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Comment lutter contre les pensées négatives sur le parcours de golf ?

Justin Thomas vient tout juste de remporter le PGA Championship 2017. Le jeune américain est très certainement l’un des grands champions de golf des années à venir. Pourtant, comme beaucoup d’amateurs, avant de réussir à scorer très bas sur le parcours, il a dû apprendre à contrôler ses émotions, et particulièrement les pensées négatives qui peuvent surgir sans prévenir, et au moment où vous en avez le moins besoin. De nombreux psychologues et coachs en préparations mentales ont déjà théorisé le sujet. Nous avons sélectionné leurs meilleurs conseils pour vous livrer un article synthétique sur comment manager les pensées négatives.

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En 2015, un reporter américain interrogeait Justin Thomas sur les raisons de son succès ou plutôt comment il avait réussi à devenir un pro sur le tour. Il n’était pas encore aussi connu que cette année, pour autant, le jeune Justin Thomas faisait déjà figure d’espoir sur le PGA Tour.

Certes, il était encore dans l’ombre de son copain Jordan Spieth, mais pour beaucoup d’observateurs avisés, le jeune Justin Thomas avait des qualités indéniables.

Quand on lui demandait qu’elles étaient ses principales qualités au moment où il a basculé du rang de simple golfeur amateur à celui de professionnel sur le tour, le jeune homme répondait « J’ai tout simplement pensé que j’étais prêt… que j’étais assez bon. Je n’avais besoin que d’expérience en plus, et d’affronter les meilleurs pour progresser. Aujourd’hui, c’est surtout mon mental qui est meilleur ! »

Le mot est lâché ! Le mental !

Et si bien jouer au golf était bien plus une compétence mentale que technique, stratégique ou physique ?

Pour Bobby Jones, près d’un siècle plus tôt, c’était déjà une évidence !

Le golf en compétition est principalement joué sur un parcours de 14 centimètres… l’espace entre vos deux oreilles !

La qualité du mental ou la question des pensées négatives ne se résument pas seulement à des parties de compétitions ou au haut niveau.

Tout le monde est concerné, et pas seulement dans le golf.

Peut-être, parce que nous jouons près de 4 heures avec bon nombre de temps à marcher ou statique sans taper un coup, nous, les golfeurs, et les golfeuses, avons plus de temps pour… penser.

Dans certains sports dits d’explosion, le temps pour gamberger est certainement moins long, et moins conscient.

Du fait de la nature du golf, du temps nécessaire pour préparer un swing, pour se rendre à sa balle, du temps à attendre… nous avons plus de temps pour penser… positivement ou négativement.

Or, tous les sportifs qui ont réussi sont unanimes, il faut absolument positiver.

Et ce, même quand on est un simple amateur qui vient de commencer le golf depuis 3 mois.

Au golf, un optimiste a beaucoup plus de chances de réussir qu’un pessimiste, et même si ce dernier est plus douté techniquement.

Revenons au cas de Justin Thomas interrogé sur le moteur de sa réussite…

« Je ne pensais qu’à apprendre. Chaque semaine où vous jouez, vous devez apprendre quelque chose. J’ai eu des expériences où je n’ai pas gagné. Il était alors très important que je comprenne pourquoi. »

Il poursuit « Au début, j’étais impatient et je pensais qu’un bogey allait me faire mal. Un dimanche peut être une longue journée. Il faut savoir rester patient, car beaucoup de choses peuvent se passer pendant un tournoi de golf. »

Pour la plupart des psychologues du sport, les pensées négatives ou pensées automatiques et négatives, à savoir ces images ou paroles mentales qui viennent sans crier gare sont les premières causes de contre-performances sur le parcours.

Au golf, chaque coup compte ! Si vous jouez au football, si vous ratez une passe, cela peut déséquilibrer votre équipe, mais sauf un cas extrême, cela ne remet pas en cause toute votre partie.

Les milieux de terrains touchent environ 100 ballons par matchs. Et pour les meilleurs, ils en redistribuent correctement 90.

Au golf, sur 70, 80, 90 ou même 100 coups, ne manquer ne serait-ce que 10 coups peut avoir des conséquences en cascades sur la carte de score.

Chaque coup compte ! C’est ce qui crée ce minimum de tension que l’on ressent sur chacun d’entre eux.

Dans ces circonstances, les petites phrases du style « Je ne peux pas taper ce coup » ou « Je ne veux pas envoyer ma balle dans l’obstacle » accentuent la tension.

Tout cela n’est pas nouveau. Les golfeurs y font face depuis le tout début de la pratique.

Pour Justin Thomas comme pour vous, il est vital d’apprendre à gérer les émotions ou pensées négatives, surtout dans la perspective de bien scorer.

Quand on apprend à gérer ses émotions, le conseil « hors de ma vue, hors de ma pensée » est en fait la plupart du temps inopérant.

Le fait qu’une parole ou une pensée négative ne paraisse pas tangible ou palpable ne signifie pas qu’elle n’est pas réelle. C’est en tout cas le propos du Docteur Daniel Amen, éminent psychologue et neuroscientifique aux Etats-Unis, plusieurs fois distingués par ses paires.

Si on sort du cadre du seul golf pour un instant, le docteur Amen commence son exposé de la manière suivante « Nous vivons dans un monde où nous sommes constamment bombardés de peurs et de mauvaises nouvelles qui alimentent justement nos pensées négatives. Vous avez besoin de preuves ? Allumez le poste de télévision ! Les mauvaises nouvelles dominent les journaux et les gros titres, et cela, tout simplement parce que cela retient mieux notre attention. »

C’est le deuxième concept clé de cet article à retenir : Le négatif focalise naturellement mieux notre attention, car il se connecte très facilement avec le sentiment de peur.

Pour les spécialistes, les pensées négatives relâchent littéralement des ondes électriques et neurochimiques qui activent des zones bien précises du cerveau, et où se situent justement des émotions comme la peur ou l’anxiété.

Cela ne s’arrête pas au cerveau.

Les pensées négatives peuvent directement agir sur le rythme cardiaque, la pression sanguine, et la tension musculaire. Des éléments qui rentrent complètement dans la réalisation d’un coup de golf, putt ou drive !

A partir du moment où vous admettez l’existence des pensées négatives, vous êtes néanmoins sur le chemin pour les manager. Vous avez alors le pouvoir du choix selon l’immense majorité des psychologues et préparateurs mentaux, dont le français Olivier Bony.

Vous avez le choix sur le comment vous allez réagir à votre pensée négative

Un entraînement régulier peut permettre de baisser la fréquence des pensées négatives, en plus de mieux les contrôler.

Dans le cas d’un pro comme Justin Thomas, ce dernier révèle qu’il ne pense pas nécessairement à beaucoup de choses au moment de taper une balle de golf.

« Je pense que tout le monde a une ou deux idées en tête au moment de taper une balle de golf. Cela peut changer d’une semaine à l’autre ou d’un jour à l’autre quand vous ne jouez pas bien. Pour l’essentiel, cela dépend de vos habitudes. Quand je joue bien, j’essaie de ne pas penser, sauf aux distances. Je me concentre seulement sur la distance que je veux parcourir quand je tape. »

Quand on parle de taper la balle de golf, il faut savoir si on distingue les pensées avant le backswing ou au moment du downswing.

Dans le cas de Justin Thomas, ce dernier reconnait que cela dépend des circonstances. D’une manière générale, il essaie de contrôler la face du club au moment où elle arrive sur la balle, et c’est donc plutôt au moment du downswing qu’il essaie de penser à conserver sa face ouverte, en admettant en toute sincérité que parfois, cela va trop vite…

Comme pour le travail sur le swing, le mental est une qualité qui se travaille régulièrement.

Pour Olivier Bony « Un mental de champion n’est pas le fruit du hasard ou l’aboutissement logique d’une corpulence physique. Il résulte d’une combinaison optimale de plusieurs facteurs d’ordre physique, physiologique, technique, tactique et mental. C’est pourquoi, la sous-estimation du facteur mental n’est pas sans conséquence. Les difficultés mentales qui apparaissent amenuisent le rendement sportif et rendent probables toute une série de contreperformance qui exige une préparation adéquate et adaptée. »

Cela peut prendre du temps, mais cela peut être terriblement prolifique pour le jeu.

Pour vous rassurer, il existe beaucoup de tactiques en psychologie et coaching pour manager les pensées négatives automatiques.

Les stratégies les plus efficaces sont souvent les plus simples.

Nous en avons recensé deux parmi les plus importantes :

Transformez vos pensées négatives en pensées positives

Penser de manière positive n’est pas si naturel et si instantanée que l’on pourrait l’imaginer. On en revient au commentaire du docteur Allen sur le flot d’informations négatives qui arrivent chaque jour.

La plupart du temps, développer une attitude positive sur le parcours demande un véritable effort de conscience.

Il faut apprendre et s’entraîner à être plus positif sur le terrain.

La meilleure façon d’y parvenir consiste à faire attention à son langage interne.

Quand une pensée négative rentre en ligne de compte, transformez là immédiatement en pensée positive.

Prenons un exemple : Quand un golfeur manque un coup… la plupart du temps, il se critique, et même se déprécie. « Je suis un idiot ! » ou « Je ne peux pas croire que j’ai raté un tel coup »

Ce type de langage ne vous sert pas. Au contraire, il amenuise les chances de réussites du coup suivant. La situation s’empire.

Au contraire, il faudrait remplacer ces affirmations par « Tout le monde rate des coups. » ou « Ce n’est pas ce que je voulais, mais je l’accepte, et je me concentre sur le prochain. »

Sur le moment, avec la tension liée à l’enjeu, cela paraît plus facile « à dire » qu’à faire. Pourtant, c’est bien ce type de mécanisme qui aide un Justin Thomas à devenir un champion majeur !

Vous pouvez vous faire un petit carnet des phrases positives à utiliser sur le parcours pour littéralement changer votre expérience du jeu en quelque chose de beaucoup plus positif, et beaucoup plus amusant à la longue.

Développez votre routine mentale avant chaque coup

Pour contrer ou prévenir les pensées négatives, le meilleur moyen est encore de créer d’abord des pensées positives. D’être dans l’action plutôt que la réaction !

La routine est une phase clé d’un swing de golf, et bien plus, que ce que la plupart des golfeurs imaginent.

La routine n’a pas pour principal objet de préparer le corps à exécuter un coup de golf. C’est plutôt le travail de l’échauffement.

La routine a bien plus pour objet de préparer le mental à la réussite du coup !

Beaucoup de golfeurs ont une routine. Attention, il ne faut pas confondre le fait de suivre une séquence, et savoir s’immerger dedans.

Une bonne routine doit vous permettre de mettre votre esprit dans la bonne direction, celle de la réussite. Il est important de créer un plan très clair sur ce que vous voulez faire, et comment vous allez le faire, à l’aide d’images et de sensations.

Au practice, ne faites pas que swinguer ! Travaillez votre routine, et votre approche mentale sur chaque coup, comme si vous étiez sur le parcours.

A ce stade, quand votre routine est au point. Testez-là ! Mettez-vous en situation, en compétition…

Quand une pensée négative altère votre routine, sachez l’interrompre pour recommencer.

Apprenez à faire face à l’adversité !

Plus vous serez en mesure de répéter des séquences positives dans des situations négatives, et plus vous serez fort mentalement.

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