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Test TaylorMade Mini-Driver SLDR

Club inclassable, le Mini-driver n’est pas comme son nom pourrait l’indiquer un driver, mais ce n’est pas non plus un bois de parcours classique. Entre les deux, nous avons testé le mini-driver depuis un tee de départ, et au trackman pour comprendre les bénéfices de ce club de golf hors du commun.

Test TaylorMade Mini-Driver SLDR

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Préambule au test du Mini-Driver TaylorMade SLDR

Pour ce test réalisé au sein du magasin US Golf de Champagne au Mont d’Or, sous le contrôle de notre consultant matériel, Clément Morelle, qui a mis à notre disposition un simulateur trackman*, nous avons testé un mini-driver TaylorMade SLDR 12°.

Ce mini-driver nous a été proposé en loft 12° sur un shaft Fujikura Speeder 57 regular graphite, modèle standard pour ce club.

Un shaft dont le poids est de 54 grammes, ce qui ne varie pas quel que soit la flexion choisie entre regular, stiff ou extra-stiff.

Pour les caractéristiques de ce mini-driver, la tête du club est effectivement plus petite que celle d’un driver classique, à savoir 260 cc au lieu de 460cc pour les versions classiques ou 430cc pour les versions pros.

Rappelons qu’un bois de parcours n°3 SLDR présente une tête de 155cc. Le mini-driver est donc bien un intermédiaire entre le driver et le bois 3.

Par rapport à un bois de parcours classique, la forme de tête est beaucoup plus bombée, ce qui n’est pas adapté à une utilisation sur le parcours, et sans tee de départ.

Le lie est de 57°, soit une différence de 2 à 5° par rapport à un lie de bois 3 SLDR classique.

En termes de longueur de shaft, le Mini-driver est mesuré à 43,5 inches, soit 0,25 inches de plus qu’un bois 3 classique, et 2 inches de moins qu’un driver.

Concernant le swing weight, le mini-driver est réglé en D3 alors que les bois de parcours et driver TaylorMade dans la gamme SLDR sont en D4.

Dimension des clubs de la gamme SLDR

Pour les tests de clubs de golf, nous veillons à utiliser le même type de balle, afin de ne pas fausser les mesures entre les différents produits essayés.

L’essai a été mené par un golfeur amateur masculin d’1m83, disposant d’une vitesse moyenne de swing avec un bois de parcours de 89,5 mph (143 kmh).

Nous lui avons demandé de taper une dizaine de balles avec ce mini-driver pour comparer les données avec les autres clubs de notre panel.

*Le trackman a été réglé pour des conditions estivales (température de l’air et dureté du sol).

Quelques mots sur le mini-driver SLDR

Clairement conçu pour les golfeurs qui ne se sentent pas à l’aise avec un driver sur le tee de départ, et qui utilisent un bois de parcours à la place, le mini-driver se veut une sorte de produit hybride entre le driver et le bois de parcours, pour tenter d’apporter le bénéfice de l’un à l’autre.

Pour caricaturer, les caractéristiques de ce club en font clairement un produit situé entre les deux !

Longueur de shaft, taille de la tête, lie…tous les principaux paramètres d’un club de golf ont été crantés de telle façon qu’il s’agit d’un club relativement inclassable dans l’une ou l’autre des habituelles catégories concernant les bois.

La question est de savoir s’il y a un réel marché pour ce produit, tout de même vendu 280 dollars en version classique ou 380 dollars en version Tour Preferred.

Pour statuer sur ce test, les questions qu’il convient de se poser sont :

  • Est-ce que ce club est tolérant ?
  • Est-ce que ce club est puissant ?
  • Est-ce que ce club donne une meilleure précision entre la dispersion, et la plage d’atterrissage

Tolérance ?

Précisons que pour nos tests, nous n’avons pas fitté les club ou changé les shafts, mais bien testé ce qui nous était proposé par la marque.

Tolérance

Pour déterminer la tolérance d’un club de golf, nous utilisons la mesure du smash factor, qui est le rapport entre la vitesse de swing du golfeur, et la vitesse de balle générée après l’impact.

Ce ratio peut aussi bien témoigner de la tolérance du club que de la restitution d’énergie de la face.

Concernant le Mini-driver, nous constatons qu’il s’agit effectivement d’un des clubs les plus tolérants comparés à des bois de parcours, avec un smash factor de 1.45, un ratio plutôt élevé.

En fait, c’est à ce jour un des niveaux les plus élevés pour un club TaylorMade, cependant, cela ne surpasse pas les mesures que nous trouvions déjà avec le JetSpeed, un bois TaylorMade justement adapté pour Monsieur Tout le monde.

Sur ce seul point, nous serions plus enclin à recommander un JetSpeed car plus conventionnel, et donc plus adapté à l’usage habituel d’un bois 3 entre tee de départ, et usage sur le fairway.

Toutefois, pour les golfeurs à la recherche d’un gain en vitesse de balle, le mini-driver présente de bons arguments (130 mph pour une vitesse de swing de 89,9 mph), soit l’une des plus élevés depuis que nous testons des bois 3.

Notez que nous ne trouvons pas à ce stade, un écart supplémentaire significatif par rapport à d’autres bois TaylorMade, comme le JetSpeed, le SLDR ou le SLDR S.

Puissance ?

Puissance

Concernant la puissance, pour isoler celle qui peut être imputée au golfeur, nous prenons en compte un rapport que nous appelons le degré d’efficacité.

Ce rapport est un calcul entre la vitesse de swing produite par le testeur, et la distance parcourue au carry en yards par le coup tapé avec le club.

Plus ce taux est élevé, et plus cela signifie que le club est en moyenne efficace ou puissant.

En la matière, le mini-driver SLDR est bien l’un des clubs potentiellement les plus puissants du segment des bois de parcours.

Avec une mesure de 2.58, il se situe dans le top-5 très serré des bois les plus efficaces entre vitesse de swing et portée de la balle.

A ce stade de nos tests, cinq clubs sont à la bataille.

Deux Callaway, et trois TaylorMade, tous compris entre 2,62 et 2,56 de degré d'efficacité.

Pour autant, le Mini-driver ne se distingue pas comme supérieur à ses rivaux.

Si vous cherchez le bois de parcours n°3 qui envoie le plus loin. Pour l’instant, nous recommandons la version classique du SLDR, mesurée à 188 mètres de moyenne, contre 182 mètres pour le mini-driver.

Précisons par rapport à tous nos résultats affichés que le shaft joue pour beaucoup dans les écarts de distances. Un fitting adapté pourra contredire chaque résultat…cependant, la tendance des produits standards n’est pas à occulter, car, en magasin, ce sont bien ces produits que vous allez retrouver.

Précision et dispersion ?

Dispersion et précision

Cette question vous intéresse généralement tout autant que la distance, et pourtant, c’est l’une des plus difficiles à trancher de manière objective.

Quelle est la part de performance imputable au testeur, quelle est la part imputable au club ?

Nous publions une réponse, car nous considérons qu’à testeur égal, le seul paramètre qui change est bien le club.

Cependant, les résultats publiés ci-dessus peuvent être différents pour d’autres joueurs de golf.

De manière objective, nous prenons en considération deux paramètres : la dispersion latérale moyenne, et la dispersion entre la balle la plus courte et la plus longue.

En plus de ce paramètre, pour ne pas tomber dans le piège des moyennes entre un coup tapé 10 mètres à gauche, et un coup tapé 10 mètres à droite qui donne une moyenne….de 0.

Nous prenons en compte le nombre de balles tapées le plus près du centre du fairway, soit 5 sur 10 pour le mini-driver, soit un résultat plutôt moyen.

Comparaison de la dispersion du SLDR Mini-driver par rapport aux autres bois de parcours SLDR

Toutefois, par rapport à d’autres produits TaylorMade testés (SLDR normal et SLDR S), ce résultat est plutôt supérieur.

Autre élément intéressant, et qui indique le niveau de tolérance du club par rapport aux coups décentrés, l’écart entre la balle la plus courte, et la plus longue n’est que de 35 mètres au lieu de 27 mètres en moyenne pour le testeur.

Ceci dit, plus un club est long, et plus la précision baisse.

Verdict, le mini-driver est un club, certes maniable et tolérant, mais en termes de résultat, nous ne pouvons pas dire qu’il est plus précis et moins dispersant qu’un autre. C’est en fait très équivalent, et donc pas de gains notables.

Bilan du test :

Le concept a le mérite d’exister et de susciter un intérêt.

D’un point de vue purement technique, nous n’avons pas trouvé d’avantages concurrentiels, si ce n’est qu’il s’agit plutôt d’un des meilleurs bois du marché.

Bilan du test Mini-driver

A bien y réfléchir, ce produit a réussi un buzz médiatique qui dépasse l’utilisation réelle qu’il aura dans les sacs de golf.

Le mini-driver s’adresse à un petit segment de marché de golfeurs qui effectivement ne se sentent ni à l’aise avec un driver, ni avec un bois de parcours.

Comprenez en fonction de certaines situations bien précises, comme un par-4 étroit où le joueur a peur de trop s’écarter de la trajectoire idéale.

Pourtant, sur ce point, nous aurions tendance à relativiser le bénéfice.

En dispersion latérale, un mauvais coup de mini-driver vous place aussi mal qu’un mauvais coup de driver.

La seule différence étant qu’il va légèrement moins loin.

C’est un club qui fait le « travail » avec un smash factor et un degré d’efficacité élevé. La coexistence des deux ratios n’étant pas toujours chose commune à tous les bois

L’angle de lancement est modéré et le taux de spin (3600 tours) parfaitement dans la moyenne pour un club qui fait de la distance.

Les principaux points à retenir concernant le Mini-driver

En conclusion, c’est un produit qui génère de la performance, dans la lignée des meilleurs bois TaylorMade, mais ce n’est pas aussi spectaculaire que l’on aurait pu l’imaginer.

N’oubliez pas que ce club ne peut pas s’utiliser en-dehors du tee…

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