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Balles de golf Srixon Z-Star et Z-Star XV 2017

Balles de golf Srixon Z-Star et Z-Star XV 2017

Présentées au cours du dernier PGA Merchandise Show qui s’est tenu en janvier dernier au Convention Center d’Orlando, les nouvelles balles premium « Made In Srixon » mettent l’accent sur la performance dans le vent. Un argument technique qui est déjà reconnu depuis plusieurs années comme étant un élément de distinction du fabricant japonais. Après deux ans de recherches, qu’est-ce que ces balles peuvent réellement nous offrir en plus ?

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Préambule

Pour être tout à fait complet sur ces nouveaux produits, le sujet doit être traité en deux temps.

D’abord, la présentation des nouvelles caractéristiques du produit, et ensuite, un test exclusif et inédit, entre les deux balles Srixon Z-Star et Z-Star XV.

Pour aller encore plus loin, et pour étudier le comportement des deux balles selon deux profils d’utilisations différentes, j’ai choisi de tester ces balles avec deux fers différents :

  • un fer 7 tolérant avec un loft "fermé" mais beaucoup de semelle pour lever la balle
  • un fer 7 type lame avec un loft "ouvert" mais moins de semelle

Commençons par explorer les nouvelles caractéristiques de ces balles…

Pourquoi de nouvelles balles en 2017 ?

Pour un fabricant, c’est finalement compliqué de démontrer une nouvelle balle de golf dans un univers extrêmement codifié où chaque produit fait le même poids, le même diamètre, présente à peu près le même nombre d’alvéoles, et dans 95% des cas, les balles sont blanches…Il faut continuellement chercher des détails pour se démarquer.

Pour y parvenir, les ingénieurs travaillent en règle générale deux ans sur l’amélioration des performances d’une gamme, et notamment, sur la réactivité, le spin, la portée, et l’aérodynamisme.

Pas de révolution revendiquée chez Srixon, mais bien une évolution, sans changer de marketing pour attirer l’attention, et faire du buzz…il s’agit surtout de faire évoluer le produit continuellement.

Jusqu’à cette année, Srixon avait toujours misé sur un schéma d’alvéoles à 324 items. Il y a eu trois générations de Z-Star sur ce dessin.

Les modèles 2017 marquent un tournant, car Srixon s’est tourné vers un nouveau schéma à 338 alvéoles.

C’est selon Nicolas Marchand, responsable médias France pour Srixon, Cleveland, XXIO, l’élément le plus critique sur une balle, et celui qui demande de déposer le plus rapidement possible un grand nombre de brevets pour éviter d’être copié.

Pour « schématiser », une balle avec 338 alvéoles aura tendance à retomber plus à plat, et présentera moins de disparité de trajectoires.

Srixon a enregistré de nombreuses victoires sur le circuit professionnel avec ces balles, et en particulier avec le concours du japonais, Hideki Matsuyama, justement vainqueur du Phoenix Open quelques jours avant que je n’écrive ces lignes.

Pour me permettre de juger ces balles 2017, Srixon comme Titleist ou Callaway auparavant, m’a fourni des échantillons, et en plus, des balles coupées pour que je puisse visualiser la partie la plus importante de balles 3 ou 4 pièces, ce qui se passe à l’intérieur : le noyau.

Balles de golf Srixon Z-Star et Z-Star XV 2017

Le crédo de Srixon pour 2017, c’est « Plus de distance, plus de spin, et plus de constance dans le vent. »

Une question de noyau

Concernant le noyau de la Z-Star, Srixon nous présente un concept qui combiné aux nouvelles alvéoles doit à priori permettre d’atteindre plus de distance.

Ce noyau est appelé « Super souple EGG à grand diamètre.

Pour la version XV, le noyau est à double cœur haute répulsion EGG aussi à grand diamètre.

C’est donc un « match » entre super souple et double cœur.

Le noyau, partie invisible à l’œil nu est un des éléments clés de la séparation entre les deux balles.

La version super souple est censée améliorer la dureté extérieure et la souplesse intérieure pour un touché plus doux par rapport à l’ancienne Z-Star.

Sur ce point, c’est objectivement très difficile à ressentir par un simple amateur.

La compression a été abaissée de 90 à 88, ce qu’un pro comme notre consultant Jean-Nicolas Billot pourra ressentir, mais pas nécessairement un golfeur classé au-delà de dix d’index, et avec une vitesse de swing irrégulière.

Ce noyau n’a pas que pour fonction d’adoucir le toucher, il doit aussi augmenter l’angle de lancement et diminuer le spin au drive.

Le noyau externe présent sur la version XV se distingue avec une dureté plus constante pour augmenter la vitesse de balle à l’impact (ça, je pourrai le vérifier objectivement…)

Le noyau interne de la XV avec une dureté plus élevée sur l’extérieur et conjointement plus de souplesse au cœur doit aussi augmenter l’angle de lancement, et réduire le spin au drive.

Pour ainsi dire, la même fonction que l’autre noyau, cependant, sa compression est de 105.

D’ailleurs, cela se ressent à l’impact quand vous testez alternativement les deux balles.

Comme pour la Pro V1 X et la Chrome Soft X, cette balle est vraiment à proscrire pour les joueurs qui passent en-dessous de 100 mph de vitesse de swing au drive…

De plus en plus avertis ou de plus en plus lecteurs de jeudegolf.org, les golfeurs amateurs l’ont de toute façon bien compris, et privilégient à en juger par les ventes, des balles plus douces, qui prennent moins de sidespin (effets latéraux), et ont aussi l’avantage d’être moins coûteuses pour le portefeuille.

A noter, Srixon a légèrement baissé le prix de ses balles premium pour les proposer désormais à 49 euros la douzaine, un tarif très compétitif et qui marque peut-être la fin de l'inflation sur ce segment de marché.

Il ne faut jamais négliger le fait que les balles premium sont devenues tellement performantes pour les pros, qu’elles prennent très/trop facilement tous les effets. Un amateur qui slice naturellement va encore plus slicer avec ce type de balle.

Une question d’alvéoles

Quand on parle de 338 ou 324 alvéoles, en l’espèce, il n’y a pas qu’une seule taille. Au contraire, sur la Z-Star, on peut découvrir au moins 5 tailles variables.

Ce procédé pour réduire le coefficient de frottement juste après le décollage de la balle, et ce, pour qu’elle résiste moins dans l’air tout en maintenant sa vitesse, ce qui doit logiquement se conclure par un ajout de distance.

En plus des alvéoles, encore un élément invisible à l’œil nu, le revêtement qui chez Srixon présente une spécificité : Spin Skin !

Avec la coque de 0,5 mm en uréthane, et plus de souplesse (13% par rapport au modèle précédent) Spin Skin doit rendre le contrôle du spin plus constant (élément vérifiable à travers les écarts constatés entre chaque frappe !) quel que soit le lie, et surtout depuis le rough.

La coque en uréthane est annoncée pour être plus durable, plus mince, et plus souple, alors que les ingénieurs ont parallèlement œuvré pour la rendre plus résistante aux éraflures causées par les wedges.

Il ne reste plus qu’à les tester…

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