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Test bois de parcours TaylorMade SLDR contre SLDR S

Comment s’y retrouver dans l’offre de bois de parcours de la marque TaylorMade ? Mini Driver, JetSpeed et maintenant SLDR en deux versions : classique et S ! Nous avons voulu tester les deux derniers bois de parcours, et vous proposer un comparatif. Le SLDR est-il vraiment le bois de parcours donnant le moins de spin du marché ?

Comparatif entre les bois de parcours TaylorMade SLDR et SLDR S

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Préambule

Pour ce test réalisé au sein du magasin US Golf de Champagne au Mont d’Or, sous le contrôle de notre consultant matériel, Clément Morelle, qui a mis à notre disposition un simulateur trackman*, nous avons testé deux bois de parcours TaylorMade, fournis aimablement par la marque : à savoir le SLDR et le SLDR S.

D’une part, le bois de parcours SLDR testé était un bois 3 de loft 15° avec un lie compris entre 59 et 62°. Sur ce produit, le volume de tête est de 155 cc.

La longueur du shaft est standard (43,25 inches) pour un swing weight en D4.

Le shaft utilisé pour le test a été un graphite regular Fujikura Speeder 57 de 68 grammes avec un torque de 3.5.

D’autre part, le bois de parcours SLDR S était un bois de loft 15° avec un lie de 57° (légèrement inférieur au SLDR) et un volume de tête légèrement supérieur à 165 cc.

Pour une longueur de shaft identique, le swing weight est pourtant très différent : D2.5 pour la version S.

Le shaft utilisé pour le test a été un graphite regular Fujikura Speeder 65 de 69 grammes avec un torque de 3.5.

Passé ces considérations techniques, il faut retenir que d’un côté le SLDR se veut un club de performances pures, et le SLDR S, un club plus accessible, et surtout plus tolérant, d’où les 10 cc supplémentaires en volume de tête.

Très semblables, au moins visuellement, ces deux clubs se distinguent aussi au niveau du prix, puisque le SLDR est à 249 $ prix tarif contre 229 $ pour le SLDR S.

*Le trackman a été réglé pour des conditions estivales (température de l’air et dureté du sol).

Pour statuer sur ce test, les questions qu’il convient de se poser sont :

  • Est-ce que ce club est tolérant ?
  • Est-ce que ce club est puissant ?
  • Est-ce que ce club donne une meilleure précision entre la dispersion, et la plage d’atterrissage

Tolérance ?

Précisons que pour nos tests, nous n’avons pas fitté les club ou changé les shafts, mais bien testé ce qui nous était proposé par la marque.

Le SLDR S parmi les bois les plus tolérants !

Pour déterminer la tolérance d’un club de golf, nous utilisons la mesure du smash factor, qui est le rapport entre la vitesse de swing du golfeur, et la vitesse de balle générée après l’impact.

Ce ratio peut aussi bien témoigner de la tolérance du club que de la restitution d’énergie de la face.

Conformément à ce qui est annoncé par TaylorMade, la version S est nettement plus tolérante par rapport à la version classique SLDR. Le smash factor du S est de 1,44 contre 1,42 pour l’autre modèle.

Conséquence, la vitesse de balle générée par le S est légèrement supérieure alors que pourtant la vitesse de swing du testeur a été très légèrement plus faible, à savoir 90,6 contre 91 mph avec le SLDR.

Sachant que l’idéal en termes de smash factor se situe autour 1.50 et au-delà, un smash à 1.44 est déjà une très bonne note qui laisse penser qu’un amateur pourra trouver de la performance avec ce club, sans pour autant être un as de la vitesse de swing.

Toutefois, dans l’offre, TaylorMade, le JetSpeed (smash factor de 1.45) semble toujours être le club le plus tolérant, même d’une courte tête.

A contrario, même si un ratio de 1.42 n’est pas très éloigné de l’idéal, le SLDR confirme qu’il est plus exigeant.

Puissance ?

Le SLDR assurément le bois de parcours le plus puissant de notre panel

Concernant la puissance, pour isoler celle qui peut être imputée au golfeur, nous prenons en compte un rapport que nous appelons le degré d’efficacité.

Ce rapport est un calcul entre la vitesse de swing produite par le testeur, et la distance parcourue au carry en yards par le coup tapé avec le club.

Plus ce taux est élevé, et plus cela signifie que le club est en moyenne efficace ou puissant.

Dans cette catégorie, le TaylorMade SLDR arrive largement en tête de notre classement !

A ce stade de tests, les résultats ne sont pas forcément sur des écarts conséquents. Toutefois, le SLDR est pour l’instant le seul club que nous avons réussi à monter au-dessus de 2,60 de degré d’efficacité, et cela tient en grande partie à la promesse tenue par TaylorMade d’un taux de spin extrêmement réduit.

Aucun autre bois de parcours testé n’a pour l’instant donné un taux de spin inférieur à 3300 tours pour notre testeur !

Avec seulement 3260 tours, le SLDR qui a déjà l’angle de lancement le plus élevé de notre panel (cf tableau précédent – 19,8° contre 18,2° en moyenne) porte la balle nettement plus loin, soit 188 mètres en moyenne pour une vitesse de swing de 91 mph.

Rappelons qu’en moyenne, le testeur a swingué les bois 3 depuis un tee à une vitesse moyenne de 89,6 mph.

N’étant pas le club le plus tolérant ou celui qui permet la production d’une vitesse de balle la plus optimisée pour un amateur, le SLDR joue donc beaucoup sur cette capacité à réduire le taux de spin de près de 400 tours en moyenne par rapport à tous les autres bois du marché, y compris le JetSpeed, et le SLDR S, les autres produits TaylorMade.

Précision et dispersion ?

Le SLDR S plutôt précis mais autant dispersant que le SLDR

Cette question vous intéresse généralement tout autant que la distance, et pourtant, c’est l’une des plus difficiles à trancher de manière objective.

Quelle est la part de performance imputable au testeur, quelle est la part imputable au club ?

Nous publions une réponse, car nous considérons qu’à testeur égal, le seul paramètre qui change est bien le club.

Cependant, les résultats publiés ci-dessus peuvent être différents pour d’autres joueurs de golf.

De manière objective, nous prenons en considération deux paramètres : la dispersion latérale moyenne, et la dispersion entre la balle la plus courte et la plus longue.

En plus de ce paramètre, pour ne pas tomber dans le piège des moyennes entre un coup tapé 10 mètres à gauche, et un coup tapé 10 mètres à droite qui donne une moyenne….de 0.

Nous prenons en compte le nombre de balles tapées le plus près du centre du fairway, soit 4 sur 10 pour le SLDR et 5 sur 10 pour le SLDR S, légèrement moins dispersant.

Tolérant ne veut pas dire beaucoup moins dispersant !

Et dans les deux cas, les modèles SLDR ne sont pas nécessairement les clubs les moins dispersants, souvent le revers de la médaille de la longueur…

En revanche, le SLDR S présente une plage d’écart entre la moins bonne et la meilleure balle qui est assez restreinte à seulement 21 mètres, contre 26 mètres en moyenne pour le panel des clubs testés.

A l’inverse, le SLDR donne une plage d’écart de 32 mètres, confirmant une nouvelle fois qu’il peut être plus performant pour l’amateur, mais au prix de la régularité, et de la précision.

Bilan du test :

Il n’y a pas tromperie sur la marchandise ! Le SLDR est pour l’instant le bois de parcours le plus performant que nous ayons pu tester.

En revanche, il n’est pas le plus simple à manier, et à exploiter à 100% pour un amateur.

L’offre TaylorMade nous paraît plus lisible. SLDR pour les très bons index, SLDR S pour les index intermédiaire, et JetSpeed pour les index plus élevés.

De notre point de vue, un très bon amateur pourra utiliser les trois, sauf à chercher absolument un gain de 5 à 10 mètres, et alors, le SLDR sera un risque adapté.

Pour les amateurs à 15 d’index et au-delà, le choix du SLDR S peut se révéler intéressant surtout quand on cherche plus de régularité.

Et pour dire un mot du JetSpeed, déjà testé et publié sur notre site, son smash factor très élevé doit toujours en faire un produit à regarder sérieusement.

Comparaison des deux bois de parcours TaylorMade

Au final, entre le SLDR et le SLDR S, la tentation est grande de choisir le premier nommé pour aller gratter quelques mètres en plus. Maintenant, si vous êtes plus raisonnable, et visez la régularité, le choix de la raison devrait se porter sur le SLDR S.

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