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La lecture des greens est une science et un art

La lecture des greens est une science et un art

Lors du sujet consacré au réveil du Phénix, clin d’œil à la prestation en maîtrise de Phil Mickelson lors du Waste Management Open disputé à Phoenix, nous avons vu que le gaucher de San Diego avait retrouvé toute sa maestria sur les greens. Mais justement quel est son secret pour être toujours l’un des meilleurs putters au monde ?

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Mickelson a construit son palmarès sur les greens

L’histoire et les plus grands succès de Phil Mickelson (42 victoires sur le PGA Tour dont 5 majeurs) sont intimement liés à des putts mémorables, et par exemple, le dernier putt sur le 72eme trou à Augusta en 2004.

Beaucoup de golfeurs ont sans doute en tête ce moment où « Lefty » saute de joie sur le green après avoir rentré un putt particulièrement difficile, pour remporter sa première veste verte.

A l’époque, il était considéré comme le meilleur joueur du monde à ne pas avoir remporté de majeurs. Il s’agissait d’une distinction en vogue dans les médias américains, pour justement décrire les grands joueurs, qui sous l’ère Tiger Woods, étaient complètement mis au second plan.

Lee Westwood, Colin Montgomerie, et même Sergio Garcia ont été tour à tour affublés de ce titre.

Trois fois troisième à Augusta, l’attaquant gaucher natif de San Diego voulait plus que tout gagner un Masters, et revêtir sa première veste verte.

Depuis le jardin de ses parents, et du haut de ses 9 ans, il en rêvait.

Comme beaucoup d’enfants fans de golf, il n’avait pas forcément accès au parcours à sa guise, il a d’abord fait ses armes dans le jardin familial.

Son père avait créé un green d’entraînement au fond du jardin, et c’était, selon ses termes, son seul accès régulier au golf.

Il était chargé de la tondeuse, et voulait que cela reste beau. Du coup, il veillait à ne pas faire des approches trop profondes et créer des divots irréparables.

Il tire sans doute de cette expérience, son excellence avec les wedges.

Pendant des années, il a développé sa créativité en inventant des coups entre les oliviers, les orangers, et les palissades du jardin.

Il a aussi développé une qualité exceptionnelle au putting.

Quand on évoque Phil Mickelson, on parle peut-être trop souvent de son jeu de fers, ou de son driving, car avant l’avènement des jeunes bombardiers comme Dustin Johnson ou Justin Thomas, sa puissance depuis le tee était déjà impressionnante. II frôle encore aujourd’hui les 300 yards (270 mètres) de moyenne.

Pourtant, si tout au long de sa carrière, Phil Mickelson avait été plus précis au drive, il aurait gagné encore plus de tournois, et plus de majeurs. Le driving ne peut pas être considéré comme un de ses points forts.

Cela se remarque peut-être un peu moins, mais Mickelson a construit ses plus grandes victoires sur les greens.

La lecture des pentes est un art

« Sur un parcours, comme plus de 50% des coups se jouent à moins de 50 mètres, il est parfaitement logique de s’entraîner au petit jeu plus que n’importe quel autre secteur du jeu. »

Lefty a toujours été un grand pragmatique. Pour gagner et jouer le mieux possible, il s’est concentré là où il était possible d’améliorer la carte.

« Beaucoup de joueurs ont fait de grandes carrières sans être de très grands frappeurs de balles. Et beaucoup de très grands frappeurs n’ont jamais vraiment réussi à cause de la faiblesse de leur petit jeu. Ce qui importe, c’est de mettre la balle au fond du trou, et c’est bien l’élément le plus critique au golf. »

Le livre de Mickelson, la référence du petit-jeu

En 2011, Phil Mickelson a publié un livre « Mes secrets de Petit-jeu » aux éditions Albin Michel pour la France, et justement certaine des citations à venir dans cet article en sont extraites.

Par exemple, dans la préface, il exprime un point de vue personnel très important pour tous les amateurs « On croit souvent que la qualité du putting est innée. Ce n’est pas vrai. Le toucher, les sensations, la lecture des greens peuvent s’apprendre facilement si l’on dispose d’un bon enseignement, et d’une bonne technique. »

En travaillant sur le précédent article consacré à sa bonne performance sur les greens de Scottsdale, malgré ses 47 ans, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il pourrait encore compter dans les mois à venir sur le PGA Tour.

Avec une moyenne en 2018 de 1.63 putts sur les greens en régulations, et 1.48 de manière générale, Phil Mickelson est tout simplement le meilleur putter du moment sur le tour !

Il a retrouvé les statistiques de 2013, année où il avait remporté trois victoires dont le British Open pour terminer la saison numéro 3 mondial.

Sa philosophie exprimée dans son livre est très simple « Peu importe votre type de mouvement. Ce qui compte est de ramener les mains et la face de club dans la même position qu’à l’adresse. »

Dans son excellent livre que je vous recommande, il explique qu’il y a selon lui 4 clés pour bien putter : La lecture, la vitesse, l’orientation du putter, et le mouvement.

Il commence par une évidence et à la fois une phrase complexe.

«Il faut distinguer les pentes entre la balle et le trou, et ajuster la ligne en conséquence.»

La lecture des pentes est une science

Un point au début du livre m’a paru très intéressant.

Au début de sa carrière, il se considérait déjà comme un bon putter. En arrivant sur le circuit en 1993, il a eu l’occasion de jouer avec Jack Nicklaus. Il fut émerveillé par la capacité de l’ours blond à mettre les longs putts tout près des trous.

Alors qu’il se laissait encore souvent des seconds putts compliqués, cette vision lui donna envie de travailler davantage ces longs putts, et changer sa technique.

En 2004, il commença à travailler avec Dave Pelz. Leur objectif commun était alors de faire jouer son putter beaucoup plus en ligne.

Ensemble, ils revendiquent la paternité d’un outil de putting : le putting tutor.

Le putting Tutor : L’accessoire de putting ultime ?

Il s’agit d’un triangle. La balle est placée à l’extrémité d’un plateau de plastique en forme triangulaire. A l’autre extrémité se trouve une « porte » un peu plus large qu’une balle de golf matérialisée par deux petites boules de métal.

Il suffit ensuite de placer l’outil sur la ligne de putt. Il s’agit de s’entraîner à faire passer la balle dans la porte.

Si la balle parcourt les 25 premiers centimètres en ligne jusqu’à la porte, avec un bon rythme, la balle va tenir la ligne !

Le putting tutor de Dave Pelz

Sur le 72eme trou à Augusta en 2004, alors qu’il lui fallait impérativement rentrer son putt pour battre Ernie Els d’un coup, Mickelson pensa justement au putting tutor.

En tout cas, c’est ce qu’il affirme dans son livre. « J’ai fait deux putts d’essais en pensant à la porte devant ma balle, je me suis avancé, et j’ai rentré le putt. »

J’aurai l’occasion d’aller plus loin sur ce sujet, car suite à cet article, j’ai commandé le putting tutor pour préparer un prochain sujet exclusivement sur cet outil.

Le livre de Mickelson fait plus de 200 pages. A l’époque, tous les grands entraîneurs dont Butch Harmon avait loué la qualité de cet ouvrage. A mon tour, je ne peux que vous le recommander.

On peut encore le trouver sur Amazon.fr au prix de 29 euros.

Dans ce livre, Mickelson parle beaucoup d’alignement.

Vous avez pu le constater avec son outil, le putting Tutor, mais dans la foulée, il développe son argumentation avec l’une des premières règles de putting dont il a entendu parler : « Le putter doit suivre une ligne droite d’arrière en avant, la tête restant constamment face à la cible. »

Il pondère toutefois cette règle. « La forme du mouvement, tout comme l’importance de la rotation de la tête de club au cours du putt, dépendent du style de putter utilisé : c’est lui qui détermine le mouvement. »

Autrement dit, Mickelson insiste sur le choix du putter comme première clé importante avant de développer d’autres arguments techniques.

On en revient au fitting du putter, considéré par Alexandre d’Incau comme le premier élément à fitter dans notre jeu.

« Si vous allez à l’encontre du comportement du putter, fonction de sa conception, vous allez affronter les lois de la physique, et c’est perdu d’avance. »

Il faut veiller à choisir le putter qui épouse le mieux votre style de mouvement.

Pour choisir le modèle adapté, il ne faut pas seulement regarder la forme du putter. Il faut surtout regarder où se trouve le point d’insertion du manche dans la tête.

Un putter avec un manche central présente peu de risques d’ouvertures ou de fermeture de la face en cours de mouvement.

Putter avec un shaft au centre

Avec le manche en talon (comme celui que Mickelson utilise depuis toujours), la rotation est facilitée. Le club a tendance à tourner autour du point d’insertion du manche dans la tête.

En réalité, c’est le putter qui montre la ligne (ou le chemin).

Le putter à manche central suit une ligne droite d’arrière en avant. Avec un manche en talon, le putter suit une ligne incurvée.

Tout ceci pour en arriver au titre de cet article « La lecture des greens est une science et un art ».

Savoir lire les pentes

Mickelson affirme qu’il ne voit pas les amateurs prendre assez de pentes à plus de 6 mètres du trou.

Toutes les études montrent que les amateurs ne voient pas autant de pente qu’en réalité.

Pour néanmoins rentrer les putts, souvent ils tapent trop fort (la balle prend moins de pente), ils orientent mal la face qui se retrouve par hasard alignée correctement, et/ou, ils font un mauvais mouvement en push ou en pull qui envoie malgré tout la balle sur la bonne ligne.

Ainsi, selon Mickelson, c’est bien une mauvaise lecture du green qui est à l’origine de mauvaises compensations.

En plus du putting tutor, l’autre astuce de Mickelson consiste à utiliser une corde pour caler la ligne de visée sur le green, et travailler l’alignement sur les putts à plus de 6 mètres susceptibles de prendre de la pente.

Le champion insiste sur le fait qu’une mauvaise lecture des putts est un problème chronique. Peu d’amateurs savent le diagnostiquer.

Il peut arriver qu’un amateur rentre des putts même avec une mauvaise lecture, car un pull ou un push peut annuler l’erreur d’origine. Mauvaise lecture et mauvaise orientation de la face s’annulent !

Pour déterminer si vous lisez correctement la pente, le putting tutor peut s’avérer précieux selon Mickelson.

Dans ce cas, vous pourrez évaluer si vous rentrez vos putts à cause de votre lecture de green ou à cause de votre mouvement.

Il faut vraiment que je teste cet outil…

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