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Quand faut-il changer de sandwedges ?

Si vous jouez au golf régulièrement, et que vous emmenez un, deux ou même trois sandwedges dans votre sac de golf, vous avez peut-être noté que ces clubs ont plus souvent tendance à subir les effets de l’usure, notamment sur la face, et sous la semelle. Mais quand définir qu’un tel club est trop usé pour être performant ?

Sommaire de l'article sur le renouvellement des sandwedges au golf

  1. Des wedges soumis à rude épreuve
  2. La performance d’un wedge, c’est le taux de spin qu’il génère !
  3. Test au trackman de différents wedges en fonction de l’ancienneté
  4. Mon conseil

Des wedges soumis à rude épreuve

Dans un sac de golf classique, composé de deux sandwedges, on remarque que très souvent les clubs qui sont les plus marqués sont ces clubs plus exposés que d’autres aux chocs et aux traces.

Si vous utilisez un fer 3 ou 4 plus de deux ou trois fois par parties, c’est déjà le bout du monde. Au contraire, vous pouvez être amené à sortir un de vos wedges sur presque tous les trous, et selon votre niveau de jeu.

Un très bon golfeur pourra avoir besoin de faire un plein coup de wedge à 80 mètres du trou pour aller chercher le drapeau, alors qu’un golfeur en difficulté sur son approche, pourrait avoir besoin de sauver le par avec une approche-putt joué avec un wedge à dix mètres du green.

Ces clubs offrent une grande variété de possibilités, surtout que l’on peut varier les lofts et les bounces en fonction des distances, et des lies à jouer.

Les sandwedges peuvent donc être plus rapidement abîmés ou usés que tous les autres clubs du sac.

En plus de la fréquence d’utilisation, est en cause, les conditions de leur usage !

Dans le rough, dans le sable, sur un chemin, derrière un arbre, dans des herbes hautes, au bord de l’eau, sur des cailloux, sur des racines… tout un tas de situations qui font que les clubs peuvent se marquer.

L’usage le plus fréquent étant dans le sable où le seul contact suffit à générer un phénomène d’abrasion qui agresse la peinture du wedge sur la semelle et sur la face.

Pourtant, ce ne sont pas ces signes extérieurs très visibles qui peuvent être pris en compte pour décider de changer un wedge, sauf à accorder de l’importance à l’aspect esthétique du club.

La performance d’un wedge, c’est le taux de spin qu’il génère !

Un élément est déterminant quant à la bonne utilisation d’un sandwedge sur le parcours : le taux de spin généré après le contact/frottement de la balle avec la surface (face du club).

Ce taux de spin ou taux de rotation de la balle sur elle-même donne à la balle son pouvant stoppant une fois posée sur le green.

Cette notion de pouvoir stoppant ou d’effet rétro est intimement lié à la surface sur laquelle la balle va se poser.

En clair, cela a de l’intérêt principalement quand on approche le green, surface de gazon ras plus réceptive à ce type d’effets.

La différence entre une bonne et une mauvaise carte de score peut se mesurer à la capacité d’un golfeur a justement maîtrisé ses approches au plus près des drapeaux.

Il doit non seulement bien gérer la distance en vol pour atteindre le drapeau, mais aussi la distance que la balle va parcourir au sol pour s’arrêter le plus vite possible.

Le paradoxe du wedging, c’est que vous cherchez à faire voler la balle sur la plus grande distance possible tout en espérant qu’une fois en contact avec le sol, au contraire, elle s’arrête très rapidement.

Cet enjeu ne se pose pas au driving ou pour le jeu de fers.

Donc pour savoir si vos wedges sont toujours efficaces, la question qui est primordiale, c’est « est-ce qu’il donne toujours le bon niveau de spin pour vos approches sur le green ? »

Bien entendu, les marques ne cessent d’innover, et si vous faites attention à leurs communications, chaque année, comme pour les drivers, elles vous vantent de nouveaux progrès technologiques qui vous permettront de donner toujours plus de spin à vos balles !

La forme, l’écartement et la profondeur des rainures sont au cœur de tout cet argumentaire.

Si les professionnels qui jouent sur le tour sont obsédés par le fait que les rainures de leurs clubs soient au « top », bien souvent, les amateurs oublient de les nettoyer, laissant parfois des grains de sables, et du gazon écrasé collé à de la terre…comment voulez-vous juger de la qualité du wedging dans ces conditions ?

Et surtout, comment pouvez-vous mesurer la qualité de vos approches quand vous êtes à 80, 60, 40 ou même 20 mètres de votre cible pour constater si la balle s’est arrêté un mètre plus tôt qu’avec un autre club ?

Serez-vous capable de faire la différence entre votre dernier wedge acheté et un wedge de dix ans d’âges ?

Naturellement, vous pourriez imaginer que le nouveau wedge sera terriblement plus performant que l’ancien modèle…

Test au trackman de différents wedges en fonction de l’ancienneté

Pour en avoir le cœur net, des enseignants de golf américains ont décidé de faire une petite étude au trackman des performances entre trois sandwedges : un modèle neuf, un modèle utilisé pendant un an, et un wedge utilisé depuis plusieurs saisons.

Pour pousser jusqu’au bout la logique d’un test pertinent, il convenait de taper des balles dans plusieurs situations de jeux :

  • Une approche lobée à moins de 10 mètres
  • Une approche punchée à près de 20 mètres
  • Une approche normale à près de 35 mètres
  • Et pour finir une approche de loin à près de 80 mètres

Des coups joués depuis le fairway en direction du green pour mesurer le taux de spin de la balle au moment de l’impact, et ainsi déduire son effet rétro.

Veuillez trouver ci-dessous les résultats de cette étude en termes de taux de spin (arrondis)


Comme vous pouvez le constater, le wedge neuf n’est pas systématiquement celui qui donne le plus de spin !

En somme, un wedge neuf ou ayant un an d’utilisation peut grosso modo donner des performances tout à fait équivalentes.

C’est plutôt rassurant sur la durée de vie de ces produits, qui à l’inverse d’une voiture, ne décote pas nécessairement de 30% à la sortie du magasin !


Le tableau ci-dessus illustre les écarts de taux de spin en tours par minute.

Un modèle neuf conserve un avantage sur les pleins coups à 20 mètres par rapport aux wedges usagés.

La réponse à la question posée initialement dans cet article commence à apparaitre avec ce deuxième tableau, et notamment les approches en bord de green ou au contraire, les pleins coups à 80 mètres.

En exprimant ces écarts en pourcentage, on constate qu’un vieux wedge perd jusqu’à 20% d’efficacité en termes de taux de spin, et de pouvoir bloquant par rapport à un wedge neuf ou peu usité sur les coups à dix mètres.

De même, qu’à 80 mètres, cette perte est de 6,6% même si moins flagrante !

Toujours envie de changer de sandwedges ?

Mon conseil

En conclusion, l’esthétique de votre wedge n’est pas le premier choix pour changer de modèle, et une pseudo usure visuelle n’est pas suffisante.

Vous devriez moduler votre stratégie d’acquisition en fonction de votre niveau de jeu, et donc de vos attentes en termes de qualité d’approche.

Plutôt que de changer de wedges tous les trois ou quatre ans, il peut être beaucoup plus intéressant de compléter votre arsenal par différents lofts (de 52 à 60°) ou par différents bounces (soft, medium ou high) pour vous adapter à une très grande variété de situations.

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