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La hantise de beaucoup de golfeurs: Putter sur des greens super rapides

La hantise de beaucoup de golfeurs: Putter sur des greens super rapides

Une des choses qui différencie le plus un parcours de golf préparé pour un grand prix, un open, ou même une compétition internationale comme l’Open de France sur le parcours du Golf National du parcours que vous jouez tous les jours est certainement la préparation des greens, et en particulier la vitesse.

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Comment putter sur des greens ultra-rapides ?

Devoir putter sur des greens lisses comme une patinoire peut être extrêmement déconcertant, surtout quand vous avez l’habitude de jouer sur des greens relativement moyens tout au long de l’année.

Nous conviendrons aisément que 80 à 90% des parcours de golf français ne peuvent pais abaisser la tonte des greens au niveau le plus extrême tout au long de l’année pour des raisons de coûts, de réaction du terrain, et même par rapport aux golfeurs loisirs.

Cependant, il arrive qu’à l’inverse, certains greens soient très/trop lents, tant et si bien que pour un amateur, savoir s’adapter à n’importe quelle vitesse devient un élément clé pour scorer une moyenne de 2 putts par trou, et si possible moins.

En cette semaine de Masters d’Augusta, si vous avez eu l’opportunité de suivre quelques trous, vous aurez peut-être constaté à quel point les greens sont ultra-rapides avec des surfaces particulièrement lisses, et deuxième caractéristique, des pentes dans tous les sens.

De l’aveu du pro américain Brooks Koepka, il n’a jamais vu un autre parcours sur lequel même les putts à moins d’un mètre vingt présentent des cassures !

Véritable épreuve pour la concentration, les greens d’Augusta représentent l’inaccessible pour beaucoup d’amateurs.

Cependant, plus près de chez nous, si vous avez l’occasion de jouer le parcours du Golf National quelques semaines avant ou après l’Open de France, vous pouvez avoir une petite idée de ce qu’est un green rapide.

Idem si vous jouez un peu avant ou après un grand prix disputé sur votre parcours habituel, ou même sur certains parcours qui ont la réputation d’adopter des greens rapides.

La problématique posée par des greens très rapides pour la plupart des amateurs tient dans le fait que les moindres défauts techniques sont accentués. En tout cas, leurs conséquences sur la carte de score pour ceux qui ont des mains qui tremblent.

Depuis quelques jours, Trackman a mis sur le marché la version 4 de son launch monitor. La grande évolution concernant les radars vient de l’apport de logiciel pour analyser le putting en plus des habituelles fonctions pour mesurer les drives ou les coups de fers.

Les premiers radars ont été livrés à des enseignants américains qui commencent à publier des tests sur leurs sites, et notamment sur des greens ultra-rapides pour constater l’interaction entre la qualité du stroke de putting, et la vitesse.

Le premier élément technique qui ressort et paraît pourtant une évidence revient à dire que pour éviter que la balle ne glisse trop ou ne rebondisse trop (les deux écueils qui peuvent arriver à une balle au moment de partir de la face d’un putter selon le loft appliqué dynamiquement par le joueur), il faut soigner l’alignement !

Le putting consiste toujours à résoudre deux problématiques : contrôler la distance (longueur du putt), et contrôler la trajectoire (dispersion du putt par rapport à la cible).

Un bon alignement doit favoriser une balle qui roule plus vite, et dont la distance sera plus consistante.

Qu’est-ce que la consistance au putting ?

C’est d’abord un signe de régularité, et surtout de maîtrise.

Prenons un exemple, si vous avez un putt à 10 mètres, et que vous envoyez votre balle à 15 mètres, soit beaucoup trop loin, ou à 5 mètres, soit pas assez loin dans des proportions importantes, le moins que l’on puisse dire, c’est que votre putt n’a pas été consistant.

En revanche, si vous envoyez régulièrement votre putt à plus ou moins un mètre du trou, vous commencez à être consistant, au moins pour la gestion de la distance.

Dans le cas de l’exemple qui nous intéresse, le pro a joué un putt un peu plus long que 11 mètres, et a noté à l’aide du trackman 4 sur un green ultra-rapide (il n’a pas précisé la vitesse du green) que sa balle a roulé sur 85% de la distance alors qu’elle avait légèrement glissé au départ sur moins de 2 centimètres.

Admettez que ce phénomène de glissement qui se mesure sur moins de 2 centimètres est difficile à voir à l’œil nu…

Pour parcourir cette distance de 11 mètres, sa balle a quitté son putter à une vitesse de 19 kilomètres heure selon le radar.

Au-delà des chiffres qui en l’état ne sont pas très descriptifs, il nous révèle qu’une trop forte action des poignets pendant le stroke de putting peut générer quelques désagréments.

Vous allez ajouter du loft à la tête de votre putter.

Pour rappel, au golf, ll n’y a que deux clubs qui se jouent avec un angle d’attaque positif (pour caricaturer, le club cherche à prendre la balle en remontant). Il s’agit du driver et du putter.

Tous les autres clubs, y compris les bois de parcours et les hybrides, se jouent avec un angle d’attaque négatif pour compresser la balle au maximum.

Avec le putter, il faut un peu de loft mais pas trop sinon justement vous pouvez la faire sauter au lieu de rouler.

A l’inverse, pas assez de loft et vous écrasez la balle sur le green, elle commence par glisser excessivement avant de rouler.

Dans les deux cas, la conséquence est une perte de consistance et de capacité à doser pour contrôler la distance avec efficacité.

Autre ennui quand vous ajoutez trop de loft à votre putter, vous manquez naturellement le sweet spot, à savoir le point idéal au centre de la face qui génère le coup le plus consistant !

Pour être justement régulier au putting, il faut pouvoir toujours putter au même rythme et avec la même qualité d’impact à une distance donnée.

En gros, un bon putter est celui qui à 5, 10 ou 15 mètres, produit toujours le même geste pour plus ou moins toujours le même résultat à quelques centimètres près.

Si vous ne trouvez plus le sweet spot, ce point idéal au centre du putter, ou alors une fois de temps en temps, impossible d’être ce bon putter qui envoie ses balles toujours à la même distance !

Sur des greens ultra-rapides, cela ne pardonne pas, car, à force, vous perdez confiance, et vous perdez vos repères, tant et si bien que vous ne savez plus vraiment comment doser vos putts.

C’est alors la grande confusion.

Dans le cas évoqué dans cet article, le pro recommande de moins jouer avec les mains, de moins les solliciter pour être au plus près d’un mouvement de balancier le moins erratique possible.

Se faisant, à l’aide du trackman 4, il tend à démontrer qu’il putte de manière plus consistante, et du coup, sa balle se met à rouler plus rapidement. Il réduit tout simplement le glissement de la balle.

Une balle qui sur sa distance roule sur près de 85% est un bon ratio en-dessous duquel idéalement il ne faudrait pas descendre.

On vous rassure… les pros ne réfléchissent pas avec ce genre de chiffres en tête. Ils se contentent d’être le plus répétitif possible.

Néanmoins, si vous voulez vous rendre compte de la roule de votre balle au putting, et n’avez pas 25 000 euros à mettre dans un trackman 4, il vous reste la bonne vieille méthode qui consiste à se rendre au putting-green de bon matin, pour taper des balles sur des greens encore humides de la rosée du matin.

Après de départ de votre balle, vous verrez bien si vous laissez des traces de petits sauts ou de glissements avant que la balle ne se mette à rouler sur une ligne régulière.

Deuxième enseignement obtenu grâce au trackman 4, et qui là aussi sonne comme une évidence pour bien putter sur un green ultra-rapide, il faut faire démarrer la balle sur la ligne et avec la bonne vitesse.

Trop rapide… aucune chance que le grain de l’herbe ne la freine.

Trop à droite ou à gauche… et la balle perd en distance totale par rapport à la vitesse mise dans le putt.

Même si vous lancez la balle un ou deux kilomètres heure plus vite, si vous envoyez la balle ne serait-ce que 2,5 degrés trop à droite de la ligne de la cible, non seulement, vous terminez bien plus à droite, mais vous perdez en distance.

La clé d’un bon putting reste l’association parfaite de la bonne vitesse avec la bonne ligne

Pour travailler la ligne, on voit souvent les pros utiliser une sorte de fer à cheval ou dessiner un couloir que doit absolument emprunter la balle jusqu’au trou.

Le meilleur exercice ce putting qui soit reste tout simplement celui d’utiliser deux tees devant soi, et se forcer à faire passer la balle entre, sur le chemin du trou.

Si vous perdez la ligne, vous allez forcément taper un des deux tees…

En conclusion, pour bien putter sur un green ultra-rapide, il faut être capable de faire rouler la balle aussi vite que possible (pas sauter ou glisser).

Il faut être capable de faire partir la balle sur la ligne, et à la bonne vitesse.

Chaque semaine, les pros doivent résoudre cette double équation pour s’en sortir. Pour vous, si vous jouez de temps en temps sur des greens beaucoup plus rapides, vous serez averti non seulement de la difficulté qui vous attend, mais de ce vous devez surveiller pour être dans le coup.

Ci-dessus, le pro, Michel Delbos, utilise une fabrication maison pour évaluer la vitesse des greens.

En cas de grand prix à disputer, mieux vaut passer 80% de votre temps d’échauffement au putting pour mesurer la vitesse des greens, et vous concentrer sur la consistance de votre stroke plutôt que de passer trop de temps au driving range.

En complément, à lire, les deux derniers articles de nos consultants, Olivier Raynal, sur la bonne lecture des pentes, et Richard Hurvitz, sur ses secrets de putting.

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