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Driver Callaway Big Bertha & Big Bertha Alpha – Avis et infos

Nous pressentions que Callaway allait réagir après la sortie surprise du driver TaylorMade SLDR. Des photos avaient filtrés fin août annonçant un driver ajustable du même acabit. Ce que nous attendions moins, c’est que Callaway couple son nouveau prototype avec le fait de faire revivre sa gamme la plus célèbre, Big Bertha !

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Pour de nombreux golfeurs, le nom de Big Bertha résonne comme un bon souvenir, celui du début de l’ère moderne des drivers en titane, et l’apogée de Callaway entre 1990 et 2005.

Quelques produits ont marqué l’histoire du matériel de golf, Big Bertha et King Cobra ont fait partie de ceux-là.

De nos jours, nous avons le sentiment d’être à la croisée des chemins, avec d’une part, une certaine forme d’optimisme liés aux progrès technologiques qui s’accélèrent, et d’autre part, une certaine forme de nostalgie, liée à une ambiance économique et sociale plutôt tendue.

Callaway a probablement bien analysé la situation pour fondre en seul produit, à la fois, le maximum de son savoir-faire en matière de driver ajustable, et un brin de nostalgie et d’image de marque, avec ce nom mythique.

D’une certaine manière, Callaway se devait de sortir le grand jeu !

D’abord pour ne pas paraître le suiveur, qui sort simplement un produit inspiré du driver TaylorMade SLDR.

Ensuite, parce qu’à force de sortir de nouveaux drivers tous les six mois, les clients finissent par ne plus savoir quoi acheter.

Enfin, devant le succès du SLDR auprès des joueurs du PGA Tour, il fallait apporter une réponse forte, notamment pour convaincre Phil Mickelson ou Henrik Stenson de rester chez eux.

Le driver le plus ajustable de l’histoire de Callaway

Construit à partir de plusieurs matériaux, la tête utilise deux poids amovibles distincts qui offrent une grande variété de possibilités concernant les conditions de lancement.

Le driver Big Bertha utilise un rail d’ajustement du poids long de 13 centimètres qui s’enroulent tout le long de la partie arrière de la tête du club.

Objectif : Booster le M.O.I. du club et augmenter au maximum sa tolérance.

Pour Alan Hocknell, grand patron de l’innovation et du design chez Callaway, il s’agit surtout d’améliorer la performance de la tête sur les coups décentrés dans la face.

Nous nous trouvons donc dans un cas de figure très opposé au driver Callaway RAZR XTREME FIT qui lui était diaboliquement performant sur les coups parfaitement centrés.

Un an après la sortie de ce driver XTREM Fit, il est complètement logique que Callaway rectifie le tir !

Si Mickelson and co, sont tout à fait capables d’utiliser des drivers puissants mais peu tolérants, ce n’est pas le cas de la plupart des amateurs.

Or, la marque est toujours dans une course effrénée pour reprendre le titre d’équipementier numéro un du golf TaylorMade.

Au cours de la présentation du driver Big Bertha, Alan Hocknell a tenu à préciser « La stabilité de la tête est élevé quel que soit le positionnement du poids dans le rail. »

Callaway ne se contente pas de proposer un seul nouveau driver, mais deux , toujours dans le but de marquer les esprits, mais aussi pour reprendre un coup d’avance sur TaylorMade qui n’avait sorti qu’une version de son SLDR.

Sur ce type de considérations, on s’éloigne des préoccupations techniques, pour revenir à des problématiques d’images.

Ainsi, le driver Big Bertha Alpha présente un système de déplacement du poids qui se trouve au centre de la tête, et appelé « Gravity Core » - littéralement, le noyau de gravité, à ne pas confondre avec le dernier film à succès Gravity.

Décidément, la gravité est bien à la mode en cette fin d’année 2013, au cinéma comme sur les terrains de golf…

Une partie de ce noyau est très lourde (12 grammes), pendant que le reste du noyau ne pèse qu’1,5 grammes.

Ce noyau se situe à l’intérieur d’un tube en fibre de carbone qui relie la couronne et la semelle du driver.

Ce procédé permet de positionner le poids dessus ou dessous, ce qui effectivement représente une réelle innovation par rapport à d’autres drivers, et une façon de ne pas trancher sur le fameux débat qui règne aux USA concernant la position idéale du centre de gravité.

En effet, d’un côté TaylorMade affirme avoir découvert que plus le centre de gravité du driver est situé bas et en avant du club, et plus cela favorise l’angle de lancement et un taux de spin réduit.

A l’inverse, et avant la sortie du Big Bertha, Callaway affirmait le contraire pour les mêmes effets, à savoir un centre de gravité bas mais en arrière de la face.

Avec la version Alpha, il semble que les golfeurs vont pouvoir trancher la question par leurs propres moyens.

Callaway nous explique que le fait de positionner le Gravity Core sur la partie supérieure va augmenter le centre de gravité du driver, ce qui serait bon pour les golfeurs qui ont tendance à frapper la balle haute dans la face, ou encore pour ceux qui veulent ajouter du spin au drive.

Personnellement, cet argument m’inciterait plutôt à faire le contraire.

Rappelons que le spin au drive a tendance à réduire la distance parcourue par la balle après l’impact.

D’ailleurs Callaway ne s’y trompe pas et indique que la majorité des golfeurs devraient faire l’inverse, et positionner le centre de gravité en bas pour abaisser très bas le centre de gravité du club, et réduire pour les meilleurs joueurs leurs taux de spin de près de 300 tours par minute.

Pour Alan Hocknell, « C’est significatif ! Car cela découple la relation conflictuelle entre angle de lancement et taux de spin que les golfeurs peuvent trouver sur les autres drivers ajustables. »

Sauf bien sûr le TaylorMade SLDR qui avait déjà identifié ce problème..

A ce stade, on peut réellement considérer que les amateurs auront bien deux choix possibles au moment d’acheter un nouveau driver ajustable : le Big Bertha ou le SLDR qui lui ne sera resté que quelques mois, seul sur ce segment de marché.

Sur la photo ci-dessus, le driver Callaway Big Bertha affiche un chevron sur sa couronne qui sert d’aide à l’alignement.

Sur la photo ci-dessus, le tube qui relie la semelle et la couronne du Big Bertha Alpha pèse près de 2.3 grammes. Le Gravity Core est bien protégé à l’intérieur d’un tube en fibre de carbone avec une vis en aluminium d’1,7 grammes.

Alan Hocknell poursuit « A partir du moment, où vous proposez un driver avec la possibilité d’ajuster le loft, vous donnez au gens l’opportunité de modifier l’angle de lancement, et le taux de spin, mais ces deux paramètres ne vont pas l’un sans l’autre. »

Avant d’ajouter « Cependant, le fait de proposer en complément le fait d’ajuster le centre de gravité casse cette relation de causes à effets, et donne une plus grande plage d’options pour le lancement et le taux de spin, et c’est cela qui va permettre de donner plus de distance. »

De notre point de vue, et après avoir testé le driver TaylorMade SLDR, et n’ayant pas encore testé le Big Bertha, il faut admettre mais relativiser ces propos.

Effectivement, en théorie, ce que prétend Monsieur Hocknell est tout à fait juste.

En pratique, si vous testez l’un de ces clubs et que vous restez dans les réglages de bases, vous risquez de ne pas réellement trouver de différences avec votre driver actuel.

Pour exploiter pleinement le potentiel de ces clubs, il faut effectivement rentrer dans le set-up, et les tester tous jusqu’à trouver le bon !

Sans un radar tel que le trackman ou le flightscope, nous ne voyons pas comment vous pourriez faire pour analyser les différences à l’œil nu.

En d’autres termes, les discours des marques ne sont pas faux, mais pour un golfeur qui voudrait se porter acquéreur, n’achetez pas ce club à l’aveuglette.

Sans faire du fitting de haut vol, il faut absolument ajuster ce club à votre swing.

Précisons que le Big Bertha Alpha a deux autres poids ajustables qui pèsent respectivement sept grammes et un gramme.

Ces deux poids peuvent être positionnés sur le « heel » ou la « toe » du driver pour ajouter du draw ou du fade.

  • Heel = Près du talon
  • Toe = A l’extrémité extérieure de la face

En complément, nous pourrons acheter des poids ajustables de trois et cinq grammes pour faire un fitting idéal du club par rapport au swing weight.

Sur la photo ci-dessus, on peut constater que le driver Big Bertha Alpha est le modèle qui présente la face la plus grande de toute la gamme Callaway 2014 !

Les deux couronnes des deux drivers ont été conçues à partir de matériau forgé composite, et la face appelée Hyper Speed Face permet de réduire au maximum le poids dans cette partie du club pour maximiser les performances du driver en termes de vitesse de swing, et de vitesse de balles.

Ainsi, la tête Big Bertha ne pèse que 198 grammes, ce qui classe ce driver dans la catégorie des drivers ultra-léger.

Le Big Bertha Alpha pèse 205 grammes.

Le modèle Big Bertha sera proposé en février 2014 dans trois versions de lofts : 9°, 10.5° et 13°HT au prix de 399 dollars.

En standard, il sera monté avec un shaft Mitsubishi Rayon New Fubuki Z de 50 grammes dans quatre torsions différentes : L, R, S, et Extra-stiff.

Le modèle Big Bertha Alpha sera proposé en février 2014 dans deux versions de lofts : 9° et 10.5° au prix de 499 dollars.

En standard, il sera monté avec un shaft Mitsubishi Fubuki ZT de 60 grammes.

Les deux drivers ont en commun l’utilisation du système OptiFit situé sur l’hosel, qui permet à l’aide de deux petites couronnes de diminuer d’un degré le loft, ou d’augmenter ce loft de deux degrés.

Cet hosel ajustable permet aussi de sélectionner jusqu’à huit combinaisons possibles de lofts et de lies.


L’Avis de la rédaction :

Après avoir passé votre diplôme d’ingénieur pour régler votre driver, vous serez en possession d’un outil parfait pour régler la question des coups de départs !

Cependant, n’oubliez pas que le driver sert un maximum de quatorze à qunize fois par parties, et que la carte de score compte pas moins de soixante-douze coups à jouer.

Curieuse obsession des marques à propos de ce club qui ne devrait représenter que 20% du jeu de golf. Certes, un mauvais coup de départ conditionne plus la suite du trou qu’un putt raté…quoi que ?

Les Big Bertha se positionnent facialement contre le SLDR de TaylorMade, ce qui promet un beau match au niveau des performances sur le PGA Tour, et dans les racks des magasins.

Concernant les pros, ces nouveaux drivers vont-ils mettre à plusieurs années de stagnation des performances en termes de distance au drive ? Car contrairement à ce que nous pourrions croire, les performances stagnent depuis six ou sept ans, ce qui indiquerait que malgré les efforts des fabricants, nous ne constatons pas de progrès significatif.

C’est tout l’enjeu de ces produits Big Bertha de créer une nouvelle étape…ou pas.

En théorie, c’est possible…en pratique, à vous de faire les bons réglages.

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