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Fers TaylorMade SLDR - Avis et infos

La tendance actuelle des marques et clubs de golf est d’utiliser un nom de gamme du driver au fer 9 ! Face au Callaway X Hot, et après le succès du driver SLDR, TaylorMade lance une nouvelle série de fers SLDR. Si les fers sont aussi bons que les bois, cela promet !

Avec un design moderne mais classique, ces clubs combinent différentes caractéristiques, qui ont pour but d’en faire des clubs faciles à jouer, et performants.

Le contraire aurait été étonnant de la part de la marque numéro un du marketing golfique !

Pour la marque, cette nouvelle série de fers SLDR ambitionne de séduire les golfeurs à la recherche de fers d’aspects relativement classiques, mais associant des technologies favorisant la distance, dont la Speed Pocket, un élément introduit sur les fers RocketbladeZ, fin 2012.

A l’origine, la technologie speed pocket avait été d’abord lancée sur les bois RocketballZ, inspiré par ce qui se faisait déjà chez Adams Golf, une marque américaine rachetée par TaylorMade, un an plus tôt.

Au moment de la sortie du premier fer TaylorMade équipé de cette technologie, nous écrivions « Le secret de ce produit miracle tient donc dans cette poche sous la semelle du club, qui crée un nouveau point de flexion, entrainant plus de vitesse à l’impact, et par voie de conséquences, plus de distance parcourue par la balle. »

Aujourd’hui, concernant les fers SLDR, TaylorMade change de vocabulaire, remplace le terme Speed Pocket par le terme ThruSlot.

La ThruSlot est en fait une fine tranchée sous la semelle, et juste derrière la face du club ne mesurant que 2 millimètres.

Le bénéfice de ce nouveau procédé serait une plus grande partie de la face qui se déforme, et accentue l’éffet rebond de la face, tout en restant dans les limites autorisées par l'USGA et le Royal & Ancient.

Conséquences

Plus de vitesse de balle à l’impact, un angle de lancement plus élevé, un vol de balle plus consistant, et un angle de descente plus rapide pour favoriser la roule.

Ce dernier point n’est pas anodin, car souvent, les marques oublient de dire que plus un angle de lancement est élevé au départ, et plus logiquement, l’angle de descente devra l’être aussi, ce qui a pour effet de limiter la roule de la balle.

  • Si vous jetez une balle à 90 degrés, il y a de grandes chances qu’une fois au sol, elle fasse du surplace !
  • Si au contraire, cette balle est jetée à 45°, elle va parcourir plusieurs mètres sur la seule force de son inertie et votre force de lancement.
  • Et enfin, si vous lancez la balle avec un angle de descente très réduit, par exemple 10°, elle va rouler très longtemps.

Les balles de golf obéissent à des règles de balistiques. Plus une balle est lancée haut vers le ciel (angle de lancement), et plus, elle va connaitre à l’inverse, un angle de descente élevée au retour.

Toute la difficulté pour les marques de matériel, c’est en fait de créer un angle de lancement élevé, couplé avec un angle de descente réduit pour tout maximiser : vol de balle, et roulement au sol.

D’une autre façon, et cela peut être un choix, un angle de descente élevé permet de réduire la dispersion des balles au roulement, car justement, l’idée, c’est de produire des distances toujours régulières en sacrifiant quelque peu la roule.

Pour les pros, c’est même un point essentiel !

Plus que la distance, les golfeurs qui jouent sur le tour préfèrent utiliser des clubs dont les distances sont très régulières, plutôt que de chercher des gains de distances.

A l’inverse, les amateurs veulent taper leurs fers de plus en plus loin !

En tout cas, c’est ce que constate Tomo Bystedt, directeur technique de la division fers, putters, et wedges chez TaylorMade.

« C’est pourquoi nous avons travaillé sur des fers qui aient les mêmes caractéristiques que des drivers qui produisent un maximum de vitesse de balle l'impact. »

Poursuivant « Pour trouver cette vitesse, nous avons créé une face ultra-fine, utilisé la technologie du cône inversée, et amélioré notre speed pocket. Avec le procédé ThruSlot, nous avons accentué les effets bénéfiques, en couplant la partie basse de la cavité du club avec la face ultrafine, et une coupure plus profonde sous la semelle pour accroître la flexion de la face à l’impact. »

En plus du gain de distance, l’ingénieur TaylorMade insiste réellement sur la régularité des écarts entre chaque clubs (liés à l’angle de descente).

De fait, les fers SLDR représentent une véritable amélioration des générations précédentes : les RocketbladeZ, et Speedblade.

Au-delà des seules performances, TaylorMade n’a rien voulu laisser au hasard, et alors que d’autres marques se font fortes de séduire les golfeurs pour la qualité du touché, et du son à l’impact, justement, TM a retravaillé cet aspect, à travers un système avancé d’amortissement des vibrations.

Système utilisant un nouveau polymère qui remplit la Speed Pocket* pour mieux amortir les coups à l’arrière de la cavité du club.

*A noter, la speed pocket se trouve seulement sur les fers 3 à 7.

A quand dans les bacs et à quel prix ?

La série de fers SLDR sera présentée pour la première fois au Byron Nelson Championship, tournoi du PGA Tour disputé du 15 au 18 mai prochain, pour être ensuite commercialisée à partir du 6 juin.

En termes de prix, la série acier sera proposée 899 € et la série graphite à 999 €.

Une série de fers SLDR sera composée de 8 fers (du fer 4 au wedge) avec des shafts KBS Tour-C Taper 90 en acier (en regular ou en stiff).

Des shafts qui font partie des meilleurs du marché actuellement, ce que nous pouvons confirmer à travers nos différents tests de fers.

Le choix de ce shaft n’est pas anodin dans la performance globale du club, et mérite d’être souligné. Parfois, nous savons aussi critiqué Taylor quand ils nous proposent des shafts qui ne sont pas nécessairement les meilleurs.

Le KBS Tour C-Taper participe aussi au fait de lancer la balle haute et de contrôler le taux de spin.

Pour les shafts graphites, TM s’est orienté vers Fujikura avec trois grammages différents proposés (77 grammes pour le stiff, 67 grammes pour le regular, et 57 grammes pour le senior).

Concernant ce shaft, nous n’avons pas encore la précision sur le modèle, et ne pouvons donc nous engager.

Bien entendu, la marque vous réserve la possibilité de changer les shafts standards avec d’autres produits de son catalogue.

L’Avis de la rédaction :

En 2012, nous avions été totalement bluffés par la speed pocket, et probablement un peu trop ébloui par le très discours de la marque.

Derrière, nos tests n’avaient pas révélés des gains aussi spectaculaires que ce nous pensions pouvoir obtenir.

Cependant, il faut relativiser ! Ces clubs correspondent à une cible de golfeurs dont les index pourraient être entre 20 et 36, et même plus.

Pour cette cible, le gain peut réellement exister !

Et plus qu’en 2012, il nous faut insister sur le fait de tester si possible tous les shafts proposés, pour trouver la meilleure version possible pour vous.

De notre expérience, quel que soit le club, si on cherche la bonne version, on finit toujours par la trouver.

En 2014, il n’existe plus de mauvais clubs…mais que des mauvais choix sur des clubs non testés.

La question est « Etes-vous prêt à mettre 999 euros dans une série en 2014 pour bénéficier des toutes dernières avancées technologiques ? »

Et c’est cette question que TaylorMade sait parfaitement nous poser chaque année. Il faut leur rendre hommage au moins sur ce point.

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