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Chaussures de golf G/Fore Disruptor pour femmes

Une fois n’est pas encore suffisamment coutume…Nous vous proposons le test d’une chaussure de golf pour « golfeuses » avec le modèle Disruptor de la marque G/Fore. Conçue par Massimo Giannulli, qui a défrayé la chronique, quelques semaines plus tôt, le modèle Disruptor pour femme est aussi surprenant que classique et élégant. Cette chaussure imaginée d’abord pour le golf peut se porter en d’autres circonstances. C’est d’ailleurs la grande tendance de ces dernières années pour les textiles et accessoires de golf. Classée dans les modèles luxes, est-ce pour autant accessible, et confortable ?

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Pour l’occasion, je n’ai pas changé de sexe ou de taille de chaussures. J’ai donc du mettre à contribution une golfeuse pour recueillir son avis, et ses sensations sur cette chaussure lady.

Au moment de consulter le catalogue de la marque, elle a privilégié la sobriété du modèle Disruptor en blanc, un type de chaussure aussi bien décliné en version homme que femme chez G/Fore.

Assimilables à des « baskets » blanches, ces chaussures de golf sont effectivement particulièrement sobres alors que vendue 185 euros.

Le luxe mais pas l’ostentatoire ?

Pour la marque, il s’agissait surtout de mêler la mode de la rue avec le golf, sans que l’un prenne trop le dessus sur l’autre.

Cela étant, on retrouve bien les marques distinctives d’une chaussure G/Fore, la marque plébiscitée par Bubba Watson, qui a d’ailleurs souvent le nez creux au moment de choisir une nouvelle marque textile ou de chaussures, avant qu’elle ne devienne populaire.

Bubba Watson aurait-il le chic pour lancer des modes ?

Le double vainqueur du Masters à Augusta aime prendre les sentiers de traverses, et ne pas faire comme tout le monde. Il a été un des premiers à choisir les californiens un peu déjantés de Travis Matthew, avant d’enfiler des G/Fore.

Quand Bubba Watson a gagné deux tournois l’an passé, le Genesis Open, et le Championnat du monde de match-play, Massimo Giannulli pouvait se réjouir de cette bonne publicité pour ses chaussures.

Un an plus tard, un peu malgré lui, après avoir été racheté par la marque Peter Millar, il a connu une autre publicité inversement plus négative.

Mis en examen avec sa compagne, une célèbre actrice de série TV, par la justice américaine pour avoir versé 500 000 dollars à une Université Californienne, et ce, dans le but de favoriser l’intégration de leurs filles sans qu’elles en aient le niveau, ces dernières sont aujourd’hui des bloggeuses aux centaines de milliers de followers sur les réseaux sociaux, Giannulli voit son parcours jusqu’à présent sans tâche, être mis en défaut dans un environnement, le luxe, qui n’aime pas trop ce genre de publicité.

Il n’en reste pas moins qu’il est un créateur plutôt côté.

Sur les Disruptor, il y a au moins quatre éléments qui distinguent la chaussure : le logo finement dessiné sur les côtés extérieurs, le talon argenté, l’intérieur de la semelle (j’y reviendrai), et la semelle externe unique en son genre.

Mis à part ces éléments aussi discrets qu’immanquables, la chaussure Disruptor paraît faussement simple. C’est la sobriété chic d’un luxe qui se veut abordable.

Mais le plus important n’est pas là !

Une fois aux pieds, alors que les Disruptor présentent des semelles internes assez surprenantes, des sortes de petits monticules arrondis tapissent toute la semelle, de sorte que votre pied ne repose pas réellement à plat, c’est l’impression de confort qui prédomine.

Pourtant, avant de les enfiler, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. C’est quelque part déroutant.

Déroutant mais confortable…autant que les dessins de têtes de morts discrètement disséminés sur la semelle interne rappelle que le concepteur aime casser les codes, mais sans que cela ne jure.

Tout le concept de cette chaussure est d’être porté sur le parcours, et aussi dans le club-house. Pour une golfeuse, c’est en fait un choix un peu anticonformiste, mais sans trop l’afficher ou alors discrètement.

En portant une G/Fore, vous pouvez vous revendiquer anticonformiste, mais les autres ne s’en apercevront pas nécessairement, surtout dans un environnement où l’apparence compte beaucoup.

Sous la semelle, Giannulli n’a pas poussé le vice à apposer à nouveau des têtes de morts.

Cela ne l’a pas empêché de glisser un autre message qui lui tenait à cœur : Fore Player, les deux mots étant dissociés d’une chaussure à l’autre.

Homme de mode, il est avéré qu’il est aussi un grand passionné de golf.

La disposition des mini-crampons ne semble pas avoir une logique technique, mais plutôt une logique esthétique.

Ils ont autant une fonction d’accroche sur le parcours qu’une fonction portable en-dehors des parcours. Effectivement, quand on veut associer streetwear et golf, si les crampons sont proéminents, ce sera un handicap pour marcher dans la rue, ou sur la moquette du club-house…

Toute l’équation est donc de les rendre suffisamment accrocheur sur le terrain, et les faire s’oublier en-dehors.

De mon point de vue, ils sont aussi le point faible de cette chaussure, car sans doute facile à user quand on porte ces chaussures fréquemment en dehors des fairways.

Le frottement avec le bitume va sans doute les faire progressivement disparaître.

Peut-être la seule touche de luxe, le contrefort en argent situé juste derrière le talon est peut-être le seul élément qui type les chaussures Disruptor.

C’est en même temps la touche luxe, mais aussi élégance de cette chaussure finalement très sobre.

Pour la testeuse, il n’en fallait pas plus. Ces chaussures blanches peuvent se porter parfaitement avec un jean.

Une chaussure qui n’en fait pas trop, et surtout a le mérite de ne pas faire de vos pieds, une pancarte publicitaire ambulante. Le logo apposé sur le côté extérieur n’est pas une virgule ou trois bandes. Vos pieds ne font pas l’apologie d’une marque.

Au final, est-ce que cette chaussure vaut 185 euros ? Est-ce que c’est un produit de luxe ? Je ne sais pas répondre si facilement à ces deux questions.

185 euros pour une chaussure de golf, ce n’est pas un prix si extravagant. A 300, 400 ou 500 euros, la paire de chaussure de golf lady, là oui, le prix serait vraiment très luxueux.

Comparativement à des chaussures de marques de running fabriquées en Asie, et qui dure à peine une saison, en s’usant aussi vite qu’elles sortent de l’emballage, le prix n’est pas si différent.

De nos jours, trouver un textile ou une chaussure de golf qui ne soit pas fabriquer en Asie relève de la rareté. G/Fore n’échappe pas à cette règle. Il faut espérer que le choix des matériaux soit meilleur et plus durable.

On retiendra donc surtout l’élégance et le confort de ce modèle, à porter surtout en-dehors du parcours, et en plus, sur le parcours.

Sur le marché actuel, l’offre n’est pas pléthorique pour les golfeuses, et surtout pas toujours très féminine. G/Fore a le mérite de proposer une gamme en pensant vraiment aux femmes, et pas seulement en déclinant une version homme… 

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