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TaylorMade Tour Preferred EF Wedges

Concernant des series de fers ou des sandwedges, il faut bien reconnaître que d’une année sur l’autre, il est bien difficile de trouver de profonds changements entre les différentes nouveautés. La plupart du temps, il s’agit de petits ajustements. Avec les nouveaux Tour Preferred EF, TaylorMade nous emmène dans une nouvelle dimension : celle de la chimie !

Sommaire de l'article dédié aux sandwedges TaylorMade Tour Preferred EF

  1. Un peu de chimie ?
  2. Les pros plébiscitent ces nouveaux wedges
  3. Derrière le marketing, le procédé de fabrication
  4. La fin de l'obsolescence programmée ?
  5. Les semelles au choix

Un peu de chimie ?

Jusqu’à présent, les marque de matériels nous avaient parlé de moulage, de clubs forgés, de nouveaux matériaux, mais pas encore de procédé à base de chimie pour concevoir les rainures d’une face de sandwedge !

EF pour « ElectroForming », soit un procédé chimique d’électroformation pour rendre les rainures de la face (élément clé d’un fer et encore plus pour un wedge) plus nette et plus durable que tous les autres clubs réalisés dans le passé.

Hasard ou coïncidence, nous avions justement publié un dossier consacré à la durée de vie des wedges, et notamment l’usure des rainures qui force notre attention par rapport à ce nouveau wedge.

Pour la première fois, une marque de matériel a donc mis au point un procédé chimique pour produire des rainures à base de nickel et de cobalt dans le but de proposer des performances de spin plus durables dans le temps.

Les pros plébiscitent ces nouveaux wedges

La nouvelle a été annoncée début avril par Clay Long, le concepteur de ce nouveau club qui a pris le soin de le tester auprès de golfeurs professionnels, tels que Dustin Johnson, et Sergio Garcia.

Les deux pros l’ont mis en jeu pendant le Northern Trust Open, un tournoi de golf du PGA Tour.

Et à nouveau, hasard ou coïncidence, Dustin Johnson remportait deux semaines plus tard, le Championnat du monde de golf Cadillac sur le parcours du Blue Monster avec trois wedges de cette gamme.

Quelques semaines plus tard, Sergio Garcia a manqué de peu de remporter le Players Championship, seulement battu par un Rickie Fowler intouchable.

Depuis, de plus en plus de golfeurs pros « sous contrat » avec TaylorMade leur ont emboîté le pas pour les mettre dans leurs sacs de golf.

Surtout, dans la perspective de jouer des tournois majeurs comme le Masters d’Augusta ou l’US Open qui se jouent sur les parcours les plus sélectifs pour la qualité des approches, et la difficulté des greens.

Derrière le marketing, le procédé de fabrication

Pour justifier la performance de son nouveau wedge, TaylorMade loue l’extrême finesse de l’insert porté sur la face, et donc réalisé par électro formation (épaisseur 0,25 mm).

Un processus qui commence par l’ionisation du nickel et du cobalt dans une solution électrolytique.

Les ions ainsi chargés sont ainsi directement déposés sur une assiette contenant le dessin des rainures, et une face micro texturée.

En utilisant le procédé d’electro formation, les ingénieurs TaylorMade arrivent à fixer avec une extrême précision géométrique les rainures sur la face du club.

Le nickel et le cobalt sont des matériaux extrêmement résistants et durables, et au moins 50% plus solide que l’acier carbone.

Bien que plus robuste, le Tour Preferred EF reste très doux au touché par rapport à un acier carbone 1025.

TaylorMade revendique ainsi un puissant mariage entre performance et sensation.

Pour Clay Long, son concepteur « Le Tour Preferred EF est l’association parfaite du travail d’orfèvre et de l’innovation. »

Ajoutant « L’électro formation donne une plus haute performance dans le dessin des rainures pour plus de spin sur plus de coups. »

Ne manquant pas de conclure « Le fait que nos golfeurs professionnels l’aient mis en jeu immédiatement est un véritable témoignage de sa performance. »

Conscient que les golfeurs professionnels sont payés par les marques pour jouer des clubs de golf, ce dernier argument ne retient absolument pas mon attention.

En revanche, le fait que les rainures puissent durer plus longtemps est un argument rare par les temps qui courent.

La fin de l'obsolescence programmée ?

Alors que nous vivons à l’époque de l’obsolescence programmée et du raccourcissement de la durée de vie des produits, pour le moins que l’on puisse dire, ce nouvel argument développé par TaylorMade a le mérite d’aller dans le sens du consommateur.

Car même pour un golfeur amateur qui ne jouerait qu’une fois par semaine ou deux fois par mois, l’usure d’un wedge est quelque chose de palpable.

Bien sûr, les pros sur le tour jouent des coups de wedges à longueur de semaines, et plus qu’on ne l’imagine, mais un amateur va au bout de 3,4 ou 5 ans et plus constater une baisse de performance sensible de ses wedges sur certains types de coups.

Et le pire, c’est que pour certains d’entre nous, non au fait de ces questions d’usures, nous pourrions ne même pas imaginer que cela puisse provenir du club, et des rainures.

Invisible à l’œil nu, ces dernières sont pourtant la clé du spin sur un coup de golf.

Et le spin est un élément clé du vol de la balle.

Remarquez que dans cet argumentaire, TaylorMade prend le soin de parler de durabilité, et même de performance plus durable dans le temps, mais pas de performance accrue par rapport à d’autres wedges actuellement sur le marché.

Nous en déduirons que le gain se borne à durer plus longtemps, pas à offrir plus de performances.

Un terrain risqué tant il y a de paramètres concernant un wedge : le type de coup, le type de lie, le niveau de maîtrise du golfeur, la qualité de la balle…

On regrettera aussi que TaylorMade n’avance aucun chiffre pour étayer son annonce, si ce n’est le fait que ce procédé chimique donne 50 fois de résistance que l’acier carbone.

N’ayant pas une licence de chimiste, j’aurai bien du mal à contester ou valider cette information.

Les semelles au choix

Fournit en deux versions de semelles, ce nouveau wedge a le mérite d’être d’un aspect élégant.

La semelle dite Tour Grind a été imaginée pour les joueurs qui préfèrent une forme traditionnelle. Ce wedge sera délivré en loft 47, 50 ,52 ,54 ,56 ,58 et 60° et en deux options de bounces (9 et 12 degrés).

Des caractéristiques de conception qui permettent une certaine adaptabilité d’une telle semelle en C avec des coups tapés « open face », sans altérer la performance sur des coups classiques tapés depuis le bunker ou des pleins coups depuis le fairway.

La semelle dite ATV Grind est celle qui convient à un public plus large.

La tête du club a été entièrement redessinée par rapport au précédent modèle ATV avec notamment une semelle légèrement plus étroite.

Cette forme de semelle donnera ainsi moins de bounce sur les chips et les pleins coups, alors qu’au contraire, elle fournira plus de bounce sur les coups nécessitants une très grande ouverture de la face autour du green, et dans le sable.

Cette version de sandwedges ne sera disponible qu’en lofts de 54, 56, 58 et 60°.

Pour tous ces modèles, un seul shaft…un KBS Tour, et un prix unique de 159 euros par wedge.

Un prix plus élevé que la moyenne des wedges du marché plus généralement à 129 euros…sans doute le prix de la durabilité ?

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