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Balles de golf TaylorMade TP5 et TP5X 2019: Plus de vitesse au drive?

Pour Todd Beach, Chief Technical Officer TaylorMade, l’homme responsable de la production, le fait de produire une balle cinq couches donnerait un gros avantage à la marque par rapport aux autres fabricants. Si TaylorMade a conquis depuis longtemps une part de marché mondiale assez conséquente dans le domaine des bois, la marque veut désormais rechercher et proposer des gains supplémentaires de distances à travers la balle. A ce titre, les nouvelles TP5 et TP5x présentées à Carlsbad en décembre dernier devraient proposer un nouveau pas en avant en matière de performance ! Quels sont les arguments développés par les ingénieurs rencontrés sur place ?

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Comprendre les choix techniques derrière la conception des TP5 et TP5X

Pour Todd Beach, c’est sûr ! Les nouvelles balles TaylorMade vont amener l’entreprise au prochain niveau de performance !

Au cours de mon voyage en Californie, à la rencontre des ingénieurs des marques TaylorMade et Callaway, j’ai pu constater à quel point les marques ses battaient férocement sur la question de la balle.

Dans un passé récent, elles avaient, à contre-cœur, laisser la domination du sujet à Titleist.

A force de marketing, et de communication, il semblerait qu’elles aient ouvertes une brèche.

Si les Pro V1 et Pro V1x restent souvent leader du marché en valeur, en volume, les pourcentages de chacun commencent à rééquilibrer la partie, ce qui ne manque pas d’aiguiser les appétits.

TaylorMade joue pour sa part à fond la carte de ses stars du tour, de Rahm à McIlroy, mais en oubliant Woods, en contrat avec Bridgestone.

En France, TaylorMade et Callaway sont au coude à coude sur ce sujet.

Devancés par Srixon, Titleist ou encore Wilson, en 2019, elles vont tenter d’apporter des réponses légèrement différentes.

Callaway semble plutôt s’orienter sur des produits pour « Monsieur Tout le monde » avec le développement des balles ERC, et MAGNA.

A l’inverse, TaylorMade veut continuer à enfoncer le clou sur la question de la performance pour les joueurs du tour.

Les nouvelles TP5 et TP5x promettent donc plus de vitesse de balle, et par conséquence, plus de distance.

Pour Todd Beach, c’est ce curseur qui permet d’augmenter les parts de marchés.

Il en veut pour preuve le fait qu’au cours de deux dernières années, TaylorMade a atteint des niveaux de ventes jamais vus auparavant ou plus vus depuis la PENTA, la dernière balle de référence pour la marque.

A la suite de ce modèle, Todd Beach le concède, le naming des produits n’a pas été très bon, une moindre concession pour admettre que TaylorMade a eu du mal à vraiment peser sur ce marché.

C’est d’ailleurs la raison qui explique pourquoi aujourd’hui, TaylorMade veut rester concentré sur le nom des TP5, et ne plus changer outre-mesure.

« Les gens savent de quoi il s’agit. »

Et effectivement, il semble bien que TaylorMade ait décidé d’augmenter la pression publicitaire au sujet de ses balles.

« Nous sommes une ball-company ! » La TP5 doit justement porter toute la crédibilité de la marque dans ce domaine.

Tout commence d’ailleurs avec le fait que les TP5 sont des balles avec 5 couches, ce qui est unique sur le marché.

Le Tri-core, le noyau de la balle serait le premier élément clé pour expliquer sa performance annoncée par TaylorMade.

Pour le vol de balle, ce noyau afficherait un niveau de compression très bas, pour en même temps permettre une augmentation de l’angle de lancement, et réduire la trainée.

La compression très basse viendrait notamment des deux couches externes supplémentaires.

Pour Todd Beach, avec la version précédente, cette combinaison apportait déjà plus de distance aux joueurs du tour, et au moins pour les coups avec des fers.

Pour le contrôle, TaylorMade mise plutôt sur le principe Dual-Spin Cover censé augmenter la friction de la balle dans les rainures, notamment par une coque en « cast uréthane » plus douce.

C’est cet argument, qui en son temps aurait convaincu Jon Rahm d’abandonner sa Titleist, et accepté de passer à la balle TaylorMade, pour une qualité de contrôle autour du green garantie.

Toutefois, en 2019, Todd Beach revendique le fait que les nouvelles balles TP5 vont bien apporter un gain de performance au drive, tout en maintenant la qualité du contrôle autour du green.

Pour y parvenir avec les fers, TaylorMade avait travaillé sur deux paramètres clés en balistique : Lancer un peu plus haut, et réduire le spin.

Todd Beach argumente sur le fait que lorsqu’une balle génère beaucoup de spin, comme par exemple, les balles Titleist, en contrepartie, il y a plus de résistance ou de trainée.

Autre phénomène, le spin ralentit la montée en l’air de la balle. Son point culminant est un soupçn plus bas.

En prenant le partie de lancer plus haut et avec moins de spin, l’ingénieur revendique un gain de 4,4 mph de vitesse de balle, dans la fenêtre dite du « peack height », la zone où la balle atteint son point culminant.

Comme la balle aurait plus de vitesse, quand elle entamerait sa descente, elle aurait le même angle de descente qu’une balle plus spinnante.

C’est donc ce gain de vitesse de balle liée à la combinaison d’un angle de lancement plus élevé et un taux de spin réduit qui apporterait une vitesse de balle supérieure, au sommet de la trajectoire, et un angle de descente maintenu pour finalement gagner quelques mètres supplémentaires en bout de course.

L’ingénieur prend bien soin de préciser que toutes les comparaisons faites, le sont par rapport à des balles Pro V1.

S’agissant du driver, TaylorMade a donc changé son système de couches externes.

Si les balles restent avec 5 couches, un nouveau matériau fait son apparition : le HEX, 30% plus rigide par rapport au matériau précédent.

C’est en particulier la quatrième couche qui est tout à fait nouvelle sur la balle 2019.

Selon l’ingénieur de la marque, traditionnellement, les balles composées de trois ou quatre couches ne permettent pas à leurs fabricants d’utiliser un noyau souple, tout en obtenant une vitesse élevée.

Au contraire du système dit HFM par TaylorMade pour « High Flex Modulus » qui consiste à combiner un noyau encore plus souple, alors que la coque externe peut être rendue encore plus rigide.

Todd Beach insiste « Ce n’est pas si simple de maintenir la durabilité d’une balle, tout en durcissant la coque externe. Cela fait deux ans que nous travaillons sur ce nouveau système. Surtout que nous concevons des balles pour des joueurs comme Dustin Johnson ou Rory McIlroy qui compressent tellement la balle. »

Alors comment obtenir plus de vitesse ? La question est à relier avec le COR.

Quand vous tapez ou compressez une balle de golf, c’est à ce moment précis que le maximum d’énergie se perd.

Pour jouer sur tous les tableaux, TaylorMade a relié la conception de sa nouvelle face avec sa nouvelle balle.

A l’impact, la nouvelle coque externe plus dure et le noyau plus souple exerce une pression de poussée sur la face et au centre, alors que la face réagit de la même manière, mais dans l’autre sens, comme pour expulser la balle.

Il faut comprendre que la balle se compresserait plus dans la face, et moins sur la balle, ce qui permettrait justement de perdre moins d’énergie à l’impact.

Un seul objectif : Maximiser la déflection de la face à l’impact.

Ainsi, la balle TP5x aurait aujourd’hui la même vitesse à l’impact que la Pro V1 x au drive, tout en apportant un angle de lancement plus important, et donc plus de distance, selon l’ingénieur.

En fin de compte, avec les joueurs du tour, il affirme avoir trouvé 1.7 mph de plus en vitesse de balle après l’impact.

Dustin Johnson qui ambitionne de redevenir numéro un mondial déclare que la vitesse est son avantage. Il en veut donc toujours plus, car il sait que c’est en fait un élément de différenciation sur la concurrence.

Avantage que retrouverait un panel d’utilisateurs amateurs qui auraient déjà pu tester les nouvelles balles, et à hauteur de 1.6 mph.

Todd Beach insiste en parallèle sur le fait que la marque aurait réussi à maintenir la même qualité de toucher sur ses balles 2019, un indicateur important pour les joueurs du PGA Tour.

C’est surtout une question sensible s’agissant des wedges !

Le point clé serait le Cast Uréthane qui présenterait d’autre propriétés que l’uréthane thermoplastique utilisé par les autres marques.

Enfin, changement plus cosmétique, les nouvelles balles présentent un léger changement de coloris, alors que la marque en a aussi profité pour améliorer la durabilité de la peinture.

C’est typiquement sur un coup où la balle heurte un chemin pour voiturette que cela peut se mesurer.

TaylorMade sera allé jusqu’à tester cet aspect de sa balle, et notamment en tirant des balles avec un canon, pour éprouver la résistance de sa nouvelle peinture.

J’ai justement pu visiter cette salle spéciale chez TaylorMade, au siège à Carlsbad, mais malheureusement, je n’ai pas été autorisé à filmer ou à photographier.

En définitive, la marque a vraiment voulu démontrer que ses nouvelles TP5 étaient supérieures sur tous les aspects du jeu.

TP5 ou TP5x 2019, comment choisir ?

La TP5 présenterait un toucher plus doux (compression de 85), abaisserait la trajectoire des coups au fer et offrirait plus de spin sur le green (+300 tpm par rapport à la TP5x à 90 mètres, et +200 tpm à 27 mètres).

Quant à la TP5x, elle aurait un toucher plus ferme (compression de 97) et élèverait la trajectoire des coups frappés au fer.

La TP5 devrait plaire aux joueurs TaylorMade Rory McIlroy et Beau Hossler, tandis que la TP5x devrait être jouée par Dustin Johnson, Jon Rahm et Jason Day.

Les balles TP5 et TP5x 2019 seront disponibles à la vente le 15 février 2019 au prix de vente conseillé de 58 € la douzaine, ce qui constitue là-encore une forte tendance à l’inflation.

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