Guide de choix des meilleurs wedges pour le golf en 2019/2020

La chose la plus importante concernant un sandwedge est la forme, le dessin, l’aspect de la tête, « the shape ». Le premier réflexe d’un golfeur professionnel quand il voit ou reçoit un sandwedge est de poser la tête au sol, à l’adresse devant lui, et si, ce qu’il voit ne lui plaît pas, quel que soit la technologie mise en avant, il ne le mettra pas en jeu. Pour un amateur de golf, le choix d’un ou des sandwedges est très certainement avec le putter ou les balles, le domaine le plus sous-estimé, surtout faute d’avoir une grille de lecture, et une compréhension approfondie d’outils, finalement, les plus importants dans un sac, notamment pour scorer sur le parcours.

Pourquoi sortir un guide de choix en novembre 2019, en fin d’année ?

Tout simplement, parce que le dynamisme de l’offre a été très soutenue au cours de la rentrée de septembre, avec beaucoup de nouveaux wedges mis sur le marché par Mizuno, Callaway, TaylorMade, ou encore Cleveland.

Contrairement aux drivers qui arrivent sur le marché entre janvier et mars, les sandwedges n’obéissent pas toujours au même calendrier, ce qui permet aux marques de faire plusieurs lancements dans une saison, histoire de se rappeler à votre bon souvenir.

Avant d’aller plus loin, comme tous les tests effectués sur JeudeGolf.org, c’est un exercice d’humilité, car le risque d’erreur est toujours présent, et bien que je mette tout en œuvre pour le limiter, avec l’utilisation d’un studio Indoor de 50 m2 dédié aux tests, pour éliminer les facteurs extérieurs comme la météo.

J’utilise aussi un Trackman 4, et des balles de jeux premiums, et non pas des balles de practices.

Enfin, le temps consacré aux tests, et à l’analyse est considérable.

Plus que le nombre d’heures passées ou de balles tapées, j’essaie d’être vigilant aux erreurs du radar ou mes propres erreurs, pour conserver des résultats qui délivrent une réalité du produit testé.

Par exemple, et c’est très important sur le test d’un wedge, je vérifie le spin loft, calcul entre l’angle d’attaque, et le loft dynamique du club sur la balle.

Je fais cette vérification sur la série de frappes, et entre les clubs testés, afin d’être certain qu’un regain de spin ou de distance n’est pas le résultat d’une modification du geste.

Plusieurs abonnés sont à l’origine de ce nouveau guide que je n’avais plus réalisé depuis plusieurs années.

Callaway, Cleveland, TaylorMade, Mizuno ont récemment et spontanément envoyé différents exemplaires de leurs derniers putters.

A l’inverse, Titleist, Wilson et PING refusent systématiquement de participer.

Enfin, concernant Cobra, Honma, et PXG, c’est moins organisé, et donc à la discrétion du responsable de la marque.

Pour les 23 wedges que j’ai donc testé, les écarts sont si modérés que justement la marge d’erreur doit être prise en compte.

A l’inverse, certains sites américains se plaisent à classer des wedges en affirmant qu’un tel est le meilleur, et un autre le moins bon, mais quand on regarde les données dans le détail, on peut s’apercevoir que le niveau d’écart des critères pris en compte est ridiculement petit, que ce soit pour l’angle de lancement, le taux de spin, la vitesse de balle ou la distance.

Ma philosophie est finalement proche de la vôtre.

Avez-vous déjà vu un wedge qui lançait la balle 5 mètres plus haut qu’un autre modèle identique ? Ou alors donnait 10 000 tours de spin contre 5000 ? Etc.

Quand on joue au golf, on s’intéresse surtout au combien plutôt qu’au comment.

Que vous utilisiez un wedge 54 degrés qui vous donne une distance de 65 mètres ou un autre, meilleur ou moins bon, qui donne 66 mètres… je pense que la modestie d’un guide de choix ou d’un test, c’est de savoir relativiser.

Cela ne veut pas dire que ce guide va être moins intéressant pour autant, je pense au contraire, pouvoir vous délivrer des informations originales et utiles.

La réalité des ventes de wedges en France et en 2019

Purement factuel, le reflet de la réalité, le reflet de votre réalité, ce que vous achetez, et donc votre perception de ce que sont les meilleurs wedges du marché, ci-après, le palmarès des meilleures ventes de wedges sur le début d’année 2019.

Pour les wedges, vous plébiscitez la marque Cleveland avec chaque année plus de 40% de part de marché en France.

Cependant, c’est une caractéristique très française, et très historique.

Basée à Huntington Beach, en Californie, Cleveland a été un temps dans le giron tricolore, notamment quand en 1990, Rossignol a acheté l’entreprise, avant de la revendre en 2007 à Dunlop.

Pour cette raison, la performance commerciale de Cleveland doit être prise à part en France.

A titre de comparaison, aux Etats-Unis, c’est Titleist qui occupe la première place du marché.

Un marché qui, de mon point de vue, manque d’équilibre, quand on prend en compte la nature de l’offre, et la nature de la demande.

En France, comme partout dans le monde, plus de 80% des wedges vendus sont des lames, alors que l’index médian est de 28, et devrait nous pousser vers les clubs à cavité.

Dans le domaine des séries de fers, le marché s’est justement déjà transformé. Les ventes de lames sont d’ailleurs réduites à une portion congrue.

C’est l’inverse pour les wedges, et pour deux raisons : Les consommateurs n’ont pas l’information, et l’offre est majoritairement tournée vers les très bons joueurs, qui renouvellent plus fréquemment leurs wedges.

C’est une autre information que j’avais déjà développé sur JeudeGolf. Plus qu’un driver ou une série de fers, les wedges s’usent beaucoup plus vite que n’importe quel autre club du sac.

Bien sûr, cela dépend de la fréquence de jeu, plus même que de l’état du terrain, des bunkers ou des lies.  

Un wedge est confronté à des situations plus éprouvantes, et notamment les rainures.

Un joueur régulier pourrait très bien aller jusqu’à changer ses wedges deux fois par an, pour se garantir d’avoir toujours un niveau de spin optimum, et dans toutes les conditions, sèches ou humides.

Humides, j’y reviendrai, car il y a une véritable différence de performance.

Titleist a produit une étude qui tablerait sur la nécessité de changer toutes les 75 parties au niveau amateur, alors qu’au niveau professionnel, ce chiffre pourrait tomber entre 16 et 20 parties.

Le palmarès des ventes estimées sur le début d’année 2019 en France révèle donc le Cleveland RTX-4 en tête, devant le Titleist SM7, et sur la troisième marche du podium, le Cleveland CBX.

Vous avez donc deux « blades » wedges (lames) devant un cavité.

Les ventes de CBX semblent néanmoins en légère progression, signe que le marché évolue lentement, mais surement vers ce type de wedges.

Décroché du trio de tête, on retrouve le Callaway MackDaddy 4 devant le Cleveland RTX-3 (génération précédente) en cinquième position !

C’est dire la performance du fabricant de placer encore dans le top-5 des wedges les plus vendus, trois produits dont un d’une génération précédente !

Ping place le Glide 2.0 en sixième position devant les deux TaylorMade Hi-Toe et Milled Grind.

Cleveland domine donc ce marché du fait de sa relation historique particulière avec la France, et notamment la distribution.

Il faut ajouter à cela le fait d’être la seule à segmenter son offre entre RTX et CBX, lames et cavités, et de tenir un double discours pour bons joueurs, et joueurs en progressions.

Il me semble que Titleist, Callaway et TaylorMade ne présentent pas leurs offres de cette façon, et c’est peut-être un handicap pour concurrencer plus fortement Cleveland.

La segmentation des produits par lofts et bounces existent, mais il n’y a pas une distinction plus nette entre lame et cavité.

Les options sont noyées dans des tableaux complexes à appréhender pour des amateurs.

Leurs offres manquent seulement de simplicité. (Voir l’article complémentaire qui fait le détail des principaux wedges du marché)

Toutes les marques misent sur une augmentation du nombre de lofts et de semelles proposées pour un même produit. C’est très bien pour un fitting !

Cependant, aucun distributeur ne stocke plus de 20 références différentes, et le fitting de wedges est encore trop peu répandu.

Par conséquent, ce n’est pas étonnant de voir le CBX performer dans les ventes, car le choix paraît, à tort ou à raison, plus simple à comprendre et plus différenciant pour le consommateur.

Comment voulez-vous qu’un golfeur comprenne quel wedge est fait pour lui parmi 23 différents, entre lofts, semelles et rebonds ?

Bien entendu, ce devrait être aux distributeurs spécialisés de faire ce travail d’explication. Est-il fait ? Est-il fait correctement ? Les amateurs sont-ils sensibles à cette question ?

Bilan, Cleveland domine la part de marché nettement devant Titleist au cumul des gammes de produits, Callaway, et TaylorMade.

Cleveland vend 45% des wedges en France, quand les trois autres marques cumulées pèsent un peu moins de 40%. Elles sont d’ailleurs très proches les unes des autres.

Dans l’ordre, Ping, Wilson Cobra, Mizuno et Honma terminent le classement avec environ 15% du marché restant.

D’année en année, ce classement ne varie pas beaucoup.

Le marché de la vente de wedges est pourtant cette année en forte progression, et estimé à plus de 20% de progression.

Il se vend approximativement entre 12 et 20 000 wedges par an pour 410 000 golfeurs en France.

C’est en comparaison deux fois moins par rapport à la vente de bois de parcours et drivers.

On ne peut pas dire que les golfeurs renouvellent si fréquemment leurs wedges !

On pourrait finir par un commentaire paradoxal.

PING réalise sans doute l’une de ses meilleures années pour la vente de clubs en 2019, et occupe même la première place des ventes pour les séries de fers, et notamment avec le G410, un fer à cavité.

A l’inverse, en matière de wedges, la marque de Phoenix n’arrive pas à retrouver la même continuité dans ses ventes.

Comment tester un wedge ?

Vaste sujet… Un wedge peut être utilisé dans de multiples situations, et c’est pour cela qu’il est souvent décrit comme le club nécessairement le plus polyvalent du sac du golfeur.

Chip en bord de green, sortie de bunker, lob shot, approches à 10, 20, 30, 40, 50 et en fait jusqu’ à 100 mètres du green, en fonction de la vitesse de swing et la force du golfeur, les wedges sont utilisés dans de multiples situations.

A ce jour, en bord de green, je doute pour l’instant de ma capacité à produire une étude quantitative avec le Trackman, qui illustrerait des différences spectaculaires entre les clubs.

Quand je fais des tests, il suffit de voir la position des balles sur le green, pour constater aucun écart notable ou seulement imputable aux clubs.

Pour les sorties de bunkers, c’est le même constat, car je crains que la compétence du joueur l’emporte trop sur les caractéristiques du club.

J’ai par exemple tester un RTX-4 contre un CBX dans un bunker avec du sable mouillé. C’est compliqué, sans parler du Trackman, d’enregistrer des écarts imputables aux clubs.

En réalité, pour produire des chiffres exploitables, il faut de la vitesse, et des conditions d’un coup un minimum facile à répéter, et à standardiser.

Comme d’autres amateurs, je suis capable de répéter un coup de wedge à 60/70 mètres avec une amplitude similaire (trois quart de swing). Dans ce cas, pour ma part, la marge d’erreur est moins importante.

J’ai donc testé 23 wedges différents en frappant des balles pour environ 70 mètres, en essayant de reproduire toujours la même vitesse, et le même coup (se contrôle en partie avec le spin loft).

Le tableau ci-dessous synthétise les principales mesures que j’ai pu effectuer avec le Trackman 4.

Les résultats pour 23 wedges testés

Le tableau est classé par ordre croissant de loft, selon ce que les marques ont pu me fournir jusqu’à présent.

J’espère pouvoir le compléter avec les marques retardataires ou qui voudront bien envoyer des clubs de démo.

Pour les colonnes, j’ai regroupé quatre grandes familles de données (vitesses, distances, trajectoires, et swings).

Pour la vitesse, vous avez la vitesse de swing que j’ai essayé de reproduire à chaque fois, soit en moyenne 67 mp/h (107 km/h) que l’on pourrait qualifier de modérée.

Comme un wedge est le plus souvent un club avec un loft très ouvert, pour ne pas dire « couché », le niveau de vitesse de balle est à l’opposé de ce que l’on pourrait trouver avec un driver dont la face est beaucoup plus fermée.

La balle a tendance à glisser sur la face plutôt qu’à être compressée « frontalement » par la face du driver.

Dans mon cas, il m’arrive de délivrer une fois la vitesse de mon swing à la balle (1.00) mais le plus souvent, je me balade entre 0.90 et 0.95 la vitesse de mon swing.

C’est d’ailleurs exprimé par le ratio vitesse de balle sur vitesse de swing, le smash factor.

Avec un wedge, la vitesse de départ de votre balle peut donc tout à fait être inférieure à la vitesse de votre swing !

Pour la distance, comme toujours, elle se décompose en distance au carry (point de chute), et distance totale comprenant la roule.

Je vous exprime d’ailleurs la roule en pourcentage de la distance totale pour illustrer plus concrètement l’importance du « backstop » ou pouvoir stoppant délivré avec le club.

En matière de wedging, plus la roule est limitée, et plus vous avez de chance d’arrêter la balle près de votre cible sur un green.

Ci-dessus, vous pourrez voir que les mesures données par le trackman en studio font état d’une roule moyenne de 4 mètres, tous lofts confondus (Plutôt 5 mètres avec des lofts 50 et 52 ou plutôt 3 mètres pour des lofts 58 et 60).

Ce paramètre peut être fortement influencé par la qualité d’un green.

Si ce dernier est soft, comme c’est souvent le cas dans la période automnale en France, dépendant de l’angle d’atterrissage, la balle peut très bien pitcher, et s’immobiliser quasiment immédiatement avec aucune roule…

C’est pour cela que pour le wedging, les paramètres importants à retenir sont le spin donné à la balle, l’angle d’atterrissage, et la vitesse, mais vous ne pouvez pas occulter la balle utilisée, et la fermeté ou la préparation du green !

Le test en studio présente le désavantage de ne pas être complètement une simulation réelle avec un green, mais l’avantage de présenter seulement les questions du club, sachant que j’ai tout testé avec la même balle, une Z-Star.

Pour finir sur la distance, la donnée que je regarde plus précisément est le taux de roule qui oscille entre 5 et 7%.

Concernant les trajectoires, je m’intéresse à trois données : le spin, l’angle d’atterrissage, et la hauteur de balle à son pic maximum.

L’angle d’atterrissage varie avec le loft du wedge. Plus il est élevé et plus la balle va s’arrêter rapidement.

S’agissant du spin, les valeurs affichées sont impressionnantes ! On parle de 6000 à 9000 tours selon les cas.

Je voudrais rappeler qu’une balle de golf tapée à 60/70 mètres ne vole pas plus de 4 secondes.

Les valeurs de spin indiquées par le radar ne relativisent pas la réalité du spin donnée à une balle. Le spin est exprimé en tours par minute !

Dans les faits, une balle qui prend par exemple 7500 tours par minute, mais ne volant que 4 secondes, prendrait réellement 500 tours de spin, et pendant ce laps de temps de vol réel.

J’en reviens aux sites américains qui font des classements de wedges sur la base d’un modèle qui serait premier avec 8000 tours contre un deuxième avec 7800 tours.

L’écart réel n’est pas si impressionnant ! On parle peut-être de 30 tours sur un laps de temps qui d’ailleurs n’est pas fourni !

Les 30 tours sont peut-être encore moindres, si les temps de vols diffèrent de quelques microsecondes !

J’en reviens à la nécessité de prendre un test avec des pincettes, et se contenter de relever de très gros écarts, signe d’une anomalie.

A ce titre, dans cet exercice, sur 23 wedges testés, et certains plusieurs fois pour améliorer la fiabilité des données, je n’ai détecté que 2 anomalies : Le TaylorMade 50 degrés Milled Grind 2, et le Cleveland CBX (ancienne génération) pour lesquels je n’ai pas obtenu le niveau de spin attendu, et malgré la vitesse de swing ou le spin loft.

Soit c’est une autre erreur qui m’est imputable, soit effectivement, il y a une différence notable par rapport aux autres clubs du marché.

Ce qui me permet d’introduire le quatrième volet de données du test, le swing du testeur dont 3 données sont à surveiller en plus de la vitesse de swing : L’angle d’attaque du club vers le sol, le loft dynamique réel du club au moment de l’impact, et le spin loft.

Pour les 23 clubs testés, on parle d’au moins 10 à 15 balles par clubs (près de 300 frappes), mon objectif était de comparer des valeurs de spin loft comparables, pour chaque loft indiqué sur le club.

C’était le seul moyen pour moi, en plus de la vitesse de swing, de m’assurer que mon geste n’entrait pas trop en ligne de compte, pour fausser les résultats.

Exemple : Pour les lofts 50 et 52, j’ai essayé de garder une moyenne de spin loft de 47 degrés…

En maintenant un spin loft comparable pour chaque club, on peut admettre que j’ai plutôt réalisé la même forme de coup.

Les données à retenir

Finalement, et comme je le pensais, les différences réelles entre les sandwedges sont très ténues, pour ne pas dire pas assez significatives, pour que votre choix se base sur un notion de performance supplémentaire d’un produit à un autre, ou d’une marque à une autre.

Le discours marketing des marques est partiellement trompeur.

Les marques expliquent que leurs nouvelles rainures sont meilleures…peut-être par rapport à des modèles de conceptions anciennes, et de plus de 10 ans, mais pas entre elles et aujourd’hui...

Les rainures, comme les faces de drivers obéissent à une législation, et des normes précises.

Comme pour les drivers, elles sont plus ou moins toutes proches du niveau maximum autorisé.

Quelle que soit la technologie exprimée, chez Cleveland, PING, TaylorMade, Callaway, Titleist, Mizuno, Honma ou Cobra, les performances pures seront très comparables.

Comme évoqué en préambule, le choix d’un wedge se fait bien plus sur la forme que sur le niveau de performance du seul spin ou du smash factor, sauf à acheter des contrefaçons.

On peut aussi retenir le fait qu’un wedge CBX à cavité ne donne pas moins de spin, et de contrôle qu’un wedge lame RTX !

En revanche, sur un chip en bord de green sur un sol souple et humide, le wedge à cavité aura plus de chance de « glisser » sous la balle, alors que le wedge lame pourra se planter dans le sol, essentiellement parce qu’il manque de rebond (bounce), en comparaison.

A nouveau, le choix de la forme de tête est bien plus déterminant.

Plus important à retenir, et je ne le savais pas avant de démarrer ce test, l’écart de distance entre un 50 et un 52 degrés est proche de nul, de même que l’écart de distance entre un 54 et un 56, ou entre un 58 et un 60 degrés.

Pour les 3 familles de wedges testées, Gap, Sand et Lob, les moyennes de distances ont été de 72, 64 et 51 mètres.

Aucun intérêt de faire varier les lofts de ses wedges pour moins de 4 degrés d’écarts.

Pas besoin d’avoir un intense débat entre 54, 55 et 56 degré, sauf à être professionnel, et capable de donner suffisamment de vitesse pour créer des écarts significatifs.

Différences entre conditions sèches et conditions humides

Depuis quelques semaines, j’ai pu constater que plusieurs sites anglo-saxons se sont livrés à des tests de sandwedges, en différenciant les conditions de jeux, entre sèches et humides.

Par exemple MyGolfSpy s’amuse à fournir un classement des meilleurs wedges quand la balle, le lie, et surtout la face du club sont mouillées.

Mon propre test n’aura donc rien de novateur.

Ce test m’a permis de découvrir qu’effectivement, dans des conditions humidifiées, balle, lie et face de club, pour un club neuf, le spin est divisé environ par deux !

Entre un club neuf et un club usé (au niveau des rainures), dans ce cas, le spin peut même être divisé par quatre !!!

Cependant, si le spin est fortement diminué, comment cela se traduit concrètement pour un amateur ? De mon point de vue, cela ne se traduit pas de manière flagrante !

Ci-dessus, la vision graphique d’un test que j’ai effectué avec 4 wedges différents, entre conditions sèches et humides (wet).

La synthèse « extrême » du test, c’est que j’envoie les balles aux mêmes distances !

Dans le détail, effectivement, il se passe des choses différentes entre une balle mouillée et une face mouillée, versus des conditions sèches.

Ci-dessus, le même test avec seulement le reproduction graphique du RTX-4. Mouillée, la balle décolle sur un angle plus élevé, et atteint un pic de trajectoire plus élevé.

Ci-dessus, les données exactes concernant ces balles dans des conditions sèches. En bleu, la valeur idéale pour les principaux critères expliquant la distance optimum avec un wedge 54 degrés, toujours le Cleveland RTX-4.

En orange, les mesures exactes pour les coups que j’ai tapés. Les valeurs sont proches des bonnes plages de valeurs.

Ci-dessus, le même type de coups dans des conditions humides, et pour la même vitesse de swing, les valeurs changent quand la balle, le lie, et la face sont mouillés.

L’angle d’attaque est moins pénétrant vers le sol (il remonte plus facilement), la vitesse de balle chute (la friction est atténuée), l’angle de lancement monte démesurément, et le taux de spin chute drastiquement.

Pour la distance au carry, la balle est donc plus courte dans des conditions humides, oui mais…

Ce nouveau tableau résume les différences entre les conditions sèches et humides, et pour les quatre clubs.

En distance totale moyenne, on ne peut pas distinguer les clubs, ni les conditions.

En revanche, en théorie, la roule est potentiellement doublée quand les conditions sont humides (sous réserve de l’état des greens), car le spin est bien divisé par deux !

Si on prend en considération, le fait que logiquement dans des conditions humides, les greens vont être plus souples, et moins roulants, il faut alors considérer seulement la distance au carry.

Dans ce cas, angle d’atterrissage plus prononcée et vitesse de balle moindre entraînent bien une perte de distance d’environ 3 mètres, soit 5% de la distance au carry…

Si vous attaquez un green avec un drapeau à l’entrée, 3 mètres, cela peut-être la différence entre un green en régulation ou un chip à faire sur le coup suivant.

Toute la question, c’est de savoir valoriser pour soi, pour son jeu, une différence qui peut-être énorme pour un golfeur professionnel, et relative pour un golfeur amateur.

Du test réalisé, il ressort qu’une technologie donnerait tout de même un résultat sensiblement meilleur, et limiterait la perte de spin en conditions humides.

Le Mizuno T20 affiche la technologie Hydroflow Microgrooves, qui permettrait une meilleure évacuation de l’eau au moment de l’impact.

Des quatre wedges testés, avec le Mizuno T20, les pertes de spin et de distances sont moins significatives par rapport aux trois autres wedges testés.

Une autre marque a travaillé spécifiquement sur ce sujet : PING avec la finition Hydropearl.

Selon d’autres tests réalisés aux USA, PING obtiendrait sur ce point d’excellents résultats pour son wedge Ping GLIDE 3.0.  Je ne peux pas le confirmer, faute d’avoir « pu » encore essayer.

A contrario, les deux Cleveland CBX et RTX-4 seraient moins performants sur cette question du spin par conditions humides.

Les meilleurs wedges du marché 2019 en détail

Vous pouvez poursuivre la lecture de ce sujet complet sur les wedges par plusieurs articles consacrés en détail aux wedges que j’ai déjà pu tester :

Test des wedges Cleveland RTX-4 : Suivre ce lien

Wedges Titleist SM7 : Suivre ce lien

Wedges Cleveland CBX 2 : Suivre ce lien

Comparatif wedges MD4 versus CBX : Suivre ce lien

Wedges Callaway MD5 JAWS : Suivre ce lien

Test des wedges Callaway PM Grind : Suivre ce lien

Wedges PING Glide 3.0 : Suivre ce lien

Wedge PING Glide Forged : Suivre ce lien

Wedges TaylorMade Hi-Toe Milled Grind : Suivre ce lien

Wedges TaylorMade Milled Grind 2 : Suivre ce lien

Wedges Cobra : Suivre ce lien

Wedges Mizuno T20 : Suivre ce lien

Wedges Bettinardi : Suivre ce lien

En complément, je vous invite à lire l’article « Pourquoi bien choisir ses wedges est vraiment important pour un amateur ? » avec notamment un tableau « guide de choix » unique retraçant tous les wedges actuellement offerts sur le marché, et dans les principales marques.

Bilan

Cleveland, toujours en tête du classement des ventes de wedges en France avec près de 45% de part de marché.

Le Cleveland RTX-4 est le wedge le plus vendu en France.

Le renouvellement du nombre de wedges en France reste faible en comparaison du nombre de licenciés.

Aucun intérêt de faire varier les lofts de ses wedges pour moins de 4 degrés d’écarts.

Un wedge à cavité ne donne pas moins de spin par rapport à un wedge lame.

Les wedges à cavité devraient correspondre à 80% des golfeurs. Ils représentent pourtant moins de 20% des ventes.

Les différences de spin entre les principaux wedges des « grandes marques » sont très réduites.

En revanche, entre conditions sèches et humides, pour un même wedge, le taux de spin peut être divisé par 2, et parfois plus.

Le Mizuno T20 semble être le wedge qui perd le moins de spin entre les deux situations.

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