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Wedges Callaway Mack Daddy 2 Tour Grind – Avis et infos

Tout juste un an après avoir lancé sur le marché une nouvelle collection de wedges appelée Mack Daddy, en référence à la collaboration fructueuse entre le golfeur star Phil Mickelson, et le grand monsieur du Wedging, Roger Cleveland, Callaway revient sur le devant de la scène avec une nouvelle version de son produit vedette.

Quelle innovation? Quel bénéfice-client ? Quel rapport avec le procès entre Cleveland et Callaway sur la signature Roger Cleveland, et enfin quel impact sur les ventes ? Nous avons enquêté pour répondre à toutes ces questions.

Annoncé le 3 juin 2014, les nouveaux wedges Callaway doivent faire face à de multiples défis.

A notre sens, le premier devrait être l’apport d’un bénéfice pour le golfeur, mais dans ce cas présent, il nous semble que Callaway doit répondre à plusieurs exigences, et pas nécessairement que d’un point de vue client.

La sortie du MacK Daddy en juin 2013 avait suscité un certain intérêt médiatique du fait de l’originalité du nom, mais surtout la performance immédiate enregistré par Phil Mickelson, double vainqueur du Scottish Open et du British Open, exploit qui avait été suivi par des millions de golfeurs à travers le monde.

Bien que British Open soit plus médiatisé que le Scottish Open, le tournoi écossais avait été le théâtre d’une spectaculaire victoire de l’américain, et notamment d’un dernier coup d’approche spectaculaire sur le 18 pour remporter la victoire.

Depuis deux décennies, il est de coutume de dire que Mickelson est le meilleur golfeur du monde en ce qui concerne le petit-jeu.

Offensif, créatif, habile, Mickelson est un phénomène autour des greens, ce qui lui permet de prendre beaucoup de risques sur le grand jeu.

Pour Callaway, le fait de disposer d’un tel joueur dans son écurie de staff player est un élément qui ne se néglige pas.

Et si en plus, vous disposez du père spirituel des wedges modernes, vous pouvez réellement créer une association hors pair, et tout du moins, essayer de produire un club qui aura des géniteurs célèbres.

L’an passé, ce mélange détonnant a plutôt bien réussi Callaway.

Comment rêver mieux d’ailleurs ? Un nouveau produit, un golfeur star qui gagne quasi-instantanément avec votre nouveau club ! Un géniteur célèbre ! Une sur-exposition médiatique !

Revenons un temps à l’origine du problème, car en matière d’industrie, tout part toujours d’un problème, et en général celui du client, qui suscite chez un fabricant le désir d’apporter, et de valoriser une réponse appropriée.

En matière de wedges, Callaway n’est pas la marque de préférence, statut qui est largement détenu…par Cleveland, l’ancienne société de Roger Cleveland.

Au regard des chiffres de ventes 2013, Callaway est même très nettement décroché avec une part de marché qui ne dépasse pas les 4% en volume sur le marché français.

Sans avoir les chiffres mondiaux, il y a fort à parier que cette part de marché se transpose au niveau mondial, les golfeurs français étant dans la moyenne des comportements d’achats des golfeurs des principaux pays occidentaux.

Pire, cette part de marché positionne Callaway en seulement septième position, très loin d’être un challenger de Cleveland, dépassé dans l’ordre par Titleist, Mizuno, TaylorMade, Ping, et Cobra (chiffres janvier 2013 – source Sports Marketing Survey inc)

Pourtant, Callaway utilise Roger Cleveland dans sa communication depuis quelques années. Ces chiffres ne démontrent pas un effet positif de cette stratégie.

Le Mack Daddy 2 avait donc bien pour objet de répondre à un besoin, mais en réalité, ce besoin étant déjà bien identifié par les golfeurs, plus que l’innovation, il fallait surtout crier plus fort que les concurrents pour être entendu.

Les circonstances du doublé de Mickelson Scottish-British étaient inespérées.

Et d’ailleurs, cela s’est traduit dans les ventes de Callaway en France qui ont bondi à 7% du marché total en juillet 2013 après la victoire au Scottish, et même 10% en août 2013 après la victoire au British !

Résultat, à la fin de l’été, Callaway est passé du septième rang pour les ventes de wedges en volume au troisième seulement dépassé par Titleist, et encore assez loin de Cleveland.

Belle performance pour la marque qui démontre, et valide sa stratégie de communication sur le tour.

Et qui messieurs les golfeurs démontrent que vous avez une belle élasticité de comportement aux performances sur le TOUR !

Quoi qu’on en dise, les golfeurs achètent bien ce qu’ils voient à la télévision !

Pourtant, l’embellie a été de courte durée.

Fin 2013, plusieurs semaines après le British Open, les ventes de Callaway ont fléchi, et la part de marché est redescendu 5%, ce qui était tout de même mieux qu’en début d’année.

Disons que l’effet accélérateur s’est vite essoufflé.

Au final, Callaway a tout de même gagné deux places au classement des marques, pointant en cinquième position derrière Cleveland, Titleist, Mizuno et Ping sur ce type de produits bien particulier, passant seulement devant TaylorMade et Cobra.

Des résultats qui ne sont sans doute pas à la hauteur des espérances de Callaway, deuxième marque mondiale pour la vente de matériel de golf, et lancé à la poursuite de TaylorMade pour reprendre la première place !

D’où cette année, l’ambition de réactiver la machine, et pourquoi pas bénéficier d’un nouveau gain spectaculaire pendant l’été avec une version Wedge Mackdaddy 2 retravaillé.

Autre élément à prendre en compte, et qui se joue beaucoup plus loin que les frontières de l’hexagone, l’utilisation par Callaway de la mention Roger Cleveland qui pose problème….à un acteur, la société Cleveland elle-même, qui rappelons-le a été vendue par Roger Cleveland, « himself », et certainement pas contre son gré.

Nous avions d’ailleurs consacré un sujet entier à ce différend qui pourrait coûter fort cher à …Callaway, en cas de décision juridique défavorable.

Pour 2014, comme vous pourrez le constater sur les photos produits, la mention « designed by Roger Cleveland » a disparu.

Un élément qui aurait pu à lui seul justifier la sortie d’un nouveau produit !

Après avoir traité les questions économiques, concurrentielles et industrielles, venons-en au produit en lui-même, et au discours de la marque pour justifier le bénéfice client.

Sur ce point Callaway met en avant une toute nouvelle semelle C-Grind, une tête revue et validée par les joueurs du tour, et un dessin des rainures encore plus agressif pour un maximum de contrôle.

Une ambition qui démontre que Callaway ne se contente pas de sortir une version bis pour répondre à un besoin juridique ou seulement mercantile.

Ceci dit, vous ne leur pardonneriez pas ! Callaway ayant conscience du niveau d’exigence de plus en plus accrue des golfeurs par rapport à des nouveautés.

Si Roger Cleveland ne peut plus signer de son nom, il reste bien sûr le père de ce club.

Un des principes sur lequel il a travaillé, et dont on ne peut pas douter de l’implication de Phil Mickelson, étant le fait de diminuer la mise en jeu du bounce sur les coups où la face est très ouverte.

Pour rappel, Phil Mickelson est un as des coups lobés ou flop shots qui nécessitent justement ce type de caractéristiques.

La semelle du nouveau Mack Daddy a donc été pensée en conséquence.

Autre point majeur sur ce club, Roger Cleveland a voulu associer les points forts de deux clubs dans un seul.

D’une part, il a voulu réutiliser la forme de tête de la série X Forged qui est très appréciée par les golfeurs, et d’autre part, associer le dessin des rainures qui ont fait la force de la série MackDaddy précédente (39% plus large pour générer 25% de spin supplémentaire en sortie de rough).

Proposé en deux finitions, « soft chrome » et « slate », les wedges Callaway MackDaddy 2 Tour Grind seront disponibles en loft 52, 54, 56, 58 et 60 degrés en droitier et en gaucher, sauf pour le 54° qui n’est proposé qu’en droitier.

A noter, la sortie prévisionnelle de ce produit est prévue pour le 18 juillet au prix marché de 129 euros.

A l’été 2013 et seulement sur le marché français, Callaway avait triplé ses ventes. Il ne reste plus qu’à réussir le même buzz !

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