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L’entrainement putting des golfeurs professionnels en tournoi

L’entrainement putting spécifique des golfeurs professionnels

Si vous avez la chance de vous rendre sur un tournoi de golf professionnel, et que vous avez l’occasion d’observer les joueurs s’entraîner au putting, vous pourrez découvrir une grande variété d’exercices et d’échauffements appliqués par les pros, et qui peuvent être facilement mis en oeuvre par des amateurs. Avec cet article, nous vous proposons de vous lister quelques-uns de ces exercices vus lors du dernier Open de France.

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L’échauffement putting de Romain Wattel

Une fois sur le putting-green, le golfeur français Romain Wattel utilise tout simplement deux petites baguettes qu’il pose sur le sol, et à deux mètres d’un trou relativement plat.

Le pro prend le soin de placer ses deux baguettes parallèles pour créer un chemin en direction du trou.

Ensuite, il cale sa main gauche dans son dos pour ne saisir son putter que d’une seule main, la droite, et ainsi répéter plusieurs fois des mouvements de balanciers qu’avec cette seule main droite.

Le fait de dissocier les mains est un bon moyen de comprendre justement l’action de chaque main, et d’éviter des mouvements parasitaires.

Si vous répétez cet exercice sur un putting-green près de chez vous, vous noterez sans doute trois choses :

La première balle sera topée parce que vous n’avez sans doute pas l’habitude…

En 1er, si votre poignet droit ou votre main droite modifie quelque peu l’angle de la face, la balle partira immédiatement en-dehors de la ligne.

En 2ème, du coup, vous devez vous concentrer sur un rythme légèrement plus lent pour être certain d’amener la face du putter square à l’impact.

En 3ème, vous devez veiller à ne pas délofter le club avec une action des poignets justement trop rapide.

Au final, en seulement quelques putts, vous allez envoyer vos balles au fond du trou en ayant l’impression de taper la balle parfaitement au centre de la face, d’où un touché plus agréable.

L’intérêt de cet exercice est visiblement de chercher une forme de calme, et donc de tempo doux avec un contrôle du poignet droit.

Tout aussi naturellement, Romain Wattel inverse l’exercice en prenant cette fois son club avec sa seule main gauche.

Pour un droitier, c’est finalement un petit peu plus difficile, et très révélateur sur la qualité du fameux bras directeur, celui qui doit aller naturellement en direction du trou.

Pour un droitier, manipuler le club avec le seul bras gauche est beaucoup plus inconfortable que l’inverse avec le bras droit, et les fautes de trajectoires, ou de déloftages sont plus fréquentes. S’entend pour un amateur !

Avec le bras gauche, si vous ne tenez pas fermement votre bas dans le bon arc de swing, la balle n’est pas prise dans le centre de la face, ni-même dans le bas de la face.

Cet exercice permet donc essentiellement de sentir l’importance et le rôle de chaque bras, et plus généralement de chaque côté du corps dans la production du putt.

Selon que vous êtes droitier ou gaucher, le niveau d’inconfort ne sera pas similaire, en revanche, chaque bras doit opérer dans le bon plan.

Comment espérez bien putter avec les deux mains sur le grip, si déjà, une des deux mains ne fonctionne pas dans le bon plan toute seule ?

L’échauffement putting de Thongchai Jaidee

Justement vainqueur de l’Open de France cette année, le thaïlandais qui a très bien putté pendant toute la semaine avait bel et bien son truc à lui pour s’entraîner sur les greens très rapides du golf National.

Sans acheter un putting aid incroyable à 50 euros pièce, Jaidee utilise tout simplement une boucle en métal qui rappelle la forme d’un fer à cheval posé à mi-chemin de son putt disputé à un mètre.

Objectif évident : Passer la balle sous cette boucle en direction du trou !

Visiblement, Jaidee travaille sur la visualisation d’un repère mental à 50 centimètres devant lui.

En ne se concentrant pas nécessairement sur le trou, le champion focalise son regard une fois à l’adresse sur un point situé devant lui, entre sa balle, et le trou.

Si sa balle passe parfaitement l’obstacle, il n’a alors pas à se soucier de l’issu du putt puisque sa ligne de putt sera forcément parfaite.

En rajoutant cet obstacle ou contrainte, Jaidee se focalise essentiellement sur la ligne parfaite, et comme vous pouvez le constater, il n’a pas nécessairement recours à des outils d’alignements ultra-sophistiqués…

Cet exercice peut être réalisé avec deux petits tees à la place de la boucle, mais dans le cas présent, le pro cherche surtout à visualiser un tunnel pour son putt avec la balle qui passe non seulement au centre, mais comme si elle s’engouffrait dans la bonne trajectoire.

Le secret de difficulté de cet exercice consiste à ne pas mettre la boucle trop près de soi. Plus la boucle est éloignée, et plus il faut se concentrer pour passer la balle dessous. Ceci étant, le bénéfice est que plus la balle parcoure le bon chemin en amont, et plus – si le trou ne subit pas une pente- la balle a de chances d’aller au fond sur la partie en aval.

L’échauffement putting pour juger les pentes

Sur cette photo prise à l’Open de France, le pro a disposé des tees tous les 20 centimètres, et en forme d’arc de cercle autour du trou qu’il vise.

Pour chaque putt, le golfeur répète la même routine de préparation, et qui tourne autour du fait de parfaitement aligner sa balle sur le trou depuis chaque tee.

Avec cet exercice, le pro travaille essentiellement deux choses : la distance puisque depuis chaque tee, il fait varier d’au-moins 20 centimètres la distance qui le sépare du trou, mais aussi et surtout la pente, et ce que les pros du putting appellent dans leur jargon : le « break ». A savoir, le moment où la balle quitte sa ligne droite pour dévier à gauche ou à droite.

Dans ce cas de figure, puisque le trou est toujours le même, le pro fait varier la vitesse de son putt, et surtout le niveau de courbure de son putt pour toujours rentrer la balle dans le trou quel que soit la distance.

L’échauffement dit du fil

Une fois sur le putting-green, le pro et son caddie placent un fil blanc relié à deux petits bâtons en direction d’un trou.

L’objectif de ce petit gadget maison est de permettre au golfeur de se placer à l’adresse, de visualiser sa ligne, et de concentrer son regard, et son geste sur le fait de suivre cette ligne, qui pour le coup n’est pas imaginaire mais bien réelle.

En se plaçant légèrement en avant du premier bâton, le pro peut même se servir de ce fil pour constater tout à fait visuellement le déplacement de son putter dans l’arc de swing : straight, slight ou wide arc.

Le fait que le fil soit légèrement surélevé par rapport au sol permet justement de passer le club dessous sans accrocher.

Nous n’avons certainement pas vu tous les petits exercices utilisés par les pros pendant les quatre jours de l’Open de France, ceci dit, la plupart du temps, l’entraînement étant de seulement dix à vingt minutes avant le départ du tee numéro un, les pros cherchent essentiellement à se mettre en confiance, et ne mettent pas en place des exercices systématiquement très élaborés.

Ils préfèrent parfois comme Lee Westwood rester dans une bulle en écoutant de la musique.

Notez que bien que certains pros utilisent des gadgets, des miroirs et des outils d'aides au putting...concrètement pendant quatre jours de tournois, c'est très minoritaire, et l'entraînement au putting avant un tour est beaucoup plus classique, et conventionnel.

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