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Visualisation du parcours de golf

Vous allez prochainement disputer une compétition et avez déjà repéré le parcours, et même imaginé une stratégie de jeu mais comment préparer une partie de golf en compétition, en intégrant les éléments tactiques vues pendant la partie de repérage ? Les conseils d'Antoni Girod pour être parfaitement au point le jour J !

Visualiser un putt comme si vous y étiez !

Dans l'article précédent, Antoni nous présentait les premiers éléments à préparer dans l'élaboration d'une stratégie sur le parcours, avec notamment les éléments fixes (configuration et longueur des trous, obstacles, greens...), et les éléments variables (conditions météos, position des drapeaux,...).

Ci-dessous, il poursuit son approche en abordant la question de la visualisation du parcours...

Intérioriser son plan stratégique

Une fois que le repérage a été effectué, le golfeur a tout intérêt intérioriser son plan stratégique en le traduisant sous forme d’images internes.

Il va donc se repasser mentalement chaque trou du parcours en se voyant viser telle zone du fairway, choisir tel club à tel départ, etc.

Pour éviter les trop grandes distorsions entre la réalité et sa visualisation, il peut s’appuyer sur le film vidéo du parcours (s’il en a un) ou refaire un parcours de repérage en voiturette sans jouer réellement.

Il simule mentalement ses coups en suivant son plan stratégique et en y apportant éventuellement quelques ajustements.

Il peut également effectuer sa visualisation en s’isolant au club-house ou dans sa chambre d’hôtel et en consultant le carnet où il a dessiné schématiquement chaque trou et noté les caractéristiques importantes et les choix tactiques les plus adaptés.

Il existe deux modes de visualisation : associé ou dissocié.

Visualiser de manière dissociée consiste à se placer mentalement en position de spectateur de soi-même. Je me vois dans ma tête comme si j’avais été filmé et que je visionne ce film sur un écran de télévision interne.

L’image peut être accompagnée de son. Je vois et j’entends.

La stimulation sensorielle a ici deux dimensions : visuelle et auditive.

L’avantage de ce mode de visualisation est qu’il permet de se voir de différents points de vue (de face, de dos, de profil, d’en haut, d’en bas, de près, de loin). Il est très intéressant sur le plan de la lucidité et facilite la prise de recul par rapport à une compétition un peu trop chargée en stress.

Visualiser de manière associée consiste à imaginer la situation comme si on y était. Je ne suis plus spectateur de moi-même.

Je deviens acteur de mon film.

Ma visualisation prend une troisième dimension.

Au visuel et à l’auditif s’ajoute le kinesthésique. Tandis que j’imagine mentalement la scène, je ressens les choses comme si je les vivais physiquement et émotionnellement.

L’intérêt de ce deuxième mode de visualisation est qu’il permet de ressentir dans son corps la justesse de ses choix tactiques et ainsi de les confirmer ou bien de les réajuster.

La plupart du temps, ces deux modes de visualisation sont utilisés de façon complémentaire.

L’objectif étant d’intérioriser et de mémoriser un plan de bataille soigneusement étudié et vérifié.

Bien se préparer et visualiser avant de jouer sur le parcours de golf

Plus j’apporterai de soin à cette phase de préparation mentale et plus, le jour J, je me sentirai en confiance et je pourrai me concentrer facilement.

Car je n’aurai plus à me poser de questions ou à gamberger. D’autre part, il n’y a rien de plus stressant que de partir dans l’inconnu. Visualiser son plan de bataille est le meilleur moyen d’ajuster de manière optimale son niveau de stress.

Certains golfeurs rechignent pourtant à soigner leur préparation mentale. Ils estiment en effet que cela leur met de la pression sur les épaules. Ils pensent que s’ils se préparent en ne laissant rien au hasard, ils perdent leur droit à l’erreur.

Ils ont une obligation de réussite. Il est vrai que se préparer efficacement augmente considérablement les chances de succès, mais cela n’enlève en rien le droit à l’erreur.

D’autres golfeurs négligent leur préparation mentale car ainsi ils se ménagent une porte de sortie honorable en cas de contre-performance. Il est toujours plus confortable sur le plan de l’amour-propre de se dire qu’on aurait pu faire mieux si on avait tout fait pour bien se préparer.

Cependant, ce n’est pas en se voilant la face et en refusant d’admettre ses limites actuelles que l’on peut véritablement progresser sur du long terme.

Enfin, il est important de savoir qu’intégrer la visualisation dans sa stratégie de préparation à un tournoi peut être, comme tout ce qui est nouveau d’ailleurs, légèrement perturbant au début.

Une fois cette phase de “digestion” mentale effectuée, le golfeur pourra se rendre compte par lui-même de l’impact déterminant que la visualisation pré-compétitive peut avoir sur son niveau de performance et sur sa constance.

Il faut un temps d’adaptation et d’assimilation pour que cela rentre dans les habitudes du joueur et devienne automatique au même titre que le fait d’aller taper des balles au practice pour s’échauffer avant d’aller sur le parcours.

Antoni Girod, Consultant préparateur mental sur JeudeGolf.orgAuteur : Antoni Girod est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le mental dans le domaine du tennis et du golf : « Golf : préparation mentale », et «Tennis, la préparation mentale ».

Pour contacter Antoni : agirod@agperf.com

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