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Putters fittés contre putters non-fittés : Quels bénéfices ?


Le putting est un élément clé du jeu de golf, nous le savons tous. Pour autant, le choix d’un putter est probablement ce qui est le plus compliqué pour un golfeur amateur. Pour un clubfitter, c’est même le premier club qui devrait être systématiquement ajusté au joueur. Découvrez en chiffres, et de manière non-philosophique, ce que peuvent apporter quelques ajustements sur son propre putter.

Sommaire de l'article sur le match putter fitté contre putter non-fitté

  1. Les conditions du test
  2. Commençons par le putter non-fitté !
  3. Le processus (court) de fitting d'un putter
  4. Les bénéfices d'un club fitté quantifiés

Les conditions du test

Pour cet exercice, je me suis à nouveau porté volontaire pour tester concrètement la différence entre un putter standard (le mien), et un putter réglé à mon swing de putting.

Je me suis rendu chez Alexandre d’Incau, clubmaker/clubfitter à Seignosse pour comprendre sa méthode de fitting, et constater, chiffres à l’appui, les écarts entre mon putter, et un putter ajusté.

Sachant qu’une véritable séance de fitting peut durer plusieurs heures, et qu’il n’était pas encore question pour moi de changer de club, mais bien d’identifier un gain lié au fitting, nous avons travaillé à partir de mon putter, puis en fonction, d’exercices et de tests réalisés par le clubfitter, j’ai testé plusieurs formes de têtes, et plusieurs tailles de grips !

Et rien n’a été fait au hasard !

Le fitting d’un putter obéit à des règles de biomécaniques qu’un clubfitter professionnel doit connaître.

Et pour mesurer les résultats entre chaque putter, Alexandre d’Incau utilise un appareil de mesure professionnel appelé ZENIO dans la version Fitting Edition.

Cet outil bluffant (le plus léger du marché) fournit de nombreuses données instructives sur votre putting.

Trois éléments sont à retenir : la qualité de l’impact, la qualité du rythme, et la qualité de la position de la face (ouverte ou fermée).

La qualité de l’impact se mesure au nombre de coups réalisés dans une même zone de la face du putter.

La qualité du rythme se mesure entre le temps passé au backswing, à l’impact, et au forwardswing avec entre ses trois phases, un rythme toujours similaire.


Enfin, la qualité de l’ouverture ou la fermeture de la face se mesure en degrés au backswing, à l’impact, et au forwardswing.


Le ZENIO s’apparente à un outil qui se fixe sur le manche du putter, et auquel, on relie un capteur qui se colle sur la face de votre club.

Une fois que le ZENIO est fixé, il peut envoyer des données sur un ordinateur ou sur un mobile.

Comme nous l’explique à juste titre, Alexandre, ce qui compte au putting, ce n’est pas d’avoir un un geste parfait, mais de répéter régulièrement son geste, et même un mauvais geste répété régulièrement peut servir de bonne base de travail sur un putting-green.

Il n’est pas ici utile que je vous parle de moi, de mon swing de putting, et du nombre de putts que je joue par partie.

La question est de mesurer la qualité de mes putts avec mon putter, puis de comparer avec un autre putter, qui cette fois aura été choisi ou adapté en fonction de mes réelles qualités intrinsèques.

Ce qui veut dire que cet exercice est largement transposable sur un autre golfeur.

Plus que le résultat pour moi, je veux vous démontrer un processus pour vous.

Commençons par le putter non-fitté !

Dans le passé, j’ai déjà eu l’occasion de me mettre en scène concernant mon putter pour vanter les mérites des grips superstrokes.

A l’époque, je n’avais pas de ZENIO pour constater objectivement les résultats, et je m’étais fié à des résultats observés avec l’application pour smarthone Iping qui me donnait de premières indications.

Au final, j’avais donc cutté mon putter de 36 inches à 34, et installé un grip superstroke 3.0

Jusqu’à présent, je n’aurai jamais pensé devoir changer de putter, tant j’étais satisfait des sensations, et constaté un gain sur les greens.

Précision : il s’agit d’un putter Scotty Cameron New Design 2.5 avec un hosel droit (sans offset) datant de la fin des années 90.

Ci-dessous, les résultats constatés au ZENIO

Sur le graphique ci-dessus, vous pouvez constater que pour 7 balles tapées, les points d’impacts avec la face du putter sont tous différents !

Il y a donc aucune réelle régularité de mon putting.

Concrètement, cela se traduit comme l’exprime le tableau ci-dessus.

Ma note globale de qualité de putting avec mon putter a été de 59%, et se décompose en trois catégories :

  • Pour la régularité de l’impact, sur les 7 balles, j’ai obtenu la note de 41%.
  • Pour la régularité de mon rythme, j’ai obtenu la note de 67%
  • Et pour la régularité de mon arc de swing (open/close) et la position de ma face à l'impact, j’ai obtenu la note de 69%

Ce qui est intéressant, c’est que le ZENIO vous permet de vous situer sur chaque critère par rapport à l’idéal, et par rapport à ce qui se fait de mieux sur le tour professionnel.

La note globale des golfeurs pros est en fait proche de 87%

Sur le graphique, vous pouvez voir à l’aide des trois couleurs (rouge, jaune et vert), si la qualité de votre coup est médiocre, passable ou bonne.

La note de 59% est sans doute largement meilleure que celle que j’aurais eu sans le grip que j’ai changé, mais elle démontre que si mon rythme, et ma gestion de la face sont acceptables, ma qualité d’impact et donc de centrage de balle laisse à désirer.

Tel est le verdict pour un putter non-fitté sur mesure et spécifiquement pour moi.

Sans chercher à devenir un golfeur professionnel, peut-on améliorer ces résultats ?

Le processus (court) de fitting d'un putter

Au travers de quelques petits exercices, Alexandre a trouvé ma stratégie visuelle, et m'a démontré que j'étais un golfeur avec un oeil droit directeur, déjà sur ce point, mon putter n'était pas adapté.

Ensuite, il a aussi constaté que j’étais plus à l’aise avec les formes carrées que rondes, et pour améliorer ma qualité de centrage de balle, il fallait impérativement que je place mon oeil directeur au-dessus de la balle à l'adresse.

Et c’est là où on comprend pourquoi il existe autant de variétés de putters ! A contrario, j’ai rarement vu un vendeur en magasin m’expliquer aussi facilement et précisément, quel putter était fait pour moi.

Tous ces exercices ont ainsi pour but de définir le type de club ajusté à ma personne, et pas que mon swing…

A titre d’exemple, dans mon cas, il me faut un putter avec de l'offset justement pour que mon œil droit soit au-dessus de la balle à l’adresse, et de forme carré à l’exclusion de tout type de putter maillet. En fait, soit une lame ou soit un putter à tête carré comme un Cleveland Smartsquare ou un TaylorMade Daddy Long Leg.

Et enfin, sans me dédire, un grip plus large m’apporte plus de confort et de régularité dans la frappe, ce qui valide le choix d’un grip élargi comme le Superstroke.

Quand on réunit tous ces paramètres, nous obtenons un putter fitté.

Alexandre a tenu à préciser que pour ce test, il avait aussi travaillé sur le poids global du putter, et la répartition des masses.

Dans un laps de temps plus important, Alexandre aurait travaillé sur beaucoup d'autres aspects techniques du putter.

Les bénéfices d'un club fitté quantifiés

Je n’atteins pas encore la perfection sur le centrage, mais par rapport au putter non-fitté, cinq balles sur sept sont touchées dans la même zone ! Certes, ce n’est pas centré dans la face, mais je répète mon erreur !

Et comme vous pouvez le constater, mon score global atteint cette fois 80% à seulement 7 points de que l’on constate chez les meilleurs golfeurs professionnels.

Tous les compartiments de mon putting se sont trouvés améliorer.

Le plus spectaculaire est l’impact qui passe de 41 à 75%, passant de passable à bon, tandis que le rythme se rapproche de la perfection à 83% au lieu de 67%, devenant mon point fort.

Enfin, la régularité de mon arc de swing progresse de 69 à 82% !

Le résultat est certainement logique, mais c’est l’écart qui est intéressant entre un putter non-ajusté et un putter ajusté !

Vous serez peut-être surpris par la faiblesse des écarts entre mon dernier test, et ce qui est réalisé sur le tour.

  • D’une part, ce test n’est pas un essai à un, deux, cinq, dix ou quinze mètres du trou sur des greens patinoires !
  • Et d’autre part, la technique de putting est peut-être ce qui est le plus accessible pour un golfeur.

Néanmoins, avec quel putter, pensez-vous que j’aurai le plus de chances de rentrer mes putts ?

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