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Angles de la face du putter: square, close, open, quezako?

Angles d'ouverture fermeture de la face de putter

A l’aide des nouveaux outils technologiques, depuis quelques années, nous avons la capacité de mieux reporter et analyser les phénomènes liés à l’impact avec la balle de golf. Que ce soit au sujet du jeu long ou du putting, une approche quantifiable et presque scientifique permet d’aider les enseignants à démontrer les bienfaits d’une technique par rapport à une autre. Avec ce nouveau sujet, nous avons voulu explorer la question de la face de putter avant, pendant et après l’impact, et notamment quand elle n’est pas parfaitement square.

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En matière de principe lié au swing de golf, il est admis que la face du club s’ouvre, puis se referme par rapport à la ligne formée entre la balle et la ligne de la cible.

S’agissant du putter, cet effet est pourtant depuis longtemps considéré comme indésirable.

Depuis cet été, nous avons investi dans un nouvel outil de mesure, un appareil spécifique au putting, type zenio, qui permet d’enregistrer des putts et toutes les informations qualitatives liées à ces putts.

Par exemple, pour une distance donnée de 3 mètres jouée en ligne droite à la cible (sans pentes), le Zenio nous informe sur les points d’impacts (7 putts joués d’affilés) pour donner un résumé de la qualité de l’impact, du rythme, et notamment en dernier, comment s’ouvre et se ferme la face du putter, ce qui va particulièrement nous intéresser ici.

Selon notre fournisseur (ZENIO) qui a produit des études avec des joueurs du tour professionnel, ces derniers produisent une régularité de près de 88% sur ce critère de la rotation de la face du putter.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Tout simplement que dans 88% des balles tapées avec un putter, les pros ouvrent et ferment la face du putter de la même façon, ce qui souligne la répétitivité du geste.

A propos de putting, on parle alors de consistance. Or, sur le parcours, vous n’avez jamais de près ou de loin le même putt à jouer !

Le fait de pouvoir vous appuyer sur un geste toujours consistant est la première étape pour au moins arriver dans des situations systématiquement variables avec un point d’appui, votre geste.

Après avoir testé de nombreux putters, et produits de nombreuses sessions de tests avec chaque, nous avons pu voir que pour un amateur, ce taux de consistance d’ouverture et de fermeture de la face varie.

Avec un putter type Cleveland Huntington 1, cette note a été de 77% puis 69% toujours avec le même putter, ce qui signifie que dans ce cas, ce n’est pas l’outil qui est irrégulier mais bien le joueur.

A l’inverse, avec un TaylorMade Daddy Long Leg, ce même testeur a flirté régulièrement avec les 75% au cours de plusieurs sessions.

Autrement dit l’outil peut être plus ou moins bien adapté, mais ce qui compte, c’est vraiment l’utilisateur.

Toutefois, lors du test d’un putter TaylorMade Daytona 1, la note de régularité d’ouverture/fermeture n’est jamais montée au-delà de 69% pour ce même testeur.

Le matériel n’est pas décisif mais tout de même, cela valide le principe d’un fitting de putter pour chercher le club qui créera les meilleures conditions de confort, et de performance.

Ainsi, au bout de trois séances de tests (7 coups à chaque fois), notre testeur est passé de 74 à 89% de régularité dans la gestion de la rotation de la face avec un TaylorMade Spider OS, soit au niveau d’un joueur du tour pour un des trois critères majeurs pour la qualité du putting.

D’ailleurs, au cours de cette séance, le rythme et la gestion de la face était excellente, et au niveau d’un pro sur le tour, en revanche, la qualité d’impact avait été nettement inférieure, ce qui nous fait exprimer deux enseignements : avec de l’entraînement et un outil adapté, un amateur peut tout à fait bien putter, et néanmoins, il est assez difficile de cumuler en même temps les trois critères de qualité du putting.

En gros, il y a une grosse marge de progression pour un amateur, et avec des possibilités de progrès rapides avec un minimum d’entraînement, à condition de savoir quoi entraîner.

Enfin, un amateur peut très bien arriver à putter au niveau de qualité d’un joueur du tour sur quelques balles, la difficulté, c’est de reproduire durablement et systématiquement cette qualité.

Alors quand on parle de qualité de gestion de l’ouverture de la face et de sa fermeture pendant un putt qu’il soit à un, deux, trois ou dix mètres, qu’est-ce que mesure un outil tel que le Zenio ?

Sur chaque putt, le Zenio vous fournit le pourcentage d’ouverture de la face pendant le backswing, à l’impact, et pendant le forward swing, tout en vous donnant aussi l’ouverture/fermeture du loft à l’impact.

Autrement dit, pour chaque putt, vous avez 4 mesures : avant, pendant, après et le loft.

Le Zenio donne une note de synthèse qui exprime surtout le fait que sur au moins 7 coups, quels que soient les angles que vous donnez, vous donnez toujours à peu près les mêmes.

Si en revanche, c’est un peu le bazar et qu’à chaque coup, votre geste change, votre note de régularité plonge !

Nous mesurons donc la régularité entre chaque putt, mais comme nous avons le détail des données pour chaque coup joué, nous pouvons aussi constater pour un joueur comment il gère sa face de putter, et notamment si cette dernière est square à l’impact, ouverte ou fermée.

Le Zenio mesure la régularité mais aussi la réalité du putt !

Dans le cas de la session particulièrement performante avec le putter TaylorMade Spider OS où notre golfeur a tutoyé le haut niveau l’espace de quelques balles, que s’est-il passé à « l’intérieur de la machine » ?

Prenons l’ouverture/fermeture du putter à l’impact…

Sur les 7 putts, ce dernier a amené sa face de putter par rapport à la balle avec un angle fermé moyen de -1.38°. Et plus précisément, 5 balles sur 7 ont été tapées avec un angle compris entre 1.3 et 1.5°

Seulement deux balles ont été tapées à 1.6 et 1.8° !

D’une part, ce testeur ferme la face à l’impact, ce que nous n’analyserons pas ici. Nous laisserons le soin à un consultant putting d’en parler. En revanche, dans ce cas, effectivement, la face de putter revient toujours de la même manière sur la balle, et avec un niveau de variation quasi nul.

L’écart maximum entre chaque putt n’excède pas 0.4°.

Ceci étant, avant l’impact avec la balle, vous avez le backswing, à savoir comment vous déplacez le club depuis son point statique vers l’arrière pour créer les conditions de l’élan, et du placement du club jusqu’à la balle.

Dans le cas de notre test, l’angle d’ouverture a été en moyenne de 5° avec une plage de valeurs variant de 1.4°. Sur sept putts, cinq ont été mesurés autour de ce chiffre de 5 degrés quand deux ont été mesurés à 3.9 et 4.1°.

Là-aussi, on observe une forme de régularité, mais surtout grâce au Zenio, on peut comprendre que notre testeur ouvre sa face de putter selon un angle d’ouverture positif au backswing (autour de 5°) alors que dans la zone d’impact, il la referme à -1°. Il y a donc une première manipulation du putter entre ces deux phases.

A l’inverse, un autre joueur pourrait tout à fait ouvrir sa face de putter à +5° au backswing, et maintenir une forme d’ouverture de la face à l’impact autour de 0.5 à 1 degré positif. Il y aurait bien un geste ouvert au backswing, et ouvert à l’impact, à défaut d’être parfaitement square, ce qui est dans l’absolu assez difficile à faire. Ramener la face de putter à un angle de 0° absolu est presque une utopie pour un amateur.

C’est bien pour cela que parler de face de putter totalement square doit être pris avec des pincettes, et au contraire, il faut admettre une plage d’erreur de plus ou moins 1 degré.

Dans le cas de notre test, l’angle de fermeture va même au-delà de 1° (pour être à 1.4°) ce qui à trois mètres n’empêche pas le testeur de rentrer les 7 putts dans le trou !

C’est toute la subtilité de la chose ! Uun angle peut être légèrement ouvert ou fermé à défaut d’être square, la problématique se ressentira à mesure que les distances à parcourir s’allongent.

1 degré d’écart à moins de trois mètres n’a pas la même incidence sur l’écartement final de la balle au trou sur un putt à plus de dix mètres.

Maintenant, troisième paramètre de notre mesure de la position de la face au putting, après le backswing, et l’impact, le forward swing, soit le mouvement après l’impact, et dans le cas de notre test, l’angle se referme très nettement, soit une moyenne de 18 degrés.

Dans ce cas, il faut noter que si déjà à l’impact, la face était déjà fermée, c’est presque un prolongement naturel qu’elle le soit par la suite, et avec accentuation. Nous avons donc ici un joueur qui referme assez vite et assez nettement l’angle de la face au cours de son geste, au lieu par exemple de la maintenir ouverte ou straight le plus longtemps possible.

Encore une fois, à trois mètres, cela ne l’empêche pas de mettre la balle systématiquement dans le trou, ce qui est tout de même le seul but intéressant.

Cependant, à dix, quinze, vingt mètres, qu’est ce qui va se passer ? Nous laisserons un consultant putting s’exprimer à ce sujet.

Simplement, notre petit exercice permet de démontrer que dans ce cas, la variation d’ouverture de la face pour le forward swing est plus importante, surtout que le geste est plus ample.

La mesure fait état d’un écart de 3.7 degrés entre le minimum et le maximum observé. Pour le coup, vous n’avez que trois coups qui se terminent avec un angle autour de 17 degrés sur sept !

En conclusion, la qualité du putting se mesure selon trois principaux paramètres en plus du nombre de balles dans le trou : la régularité du centrage à l’impact, la régularité du rythme, et justement cette capacité à manipuler la face de club avant, pendant et après l’impact.

Retenez que votre régularité pour produire le même geste tant que la balle va au fond du trou est plus importante, que le fait de savoir si vous ouvrez ou fermez la face de x degrés.

Enfin, et c’était peut-être déjà évident pour vous, le fait d’amener la face de club square à l’impact ou pendant tout le geste (amont et aval) est une utopie ou tout du moins un but vers lequel tendre sans jamais pleinement y parvenir.

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