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Bois de parcours TaylorMade SLDR S

Comme à son habitude, TaylorMade présente une nouvelle série de bois de parcours conçus avec l’aide des meilleurs professionnels du tour, tout en précisant bien qu’il s’agit de clubs pour toutes les vitesses de swings…

La famille des drivers, Bois et hybrides TaylorMade SLDR S : La distance pour tous ?

Depuis son lancement en aout 2013, le driver SLDR s’est rapidement imposé comme le driver N°1 sur le tour.

Ceci dit comment aurait-il pu en être autrement pour un club TaylorMade qui sponsorise le plus grand nombre de golfeurs professionnels ?

Comme rien n’arrête la marque championne du marketing et de l’innovation, elle revient aujourd’hui avec une nouvelle version de drivers et bois de parcours à lofts élevés.

Pour y parvenir, ces SLDR S misent toujours sur un centre de gravité bas et avancé dans la tête des clubs, une fierté technique qui fait la renommée de la marque, et explique pourquoi la vitesse de balle est plus grande, l’angle de lancement plus élevé, et le taux de spin réduit ou plutôt optimisé.

Parmi les premiers à proposer un driver de loft 16° (sortie prévisionnelle du SLDR S prévue pour le mois de mai), TaylorMade insiste beaucoup sur le fait que ce club ou plutôt cette nouvelle gamme sera vraiment adaptée à tous.

Découvrons pourquoi ?

Concernant le driver, le SLDR S 460 cc sera disponible en quatre versions de lofts : 10, 12, 14 et 16 degrés.

Au niveau look, pas de révolution, la couronne sera satinée de gris avec une semelle noire.

En plus du driver, TaylorMade déroule la gamme classique avec des bois de parcours et des hybrides.

Pour Benoit Vincent, big boss du département technique que nous avions déjà interviewé en aout dernier à la sortie du premier SLDR « Ce n’est plus un secret ! Un angle de lancement élevé et un taux de spin réduit maximise la distance au driver, mais beaucoup trop de golfeurs pensent que cela n’est valable que pour les golfeurs professionnels. C’est tout simplement faux ! »

La grande stratégie de TaylorMade en 2014 étant basée sur le fait que nous augmentions tous nos lofts, il poursuit « En augmentant le loft, vous pouvez sérieusement augmenter vos distances sans accroitre votre vitesse de swing. Le SLDR S permet cela avec ses propriétés au niveau du centre de gravité, combiné à sa réglette latérale qui permet de faire varier les trajectoires des coups. »

Sans risquer de contredire l’ingénieur français de la marque numéro un pour les bois métals, jusque-là rien de nouveau par rapport au SLDR d’un point de vue purement technique !

Il faut donc comprendre que pour l’instant, ce qui distingue la gamme SLDR S, c’est les lofts allant jusqu’à 16 degrés.

En somme, TaylorMade a inventé un driver qui est un bois de parcours !

Et curieusement, avec le mini-driver SLDR, ils viennent juste d’inventer le bois de parcours qui est un driver !

Mélange des genres, confusion des genres, ou réelles innovations, les tests nous en diront un peu plus…

Concernant les bois de parcours, et les hybrides, TaylorMade dévoile deux petites différences qui pourraient bien avoir une grande importance, entre le modèle SLDR S et l’ancien modèle :

  • Une empreinte plus large
  • Une face plus étroite en hauteur

Selon les ingénieurs de la marque, ce changement de design a été pensé justement pour les amateurs, afin de rendre ces têtes plus maniables, quels que soient les vitesses de swings, et les capacités.

En plus des quatre versions de drivers, la gamme SLDR S comporte cinq versions de bois de parcours, et quatre versions d’hybrides toutes distinctes en termes de lofts.

Toujours selon la marque, depuis l’introduction du SLDR sur le tour, les pros ont commencé à remonter le niveau de leurs lofts moyens.

En moyenne, les lofts ont grimpé d’un degré, et certains sont même montés jusqu’à 12° comme nous avons pu le constater lors du dernier RBC Heritage, où 14 drivers TaylorMade ont été utilisés au-delà de ce loft.

Un phénomène qui va à contre-courant de toutes les croyances et de toutes les pratiques que nous connaissions depuis des années en matière de driving.

Fait que constate un des grands patrons de Taylor, Keith Sbarbaro, vice-président de la marque en charge du secteur professionnel « Historiquement, sur le PGA Tour, les joueurs deloftaient leurs drivers dans le but de faire des balles plus basses afin de gagner en distance, mais quand nous avons mis sur le marché des clubs avec un centre de gravité plus bas et plus en avant, les golfeurs ont commencé à sentir une grande différence avec le fait d’ajouter du loft. »

Un changement qu’il juge monumental dans la façon de penser et qui remet en causes la principale manière de faire de la distance.

Rappel sur le bénéfice d’un centre de gravité bas et en avant :

Les distances les plus longues sont le fruit d’une combinaison astucieuse entre des vitesses de balles accrues, un angle de lancement plus élevé, et un taux de spin réduit.

Pour y parvenir, TaylorMade a découvert que le fait de déplacer le centre de gravité du club en avant de la tête de club pouvait justement générer des vitesses de balles plus rapides, tout en produisant moins de spin.

Le spin est un élément très important dans le vol d’une balle de golf.

Si les balles ne tournaient pas sur elles-mêmes, elles auraient un comportement similaire à un caillou : elles ne voleraient pas !

Ce sont les alvéoles qui permettent aux balles de voler de si longues distances. Pourtant, il faut trouver le juste milieu entre pas assez de rotations et trop de rotations.

Car comme le savez sans doute, sur les coups de wedges, le but du jeu est de produire beaucoup de spin pour arrêter rapidement la balle sur un green.

Les rotations fonctionnent aussi sur le principe d’un système de freinage en vol et au roulement, puisque les balles tournent sur elles-mêmes.

Si elles tournent trop au drive, elles freinent plus, et donc parcourent finalement moins de distances qu’elles ne le pourraient.

Pour les marques, le but du jeu est de trouver le bon dosage au drive. Et ce dosage, est estimé autour de 2200 tours par minutes ! Au-dessus, de cette valeur, un drive commence à perdre en distance.

Dans cette logique, TaylorMade estime que pour un amateur, les conditions de lancement optimums sont de 17 degrés et 1700 tours par minutes, des chiffres qui nous paraissent très difficiles à atteindre.

Nous ne testerons les nouveaux drivers pour en avoir le cœur net, et en attendant, nous pouvons leur accorder le bénéfice du doute.

La plupart de nos tests réalisés avec des golfeurs d’index compris entre 5 et 20 ont démontré que les taux de spin se baladaient plutôt entre 2200 et 4000 tours par minutes, et plus souvent autour de 2800 que l’inverse !

En vérité, pour avoir testé le SLDR, et après avoir eu des doutes, effectivement, dans certaines conditions, on a fini par trouver des gains de distances, qui en font aujourd’hui, le driver le plus long du marché.

Toutefois, pardonnez-nous notre esprit critique, le grand principe de TaylorMade sur ce type de produits, c’est le fait d’ajouter du loft !

Il existe des golfeurs qui ont une tendance à naturelle, de par leurs swings, à ajouter du loft !

Pour eux, il n’est pas certain que d’en rajouter encore avec la tête du driver soit la bonne solution.

Au contraire, un golfeur qui aurait tendance à trop lever ses balles, pourrait bénéficier du phénomène inverse, à savoir enlever du loft à sa tête de driver.

Morale de l’histoire, testez pour vous !

Sur le tour, ils mettent plus de loft !

Il y a encore deux ans, croiser sur un practice de golf professionnel, un driver a deux chiffres au niveau du loft était une anomalie !

Avec les nouvelles technologies, les choses ont changé !

Au Zurich Classic de la Nouvelle-Orléans, plus de 13 drivers égalaient ou dépassaient les 12° de lofts.

  • 14 au RBC Heritage
  • 7 au Shell Houston Open
  • 10 au Valero Texas Open
  • 9 au Arnold Palmer Invitational

Caractéristiques de la gamme SLDR S

Quatre drivers en 10,12, 14 et 16 degrés montés sur un shaft ultra-léger Fujikura Speeder 57 en graphite aux prix de 329 euros

Cinq bois de parcours montés sur un shaft Fujikura Speeder 65 en graphite de longueur 43,25 du numéro 3 de 15°, 3HL de 17°, 5 de 19°, 5HL de 21° au 7 de 23° aux prix de 229 euros pièces.

Et enfin, quatre hybrides montés sur un shaft Fujikura Speeder 72 de longueur 41,25 du 3 de 19°, 4 de 22°, 5 de 25° au 6 de 28° aux prix de 189 euros pièces.

Tous ces clubs seront en magasin à partir du 14 mai 2014.

L’avis de la rédaction :

Nos précédents tests SLDR étaient contrastés. Avec le shaft d’origine, et sans modifier les lofts, nous ne trouvions pas de gains significatifs.

En changeant de shaft, nous avions obtenu des résultats très marquants en termes de smash factor et degré d’efficacité du club.

Nous estimons qu’il s’agit d’un club performance mais qu’il faut s’ en assurer en passant quelques minutes pour ne pas dire une heure à tester toutes les configurations avant d’être certain d’avoir trouvé la bonne formule.

Si vous achetez ce driver, vous ne ferez pas une mauvaise affaire ou vous ne vous ferez pas tromper sur la marchandise.

Par contre, si vous l’achetez et que vous ne validez pas vos propres besoins en termes d’angle de lancement, de taux de spin et de vitesses de balles, vous le sous-utiliserez ou ne trouverez pas de gains.

Enfin, pour des joueurs qui lèvent déjà beaucoup la balle, l’argument du loft en plus, ne nous semble pas le plus convaincant.

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