Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Mieux jouer au golf - Nos conseils techniques

Comment ne plus rester court du trou au putting ?

Comment ne plus rester court du trou au putting ?

Une des principales problématiques rencontrées par les amateurs sur les greens consiste à parfaitement réaliser le putt pour atteindre la hauteur du trou, et se situer dans un périmètre inférieur à un mètre, en particulier sur les longs putts joués à 5, 6 ou 10 mètres. Les longs putts illustrent au moins deux erreurs à ne pas commettre. Je vais vous illustrer des conseils très simples à mettre en œuvre, et que pourtant, une majorité de golfeurs ont tendance à oublier.

Découvrez nos formules d'abonnements

Pour ne pas rester court sur un putt, il faut revenir à quelques notions fondamentales de putting :

Viser, mesurer la vitesse du green, et doser pour mémoriser les conditions nécessaires à la réalisation d’un geste finalement assez simple, mais d’une précision extrême.

Viser le trou

Ce n’est pas cette partie de l’enjeu d’un putt long que j’ai envie de développer auprès de vous dans cet article. Mais comment ne pas en parler ?

De nos jours, de nouvelles techniques de visées assez élaborées apparaissent, et notamment la méthode aimpoint, qui consiste pour l’essentiel à chercher à quel endroit la ligne de putt « casse » pour changer de trajectoire.

Bien entendu, c’est un élément très important. Ceci étant dit, ce sujet a pour ambition de vous donner tout de suite des clés pour améliorer votre putting, sans vous proposer une formation complémentaire et coûteuse.

Pour la visée, je vous dirai simplement ce que vous savez sans doute déjà : il faut survoler le trou pour voir comment il s’incline, et quel bord vous devrez cibler.

la dernière pente est la plus importante

Les greens ayant pour caractéristiques d’être rarement plats, bien sûr qu’il existe une à plusieurs cassures qui peuvent changer la trajectoire d’une balle. Cependant, la plus importante est toujours la dernière, et celle qui est la plus proche du trou.

Passons aux deux points suivants pour lesquels, j’ai des observations qui me tiennent plus à cœur.

Mesurer la vitesse du green

Quand je joue avec des amateurs, c’est sans doute cette partie de la technique de putting que je trouve la plus sous-estimée et la moins bien préparée.

Premier constat, très peu d’amateurs ne prennent quelques secondes pour mesurer avec précision la longueur du putt à effectuer.

Pourtant, sur les putts à plus de 3 mètres, c’est extrêmement important !

Prenons les choses sous un autre angle ! Sur le fairway, la plupart des golfeurs cherchent absolument à connaître la distance qui les sépare du green ou du drapeau.

Sur le green, cette préoccupation devrait être identique.

Et pour ce faire, rien de bien compliqué. Il suffit de marcher le long de votre ligne de putting pour mesurer en pas la distance entre la balle, et le trou.

Marcher le green pour établir la distance (un exemple de prise de distance)

A chacun, sa longueur de pas et son système de mesure, le tout étant d’être capable de mémoriser ce nombre de pas, et de le convertir en dosage ou création de vitesse avec le putter.

Doser le putt, cela implique donc deux paramètres : quantifier la distance, et l’évaluer en termes de mouvement de putting.

Pour être précis, je vous recommande un petit outil que vous pouvez soit vous fabriquer, soit acheter.

Dans un précédent sujet, la rédaction du site a testé le Green Speed Reader. Cet outil est parfait pour apprendre à doser avec précision ses putts.

Quelques mots dessus avant de parler technique de putting dans la troisième partie de cet article.

A partir du moment où vous avez mesuré le nombre de pas entre vous et le trou, et même converti ce nombre de pas en mètre (pour un adulte homme mesurant plus d’1m75, il y a de grandes chances qu’un grand pas mesure 1 mètre), comment établir la profondeur de votre backswing de putting ?

C’est la question la plus importante de ce sujet sur le putting !

Et c’est là qu’intervient la notion de vitesse du green, car d’un parcours à un autre, d’une heure à une autre, d’une journée à une autre, d’une température à une autre, ce paramètre varie de manière extrême. Néanmoins, vous devrez toujours pouvoir l’anticiper.

Avec un outil comme le Green Speed Reader, vous allez justement apprendre à quantifier l’élan au backswing nécessaire pour atteindre des distances fixes et en fonction de la vitesse du green.

Etalonner la distance de votre putt en fonction de chaque vitesse de green (distances données à titre indicatif)

Vous pouvez vous-même fabriqué ce type d’outils en utilisant un double décimètre ou même une grande règle.

L’idée consiste à mesurer l’élan que vous allez devoir donner à votre putter au moment du backswing pour relancer votre putter à l’impact sans à-coup vers la cible, et ainsi constater le chemin parcouru par la balle par rapport à la distance cherchée.

Au bout de quelques minutes d’exercices et en variant les distances, vous devriez être en mesure de déterminer quel élan est nécessaire pour chaque distance.

Testez-vous à 3, 6, 9 et 12 mètres, et constatez comment vos balles terminent leurs courses près du trou et avec quel amplitude de mouvement utilisé.

Nous tenons là un point fondamental du putting expliqué simplement !

Doser le putt

Sans être redondant avec ce qui a été écrit plus haut, je voudrais aussi aborder un point que je remarque très souvent chez les amateurs : le mauvais dosage lié à un mauvais geste.

Il y a une notion fondamentale au putting qui consiste à parler de mouvement pendulaire.

Vous serez sans doute d’accord avec moi pour dire que le putt est un geste assez simple en théorie. Il s’agit d’un mouvement linéaire dont la principale caractéristique est de faire évoluer l’amplitude en fonction de la distance à parcourir.

Sauf que beaucoup d’amateurs oublient cette notion de mouvement pendulaire équilibré entre le mouvement arrière (backswing), et mouvement avant (frontswing).

En clair, plus vous voulez pousser la balle loin, et plus le backswing doit être ample, et le frontswing le sera tout autant.

le putting, un mouvement purement pendulaire

L’image de la pendule est ici parfaite pour décrire ce mouvement.

A l’inverse, la faute la plus récurrente au putting, et qui provoque de l’irrégularité sur la gestion de la distance consiste à ne pas prendre un élan suffisant, s’en rendre compte au moment du putt, et donner un à-coup ou « une tape » dans la balle avec un frontswing finalement plus long que le backswing !

En résumé, notre objectif étant de mettre la balle plus régulièrement près du trou sur les longs putts, et donc réduire le nombre de putts sur la carte de score, il convient d’appréhender ces trois paramètres.

Cet article ne s’adresse pas prioritairement à un golfeur scratch qui cherche à rentrer des putts à dix mètres, mais bien à la majorité des joueurs qui cherchent déjà à être à moins d’un mètre.

En cherchant la dernière pente du putt, en apprenant à quantifier la distance, et la traduire en élan nécessaire et mesuré du backswing, puis en s’assurant d’effectuer un mouvement simple, régulier et pendulaire, vous pouvez gagner très rapidement 3 à 4 putts par partie de 18 trous.

Plus vous mettrez en place cette routine, et plus vous progresserez, et obtiendrez une certaine confiance ou même aisance sur les longs putts.

Dans ce sujet, vous noterez que je ne vous ai pas parlé de "dépasser le trou" pour éviter de rester court. Ce conseil communément entendu qui consiste à chercher à être plus long n'est d'une part pas très intéressant car le but d'un long putt, c'est d'arriver proche de la cible, soit ne pas rester court de deux mètres, tout comme ne pas être trop long de deux mètres !

Ensuite, le fait de chercher à être plus long, ne vous dit pas comment le faire, et le répéter systématiquement. C'est pourquoi, j'ai essayé de vous proposer une méthode basé sur trois aspects (viser, mesurer et doser).

Bon golf,

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.