comparer les effets du changement de loft.

Ceci étant, et ce sera un des enseignements de ce test, nous allons démontrer qu’en fonction d’un loft, un golfeur peut finalement se trouver plus à l’aise, et cela va se ressentir de manière quantifiable.

Constat qui nécessite de sortir du tableau pour voir les points d’impacts : la dispersion !

De 7.5 degrés de loft à 11.5 degrés, la position de la face du club va changer à chaque fois.

Pour le loft 7.5 degrés, la configuration la plus tendue, mais aussi de fait, la moins tolérante, et la moins maniable, le test s’est traduit par une plus grande dispersion, et des sensations de frappes plus brutales ou du moins plus raides.

Sur le seul argument de la dispersion, pour ce golfeur swingue à plus de 100 mph (les pros swinguent en moyenne à 113 mph), le loft 7.5 degrés est inadapté et contre-productif pour la précision, et vous allez le voir, même pour la distance.

En poursuivant l’analyse, on constate que plus le loft a été augmenté, et moins le testeur a dispersé de coups, sauf dans un cas…avec le loft 8.5 degrés, nous y reviendrons.

La dispersion qui est aussi un indicateur de la tolérance et de la maniabilité d’un club démontre qu’effectivement, changer de loft peut avoir un impact non-négligeable sur le résultat final d’un coup de golf.

Enseignement : Si un golfeur qui arrive à swinguer la balle à plus de 100 mph n’arrive pas à trouver de tolérance sur un loft de 7.5 degrés, qui le pourra ?

Au cours d’un précédent sujet sur les drivers des dix golfeurs les plus longs sur le tour, nous n’avions repéré aucun joueur descendant aussi bas en loft.

La majorité des joueurs utilisant des drivers de loft 9 à 10.5 degrés.

Quel impact du changement de loft sur les données balistiques ?

Ce tableau reprend les données du précédent tableau, mais présentées sous la forme d’un classement des lofts avec les conséquences graduelles sur le vol de balle.

Est-ce que le loft influe bien sur l’angle de lancement, ce qui serait logique ?

La réponse est oui !

A mesure que loft monte, logiquement, l’angle de lancement augmente passant de 13 degrés au plus bas à 15.1 degrés au plus haut.

Précisons que ce testeur a naturellement tendance à lever la balle.

Le loft dynamique qui est en fait la mesure du loft réel au moment de l’impact confirme l’évolution constatée sur l’angle de lancement.

Notez simplement une forme d’illogisme dans le résultat du loft 9.5 degrés dont l’angle de lancement est plus élevé que l’angle de lancement du loft 10.5.

Comprenez que vous avez beau monter le loft de votre driver, passant de 9.5 à 10.5 degrés, et en fait, vous produisez un angle de lancement plus bas !

C’est un nouvel enseignement !

De la théorie à la pratique, un élément contribue plus fortement au lancement de la balle : le golfeur lui-même, et plus particulièrement, la relation entre le golfeur, et la position de sa face de club à l’impact !

Est-ce que loft influe bien sur la hauteur de trajectoire, ce qui serait logique ?

La réponse est oui de 7.5 degrés à 9.5 degrés, mais plus après !

La hauteur de trajectoire baissant même à 26 mètres pour le loft 10.5 degrés, soit 4 mètres de moins que pour le loft 9.5, et le loft 11.5 degrés.

L’amplitude de hauteur de trajectoire est en fait de 8 mètres entre le coup le plus tendu tapé avec le driver 7.5, et le coup tapé le plus haut avec le driver 11.5 degrés.

Est-ce que loft influe bien sur le taux de spin, ce qui serait logique ?

La réponse est oui et non !

En théorie, le taux de spin devrait monter de plus ou moins 200 tours à mesure d’un degré de loft supplémentaire.

Les chiffres confirment une hausse du taux de spin de 7.5 à 9.5 puis plus de hausse sur les lofts suivants.

Est-ce que loft influe sur le smash factor ?

En quelque sorte oui, et cela permet de confirmer ici que pour un golfeur disposant d’une vitesse de swing rapide et constante, une tête ajustable permet de distinguer quel loft est le plus adapté à son swing.

Dans le cas présent, le testeur est en fait plus performant avec un loft de seulement 8.5 degrés avec cette tête et ce shaft.

Il est aussi assez logique que le loft influe de manière marginale sur le smash factor. Il s’agit ici d’optimisation pas de révolution puisque mis à part le loft, aucun autre paramètre ne varie.

Conclusion : Quels écarts de distance au carry, roule et distance totale ?

Plus le loft a tendance à monter, et plus la portée de la balle a tendance à monter. La pratique valide la théorie.

Plus le loft a tendance à monter, et plus la roule a inversement tendance à diminuer. La pratique valide aussi la théorie.

Au final, est-ce qu’une configuration permet d’être plus long ?

Oui, mais pas forcément, celle que l’on aurait pu imaginer !

Ici pas de théorie !

En pratique, et pour ce testeur, c’est avec le loft 8.5 degrés que le résultat a été le plus optimisé pour la distance sur la moyenne de toutes ses frappes pour un résultat de 253 mètres en moyenne contre 243 mètres pour la configuration la moins prolifique.

Il y a donc dix mètres d’écarts au maximum.

A l’inverse, la configuration la moins adaptée concerne le loft 9.5 qui donne trop de spin (2600 tours par minute), un smash factor de seulement 1.43, combiné à une hauteur de balle trop élevée à 30 mètres de moyenne.

Sans oublier la vitesse de balle qui a été de seulement 144.9 mph à l’impact.

Résultat, en moyenne, la balle n’a parcourue que 222 mètres au carry, et n’a roulé que 20 mètres.

Il faut aussi écarter le loft 7.5 qui rappelons-le génère trop de dispersion, et un certain inconfort.

De l’avis de notre consultant, Clément Morelle, le résultat de ce test valide que l’usage d’une tête ajustable permet de « fitter » le club au swing du joueur, et conformément à ce qu’annonce les marques.

En revanche, ce n’est pas indispensable pour tous les amateurs, et en particulier au-dessus de 20 d’index.

Au-dessus de cet index, la vitesse de swing du joueur n’est pas suffisamment constante pour optimiser l’usage de ce type de tête, et trouver des écarts suffisants et discriminants.

Dans le cas de ce test, l’usage du driver en loft 10.5 degrés n’aurait pas été aberrant, sachant que le testeur porte la balle à 245 mètres, alors qu’en optimisant la tête ajustable, il obtient une distance de 253 mètres.

Une tête ajustable pourrait aussi se justifier dans le cas d’un golfeur en phase de progression rapide qui pourrait ensuite adapter son loft à son changement de swing.

En conclusion, ce test valide en partie le discours des marques.

Oui, en théorie, le loft influe sur la trajectoire de la balle, mais pas forcément selon une règle immuable laissant à penser que plus on monte le loft, et plus on monte la hauteur de balle.

En réalité, dans la pratique, il y a des écarts qui sont en fait liés au facteur humain.

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