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Comparatif chaussures de golf spikeless à moins de 90 €

Comparatif chaussures de golf spikeless à moins de 90 €

A la recherche d’une paire de chaussures de golf sans crampons pas trop coûteuses ? J’ai eu l’idée de tester deux paires de marques différentes. D’un côté du ring, les FootJoy AWD XL Casual au prix public de 109 euros, et de l’autre côté du ring, des Adidas Adicross III au prix public de 89,99 euros, les deux modèles étant actuellement en promotion sous la barre des 90 euros dans les différents magasins et site Internet spécialisés.

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Que penser des chaussures de golf sans crampons ?

Le gros avantage des chaussures de golf, en particulier, les modèles sans crampons, c’est qu’elles sont souvent plus qualitatives que les sneakers que l’on peut trouver dans le commerce traditionnel.

Les sneakers étant le nom à la mode pour dire « basket de ville ».

Initialement, je cherchais des chaussures portables la journée au bureau, et éventuellement, de temps en temps pour jouer au golf au practice ou sur le parcours.

Le besoin étant bien pour des chaussures polyvalentes, mais avec un usage minoritaire pour la pratique du golf.

C’est une bien tendance sociétale actuelle que de chercher à tout faire plus vite ou tout faire en moins de temps.

Les chaussures de golf sans crampons n’étaient pas selon moi d’un très grand intérêt dix ans auparavant.

Beaucoup de fans de golf n’auraient juré que par des chaussures « spécialisés », à savoir à crampons pour se donner un maximum d’accroches, et de chances de performer sur un 18 trous.

Aujourd’hui, pour beaucoup d’actifs, jouer au golf est un plaisir plus occasionnel.

Je cherchais spécifiquement des chaussures les plus classiques possibles, les plus passe-partout, et en fait, tout simplement des chaussures noires, pour pratiquement aller avec un pantalon de ville, dans le but de les mettre au bureau.

Le noir « complet » s’avère difficile à trouver dans les bonnes marques.

Les FootJoy AWD Casual présentent une partie blanche au milieu du chausson, alors que les Adicross III présentent les inévitables rayures blanches Adidas, à peu près au même endroit.

C’est en fait l’incarnation de la personnalité de chacune de ces deux paires. Difficile de leur reprocher !

Avec un pantalon de costume et une veste noire, ces chaussures ne font pas l’affaire.

Avec un jean ou une tenue vestimentaire décontractée, ce style de chaussures peut passer dans la vie de bureau.

Pourquoi choisir de telles chaussures pour finalement un usage golfique très minoritaire ?

Parce qu’on ne sait jamais si on ne pourra pas s’échapper, et tout de même jouer une petite partie entre midi et deux ou en fin de journée ?

Le gros avantage des chaussures de golf par rapport à beaucoup d’autres chaussures ou basket se trouve aussi au niveau des semelles !

Le plus souvent, elles sont bien plus épaisses, et avec un léger effet rebond pensé pour le confort du golfeur.

Comparativement à d’autres chaussures, elles sont de fait plus confortables, en particulier, pour les personnes qui sont un peu plus lourdes qu’il ne le faudrait en théorie.

Pour une personne même en léger surpoids, marcher avec des chaussures à semelles fines est un véritable enfer pour les pieds.

Or, la plupart des « sneakers » ou petites baskets de villes sont la plupart du temps pensées pour des jeunes ou des poids plumes.

Au départ, dans le rayon du magasin ou sur Internet, elles paraissent très jolies, trendy , modernes, mais une fois aux pieds pour une journée, vous comprenez votre douleur…

Parfois, on se demande si l’économie de matière fait le prix !

Avec les chaussures de golf sans crampons, la semelle présente la plupart du temps une épaisseur conséquente, et ce, même sur des modèles « entrées de gammes » comme la FootJoy AWD Casual ou l’Adidas Adicross III.

Sans crampons ?

Pas tout à fait, les spikeless ne présentent pas d’immenses crampons, qui en dehors d’un parcours de golf sont totalement inadéquats, cependant, elles sont pourvues d’un système d’accroche sommaire, et en fait suffisant.

Suffisant ? Oui, au point de se demander si cela ne suffirait pas pour jouer au golf sur le parcours, au moins l’été quand le sol est sec.

D’ailleurs, les plus observateurs auront noté qu’actuellement, Rory McIlroy et d’autres pros qui sont engagés sur des tournois en Afrique du Sud ou à Hawaï jouent avec des chaussures Spikeless.

Pour marcher dans la rue, les spikeless ne présentent aucun problème à la différence des chaussures de golf à crampons.

Par rapport à des chaussures de golf premium et à crampons, je note deux principales différences.

Les spikeless « premiers prix » ne présentent pas une structure de stabilisation aussi avancée, comme par exemple sur des FootJoy HyperFlex qui tiennent tellement le pied qu’il ne serait pas raisonnable de marcher avec hors le parcours, ou que ce soit pour la semelle extérieure qui n’est pas tout à fait lisse, et pourvue de petits picots censés apporter un minimum d’accroche au sol.

Petite remarque, si les semelles externes ne sont pas totalement lisses, en hiver, attention de ne pas glisser !

C’est peut-être le plus gros point faible des spikeless ! Sur un sol dur et glissant, il n’y a justement rien pour vous retenir. Gare à la chute ! Ceci dit, c’est valable avec des chaussures de villes classiques.

Une fois posé le pourquoi d’une chaussure de golf spikeless pas trop coûteuse, intéressons-nous au comparatif à proprement parler.

Si on se fie au descriptif des sites marchands ou des fabricants, il s’agit quasi systématiquement de chaussures exceptionnelles et dignes du tour.

Je les ai donc achetés pour les tester en conditions réelles.

FootJoy AWD Casual

Le principal atout de cette chaussure, selon son fabricant, est sans conteste sa forme profilée pour qu’elle s’ajuste au mieux à la forme du pied.

Le fabricant s’est attaché au fait qu’une chaussure de golf peut être portée plus de quatre heures sur un terrain de golf ou en dehors.

La forme est donc arrondie au niveau du bout du pied. La partie avant est bien large en prévision de pieds qui pourraient légèrement gonflés après une longue marche par fortes températures.

Le maintien au niveau du talon est correct sans être extrêmement contraignant.

Au niveau du ressentie, on se sent presque comme dans un chausson. Le pied ne supporte pas de pression inutile. On est juste bien.

Le deuxième intérêt de cette paire de chaussures, justement conforme à mes attentes initiales, se situe au niveau de la semelle Duramax, un composé en caoutchouc breveté pour plus de durabilité, et une bonne adhérence au gazon.

La semelle présente un très bon amortissement. On se sent très à l’aise, et de plus, elle est assez flexible pour favoriser la marche de tous les jours.

Dernier élément mis en avant par FootJoy, l’empeigne en cuir nappa, soit une matière douce toujours pour favoriser le confort.

Ayant ces chaussures aux pieds, au moment d’écrire ces quelques lignes, j’apprécie sincèrement le confort. Elles sont faciles à porter toute la journée, tout en étant relativement discrète.

J’ai tapé des balles sur un tapis de practice avec, sans sentir la moindre contre-performance au niveau de l’adhérence.

Finalement, moi qui est toujours été un joueur de chaussures à crampons, je commence à me laisser convaincre.

Au niveau look, elles sont très plaisantes, même si je cherchais initialement des chaussures les plus passe-partout, et donc avec le moins de motifs possibles. L’insert blanc avec les lettres FJ en bleu est finalement le trait de personnalité de cette chaussure !

Adidas Adicross III

Avec ses seules trois bandes traditionnelles, le modèle Adicross III est finalement pratiquement plus passe-partout que les FootJoy AWD Casual.

Comme les FootJoy, cela reste tout de même difficile de porter ces chaussures avec un pantalon de costume au bureau. Toutefois en mode casual ou Friday wear, cela passe très bien.

Comme FootJoy, Adidas revendique un très grand confort pour sa chaussure polyvalente.

Pour l’adhérence, la marque allemande a misé sur une centaine de picots sous la semelle pour à la fois « accrocher », et rester relativement flexible par opposition à un système à crampons plus classiques, même en plastiques par rapport aux clous.

Comme la FootJoy, le point fort de cette chaussure réside aussi dans la qualité de sa semelle extérieure dite durable, et non marquante pour résister à l’abrasion, aux tractions, et apporter du support et de la flexibilité.

D’ailleurs, entre les deux chaussures, difficile de trouver des différences notables : Un bon point pour les deux !

Concernant le chausson, l’Adicross III est censée présenter un amorti ultraléger et un grand confort.

Sur ce point, je note une franche différence par rapport à la FootJoy AWD Casual.

Dès la première fois que je les ai mises aux pieds, j’ai senti une forte pression sur le coup de pied.

Je précise que j’ai évidemment acheté des chaussures de tailles identiques dans les deux cas.

Il m’a fallu les porter plusieurs jours pour qu’elles se fassent à mon pied ou l’inverse. Cela n’a pas été le cas avec la FootJoy où j’ai été bien dedans immédiatement.

Ceci dit, après plusieurs jours, le confort avec la chaussure Adidas est revenu à un niveau comparable.

De mon point de vue, quand vous portez chacune des deux chaussures aux pieds, vous percevez immédiatement les véritables différences.

Pas au niveau du confort de la semelle ou de l’accroche des différents picots sous la semelle, mais dans le chausson en lui-même.

La FootJoy laisse le pied plus libre, et plus confortable, mais moins maintenue par rapport à l’Adicross III.

Le maintien de la chaussure Adidas est beaucoup plus présent.

Le maintien au talon comme au coup de pied est plus marqué.

Pour avoir conduit avec sur un long trajet, j’ai commencé à ressentir un début d’ampoule derrière le talon. Chose que j’avais déjà noté avec les Adidas Adipower Boost, mais cette fois, en jouant au golf sur le parcours. Bon maintien ? Trop de maintien au talon ? Telle est la question ?

Finalement, il y a un paramètre que je ne jugerai pas aujourd’hui : la véritable durabilité de ces chaussures dans le temps.

Quelle est la véritable résistance à l’usure ? Je ne pourrai répondre à cette question que dans plusieurs mois.

Conclusion : Pour des chaussures vendues moins de cent euros dans le commerce, elles sont toutes deux qualitatives et très satisfaisantes. Avantage confort pour la FootJoy AWD Casual, et avantage maintien pour l’Adicross III.

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