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Un club, de multiples possibilités de coups… Soyez créatif ! Pas robotique !

Un club, de multiples possibilités de coups… Soyez créatif ! Pas robotique !

Récemment un éditorialiste et préparateur mental pour le golf titrait son article « Est-ce que le coup détermine le swing, ou inversement, est-ce que le swing détermine le coup ? » La réponse pourrait paraître évidente, pourtant, la question est très intéressante, et nous renvoie à la visualisation en amont d’un coup de golf. L’argumentaire du spécialiste tend à démontrer que le corps sait répondre à l’esprit, et notamment à l’imagination d’un coup à produire. C’est peut-être une des choses qui est le moins inculqué aux amateurs, car très souvent, nous focalisons seulement sur le fait de contacter la balle pour la lever et produire un minimum de distance. Plus que la technique pure, l’imagination ou la créativité peuvent être des axes de progressions importants, et accessibles pour toutes les golfeuses et tous les golfeurs…

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Il faut être honnête. Sur Internet, dans les magazines, on parle très souvent de draw ou de fade.

Finalement, comment donner des effets à une balle de golf.

Pourtant, il suffit de se rendre sur un practice, de jouer avec des golfeurs amateurs de tous horizons, pour s’apercevoir qu’en réalité, très peu de golfeurs ou de golfeuses se préoccupent de taper des coups avec des effets.

La première priorité de 80,90 et peut-être même 95% des golfeurs amateurs est déjà de taper la balle vers la cible, et de faire la distance.

Donner des effets à la balle fait rêver. Beaucoup de golfeurs sont fascinés par les effets de sidespin ou de backspin.

Pourtant, une fois sur le parcours, il s’agit surtout de taper droit à la cible en un nombre de coups réduits.

Produire un bon coup de golf est déjà en soi un risque suffisant, pour ne pas chercher à compliquer encore plus avec une balle qui partirait à droite pour revenir à gauche, ou inversement.

Quel intérêt de compliquer ?

Jack Nicklaus pourrait répondre qu’il a souvent joué en visant le centre du green, et ajouté un effet à droite ou à gauche, au gré de la position du drapeau sur le green.

On cherche donc tous majoritairement à taper droit à la cible.

Cependant, mis à part des golfeurs classés moins de 9 d’index, capables de parfaitement maîtriser tous les effets à volonté, en réalité, nous sommes très peu à réellement taper droit.

Pourquoi ?

Pourtant, il y a une chose que les pros font très bien, et que nous, amateurs faisons assez peu, c’est visualiser, imaginer le coup bien avant de taper la balle.

Bien que ce soit notre intention, nous devons contrôler deux paramètres : Le chemin du club (vers l’intérieur de la trajectoire ou vers l’extérieur, et idéalement dans l’axe de la cible), et la position de la face à l’impact (ouverte, fermée, ou square).

A chaque fois que nous tapons un coup de golf, nous naviguons entre les différents chemins, et les différentes positions de la face.

Pour taper droit, il faut impérativement déclencher un chemin de club axial avec une face rigoureusement square.

De toutes les combinaisons possibles, aligner le chemin et la face demande une certaine compétence.

Les effets au golf, ce n’est pas finalement pas que pour la « frime ». Comme la prose de Monsieur Jourdain, beaucoup de golfeurs donnent des effets bien involontairement à la balle.

Le problème posé étant de ne pas arriver à l’anticiper.

Quand Tiger Woods est venu trouver Hank Haney pour le coacher. Bien qu’il ait connu un grand succès avec Butch Harmon, il n’avait qu’une crainte : Le big Miss.

Quelques années plus tard, Haney a justement titré son livre « The Big Miss ».

Le big miss est en fait ce coup qui sort de nulle part, et peut ruiner votre trou, et même pire, votre partie.

Woods, vous, moi, toutes les golfeuses et tous les golfeurs peuvent redouter cette situation où vous devez réaliser un certain coup, et finalement, la balle sort de votre club dans une direction franchement opposée à la cible.

Ce moment est d’autant plus frustrant qu’il peut arriver à un moment vraiment inopportun, en situation d’approcher le green après un super coup de départ, ou à un moment où il faut sauver un trou mal engagé.

Pourtant, il y a une chose que les pros font très bien, et que nous, amateurs faisons assez peu, c’est visualiser, imaginer le coup bien avant de taper la balle.

Pour Karl Morris, auteur du site « The Mind Factor », effectivement, le corps peut assez bien produire un coup de golf si l’esprit dicte clairement ce qu’il attend.

Bien entendu, au golf, il y a la technique, et même le fait de contrôler les « angles », notamment le chemin du club ou la position de la face.

Selon le préparateur mental, si déjà le golfeur a l’idée de taper un coup avec un certain effet, il fait déjà une grande partie du chemin.

Il nous suggère de tout simplement plus faire appel à notre créativité.

Créativité que nous avons tendance à trop vouloir enfouir sous des considérations techniques, ou refréner sur l’autel du « déjà taper la balle à peu près ».

La créativité n’est pas une question d’index.

On peut imaginer des coups même 54 d’index !

Bubba Watson est l’exemple type du golfeur créatif

A l’inverse, un pro comme Bubba Watson est l’exemple type du golfeur créatif, qui passe son temps à inventer des coups plutôt que de chercher à taper droit.

Pour Karl Morris, Bubba est justement un régal à voir jouer pour cette créativité permanente. Il ne s’embarrasse pas à savoir si son chemin de club est 10 degrés intérieur avec une face fermé à 2 degrés…

Au lieu de chercher la perfection technique, le zéro absolu, chemin et face confondu, il en joue pour créer des coups qui vont répondre à son besoin par rapport au dessin du trou.

« J’aimerai me glisser dans l’esprit de Bubba pour voir comment il dessine mentalement son trou, et le coup qu’il va taper. »

Watson est l’exemple du golfeur anticonformiste qui n’a jamais pris une leçon. « Son jeu est d’une liberté absolue. »

Il ajoute « Toutefois, je ne vous encourage pas à devenir des Bubba Watson. Au contraire, je vous encourage à trouver votre façon de jouer, de trouver votre voie personnelle. »

Quand il demande à ses élèves quel est leur principal adversaire, ils répondent très souvent « le parcours ». Pour Morris, ce n’est pas nécessairement la meilleure réponse.

« Quand vous jouez au golf, votre adversaire, c’est l’architecte du parcours. »

Il précise que l’architecte a en fait un plan précis en tête des endroits où il veut que vous perdiez des coups, et comment vous empêcher de faire des PARs ou des birdies.

Sinon, les parcours n’auraient pas de bunkers, de roughs, d’arbres ou de plans d’eaux.

Tous les obstacles ont été placés pour vous induire en erreur.

Quand vous regardez, visualisez le parcours avec en tête l’idée que c’est l’architecte qui vous tend des pièges, des défis, des opportunités de vous dépasser, cela change votre façon de jouer, et cela stimule votre créativité.

« Comment je peux battre l’architecte sur ce trou ? » De là, vous pouvez commencer à formuler votre propre plan pour naviguer parmi les difficultés du parcours.

De cette façon, vous ne tapez pas des coups de golf ! Vous créez des coups de golf.

Bubba Watson pousse cette logique à l’extrême. Vous pouvez pousser votre créativité, créer votre propre jeu pour aller du tee au green à votre manière.

Pour Morris, quand on envisage le jeu de cette façon, on reprend la propriété de son jeu.

En conclusion, pour le préparateur mental « Arrêtez d’être robotique et de chercher le coup parfait sans jamais vraiment l’atteindre, pour vous reconnecter avec votre créativité. »

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Commentaires   

Avec
 
arnauddevilleneuve55555@gmail.com
0 #1 SOYEZ CREATIF ! PAS ROBOTIQUE !arnauddevilleneuve55555@gmail.com 03-10-2018 12:20
Bonjour ,

je suis depuis mois un pro qui va exactement dans le sens de votre
article , c'est Edouard Montaz qui fait de nombreuses vidéos sur youtube,
si vous ne le connaissez pas allez jeter un coup d'oeil sur ce qu'il fait, cela
devrait vous intéresser !
bien a vous .
A. de Villeneuve .
 

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