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Mini Driver Callaway Big Bertha 1.5


Près d’un an après TaylorMade, Callaway investit à son tour le terrain des mini-driver, un mini segment de marché qui concerne une minorité de golfeurs. Plus petit, ce type de driver peut-il pour autant trouver une place dans votre sac limité à 14 clubs ?

Sommaire de cet article consacré au Mini-Driver Callaway Big Bertha 1.5

  1. Chasseur ou chassé ?
  2. Bois 3 ou driver ?
  3. Les mini-driver sont-ils vraiment convaincants ?
  4. Les arguments de la défense
  5. Le choix de la continuité pour Callaway

Chasseur ou chassé ?

Il est peut-être un peu injuste de laisser penser que Callaway serait à nouveau suiveur de TaylorMade, concernant la mise sur le marché d’un mini-driver !

En effet, on pourrait plutôt considérer que c’est justement Callaway qui a été la première marque à miser sur ce type de clubs mi-driver, mi-bois 3 quand ils ont construit un club spécialement pour Phil Mickelon à l’occasion de l’US Open 2013, et utilisé avec succès lors de son spectaculaire doublé Scottish-British Open de la même année.

A cette occasion, « Lefty » cherchait un club pour jouer sur le tee de départ qui lui offrirait des trajectoires plus basses qu’avec un driver classique pour privilégier la roule plus que la portée.

En plus de faire rouler sa balle plus longtemps sur le fairway de links séchés par le vent et donc très roulants, Mickelson voulait pouvoir mieux contrôler la dispersion latérale de ses coups de départs, pour éviter d’être terriblement pénalisé par les roughs ou les bunkers de fairways.

La première tentative a d’abord été appelé Phrankenwood, un club n’a jamais vraiment traversé l’Atlantique, et puis, on a découvert le bois X Hot 3 Deep à l’été 2013.

« Deep » en référence à la face du club censé propulser la balle plus loin qu’un bois 3 traditionnel. !

Et il est vrai qu’y compris lors de nos tests, ce nouveau bois 3 proposait un meilleur smash factor que la plupart des bois 3 du moment.

Depuis, les autres marques ont réagi comme Ping avec son excellent mais cher Rapture.

Toutefois, le X Hot 3 Deep était bel et bien un bois 3, notamment par sa taille.

Bois 3 ou driver ?

Alors que dans le cas présent, le nouveau Big Bertha 1.5 rejoint bien le type de produit conçu par TaylorMade avec le SLDR, à savoir, une tête moitié plus petite que sur un driver, et un peu plus grande qu’un bois 3 traditionnel.

Disons que Callaway a tourné autour du sujet avant TaylorMade, profitant d’un coup d’éclat exceptionnel de la part de Mickelson pour se tailler une jolie réputation…sur les bois 3.

Au contraire, TaylorMade a flairé le bon coup, et un moyen de se distinguer en inventant le terme de mini-driver.

Si d’un point de vue « buzz », le coup a été plutôt réussi. D’un point de vue commercial, ces mini-drivers restent tout à fait anecdotiques.

Pourtant, en se lançant à son tour dans ce jeu de dénomination, Callaway confirme sa stratégie de marquage à la culotte du leader, entamée depuis deux ans, et l’arrivée de son nouveau patron, Chip Brewer.

Callaway a récemment retrouvé le chemin de la profitabilité et la croissance des ventes, en grande partie grâce à cette stratégie qui n’a rien de très créatif puisqu’il s’agit de faire la même chose que TaylorMade, à savoir communiquer le plus souvent possible, et quoi de mieux qu’une nouveauté !

D’autant que la nouvelle stratégie des grandes marques consiste à sortir plus de nouveaux produits en plus petites séries, pour moins de risques d’invendus conséquents.

C’est comme si vous utilisiez un pistolet avec plus de munitions, mais plus petites.

Le mini-driver est donc bien un objet de marketing plus qu’un club indispensable à glisser dans votre sac, et s’adresse à des joueurs qui ont les moyens de conserver quelques clubs au garage quand ils ne les sélectionnent pas tous pour aller jouer.

Autrement dit, des golfeurs qui peuvent avoir jusqu’à une vingtaine de clubs pour n’en sélectionner que 14 en fonction des circonstances de leurs futures parties.

Les mini-driver sont-ils vraiment convaincants ?

Si le Rapture de Ping nous avait fait une forte impression (ce n’est pas un mini-driver mais bien un bois 3 de départ) avec son taux de décollage bas (loft dynamique de 14,1° contre 17,8° en moyenne pour un bois 3 classique) et son smash factor très élevé (1,488 contre 1,439 en moyenne), au contraire, le mini driver SLDR nous avait plutôt laissé dans l’expectative.

Moins long qu’un driver, et pas franchement plus tolérant ou en tout cas pas de manière spectaculaire, ce mini-driver ne nous semblait pas être indispensable.

Un an plus tard, TaylorMade a poursuivi l’expérience en sortant un nouveau mini-driver avec sa nouvelle gamme Aeroburner, et Callaway lui emboîte donc le pas…

Et à ce jour, ces deux marques sont encore les seules à s’y intéresser. Srixon et Titleist préférant investir le terrain des longs fers tolérants.

En théorie, la taille d’un mini driver devrait impliquer qu’il soit plus long et plus tolérant qu’un bois 3 classique sur le tee de départ.

Dans la pratique, nos tests n’ont pas confirmé cette théorie.

Les arguments de la défense

Reste sur le fairway, et depuis un lie accueillant, où la semelle plus large peut être un atout pour les golfeurs qui auraient des difficultés à taper des coups de bois 3 précis.

Un argument logique milite dans ce sens : le fait que le shaft soit légèrement plus court, ce qui coûte en vitesse de swing, et donc forcément en distance parcourue, mais qui augmente la maniabilité, le contrôle, et in fine, le smash factor.

C’est un choix clairement assumé par Ping pour ses bois 3 traditionnels.

Lors de notre dernier test du PING G30, un bois 3 tout à fait classique, nous avions pu constater que la longueur du shaft était inférieure d’un inch au standard marché (42,5 inches contre 43,5 inches).

De tous les bois 3 que nous avons testé jusqu’à présent, le G30 sort en quatrième position pour le smash factor ! Le Rapture étant deuxième !

Or, en distance moyenne cumulant portée et roule, le G30 ne se classe qu’à la 15ème place.

Choisir la tolérance, et la maniabilité est un argument tout à fait censé pour un club de golf, mais c’est souvent au détriment de la distance.

C’est une affaire de compromis.

Pour le mini-driver, le choix est donc d’améliorer la maîtrise du coup de départ, plus que d’augmenter la distance comme le confirme Evan Gibbs, responsable R&D Callaway pour les bois « Les pros frappent généralement très bien leurs drivers, donc vous ne les verrez pas avoir recours très souvent à ce type de clubs. Sauf si les spécifications du parcours les y poussent, notamment sur des terrains courts où l’usage du driver n’est pas absolument nécessaire ou alors parce qu’ils veulent créer des trajectoires bien particulières. »

Le choix de la continuité pour Callaway

Pour Callaway, sortir un mini-driver est en fait quelque chose qui s’inscrit dans la continuité du X Hot Deep de 2013, premier bois dit de driving.

Mickelson avait régalé la presse à propos de ce bois 3 capable de générer une grande vitesse de balle à l’impact avec un taux de spin très bas.

Le Big Bertha Mini, pour lequel Callaway a inventé un nouveau chiffre…le 1.5 (le 1 étant le chiffre traditionnel du driver), est un club qui est 35% plus large qu’un bois de parcours usuel comme le XR, et mis à part sa taille, il a beaucoup en commun avec l’ancien X Hot 3 Deep.

Disons qu’il a en commun le principe.

Dans le détail, la tête en 235CC est 50CC plus grosse que celle du X Hot 3 Deep, ce qui en fait plus un club pour taper au départ.

Autre différence, le shaft est légèrement plus long d’un demi inch que son prédécesseur, même si cela reste plus court qu’un driver d’au moins 1,5 inches.

Pour accroître la vitesse de balle à l’impact, Callaway a eu recours au même procédé.

A savoir l’Hyper Speed Face Cup, une façon de dessiner la face dans la tête du club pour que la surface de contact soit plus large, et plus prolifique.

Mais en fait, la principale différence entre l’ancien bois 3 X Hot Deep et ce nouveau mini driver made in Callaway est certainement le fait que ce dernier soit ajustable !

Equipé du système Optifit au niveau du hosel, l’utilisateur pourra régler son mini-driver de trois degrés (un vers le bas, et deux vers le haut), en plus de pouvoir changer de manière indépendante le lie dans au moins deux positions (neutre et upright).

Enfin, les golfeurs les plus curieux des choses du matériel de golf pourront s’intéresser au fait que pour la première fois, Callaway a fusionné sa face Forged Hyper Speed Cup avec une couronne en composite pour un bois de parcours.

La technologie de la Face Cup permet d’accroître la flexibilité de la face en étant à la fois plus fine, et plus résistante, ce qui a pour effet d’accroître la vitesse de balle à l’impact, tandis que la couronne en composite forgée a permis aux ingénieurs de déplacer légèrement le poids vers le bas du club pour plus de tolérance afin de cueillir la balle au sol.

Notez qui si vous vous demandez comment Callaway a amélioré le contact avec le sol.

La marque a dessiné une nouvelle semelle « Warbird » pour aider les joueurs à utiliser un bois de parcours y compris sur le gazon.

Côté prix, le Mini-driver ne veut pas forcément dire mini-prix puisqu’il sera commercialisé début juin au prix de 299 dollars en loft 12 et 14 degrés, monté sur un shaft Mitsubishi Rayon Kuro Kage Silver TiNi de deuxième génération, pesant 60 grammes.

Dernière précision, le poids moyen des shafts de bois 3 que nous avons testé jusqu’à présent, est de…59,29 grammes !

Il ne vous reste plus qu’à juger si un tel club pourrait avoir sa place dans votre sac, et surtout à la place de quel club…

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