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Balles de golf Srixon AD333 : Déjà la 9ème génération

Deuxième balle la plus vendue en France après la Tour Special, l’AD333 continue de gagner des parts de marché depuis trois ans. Cette balle de golf milieu de gamme tord toujours le cou à un précepte qui a longtemps dominé sur le marché des balles : Le milieu de gamme à 30 euros la douzaine était jusqu’à très récemment écrasé entre les balles premiers prix (15 euros la douzaine), et les balles du Tour (55 euros la douzaine). Si la Titleist Pro V1 a révolutionné le marché en 2000, au cours de la dernière décennie, l’AD333 a changé l’économie du secteur, et le porte-monnaie des golfeurs. Qu’attendre ou espérer de la neuvième évolution ou génération de la balle la plus achetée en France ?

La balle de golf AD333 parmi les plus vendues en France

La sortie de la nouvelle AD333 ne risque pas de créer une émeute devant les magasins de golf.

L’AD333 vendue autour de 30 euros la douzaine est pourtant la star du secteur, avec des ventes qui ont encore progressé de plusieurs milliers d’unités par mois depuis 2016.

A la différence des clubs de golf, ce segment du marché ne connait pas l’inflation.

Au contraire, les prix de ventes des balles du milieu de gamme restent très stables. Sans doute un élément qui contribue à la bonne forme des Srixon AD333.

Une part de ce succès tient aussi dans le fait qu’il s’agit d’une des balles les plus stockées par les revendeurs, et donc l’une des plus présentes dans les présentoirs devant vous.

Si, sur le segment des balles premium, les Pro V1 restent largement leaders, très loin devant toutes les autres marques de balles dites Tour, et notamment les Srixon Z-Star, Callaway Chrome et TaylorMade TP5, Srixon a réussi son pari qui consistait à imposer des balles autour de 30 euros la douzaine.

Un pari qui paraissait illusoire dix ans en arrière.

Derrière l’AD333, le leader des ventes de balles en volume en France, Srixon, place aussi les Feel et l’AD333 Tour dans le top-10 des balles les plus vendues, ne laissant que des miettes à ses principaux concurrents, Callaway, Titleist et Wilson.

Callaway réussit néanmoins une percée avec la Supersoft alors que Wilson résiste plutôt bien. Les deux fabricants confirment la nouvelle domination des balles du milieu de gamme dans les ventes, reléguant les balles TOUR hors du top-10.

L’AD333 reste bien entendu une balle stratégique dans le catalogue du fabricant Japonais.

Depuis 2016, Srixon a encore creusé l’écart avec Titleist pour le volume de balles vendues dans l’hexagone tous produits confondus.

L’AD333 a largement contribué au fait que Srixon vend plus de 40% des balles mises sur le marché en France en 2019.

Comme pour n’importe quelle autre marque ou n’importe quelle autre balle, difficile d’imaginer que Srixon ait pu révolutionner son produit, et avec, notre sport.

Toutefois, le leader veut profiter d’une mise à jour pour nous faire une piqûre de rappel.

Toujours fournie en Pure White et en Tour Yellow, bien que le phénomène des balles de couleurs se soient tassés.

Il semblerait à ce propos, information à confirmer, que la part des ventes de balles Volvik ait nettement baissé en un an.

Est-ce justement la fin d’un effet de mode ? Est-ce l’influence de la distribution sur l’orientation des choix consommateurs ? Ou un palier après une grosse progression entre 2017 et 2018 ?

Toujours est-il que suite à la percée de Volvik, aujourd’hui, tous les fabricants proposent systématiquement une déclinaison couleur, comme on a pu le voir avec la Pro V1 Yellow.

Assez naturellement, Lionel Caron, président Europe Continentale du groupe Srixon/Cleveland/XXIO se réjouit de sa nouvelle balle 2-pièces, d’autant qu’elle n’est pas seulement leader en France, mais aussi dans plusieurs autres pays européens.

« La nouvelle AD333 a encore augmenté son niveau de performance pour être toujours à la hauteur des attentes des consommateurs. »

On l’imagine difficilement tenir un autre discours, toutefois, il illustre cette « performance » par un nouveau noyau dit « Fastlayer » pouvant donner plus de vitesse, et donc de distance.

Dans l’environnement normé du matériel de golf, c’est certainement quelque chose de très délicat à réaliser.

Pour justifier cet argument, la marque met en avant le fait que le nouveau noyau serait d’abord plus souple au centre, puis progressivement plus ferme vers le bord extérieur.

La grande difficulté pour les consommateurs, les golfeurs amateurs, ce sera justement de percevoir cette mécanique, et pour ne pas dire impossible.

C’est toute la difficulté pour un fabricant de balles de golf que d’exprimer une innovation en ressenti palpable et visible par l’utilisateur final.

Ce nouveau noyau est donc la principale innovation sur l’AD333 qui munie de 338 alvéoles devrait aussi réduire le frottement pour une trajectoire plus pénétrante.

Pas de changement du côté de la couche externe, toujours le Spin Skin propre à Srixon, un composé d’uréthane qui recouvre toute la balle, et que l’on retrouve sur pratiquement tous les modèles du catalogue.

Le spin skin a été développé pour permettre une meilleure friction à l’impact, et donc plus de spin.

Pour avoir déjà reçu cette nouvelle balle prévue pour être disponible sur le marché à partir du 15 août, j’ai pu lui faire passer une petite batterie de tests, avec un wedge, un fer 7 et un driver, pour tenter de distinguer des différences par rapport à l’ancienne AD333, ou les autres balles actuellement sur le marché.

S’agissant du wedging, avec un 52 degrés pour des coups tapés à 60 mètres du green, à l’aide du Trackman, je ne note pas de différences significatives sur le comportement de la balle (hauteur ou vitesse de balle).

Le seul point qui pourrait laisser entrevoir une petite différence, c’est le taux de spin en augmentation de près de 8% par rapport à la précédente balle.

Pour faire la comparaison, j’ai bien entendu été obligé de retaper l’AD333 huitième génération, afin de comparer dans les mêmes conditions.

Mise à part la question du spin, entre les deux balles AD333, c’est tout de même très semblable.

Ci-dessous, 15 frappes avec chaque balle pour des résultats…identiques (en blanc, la balle 2019, et en jaune, la balle 2017)

Dans les deux cas, la balle est facile à compresser, et restitue un smash factor élevé, mais pas plus avec la 9ème génération par rapport à la 8ème génération…

Par rapport à la grille de lecture mise au point sur les balles (wedging, fers, driver), la balle AD333 confirme son appartenance au groupe B.B.B.

C’est une bonne balle dans les trois domaines du jeu. Il n’y a pas plus de loup qu’il n’y en avait pas avec la précédente génération.

La balle AD333 est non seulement bien placée en prix (autour de 30 euros la douzaine), tout en restant une balle avec un très bon niveau de performance, aussi bien dans le petit jeu qu’au driving.

C’est sans doute la clé de son succès.

Avec 6000 tours de spin par minute sur des coups à 60 mètres, l’AD333 se rapproche des balles premiums, et d’ailleurs quel espace laissé pour l’AD333 Tour, si jamais cette AD333 se confirme être aussi performante ?

Dans le domaine du wedging, la balle AD333 va justement se confronter à la balle AD333 Tour du même fabricant, la Titleist AVX, et les Callaway Supersoft ou ERC Soft.

Avec un fer 7, pas de commentaires notables à faire, les performances sont cohérentes par rapport à ce qui a été observé dans le petit jeu.

Sur un coup à 135 mètres, rien de particulier ou de négatif à noter.

Encore une fois, le niveau de spin est très acceptable (plus de 5000 tours). Dans mon cas, la balle s’arrête sur 8 mètres alors que le niveau de compression a été plutôt bon.

Enfin, au driver, le niveau de smash factor n’est pas aussi bon par rapport à une balle dite du TOUR, mais cela reste très intéressant, et en tout cas, pas préjudiciable pour 99,9% des amateurs qui ne sentiront pas vraiment la différence.

Là-encore, je ne note pas réellement de différences par rapport à précédente AD333.

C’est peut-être dans le domaine du driving où l’AD333 Tour conserve un soupçon d’avantage sur la compression, et donc la vitesse de balle…

Je n’ai pas encore testé la nouvelle AD333 Tour, mais c’est bien un des éléments qui posent question si les deux versions présentent désormais des différences très minimes, sachant que l’AD333 Tour est vendu 10 euros plus cher la douzaine.

Comme la précédente AD333, le niveau de spin au drive reste assez bas (moins de 2400 tours).

Son point fort, c’est qu’elle n’a pas vraiment de points faibles.

Si je ne trouve aucune amélioration notable avec la nouvelle AD333, elle reste une balle très performante, et devrait continuer à occuper une des premières places dans les ventes en France, sachant que son positionnement prix reste inchangé.

C’est finalement la nouvelle la plus importante.

Bilan du test

Est-elle plus performante que l’AD333 huitième génération, et notamment en vitesse de balle ? C’est imperceptible ou au mieux très marginal.

Le seul élément technologique que je peux confirmer comme très performant, c’est le revêtement Spin Skin, qui lui contribue bien à une augmentation du spin. Dans mes tests, je trouve d’ailleurs une valeur supérieure à celle annoncée par Srixon. C’est très étonnant pour une balle seulement 2 pièces.

Point négatif : Pour avoir tapé plus d’une cinquantaine de coups, il me semble que le marquage Srixon ou AD333 sur la balle s’use légèrement mais prématurément.

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