Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Nouvelles balles Srixon Z-Star et Z-Star XV 2019

2019 sera-t-elle l’année des balles de golf ? Srixon, Titleist, TaylorMade, et Callaway, pour ne citer que les principales marques vont, tour à tour, lancer des nouvelles éditions de leurs balles vedettes. Dans toutes les marques, j’ai pu entendre ou comprendre que cette année, la priorité, c’était la balle ! Quelques années en arrière, c’était le driver qui « drivait » la performance commerciale de ces entreprises. En résumé, le golfeur démarrait son choix de sac par le bois numéro 1. Demain, la balle pourrait avoir ce rôle déterminant dans la conquête des clients. Si l’innovation dans le domaine des bois semble de plus en plus compliquée, pour la balle, le contexte n’est pas loin d’être le même. Comment Srixon espère se démarquer avec les nouvelles Z-Star et Z-Star XV ?

Découvrez nos formules d'abonnements

2019 : L’année des balles de golf…

Les fabricants de balles ne remettent en question leurs produits que tous les deux ans.

C’est vrai pour Srixon  et Titleist, les deux poids-lourds mondiaux du secteur, dans un match USA-Japon qui présente aussi bien un affrontement commercial, qu’un affrontement culturel.

Au niveau mondial, sans avoir les chiffres précis, le golf est encore en légère croissance, surtout animé par un marché américain plutôt dynamique en 2018, tout comme le marché asiatique.

Pour la France, les choses ont été nettement plus compliquées. Nous sommes le marché qui a le plus reculé en Europe avec la Suède.

Bien avant les Gilets Jaunes, et malgré la Ryder Cup, la France du golf avait entamé un inquiétant déclin, surtout lié à un manque de dynamisme du côté des nouveaux pratiquants.

Hausse de la CSG pour les retraités, météo, coupe du monde de Football, il y a plusieurs explications à cette mauvaise passe, qui s’est aussi ressentie dans la consommation des balles 2018.

Lionel Caron, Président Europe de Srixon Sports a tendance à relativiser les chiffres émis par les panélistes, faisant état d’une baisse de près de 10% en volume pour le marché des balles.

Cette baisse serait selon lui plus proche de 4 à 5%, considérant que les golfeurs qui constituent le noyau dur des pratiquants est resté stable en 2018. La FFG ne déclare pas (pour le moment) un effondrement des licences.

Néanmoins, c’est un contexte de baisse qui met la pression sur les détaillants, et des consommateurs, peut-être aussi dans certains cas, échaudés par plusieurs années d’annonces fortes, et pas toujours suivies d’effets par les marques, plus souvent dans le domaine du driving d’ailleurs que les balles.

A ce titre, les balles de golf paraissent un segment où tout est encore possible, et pourtant, Titleist a longtemps dominé sans partage.

En valeur de ventes, les californiens restent d’ailleurs les leaders du marché hexagonal.

Bien qu’ils soient attaqués par des concurrents de plus en plus ambitieux, ils restent capables de vendre des douzaines de balles à près de 50 euros, avec bien entendu la Pro V1 en tête.

Cependant, en volume, Srixon a pris l’ascendant depuis quelques années.

Ce fut encore le cas en 2018, avec une part de marché de leader, et conséquente, par rapport à tous les autres acteurs du marché français.

En 2019, c’est donc Srixon qui joue le plus gros.

Il faudra défendre la position du chassé plutôt que d’être dans la peau du chasseur.

Cela étant, ce n’est pas nécessairement les Z-Star qui constituent le plus gros du marché pour les japonais.

La marque ayant surtout réussi à dominer les segments des balles entrées et milieux de gammes.

Z-Star, Pro V1, TP5, Chrome Soft, la lutte promet pourtant d’être âpre sur des produits qui se disent « Tour » et donc éligibles à être joués par les meilleurs golfeurs de la planète.

Et s’il y a bien un élément sur lequel ils (les pros) ne plaisantent pas, c’est bien justement la balle.

Autant sur le driver, les pros de plus en plus VRP peuvent raconter ce qu’ils veulent sur des clubs tous limités à 0.83 de COR au centre de la face, pour les balles, bien que la législation soit tout autant très précise, les sensations comme la psychologie jouent une rôle prépondérant.

En fait, la balle, pour un golfeur pro comme pour un amateur, c’est l’élément clé du jeu de golf. Tout commence par la balle.

Sans que l’on en ait encore trop fait la publicité, Srixon a choisi un nouveau représentant qui risque fort de faire parler de lui dans les semaines à venir : L’américain Cameron Champ, 23 ans, rookie sur le PGA Tour, mais par n’importe quel rookie, puisqu’il est voué à archidominer la distance au drive, dès cette année.

Avec une vitesse de swing moyenne qui avoisine les 130 mp/h, à se demander comment c’est humainement possible, Srixon a astucieusement pris l’ambassadeur qu’il fallait pour la balle, alors que PING en tirera, de la même manière, avantage pour le driver G410.

La vitesse de balle de Cameron Champ au driver, et avec la XV, risque d’être effrayante, en particulier pour l’USGA qui aura plus envie encore de limiter la performance de ces mêmes balles.

Mais attention, Cameron Champ est une exception par rapport à 65 millions de golfeurs dans le monde.

Pour tous les autres, y-a-t-il vraiment un intérêt pour jouer des balles du TOUR ?

Srixon n’a pas toujours défendu ce point de vue.

Bien au contraire, et cela explique sa percée sur les autres types de balles.

Pour la marque japonaise, il y aura là une véritable question : Faire de la Z-Star une vitrine de savoir-faire ou un combat pied à pied par exemple contre TaylorMade et sa TP5, alors que les américains viennent de signer Rickie Fowler, un fidèle Titleist « loyalist ».

Plus de distance ? Plus de spin ? Les marques n’échappent pas au fait de proposer quelque chose en plus s’agissant des balles.

Comment vendre une mise à jour sans proposer une amélioration, dans un domaine pourtant tellement contraint ?

En 2019, pour Srixon, il s’agira de l’accroche.

La première qualité des nouvelles Srixon Z-Star (petit-jeu) et Z-Star XV (distance) sera donc une forme d’élasticité supplémentaire, et distincte de toutes les autres balles du marché, selon son propre argumentaire.

La Spin Skin en Slide-Ring Material (SeRM) est un composé d’uréthane qui recouvrira les nouvelles Z-Star.

Pour Jeff Brunski, ingénieur en chef de la marque de balles « Ce composé est capable de résister à une force de cisaillement très élevée, sans abîmer ses liaisons moléculaires. Spin Skin en SeRM va chercher en profondeur dans les stries de votre wedge ou de votre fer, augmentant considérablement la friction et maximisant le spin pour plus de contrôle et de puissance d’arrêt. »

Conçue pour obtenir plus de spin et de contrôle, Brunski ajoute « La série Z-STAR est équipée d’un revêtement Spin Skin amélioré à l’aide du SeRM, un matériau extrêmement flexible. »

Ce point est vérifiable mais principalement par un radar type Trackman.

C’est aussi vérifiable en posant une pyramide de balles. Si vous placez quatre balles sur une surface parfaitement plane, et ensuite posez une cinquième balle par-dessus au centre, les balles restent « collées » les unes aux autres, sans glisser.

Pour Nicolas Marchand, responsable commercial de la marque en France, c’est une caractéristique qui va fortement distinguer la marque par rapport aux concurrents.

Pour un amateur, ce n’est pas souvent l’argument majeur pour acheter un club ou une balle. Le plus souvent, il faut essayer de gagner ou ne pas perdre en distance.

Pourtant, plus on se rapproche d’un index à un chiffre, et plus on découvre qu’un coup de fer 7 tapé à 135 mètres au carry, et qui roule encore 8 ou 9 mètres, le niveau de contrôle n’est pas dans ce cas très élevé.

L’enjeu est alors bien de limiter la roule.

Pour beaucoup de golfeurs, c’est assez relatif car le problème est bien plus d’être trop court que trop long, sauf que le peu de fois où cela se produit, c’est frustrant.

Faut-il remettre en cause le club ou la balle ? Changer de balle coûte moins cher que de changer la série…

Avec la TP5, TaylorMade argumente différemment.

La nouvelle balle TaylorMade devrait donner encore moins de spin, et donc moins d’accroche, mais en contrepartie, atteindre plus vite un sommet plus haut pour maintenir le même angle de descente qu’une balle TOUR.

Srixon mise à l’inverse sur plus de spin pour arrêter la balle. C’est un choix plus classique.

Plus de spin n’étant pas l’argument de vente numéro un pour les amateurs, la gamme Z-Star argumente aussi sur la distance.

S’ajoute donc la technologie appelée FastLayer Core basée sur un noyau souple, alors que la balle devient de plus en plus rigide, en allant vers les couches externes.

Sur ce point, je retrouve un argument avancé par Todd Beach pour la nouvelle TP5.

Visiblement, les marques s’accordent sur le fait de créer de la vélocité à travers des noyaux plus souples encadrés dans des coques plus rigides, pour favoriser à la fois la résistance et la déformation à l’impact.

Sur les balles TOUR, les principaux clients, les joueurs professionnels exigent de ne pas perdre en toucher, ce qui est amené en distance.

C’est donc la difficulté à dépasser quand vous durcissez la coque externe… Avec un noyau plus souple, il faut trouver le bon équilibre.

Pas sûr qu’un amateur arrive à le ressentir.

Il faut une vitesse extrêmement élevée et une expérience du toucher de balle pour pouvoir en avoir une sensation dans les mains.

C’est la limite pour Srixon et les autres marques.

Comment un simple amateur de golf peut percevoir les efforts technologiques mis en œuvre ?

C’est alors peut-être un autre argument qui sera plus pertinent et plus facilement identifiable par les amateurs : La résistance au cisaillement !

Qui n’a pas déjà donné un coup de wedge sur la coque externe pour y laisser une trace rendant la balle raisonnablement inutilisable ?

Avec son composé d’uréthane, c’est ce que les modèles Z-Star veulent promettre.

Et pour le « coup », c’est plus facile de tester. Faire des mauvais coups, c’est plus à ma portée que de driver à 130 mp/h !

Dernier élément qui n’est pas une nouveauté, le motif d’alvéoles au nombre de 338 est censé améliorer l’aérodynamisme et les performances en vol, même dans les vents les plus difficiles, avec un driver, un bois ou un fer.

Un argument que personnellement, quelle que soit la marque, je n’ai jamais réussi à vérifier ou tester.

En conclusion, c’est toujours la difficulté avec les balles de golf TOUR, comment un amateur peut-il vraiment évaluer la technologie d’une balle de golf ?

Pour ma part, je vais reproduire le protocole habituel : Wedge à 50 mètres, coup de fer 7 et drive pour établir une note à 3 valeurs.

Pour avoir déjà testé la nouvelle PRO V1 qui promet beaucoup, quel sera le niveau des nouvelles Z-Star ?

J’espère découvrir de bonnes performances alors que les premiers « signes » de 2019 laissent penser qu’effectivement, le marché des balles pourrait bien monter en qualité.

Jusqu'à présent, les Z-Star ont toujours été au rendez-vous.

La sixième génération des Z-Star sera toujours déclinée en Pure White et Tour Yellow, et ce, à partir du 1er mars en magasin.

Restez informé

Recevez notre newsletter
(Note moyenne de 0 sur votes)

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.