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Les clefs indispensables d’une bonne reconnaissance du parcours

La compétition ne commence pas samedi matin lors de votre grand prix, mais bien avant, avec votre pro et autres acteurs de vos performances. Un point reste cependant très spécifique et important : La reconnaissance du parcours à affronter. Il sera connu ou à découvrir, difficile ou plus aisé, les conditions de jeu seront là aussi à examiner pour repérer les options probables. Il faudra y consacrer du temps et pas forcément uniquement en jouant. Une journée entière semble un bon investissement, si l’on souhaite repérer, examiner, reporter, certaines informations cruciales à votre performance. En effet, votre technique aussi affûtée soit elle, pourrait bien être mise à rude épreuve, si vous optez systématiquement pour le mauvais choix, par manque de connaissance de votre second adversaire, après vous ; Le parcours. Charles Dubois, cadet professionnel sur le Tour Européen vous livre ses clefs pour réaliser une bonne reconnaissance du parcours...

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En quoi consiste une reconnaissance d'un parcours de golf

L’idée est avant tout d’établir un récapitulatif d’informations répondant aux questions que vous vous poserez sur le terrain.

A quelle distance se situe tel bunker, tel arbre, tel obstacle ?

Ce bunker de parcours me permettrait il de jouer un coup vers le green ?

Si j’étais amené à jouer du départ avancé, quelle distance soustraire ?

De combien est le dénivelé sur ce trou très en descente, quelle distance vais-je devoir enlever pour choisir mon coup ?

Le rough situé à gauche de ce green est-il difficile à négocier ?

Où se trouve le côté sécurisant sur ce par 3 en fonction de l’emplacement du drapeau ?

Quelles sont les zones à éviter à tout prix ?

Quelle stratégie adopter sur ce par 5, le drive va t’il vraiment me permettre de le jouer en deux ou serait-il préférable de jouer le lay up pour augmenter mes chances de faire ce birdie ?

Autant de questions, auxquelles il faudra avoir des réponses, le jour J. 

Comment établir son reporting ? 

A mon sens, le bon vieux carnet reste la solution la plus pratique.

Il vous permettra d’y indiquer les différentes distances importantes, mais également tout un tas de petites choses, comme les pentes d’un green, ou cette pente qui va faire gagner 15 mètres à mon drive, à condition que le vent porte, etc, etc…

Il aura la forme que vous souhaitez, plus concrètement son format devrait être de poche, vous pouvez prendre du temps au préalable pour imprimer les trous ou préférer le faire sur place sous forme de croquis.

Cependant, ce temps que vous gagnerez à la maison, vous devrez l’utilisez sur le parcours.

Donc attention à votre organisation, il ne s’agit pas de faire une partie de reconnaissance qui durerait 6 heures !

Vos photos, croquis, ou toutes bonnes idées de support doivent être prêtes avant d’aller jouer.

Jouer et/ou ne pas jouer : Telle est la question ! 

Les deux seraient judicieux.

Marcher le parcours peut vous permettre de prendre le temps nécessaire à la réflexion et/ou au dessin du croquis des trous.

Google earth peut être une bonne base pour le repérage des distances pour les mises en jeu,

il faudra certainement apporter des corrections, toutes les zones n’étant pas nécessairement visibles via ce support.

Néanmoins votre réflexion sur la stratégie à mettre en place peut, dans un premier, s’effectuer grâce à ce support.

Les distances des obstacles s’obtiendront aisément, ainsi que les lignes de jeu optionnelles.

Je vous conseille donc de passer par cette première étape, pour dégrossir la reconnaissance, et apporter des mesures concrètes.

Les profondeurs de green et positionnement des obstacles seront également facile à déterminer. 

Une première découverte du parcours en marchant me semble être une bonne chose. Vous pouvez aussi visualiser le trou en le regardant depuis le green, et pas seulement depuis le tee de départ. Cette "lecture" inversée peut vous apporter un autre éclairage sur les zones de tombées de drives.

Vous aurez le temps d’effectuer des mesures, dessiner vos trous ou encore repérer les zones, tout en vous projetant dans une configuration des trous liée au climat, et aux conditions de la saison ; parcours jauni par la sécheresse ou bien ramolli par la pluie.

Ce moment est très précieux et ne doit pas être négligé.

Si vous prenez notre exemple sur le Tour, le caddy ira seul ou avec son joueur marcher systématiquement les 18 trous, alors que nous avons un carnet très bien fait à notre disposition.

C’est l’un des moments de la semaine très important puisqu’il nous permettra de valider la stratégie, valider les zones de jeu et options possibles.

On en profitera pour valider les informations contenues dans le carnet, distances, dénivelés, pentes, boussoles, hauteurs d’arbres, de roughs et autres profondeurs de bunkers et j’en passe.

Cette marche mérite d’y consacrer du temps, comptez au moins 2 heures pour 18 trous.

Il n’est pas rare de jouer des trous différemment une fois cette première approche effectuée.

Vient enfin le moment d’aller jouer.

Vous aurez à votre disposition les différents éléments indispensable à la mise en place de votre jeu et la possibilité de vous pencher sur vos options plus concrètement.

Ce moment de jeu doit être consacré aux tests des clubs que vous pourriez utiliser sur tel ou tel trou, mais aussi et surtout à apprivoiser la surface sur laquelle vous allez jouer.

Vitesse et dureté des greens, des fairways afin de déterminer vos points de chute ainsi que les techniques de petits jeu que vous mettrez en place lors de la compétition.

Votre habileté et votre ingéniosité seront sollicités pour répondre aux problèmes proposés.

Peut-être faudra t’il user de coups roulés ou encore accentuer son dosage au putting.

Là aussi le temps de jeu de la partie ne devra pas être augmenté.

Sur le Tour des règles strictes sont mises en place.

Les joueurs peuvent remettre une balle seulement lors de la mise en jeu, et de l’attaque d’un green, ils pourront refaire deux approches et/ou deux sorties de bunker, bien entendu pas systématiquement.

Si le coup est jugé réussi par un arbitre, ils n’auront pas toujours la possibilité de remettre une balle notamment sur les départs et fairways.

Une vigilance accrue de leur part autour des greens évitera une partie de reconnaissance interminable.

Pour le putting, même chose, refaire un ou deux putts pour jouer une zone probable de positionnement de drapeau est possible, mais pas quatre ou cinq. 

“Vraiment je vous en prie, organisez-vous pour respecter les temps de jeu. Vous aurez à disposition des zones d'entraînements pour vous exercer ou vous pourrez vous exprimer autant de temps que vous le souhaiterez.”

En définitive, le moment de la compétition est arrivé, vous devriez être prêt techniquement, votre attention devrait être portée sur les spécificités de jeu du parcours abordé.

Autrement dit, vous concentrez sur les options, spécificités du parcours, et des conditions de jeu.

La météo :

Lors de votre étude du parcours à jouer, il sera déterminant de s’informer sur les conditions météorologiques du moment de l'événement.

De nombreuses applications permettent d’être assez précises, comme par exemple, Météo & Radar, Accuweather, Windy, Météo-France... Notamment au niveau du vent, et des précipitations.

Le sens du vent, peut être proposé par heure sur certaines d’entre elles.

Cette information vous permettra de réfléchir aux options que vous pourriez prendre en fonction des évolutions de température dans la journée, de la force du vent et de sa direction qui peut varier au cours de la partie.

De ce fait, on pourrait très bien envisager un premier neuf trous le matin assez frais jusqu’à 10 heures par exemple, et un vent du nord, qui compliquera votre aller, mais qui tournera par la suite, laissant présager un retour plus facile à négocier.

La patience serait alors de rigueur.

A l’inverse, des risques d’orages pouvant aller jusqu’à l’interruption pourrait vous demander d’être dès le premier trou en condition de profiter de cette clémence.

Il sera aussi judicieux de préparer les parfois longs moments d’attentes avant une reprise.

Livres, écouteurs et surtout chargeurs ; ) pour attendre dans les meilleurs conditions.

Cela permettra aussi de réfléchir à la façon de constituer votre sac.

En effet, il sera parfois judicieux de choisir le gros sac, protégeant bien votre matériel de la pluie, et vous permettant de transporter vos tenues de pluie, parapluie, et autres gants de rechanges et serviettes supplémentaires.

Le sac portable sera certainement une bonne option, si vous savez d’ores et déjà qu’il fera chaud et sec.

Concernant l’option du carnet de parcours, plusieurs options sont à votre disposition :

Souvent des carnets sont proposés par les clubs.

Attention tout de même à leur format et aux indications y figurant ?

Malheureusement beaucoup sont davantage des souvenirs à ramener chez soi que vraiment un apport d’informations tangibles sur le parcours concerné.

Il vous faudra surement un feutre pour y ajouter des infos.

Le meilleur support restant un format papier qui vous permettra d’ajouter un maximum d’infos.

Le site internet www.carnetsdeparcours.com vous offre la possibilité d’un carnet en papier assez intéressant à un prix abordable.

Faute de trouver ce qui vous conviendrait, la solution du “fait maison” peut être judicieuse.

Il aura la forme définitive informatisée ou de croquis.

L’important n’étant pas forcément le respect de l’échelle ni la beauté du rendu mais le report des informations pertinentes. 

Je ne peux que vous encourager à marcher, et jouer le parcours, prendre le temps de constituer votre carnet, pour être prêt à affronter le parcours dans les meilleurs conditions.

Cet investissement en temps est précieux et ne devrait pas être négligé.

La nouvelle règle concernant les jeunes ne leur permettra plus d’utiliser les télémètres. il leur faudra prendre ce temps pour s’armer d’un outil très puissant qu’est le carnet de parcours.

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