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Exercice putting : 2 outils à combiner pour réduire le nombre de putts sur le parcours

Cet article est basé sur une expérience personnelle. Considérant que je pouvais plutôt bien putter, et même gagner des points sur le parcours (moyenne de 34 putts sur 18 trous), parce que j’ai connu une période sans (plus de 39 de moyenne sur 6 parcours joués), cela m’a donné l’idée de tester deux outils, qui combinés, m’ont permis de regagner 5 putts sur ma dernière partie, sans rien laisser au hasard. Ci-après, je vous présente ces deux outils qui correspondent aussi à une méthode de putting que tout golfeur ou golfeuse pourrait appliquer avec la même réussite.

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Le constat : Trop de putts sur les greens alors que l’on peut rapidement s’améliorer

Dans mon cas, le putting compte entre 38 et 43% de mon total de coups sur le parcours. Sur l’ensemble de mes dernières parties, globalement, j’ai eu plutôt tendance à gagner des coups sur les greens.

Les putts changent clairement la couleur d’une partie de golf.

On peut avoir l’impression de réaliser une bonne partie, jouer plutôt bien du tee au green, et pourtant rendre une carte de score au-dessus de ses attentes, par la faute d’un trop grand nombre de putts.

On dit souvent que le putting représente 50% du jeu. C’est en fait vrai si on joue par exemple le PAR, soit 72 coups dont 36 putts.

Dans les faits, les meilleurs professionnels sur le circuit jouent souvent entre 29 et 31 putts par parties.

Pour seulement 30 putts sur 18 trous, cela signifie par exemple qu’un pro rend une carte de score avec 8 trous à un putt, 8 trous à deux putts, et seulement deux trous à trois putts.

Les deux paramètres qui font la différence sont bien entendu, à la fois le grand nombre de trous joués avec un seul putt, et le faible nombre de 3-putts.

Dans le cas d’un amateur, et mon cas personnel, dans une partie à plus de 36 putts, je rentre seulement un à trois trous à un-putt, une dizaine à deux-putts, et entre trois à cinq trous à trois-putts.

Quoi qu’il en soit, avec 36 putts de moyenne, sur le tour, vous êtes au fond du classement. Or, le putting détermine pratiquement le classement mondial !

Si les pros visent beaucoup moins de 36 putts, dans notre cas d’amateur, rentrer seulement 36 putts est déjà une performance en soi.

Cependant, avec un peu de méthode, il est plus facile de gagner 5 putts par partie que de gagner 5 coups sur le parcours, du tee au green.

Une expérience personnelle

Par manque de temps à m’entraîner sur les greens, j’ai vu la qualité de mon putting se dégrader nettement, passant d’une moyenne de 35 putts à 39, avec des pointes à 41 ou 43 putts, ce qui m’a alerté et poussé à chercher des solutions.

Les variations négatives peuvent s’expliquer par le fait de jouer des greens à vitesses variables, et par exemple, au PGA Catalunya, des greens vraiment inhabituellement rapides par rapport à la moyenne des vitesses de greens en France.

Une partie à plus de 40 putts : Vous sentez que vous ne trouvez ni la vitesse, ni l’orientation des pentes.

Une mauvaise journée de putting fini par jouer sur votre moral, et surtout sur votre confiance, y compris sur le tee de départ.

Pour bien jouer au golf, il faut absolument avoir foi dans sa capacité à mettre la balle au fond du trou en un minimum de coup.

Lors de mon avant-dernière partie, jouée en 14 au-dessus du par, j’ai perdu entre 3 et 5 coups sur les greens.

En faisant le bilan de cette journée, j’ai émis plusieurs constats :

Je me suis trompé de vitesse, et de pentes à plusieurs reprises.

Pressé par le temps, je n’ai pas pris assez de temps pour visualiser correctement les pentes.

Pressé par le temps, je n’avais pas pris le temps de tester la vitesse des greens avant de démarrer ma partie.

Je suis sorti de cette partie en ayant été dominé par les greens, et incapable de vraiment maîtriser le sujet.

En définitive, je me suis trop reposé sur ma confiance supposée dans mon putting.

Premier enseignement : Pour bien putter, il faut revenir sans cesse à une méthode de putting répétée et éprouvée. Le putting est affaire de rigueur. Il ne faut pas croire que tout se fait seulement au feeling.

De là, j’ai donc cherché deux solutions pour répondre aux deux principales problématiques posées par un green : Comment lire une pente et comment jauger la vitesse ?

Un outil ou une méthode pour appréhender la vitesse des greens

Pour jauger la vitesse d’un green, j’ai déjà eu l’occasion de rédiger le test du Green Speedreader.

Cet outil assez basique permet de quantifier la roule d’un green, et par conséquent, le besoin d’amplitude de votre stroke pour parcourir une distance définie.

Sans trop reprendre ce précédent article, je vais simplement apporter une petite mise à jour.

Avec le Green Speedreader, le principe est simple.

Vous faites glisser une balle sur le rail. Vous visualisez la distance parcourue par la balle sur le green, et comptez en nombre de pas, cette distance.

Ensuite, à l’aide de la réglette, vous ajustez votre amplitude d’arc de putting.

Pour en avoir discuté avec le pro, Xavier Bretin, lui utilise encore une méthode plus simple, et sans outil.

Il part du principe que l’on ne peut pas gérer plus de trois amplitudes sur un green.

Ces amplitudes se matérialisent par : de la balle jusqu’au bord intérieur de la chaussure avale (droite pour un droitier), bord extérieur de la chaussure avale, et au-delà du bord extérieur de la chaussure avale.

Il ne lui reste plus qu’à taper des putts sur ces trois amplitudes pour déterminer si la première lui donne 5 pas, la seconde 7 pas, et la dernière 9 pas, toujours selon la roule du green.

Une fois sur le parcours, il compte les pas à chacun de ses putts, et sait automatiquement l’amplitude qu’il doit donner pour espérer atteindre ou même dépasser le trou.

« Never After, Never In »

Si on ne dépasse jamais le trou, on a donc aucune chance de rentrer.

Et c’est justement un problème que j’ai tendance à connaître. Je suis souvent plus court que plus long sur les greens.

Par manque de temps, j’avais un peu laissé de côté cette méthode de putting. C’était un tort.

Que ce soit avec un GreenSpeedreader, qui a le mérite de me rassurer, et de correspondre à mon côté cartésien, je réalise à peu de choses près ce que Xavier fait sans outil, et simplement en se servant de trois repères visuels, notamment à l’aide de sa chaussure droite en permanence sous ses yeux à l’adresse.

J’ai finalement pris à mon compte, son conseil de ne garder en mémoire que trois amplitudes. Pour cela, il faut accepter une autre vérité que le pro m’a partagé.

A plus de 10 mètres d’un trou, il ne faut pas chercher dans le putting une forme de solution. C’est bien l’approche précédente qui a été défaillante.

Sur le tour, le pourcentage de professionnels qui rentre des putts à plus de 10 mètres tombe drastiquement.

En 2018, sur le circuit américain, l’argentin Emiliano Grillo (le meilleur dans ce domaine) rentre une moyenne de 2,8 putts à plus de 6 mètres, et sur 72 parties comptabilisées.

Effectivement, à plus de 10 mètres du trou, faire seulement deux putts est une option idéale, mais pour baisser le nombre de putts par parties dans ce cas, il faut plutôt réduire la distance moyenne des approches.

A moins de 90 mètres, toujours sur le PGA Tour, les meilleurs (Justin Thomas est numéro 1) se posent en moyenne à 9 mètres du trou. Cette moyenne ne prend pas en compte la situation exacte du joueur (rough ou fairway) mais seulement la notion de distance.

Pour en revenir au green, et à la mesure de l’amplitude, quand j’expérimente cette solution, je change complètement ma confiance dans les putts à effectuer, et je réduis considérablement le nombre d’erreurs.

Mais jusqu’à présent, ce n’était pas seulement mon plus gros problème…

Un outil pour aider à lire les pentes

En jouant sur le parcours du Golf d’Isabella, (j’avais moins de 3h30 pour boucler les 18 trous), j’ai constaté que je rentrais très peu de putts, et commettait beaucoup d’erreurs de lectures.

Sur un trou, un green à double plateau, après avoir putté, et constaté que ma balle était partie dans une direction opposée au trou.

En faisant justement son tour, je me suis dit intérieurement qu’effectivement, je n’avais pris assez de temps pour visualiser la globalité du trou. J’ai pratiquement putté au hasard.

De là, je me suis rappelé que traînait dans le fond de mon sac, un petit outil que j’avais acheté il y a plus de dix ans, un niveau à bulle de la marque Eyeline.

Le nom de cet accessoire à 10 ou 15 dollars est même Green Reading Level. A l’époque, je n’avais pris sérieusement le temps d’en comprendre la fonctionnalité.

De retour à Lyon, je suis allé sur un putting green pour vraiment essayer d’en tirer parti.

Pourtant, la solution était écrite sous mes yeux : « A line through the center of the bubble line is the falle line ! »

Je n’avais pas complètement compris qu’il suffisait de placer le niveau à bulle autour du trou, jusqu’à chercher le fait que la bulle soit au centre du cadran, pour couper deux traits (une ligne de direction dessinée) sur le niveau.

En suivant cette ligne, et la position de la bulle, effectivement vous avez le point où la balle change de trajectoire vers le trou.

Après plusieurs essais, j’ai commencé à enchaîner plusieurs putts à 8 mètres dans le trou où juste à côté.

Deuxième élément affiché sur le niveau « Green slopes away from highest point of bubble ».

La difficulté sur un green, c’est que l’on ne trouve pas toujours à proximité du trou, le point de rupture ou de changement de trajectoire, il peut être plus loin.

Mon essai s’est d’ailleurs trop focalisé sur le premier point, et pas assez sur cette deuxième question.

La bulle vous indique donc la direction de la pente quand vous ne trouvez pas parfaitement le point de rupture. Sur mon parcours de test, cela m’est arrivé à seulement deux reprises.

J'attribue ma dernière partie en 35 putts à l’usage de cet outil sur le parcours, et encore, avec plus de pratique, et un meilleur stroke de putting, j’aurai dû faire mieux.

Sur 18 trous, j’ai rentré 3 un-putt, 13 deux-putts, et seulement 2 trois-putts.

J’ai longtemps pensé que dans la partie, je n’allais laisser filer aucun trois putts jusqu’à arriver à un green à double plateau avec beaucoup de pentes, et un putt initial de plus de 12 pas.

Dans ce cas, je n’ai pas réussi à trouver le point de rupture autour du trou, et en plus, je me suis trompé de vitesse (le putt était en forte pente descendante).

C’est pourtant l’un des seuls cas où j’ai été pris en défaut avec ma double méthode de putting.

L’autre trois-putt étant plutôt imputable à une technique défaillante sur l’instant.

A l’inverse, sur le green du 9 du parcours du Golf de Méribel, handicap un, après avoir manqué le green au bois 3, j’ai chippé à 20 mètres du trou pour rester court de 8 pas.

Et dans ce cas, avec la bonne lecture du point de rupture de la pente, et la bonne vitesse, j’ai rentré le putt pour PAR, mon meilleur souvenir de la journée.

Tout cela pour dire, que ce petit outil me paraît désormais indispensable.

Est-ce que c’est tricher ?

D’une part, je ne l’utilise pas en compétition, mais en partie amicale. D’autre part, je vous demande de considérer plusieurs avantages :

Cet outil me permet de me former à la lecture d’un green, et mieux comprendre les notions de pentes, et de points de ruptures.

Cet outil permet de jouer plus vite sur les greens.

C’était ma première contrainte initiale. Ne pas passez plusieurs minutes à essayer de déterminer un peu au hasard quelle pente choisir ?

Cet outil permet de rétablir une forme d’équilibre avec une profonde injustice entre les golfeurs professionnels, et nous les amateurs. Il devrait même être autorisé en compétition pour les amateurs, et ce, pour accélérer le temps de jeu.

Les pros ont un caddies qui notent sur un carnet de parcours toutes les pentes, et tous les points de ruptures !

Et nous, nous n’avons aucune espèce d’aide une fois sur le green !

Pas étonnant qu’il y ait un tel écart de score entre un pro et un amateur. Vous avez un pro qui a toutes les informations, et vous, aucune !

Pour ma seconde partie avec cet outil, je tâcherai de mieux comprendre la deuxième affirmation sur le fait que la pente est située au niveau du point le plus haut de la bulle, étant déjà bien à l’aise avec la notion de point de rupture.

De cette façon, je pense pouvoir encore baisser le nombre total de putts par parties.

Le produit que j’avais acheté en son temps à un peu évolué aujourd’hui. Il vous faut chercher sur Google Eyeline Green Reading Level. J’ai trouvé un lien vers Amazon.co.uk qui le vend à 30 Livres sterling, sinon sur intheholegolf.com, un site américain, vous pouvez trouver le modèle d’origine à 24 dollars.

De mon point de vue, à sa sortie, ce produit a été sous-estimé, mal expliqué et pas bien considéré. Ce devrait être pourtant LA solution pour accélérer le temps de jeu, et faire baisser le score sur le parcours, de très nombreux amateurs et amatrices de golf.

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