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L’importance du centre de gravité au putting

Comment mieux puter ?

Comme vous le savez sans doute, pour bien putter, il faut réaliser un contact solide et régulier avec la balle. Pour cela, le golfeur a besoin d’être stable, et de contrôler tous les éléments moteurs de son geste pour être consistant sur la plupart de ses putts. Découvrez en quoi votre centre de gravité, et le fait de le connaître peut vous aider à beaucoup mieux putter.

C’est ainsi que la plupart des amateurs se concentrent sur le fait d’avoir la tête bien droite, et la plus neutre possible pendant un putt.

En rédigeant cet article, j’ai voulu vous démontrer en quoi le fait de garder la tête immobile pour contrôler votre centre de gravité va devenir l’un de vos principaux atouts au putting.

Comment mieux putter ?

A partir du moment où votre tête bouge de manière excessive pendant un putt, cela va altérer le chemin de votre coup, le contrôle de la direction, et l’impact avec la face du putter.

Inconsciemment, à partir du moment où votre corps envoie ces informations au cerveau, ce dernier va essayer de manipuler les mains , la tête du putter, et le centre de gravité du corps par rapport à la balle de golf, pour essayer de vous remettre sur le bon chemin le plus rapidement possible.

La raison pour laquelle vous allez essayer de vous ajuster, même inconsciemment, vient du fait que votre corps fonctionne avec des mécanismes homéostatiques qui servent justement à se tenir droit, et à éviter de tomber par terre.

Ces mécanismes sont présents à tout moment et à chaque seconde de votre vie quotidienne.

Ces réponses automatiques de notre corps nous aide à marcher, nous asseoir ou même à jouer au golf.

Et plus l’action à réaliser est complexe, et plus ces réactions sont importantes.

Ce mode de fonctionnement de notre corps obéit un processus simple. L’information est donnée à notre cerveau par la vision, et par l’ouïe.

Ces éléments permettent à notre corps de contre-balancer en permanence des événements qui modifient notre centre de gravité, tel qu’un mouvement excessif de la tête.

Pour vous donner un exemple, si on pousse votre tête et votre buste sur un côté de manière rapide et brutale, vous allez compenser par un mouvement des hanches dans le sens inverse, tout cela pour éviter de tomber.

Ce principe s’applique au fait de marcher dans la rue comme le fait de jouer au golf, taper des grands coups, des approches, et même des putts.

Comme vous le savez, le putting est le domaine qui demande le plus de précision au golf.

Si votre tête bouge dans tous les sens, il vous sera impossible de maintenir votre centre de gravité sous contrôle, et votre putting sera très aléatoire, et donc imprécis.

Les principaux mouvements parasites de la tête

Actuellement, nous avons identifié quatre mouvements parasites au niveau de la tête qui peuvent être corrigé pour améliorer le putting :

Head sway : La tête bouge de droite à gauche (déplacement latéral)

Head rotation : La tête fait des petites rotations à partir du cou

Head lift : La tête bouge de haut vers le bas

Head thrust : La tête bouge de l’avant vers l’arrière

Head Sway

Le head sway est un mouvement latéral excessif, et bien souvent le problème le plus fréquemment rencontré par les débutants au golf.

La plupart du temps, les débutants n’ont pas appris que le fait d’ancrer légèrement les épaules pendant le mouvement du putting va permettre aux bras de donner de la puissance au coup.

Au contraire, ils vont compenser en essayant de faire une rotation de leurs épaules dans le but de déplacer leurs bras, leurs mains, et leur putter. Du coup, leur tête bouge !

Quand la partie supérieure du corps bouge excessivement au backswing, les mains ont tendance à bouger de manières latérales.

Pour les débutants, cela se voit sur tous les putts et quel que soit la distance à parcourir.

Alors que pour un golfeur plus expérimenté, nous ne retrouvons ce phénomène que sur les putts vraiment les plus longs.

trop de head sway au putting

Sur l’image précédente, qui démontre un putt à plus de 15 mètres, les épaules ont bougé de 25 degrés, alors que la tête a bougé de 35,5 mm latéralement sur la droite.

Ceci cause de nombreux problèmes, et en particulier le fait d’exagérer le mouvement en forme d’arc de cercle du putter.

A l’inverse, pour un bon golfeur, même si les épaules travaillent normalement mais si la tête bouge latéralement, le poids du corps va se déplacer trop profondément sur son pied arrière (pied droit pour un droitier) pendant le backswing.

Lorsque cela se produit, le poids est donc trop porté vers l’arrière, et par conséquence, le putter se déplace trop haut à l’impact.

Du coup, le point d’impact sur la face du putter ne sera pas assez prononcé, et le joueur aura une impression de contact pas franc, et le putt sera bien souvent trop court.

Points d'impacts

Sur le graphique ci-dessus, vous pouvez constater que non seulement le joueur ne touche pas le centre de la face à l’impact, mais en plus, il y a une grande variété de points d’impacts.

Quand la tête bouge trop latéralement, il est quasiment impossible de toucher le sweet spot du putter avec consistance, et régularité au niveau du plan horizontal comme au niveau du plan vertical.

Head lift

Le head lift est un mouvement à l’impact qui est décrit par la majorité des joueurs comme un effet « pull up », ou une sensation de faire l’ascenseur.

Cela se produit le plus souvent sur les putts à cinq mètres, et sur ce que l’on appelle le plus souvent « les putts où on a une bonne chance de rentrer ».

Vous remarquerez que ce phénomène s’accentue quand vous êtes plus nerveux ou incertain sur la direction d’un putt.

A force de vouloir regarder le putt pendant le swing, on a tendance à créer cette faute, et par conséquences, la tête du putter ne se referme pas naturellement à l’impact.

Quand on s’intéresse à la rotation de la tête du putter sur ce type de coup, on peut s’apercevoir que le joueur a tendance à hausser la tête pendant le « forward swing », de telle façon qu’il ouvre de plus en plus le putter pendant la phase de transition jusqu’à l’impact, et à la position du finish.

Quand on lève la tête pendant le putt, le putter ne se ferme pas correctement dans la zone d’impact, et cela entraîne un putt manqué sur la droite.

Le fait de garder la tête bien ancrée permet de laisser l’épaule gauche dans la bonne position pour que l’avant-bras gauche tourne naturellement, fermant la face du putter à l’impact sans aucune autre manipulation parasitaire.

Head Thrust

Le head thrust est un mouvement plus rare chez les golfeurs. Ce mouvement pourrait se décrire comme une sorte de chute en avant pendant le putt.

Cette faute peut se produire en trois occasions :

Quand un joueur utilise un putter qui ne lui est pas adapté. Il va avoir tendance à trop se pencher en avant, placer les mains trop basses à l’adresse, et déplacer son centre de gravité vers les orteils.

Quand il y a un vent très violent et si le golfeur a placé son centre de gravité trop près de ses orteils, il est possible qu’une rafale le pousse en-dehors de son point d’équilibre.

Quand le tempo général du coup est trop saccadé et le chemin du club trop intérieur.

Un golfeur qui se tient incliné presque à 45 degrés au-dessus de la balle correspond à la description de cette faute.

Ne pas trop se pencher au-dessus de la balle - Trouver le juste milieu

Si vous devez jouer par grand vent, mieux vaut écarter davantage les pieds, et plus fléchir les genoux que d’adopter une position trop penchée pour conserver un meilleur équilibre au putting.

Le Head Rotation correspond à une rotation excessive de la tête pendant le putt, et il semblerait que cela se produise dans seulement trois cas pour la plupart des golfeurs.

Quand le golfeur est l’œil gauche dominant et sa tête trop centrée à l’adresse.

Quand le menton est trop bas (trop près de la poitrine) à l’adresse.

Quand le golfeur est trop concentré sur son putt, et commence à suivre le chemin du club avec ses yeux pour contrôler la trajectoire à chaque instant.

Premier cas de figure, il faut savoir que le cerveau ne voit précisément qu’avec l’œil dominant.

Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous recommande le livre de Geoff Mangum, The Putting Zone.

La notion d’œil dominant ne diffère pas de celle de la main ou du pied dominant.

Le cerveau prend en compte principalement la vision d’un des deux yeux pour définir la relation du corps avec la cible en termes de direction.

En d’autres termes, la vision apportée par l’autre œil est ignorée par le cerveau, ce qui revient à dire que quand nous visons une cible, nous n’utilisons que notre œil dominant.

Essayer de viser avec son œil non-dominant revient à essayer d’écrire de la main gauche quand on est droitier.

C’est possible, mais pas très précis ou très peu efficace.

Pour savoir quel est votre œil dominant, visez une cible éloignée avec les deux yeux ouverts, puis fermez l’œil droit, et alors si l’objet que vous visez vous semble passer à gauche, c’est que vous êtes œil droit dominant.

Pour le confirmer, ouvrez l’œil droit, réobservez et fermez cette fois l’œil gauche. Si l’objet ne vous paraît pas avoir bougé. Vous êtes alors certains d’être œil droit dominant.

Si votre tête est trop centrée à l’adresse, et que vous êtes œil gauche dominant, votre tête va avoir tendance à tourner vers la droite pendant le backswing de telle façon que vous allez pouvoir vous concentrer sur la balle, et viser votre cible plus précisément.

Le taux normal de rotation de la tête à l’adresse peut osciller entre 5 et 10 degrés dans le but de cibler la balle avec l’œil dominant.

Deuxième cas de figure liée à une rotation excessive de la tête, soit le menton trop bas, et trop près de la poitrine à l’adresse.

Au moment de putter, les épaules vont légèrement tourner à l’intérieur de votre mention, et comme ce n’est pas physiquement possible, pour compenser, la tête va se déplacer pour s’en accommoder.

La bonne position de la tête au-dessus de la balle

Pour prendre un exemple, un golfeur qui a sa tête penchée de 45 degrés (l’optimum) et qui place son menton de telle façon que cela n’entrave pas les épaules dans leurs déplacements n’aura pas de problèmes.

Si la tête est inclinée à plus de 47 degrés, le regard ne sera plus posé sur la balle à l’adresse.

A l’inverse, si la tête est penchée à moins de 40 degrés, alors le joueur ne pourra pas déplacer son club librement, et c’est à ce moment qu’un mouvement excessif de la tête peut se produire.

Troisième cas de figure, quand le joueur est trop concentré sur le coup, et commence à suivre du regard son geste à chaque centimètre du backswing pour être sûr qu’il suit le bon plan.

Sachez que le chemin du club ne compte que pour 18% dans les causes d’erreurs de directions !

Se concentrer sur le chemin du backswing au putting est une totale perte de temps !

Ensuite, il y a peu de chances qu’un golfeur arrive à modifier la consistance de son putt en bricolant cette trajectoire.

En réalité, quand un golfeur a un problème de putting, la plupart du temps le problème est lié au set-up du putting (organisation au départ) qui fait sortir le putter du chemin idéal.

Dans ce cas, il est préférable de vérifier son alignement.

Par la suite, il peut être utile de travailler les yeux fermés sur le putting green pour mieux ressentir le mouvement de putting naturel.

En conclusion, pour être plus performant au putting, il faut être certain de contrôler son centre de gravité, et être le plus régulier possible dans la gestion de son corps, et en particulier de sa tête pendant toute la durée du geste.

Pour la plupart des joueurs, le simple fait de conserver la tête plus maintenue au putting peut suffire à régler bien des problèmes d’irrégularités.

Pour d’autres, le fait de conserver un centre de gravité identique est la clé.

Si vous regardez des compétitions de golf à la télévision, vous ne verrez jamais aucun golfeur professionnel s’affranchir de ces règles.

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