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L’angle d’attaque au putting : Un élément fondamental et pourtant méconnu

L’angle d’attaque au putting : Un élément fondamental et pourtant méconnu

A la faveur de nos nouveaux outils, à savoir la tablette HoleMorePutts et le Trackman 4 qui propose une nouvelle fonction d’analyse du putting, en complément de notre Zenio, nous allons pouvoir vous proposer ci-après, un tout nouveau sujet sur l’importance de l’angle d’attaque au putting ! Ce qui revient à dire comment putter ? Comment amener la face de club sur sa hauteur pour ne pas délofter ? Comment s’assurer que l’on donne la bonne vitesse à la balle à l’impact ?

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Pourquoi comprendre la notion d’angle d’attaque au putting peut radicalement changer positivement votre façon de putter ?

Pour être tout à fait honnête sur l’origine de cet article, c’est encore une expérience personnelle qui a présidé au choix de ce thème, et justement au moment du premier test de la tablette HoleMorePutts, qui a détecté plusieurs défauts dans le stroke de putting, et notamment l’angle d’attaque.

Cette nouvelle tablette qui peut très bien compléter un instrument de mesure fixé sur la face comme le Zenio, détecte 5 paramètres sur la qualité du stroke (le coup au putting).

HoleMorePutts analyse l’angle de la face (ouverte, square ou fermée) en degrés, le point d’impact (écartement de la balle par rapport au centre) en millimètres, le chemin du club (dessin du déplacement du backswing et du downswing) en degrés, la vitesse en mètres par secondes, et l’angle d’attaque de la tête du putter sur la balle (le club pointe vers le sol, parallèle au sol, ou pointe vers le ciel) en degrés.

La tablette fournit un score moyen tenant compte de ces 5 paramètres, qui sont évalués chacun sur la base de 5 putts d’affilés à trois ou quatre mètres du trou.

Jusqu’à présent, sans outils de mesures, vous pouvez vous mettre à trois mètres d’un trou, et tapez 5 putts qui vont tous rentrer dans la boîte. Dans ce cas, vous pourriez considérer à juste titre, être un bon putter ou avoir réussi une bonne série.

Dans la réalité, dans le détail, c’est un tout petit peu plus complexe, et vous savez que le véritable juge de paix au putting, est en fait le nombre de putts total par parties, et même plus largement la variation de ce nombre de putts total d’une partie à l’autre et la moyenne.

En gros, si je prends mon cas personnel comme cas d’étude, mesuré sur 20 parties de golf avec le capteur Arccos 360, je réalise en moyenne 36,7 putts par parties, ce qui me donnerait un index virtuel de putting de 8 au-dessus du « par putting ».

Dans 15% des cas, je rentre en 1 putt, 65% à deux putts, et 20% à 3 putts.

Mon score le plus bas est de 31 putts alors qu’à l’inverse, le score le plus haut est de 43 putts (greens extrêmement rapides).

Avant de chercher à baisser ma moyenne de 36 à 34 putts par exemple, il serait surtout pertinent de réduire le nombre de 3 putts à 10% au lieu de 20%, ou surtout réduire l’écart entre 31 et 43 putts, entre une bonne et une mauvaise partie.

Or, quand j’utilise la tablette HoleMorePutts sans chercher à modifier mon stroke, j’arrive assez facilement à une note de consistance élevée, et dépassant les 90% sur la synthèse des 5 critères.

Des données pour comprendre le mouvement de putting

Il convient de rappeler qu’il y a putter (technique de putting) et interpréter un putt/prendre de bonnes décisions sur un green (intelligence du putting).

Admettons qu’une bonne technique de putting est un prérequis qui donne plus de chances d’être intelligent sur les putts, même si ce n’est pas nécessairement automatique.

Toujours est-il que dans le détail d’une bonne « note » sur la technique de putting, déterminée en fait par la régularité sur chacun des 5 critères, mon angle d’attaque était vraiment jugé pauvre.

Si je suis proche d’une régularité excellente sur l’angle de la face, le point d’impact, le chemin, la vitesse, ce n’est pas du tout le cas concernant la manière d’amener la tête du putter sur la balle avec des variations pouvant être supérieure à 2 ou 3 degrés d’un putt à un autre.

Dans une bonne séance, je peux attaquer la balle/le sol sur un angle descendant de -4,5 degrés, sur le putt suivant, réduire sans trop savoir comment cet angle à -2,8 degrés, puis sur le troisième accentuer à -7,9 degrés, encore -7,5 degrés et même finir par -8,6 degrés.

Les degrés paraissent énormes, mais une fois le putter dans les mains, sans les outils de mesures, je ne sens pas du tout ces variations, ni même ai conscience de ce qui est en jeu.

A ce stade, après avoir fait des recherches auprès de spécialistes américains du putting, voilà ci-après le résultat, et ce que j’ai appris pour vous le retransmettre.

Je vais tâcher de reproduire fidèlement les éléments théoriques, les causes et conséquences, et les exercices qui peuvent être proposés.

Du fait des nouveaux outils à notre disposition chez Jeudegolf.org, on pourra aborder par la suite toutes les questions, et pas seulement l’angle d’attaque.

Qu’est-ce que l’angle d’attaque au putting ? (Définition)

Angle d'attaque du putter sur la balle (hauteur de la face)

En termes simples, c’est le chemin et le niveau d’élévation du putter dans la zone d’impact. On parle bien de la face du putter sur sa hauteur, et non pas sur sa largeur.

Dans ce cas, la question est : Est-ce que vous déloftez en poussant la tête vers l’avant (enfoncer vers le sol) ou au contraire, est-ce que vous ajoutez du topspin en « tirant » la tête en arrière (lever vers le ciel) ?

A gauche, angle très positif, à droite, angle d'attaque très négatif

Il y a trois notions fondamentales à retenir

Chaque putter présente en fait un loft qui n’est pas de 0 degrés !

Pour les tests, j’utilise souvent en comparatif un putter TaylorMade Daytona OS dont le loft est de 3,5 degrés.

Cette mesure est imperceptible à l’œil nu. Vous utilisez très certainement des putters qui présentent des lofts comparables.

Pour rappel, dans un sac de golf, deux clubs seulement doivent être joués avec un angle d’attaque positif pour optimiser la portée, et la distance : le driver et le putter.

Pour ne pas laisser de place au doute, pour être tout à fait clair, il est établi que l’angle d’attaque à rechercher sur tous putts est compris entre 3 et 4 degrés, soit autour de la valeur du loft du putter.

Si votre angle d’attaque est supérieur au loft dynamique (loft que vous apportez réellement sur la balle avec le club), alors vous donnez du top-spin (la balle roule plus vers l’avant).

Si votre angle d’attaque est équivalent au loft dynamique, alors vous ne donnez pas de spin à la balle.

Si votre angle d’attaque est inférieur au loft dynamique (mon cas), alors vous donnez du backspin à la balle.

Toutefois, on peut considérer qu’entre -1,5 degrés et +5 degrés, le spin donné à la balle peut être relativement neutre.

Dans mon cas, à plus de -5 degrés, on comprend qu’il n’est pas neutre, et agit comme un frein sur le roulement parfait de la balle sur un green.

Test avec un putter lame inadapté

En conséquence, et comme je ne suis même pas régulier sur cette valeur, je suis bien incapable de prédire réellement le roulement de mes balles, et donc la distance qu’elles vont parcourir vers une même cible, seulement à cause de cet élément.

C’est particulièrement problématique sur les greens rapides !

Pour des greens rapides mesurés entre 10 et 11 au stimpmeter, un loft dynamique de 2 degrés combiné avec un angle d’attaque de 3 à 4 degrés positif va permettre de bien lancer la balle, et va lui donner immédiatement un peu de topspin. Pour des greens plus lents, il faut ajouter un peu de loft.

A ce stade, il faut que je détaille plus précisément la question du loft dynamique par rapport au loft statique.

Un putter présente donc un loft statique compris entre 3 et 4 degrés.

Si vous poussez les mains plus vers l’avant que la face de votre putter, vous abaissez dynamiquement ce loft.

Si vous gardez les mains plus en arrière par rapport à la position de la face de votre putter sous vos yeux à l’adresse, vous augmentez dynamiquement le loft.

C’est donc clairement l’action de vos mains sur le shaft qui crée ou pas un angle avec la tête du putter.

Pour schématiser, une poussée vers l’avant d’un degré avec un putter d’un loft de 3 degrés crée un loft dynamique de 2 degrés. Ce degré de poussée au niveau du manche retranche un degré de loft dynamique au niveau de la tête.

Pourquoi est-ce que tout ceci est décisif ?

Quand la valeur de loft dynamique est inférieure à la valeur attendue, la balle ne prend pas assez de spin vers l’avant, ne roule pas parfaitement, et surtout cela augmente la phase de skidding.

J’introduis ici une nouvelle notion : le skidding.

En réalité, quand vous puttez, la balle ne commence pas immédiatement à tourner sur elle-même pour rouler sur le green. Il existe une phase dite de skidding ou la balle glisse vers l’avant. Elle ne tourne pas, et pourtant elle avance sous l’effet de l’impact.

Cette phase doit être comprise autour de 15% maximum de la distance totale du putt.

Un putt bon doit rouler sur au moins 85% de la distance. Le skidding de la balle ne doit donc pas excéder cette phase.

La balle "skid" avant de faire des rotations

Au moment de l’impact, la balle décolle à sa vitesse maximum qui ne fait ensuite que décliner.

Pour un bon putt, pour bien contrôler la vitesse d’un putt, il faut un bon roulement de la balle, et surtout le plus tôt possible. Il faut en fait par sa propre mécanique, réduire la phase de skidding ou de jumping.

Si je reprends l’exemple de mon cas personnel, on peut considérer que j’avance trop les mains en avant par rapport à la tête de mon putter, et que par conséquent, j’augmente cette phase de skidding, et donc je crée une plus grande irrégularité et imprévisibilité dans la contrôle de ma vitesse de putt.

C’est pourquoi, j’ai autant de difficultés sur les greens très rapides ou légèrement pentues qui mettent plus facilement en lumière des fautes techniques.

Le fait de pousser les mains en avant et de présenter un angle d’attaque négatif crée au moins deux problèmes : Imaginez qu’un angle d’attaque de -3 degrés sur un putter d’un loft statique de 3 degrés crée un loft dynamique de 0 degrés.

Dans ce cas, en premier, la balle s’écrase dans le sol au démarrage, rebondit dans l’air, et en retombant, quitte la ligne idéale de roulement, ce qui cause des troubles sur la vitesse, mais aussi sur la direction. Car, ou, c’est bien le deuxième problème, la balle quitte la ligne !

Quels exercices pour améliorer l’angle d’attaque ?

Ayant pour ma part, mal compris, cette notion d’angle d’attaque, quand la tablette HoleMorePutts m’a révélé que j’avais un problème à ce niveau précis, j’ai commencé à tester différents exercices, mais qui se sont révélés improductifs.

C’est pourquoi, quand vous avez un angle d’attaque défaillant, il faut bien se dire que c’est l’action des mains sur le shaft qui avancent trop ou pas assez le shaft par rapport à la tête.

Pour ma part, j’ai commencé à putter avec seulement la main gauche, changé de grip en inversant les mains, etc… Ce n’étaient pas les bonnes solutions appliquées au bon problème.

Pour travailler l’angle d’attaque, il faut avoir à l’esprit la relation « position du shaft/tête de club » à l’adresse, mais surtout à l’impact.

En l’état, je comprends bien qu’à l’adresse, mon shaft doit être neutre, mais c’est en fait surtout à l’impact que cela se joue. A l’adresse, je peux juste arrêter de pousser les mains vers l’avant pour aggraver le problème.

Il faut donc viser l’amélioration à l’impact…

HoleMorePutts nous propose différents exercices selon les problèmes rencontrés à travers de petites séquences vidéo.

J’ai eu du mal à toutes les appliquer.

La première vidéo m’invite à swinguer seulement avec la main gauche. Dans les faits, je n’ai pas vraiment amélioré significativement l’angle d’attaque dans la zone d’impact.

Selon l’instructeur de HoleMorePutts, Il faut savoir que pour un droitier, la main dominante est en fait la main gauche, surtout quand elle est positionnée au-dessus de la main droite sur le grip.

En utilisant seulement la main gauche, cela permet de travailler le fait de délofter et donc d’accroître un angle d’attaque négatif. Ce n’est pas du tout ce que je dois faire.

A l’inverse, une deuxième vidéo me recommande de placer une balle entre mon poignet gauche et mon grip, tout en tenant le putter avec mes deux mains, et dans ce cas, cela me rapproche de la sensation naturelle, et d’un angle d’attaque plus neutre.

Je suis donc allé tester les deux méthodes sur un green avec le trackman 4 et la tablette pour examiner les résultats…

Les deux outils sont très complémentaires. Le radar ne délivre pas les mêmes informations.

Il donne essentiellement des informations sur la balle comme par exemple sa vitesse au départ de la face, sa vitesse de roulement, le pourcentage de roulement, le skid, mais aussi la distance, la pente, la vitesse du green, et la direction du lancement.

Au cours de cet essai, je me suis rendu compte de plusieurs paramètres :

Quand l’angle d’attaque est négatif, la direction du lancement est orientée à gauche de la cible.

Quand l’angle d’attaque est positif, la direction du lancement est plus facilement orientée en ligne ou à droite de la cible. La face est plus facilement square à ouverte à l’impact, et moins souvent fermée.

Sur les premières séances avec la balle positionnée entre le grip et le poignet gauche, je n’ai pas expérimenté de réel progrès, ni une plus grande consistance dans l’angle d’attaque.

J’ai finalement exagéré le fait de me mettre « derrière » le putter comme si je soulevais la face du putter en décalant le shaft vers l’arrière, et là, effectivement, j’ai commencé à relever l’angle d’attaque au-dessus de 0 degré alors que naturellement avec le putter Daytona OS (lame), je donnais des angles jusqu’à -6 degrés, et parfois encore plus.

La vérité de ce test… c’est qu’après moultes tentatives, c’est finalement en changeant de putter, en laissant de côté la lame, et en prenant mon putter de jeu, celui que j’utilise spontanément sur le parcours, un putter maillet TaylorMade Spider OS, sans réellement modifier mon angle d’attaque, que les données ont été systématiquement positives !

Le loft statique du putter est pourtant exactement identique au Daytona OS, soit 3,5 degrés.

Des putts avec un putter maillet

Cela confirme ce qu’évoque depuis longtemps notre consultant, Alexandre d’Incau, le premier club à faire fitter : C’est le putter !

Avec un putter lame, mon angle d’attaque est systématiquement négatif avec un lancement à gauche de la cible de l’ordre de -0,5 à -1 degré (léger décalage à gauche du trou)

Avec le putter maillet, mon angle d’attaque est passé naturellement entre +3,5 et +6 degrés avec une direction de lancement autour de +1,5 degrés.

En termes de skid, sur des putts à 4 mètres, mon pourcentage de roulement s’est très légèrement amélioré de 82 à 83%.

Ce qui n’est pas très spectaculaire.

En revanche, mon écartement en direction du trou est descendu de 4 centimètres à gauche à 0 !

Pour une vitesse de balle équivalente, soit 7,9 mph à 4 mètres, j’ai gagné 10 centimètres de roulement en moyenne, sachant que le trackman a mesuré la vitesse du green à 8 pas.

Je dois préciser que le putt mesurait exactement 3,76 mètres avec une pente à gauche de 12 centimètres (informations fournies par le trackman).

Un putt presque parfait avec le maillet

C’est pourquoi une direction de lancement 1,9 degrés à droite permettait avec une vitesse de balle de 7,9 mph de rentrer la balle systématiquement dans la boite… avec le bon putter.

J’ai eu l’occasion de faire tester tout ce set-up (tablette, putter, et trackman) au pro Fabien Metras, enseignant au Golf de Miribel, pour arriver à la même conclusion : C’est le putter qui vous impose une organisation !

Il s’est trouvé plus à l’aise avec le putter maillet versus le putter lame, avec lui-aussi une tendance à donner un angle d’attaque négatif avec la lame, et positif avec le maillet.

Entre nous, la principale différence a été son pourcentage de roulement supérieur à 93% quand je plafonnais à 83%.

Je ne l’ai pas vu changer sa façon de s’organiser entre les deux putters…

Fabien Metras test la tablette et le trackman 4

En conclusion, il faut admettre que le choix du matériel est très déterminant sur la technique, et en particulier, cet angle d’attaque primordial pour la qualité du putting.

Pour être plus précis, ce n'est pas parce que le putter lame est une lame que l'angle d'attaque est systématiquement négatif...

Cela vient du coude spécifique au modèle testé... Un détail qui n'est pas un détail et qui pousse le joueur à porter les mains en avant de la face...

Ce n'est pas le cas du coude en forme de maillet, beaucoup moins porté vers l'avant. C'est le type de choses que détecte un bon clubfitter.

A l’œil nu, il vous sera quasiment impossible de détecter cette question d’angle d’attaque négatif ou trop positif, il ne serait pas étonnant et même recommandé que les magasins et enseignants s’équipent de ce type d’outils (au moins la tablette) pour mieux vous conseiller sur le choix du putter, et vos questions techniques.

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