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Open de Saint-Omer 2015: 12 golfeurs en 2 coups après 1 tour

Terry PILKADARIS, premier leader à Saint-Omer

156 joueurs ont pris le départ du 1er Tour du Najeti Open ce jeudi, et c’est un Australien de 41 ans, habitué de Saint-Omer, Terry PILKADARIS et un Belge, Hugues JOANNES, 26 ans, première saison sur le Challenge tour, qui tirent leurs épingles du jeu. 37 français ont pris le départ de ce tournoi, et c’est le lyonnais Sébastien Gros qui mène son camp.

Sommaire de cet article consacré au premier tour du Najeti Saint-Omer 2015

  1. Des leaders aux antipodes
  2. Un premier tour pour se mettre en jambes
  3. Les français jouent placés à Saint-Omer

Des leaders aux antipodes

Avec le score de 66 (-5), ils sont à un coup du record du parcours établi par l’Australien Brett RUMFORD en 2003.

Terry Pilkadaris a déclaré « j’arrive de l’Asian Tour où je jouais bien mais je ne scorais pas. C’est ma sixième participation ici à St Omer et c’est un véritable avantage de connaître le tracé. Le principal est de garder la balle en jeu. Je rentre un joli putt au 12 avec une belle pente et je poursuis sur ma lancée avec birdie au 13 et au 14 ».

A 41 ans, Pilkadaris dénote dans le champ des joueurs présents ici à Saint-Omer pour cette épreuve du Challenge tour, circuit d’accession à l’élite européenne.

Généralement, la moyenne d’âge est plus basse, et on retrouve plus fréquemment des golfeurs comme l’autre co-leader, le jeune belge, Hugues Joannes, qui à 26 ans, et après des études aux USA a décidé de vivre à fond sa passion pour le golf.

« C’est la seconde fois que je viens à St Omer. Le parcours est plus sec et plus rapide que l’année dernière. Ici, il faut être patient et ne pas s’énerver si on prend un bogey. J’ai fait un aller et un retour équilibrés. J’ai eu un peu de chance car mes putts étaient courts donc plus faciles. J’ai bien placé ma balle sur les greens. Le vent annoncé demain ne me dérange pas trop car mes trajectoires de balles sont assez basses ».

Le belge Hugues Joannes

Un premier tour pour se mettre en jambes

A ce stade du tournoi, les jeux sont loin d’être faits. Douze golfeurs se tiennent en deux coups.

Si Pilkadaris et Joannes ont joué moins six, ils sont en fait une cinquantaine à avoir joué sous le par, soit un tiers du champ de joueurs.

Comme le décrit Joannes, les conditions de jeu ont été favorables au score bas. Peu de vent, un terrain roulant, il faudra voir sur la suite de l’épreuve si autant de joueurs peuvent scorer aussi bas avec régularité.

La patience n’est pas forcément la meilleure stratégie pour gagner, car il y a toujours un joueur pour « envoyer du gros » sur un tour, et prendre un avantage décisif.

Ce vendredi, les joueurs auront surtout le cut en tête.

Au vue des scores actuels, il pourrait se situer à plus un, ce qui ne laisse pas beaucoup de place à la moindre erreur pour les 155 prétendants.

Précisons qu’il y a déjà eu un retrait (Andrea Rota).

Pour Clément Rameaux, jeune joueur d’Ormesson, 1599ème à l’ordre du mérite mondial, et dernier du premier tour avec un score de 82, les chances de passer le cut sont déjà envolées.

Les français jouent placés à Saint-Omer

Rien ne sert de partir trop vite si ce n’est pas pour arriver premier à la fin !

Cela fait bien longtemps qu’un français n’a pas inscrit son nom tout en haut du leaderboard final à Saint-Omer.

Le dernier étant Sébastien Delagrange en 2001 pour la cinquième édition du tournoi, et qui en avait profité pour fixer le record du parcours à 63.

En 18 éditions, ce ne sera finalement arrivé que trois fois, Delagrange ayant succédé à Pascal Edmond, vainqueur en 2000, et Cédric Hoffstetter, vainqueur en 1997 pour le tout premier Open de Saint-Omer, comptant alors seulement pour le tour français.

Comme le confiait Jean-Jacques Durand, le président du tournoi, 37 golfeurs tricolores sont au départ, et c’est le résultat d’une forte collaboration avec la fédération française de golf pour donner plus de chances aux bleus de s’aguerrir sur un parcours du Challenge Tour.

Souvent les jeunes français n’ont pas un accès facile aux grandes épreuves européennes. Saint-Omer leur octroie l’opportunité de non seulement jouer à domicile, mais aussi de jouer contre les meilleurs golfeurs de l’antichambre du grand tour.

Sébastien Gros, meilleur français

Alors que l’an passé, on comptait sur Julien Guerrier, autour d’un bon départ, mais finalement impuissant contre l’espagnol Jordi Garcia Pinto, cette année, c’est autour de Sébastien Gros de nous faire espérer au sacre d’un bleu sur ce tournoi du nord de la France.

Pourtant, Sébastien, septième à moins trois, découvre le tournoi : « J’ai fait un départ poussif du Tee n°10. Sur ce parcours, il faut être tranquille du 10 au 18. Aujourd’hui ça s’est offert à moi comme ça d’être plus opportuniste sur les trous de l’aller. J’ai de la chance au 18, je rentre un putt de 7 mètres puis un très bon putt au 3. »

Déjà auteur d’un bon début de saison, Sébastien admet qu’il est toujours mieux de bien démarrer un tournoi « Tous les scores sous le par à prendre sont toujours bons. Et c’est encore mieux quand c’est le premier. Cela permet de mette un pied dedans de la meilleure des manières. Bref, une partie très satisfaisante surtout que j’ai démarré par le retour, la partie la plus difficile. »

Juste derrière Sébastien, on retrouve Baptiste Chapellan, Edouard Dubois et Thomas Linard en 69.

Comme quoi, tout ne repose pas sur les seules épaules de Gros. Ils sont neuf dans les cinquante premiers. Un bon ratio par rapport à 37 engagés sur 156 !

Suite ce vendredi pour le deuxième tour que les organisateurs espèrent suivis par de nombreux spectateurs dans la mesure où pour la première fois, le tournoi est accessible gratuitement.

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